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Friedrich Nietzsche
Généalogie de la morale Bloc b0035
Bloc 35 sur 84
Référence canonique b0035
Allemand
10. Mit erstarkender Macht nimmt ein Gemeinwesen die Vergehungen des Einzelnen nicht mehr so wichtig, weil sie ihm nicht mehr in gleichem Maasse wie früher für das Bestehn des Ganzen als gefährlich und umstürzend gelten dürfen: der Übelthäter wird nicht mehr „friedlos gelegt“ und ausgestossen, der allgemeine Zorn darf sich nicht mehr wie früher dermaassen zügellos an ihm auslassen, - vielmehr wird von nun an der Übelthäter gegen diesen Zorn, sonderlich den der unmittelbar Geschädigten, vorsichtig von Seiten des Ganzen vertheidigt und in Schutz genommen. Der Compromiss mit dem Zorn der zunächst durch die Übelthat Betroffenen; ein Bemühen darum, den Fall zu lokalisiren und einer weiteren oder gar allgemeinen Betheiligung und Beunruhigung vorzubeugen; Versuche, Äquivalente zu finden und den ganzen Handel beizulegen (die compositio); vor allem der immer bestimmter auftretende Wille, jedes Vergehn als in irgend einem Sinne abzahlbar zu nehmen, also, wenigstens bis zu einem gewissen Maasse, den Verbrecher und seine That von einander zu isoliren - das sind die Züge, die der ferneren Entwicklung des Strafrechts immer deutlicher aufgeprägt sind. Wächst die Macht und das Selbstbewusstsein eines Gemeinwesens, so mildert sich immer auch das Strafrecht; jede Schwächung und tiefere Gefährdung von jenem bringt dessen härtere Formen wieder an’s Licht. Der „Gläubiger“ ist immer in dem Grade menschlicher geworden, als er reicher geworden ist; zuletzt ist es selbst das Maass seines Reichthums, wie viel Beeinträchtigung er aushalten kann, ohne daran zu leiden. Es wäre ein Machtbewusstsein der Gesellschaft nicht undenkbar, bei dem sie sich den vornehmsten Luxus gönnen dürfte, den es für sie giebt, - ihren Schädiger straflos zu lassen. „Was gehen mich eigentlich meine Schmarotzer an? dürfte sie dann sprechen. Mögen sie leben und gedeihen: dazu bin ich noch stark genug!“… Die Gerechtigkeit, welche damit anhob „Alles ist abzahlbar, Alles muss abgezahlt werden“, endet damit, durch die Finger zu sehn und den Zahlungsunfähigen laufen zu lassen, - sie endet wie jedes gute Ding auf Erden, sich selbst aufhebend. Diese Selbstaufhebung der Gerechtigkeit: man weiss, mit welch schönem Namen sie sich nennt - Gnade; sie bleibt, wie sich von selbst versteht, das Vorrecht des Mächtigsten, besser noch, sein Jenseits des Rechts.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
10. As a community grows stronger in power, it no longer takes the transgressions of the individual so seriously, because they may no longer be regarded as dangerous and subversive to the continued existence of the whole to the same degree as before: the evildoer is no longer declared an outlaw and cast out, and the general anger may no longer vent itself upon him as unrestrainedly as before; instead, from now on the whole carefully defends and protects the evildoer against this anger, especially that of those directly injured. Compromise with the anger of those most immediately affected by the wrongdoing; an effort to localize the case and prevent wider or even general involvement and unrest; attempts to find equivalents and settle the whole affair (the compositio); above all, the increasingly definite will to regard every transgression as payable in some sense, and thus, at least to a certain extent, to isolate the criminal from his deed: these are the features that become ever more clearly impressed upon the subsequent development of penal law. As the power and self-confidence of a community grow, its penal law always becomes milder as well; every weakening or more serious endangerment of the community brings the harsher forms of that law to light again. The “creditor” has always become more humane to the degree that he has become richer; in the end, the measure of his wealth is precisely how much injury he can endure without suffering from it. A consciousness of power in society would be conceivable in which it could afford itself the noblest luxury available to it: leaving its injurer unpunished. “What, after all, are my parasites to me?” it might then say. “Let them live and flourish: I am still strong enough for that!”... Justice, which began with “Everything is payable, everything must be paid for,” ends by turning a blind eye and letting those unable to pay go free: like every good thing on earth, it ends by abolishing itself. This self-abolition of justice: we know the beautiful name it gives itself, grace; it remains, as is self-evident, the privilege of the most powerful, or better still, his beyond-the-law.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
10. À mesure que sa puissance s’affermit, une communauté cesse d’accorder autant d’importance aux transgressions de l’individu, parce qu’elle ne peut plus les tenir pour aussi dangereuses et subversives qu’autrefois à l’égard de la conservation du tout : le malfaiteur n’est plus « mis hors la paix » et expulsé, la colère générale ne peut plus se déchaîner contre lui avec autant de licence qu’autrefois ; désormais, au contraire, le tout défend prudemment le malfaiteur contre cette colère et le prend sous sa protection, en particulier contre celle des personnes directement lésées. Le compromis avec la colère de ceux que le méfait a touchés au premier chef ; l’effort pour circonscrire le cas et prévenir une participation et une agitation plus étendues, voire générales ; les tentatives pour trouver des équivalents et régler toute l’affaire (la compositio) ; surtout, la volonté qui s’affirme avec toujours plus de netteté de considérer chaque transgression comme acquittable en quelque manière, et donc d’isoler, au moins jusqu’à un certain point, le criminel de son acte : tels sont les traits qui s’impriment toujours plus distinctement dans le développement ultérieur du droit pénal. À mesure que croissent la puissance et la conscience de soi d’une communauté, le droit pénal s’adoucit lui aussi ; tout affaiblissement et toute menace plus profonde pesant sur celle-ci font reparaître les formes plus dures de celui-là. Le « créancier » est toujours devenu plus humain dans la mesure où il est devenu plus riche ; finalement, la mesure même de sa richesse est la quantité de préjudices qu’il peut supporter sans en souffrir. On pourrait concevoir une conscience de puissance de la société qui lui permît de s’offrir le plus noble luxe dont elle dispose : laisser impuni celui qui lui nuit. « Que m’importent, au fond, mes parasites ? pourrait-elle alors dire. Qu’ils vivent et prospèrent : je suis encore assez forte pour cela ! »… La justice, qui commença par dire : « Tout peut être acquitté, tout doit être acquitté », finit par fermer les yeux et laisser courir l’insolvable ; elle finit, comme toute bonne chose sur terre, par se supprimer elle-même. Cette auto-suppression de la justice, on sait de quel beau nom elle se nomme : grâce ; elle demeure, comme il va de soi, le privilège du plus puissant, mieux encore, son au-delà du droit.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Éternel retour
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Famille
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Généalogie des valeurs
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Enquête perspectiviste
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Ressentiment
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Dépassement de soi
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Péché
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Guerre et paix
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Volonté de puissance
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