Domaine public
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Platon
Cratyle Passage 401
Passage 19 sur 58
Référence canonique 401
Grec ancien
perseus-plato-cratylus-grc
ΣΩ. εἰ οὖν βούλει, σκοπῶμεν ὥσπερ προειπόντες τοῖς θεοῖς ὅτι περὶ αὐτῶν οὐδὲν ἡμεῖς σκεψόμεθα - οὐ γὰρ ἀξιοῦμεν οἷοί τʼ ἂν εἶναι σκοπεῖν - ἀλλὰ περὶ τῶν ἀνθρώπων, ἥν ποτέ τινα δόξαν ἔχοντες ἐτίθεντο αὐτοῖς τὰ ὀνόματα· τοῦτο γὰρ ἀνεμέσητον. ΕΡΜ. ἀλλά μοι δοκεῖς, ὦ Σώκρατες, μετρίως λέγειν, καὶ οὕτω ποιῶμεν. ΣΩ. ἄλλο τι οὖν ἀφʼ Ἑστίας ἀρχώμεθα κατὰ τὸν νόμον; ΕΡΜ. δίκαιον γοῦν. ΣΩ. τί οὖν ἄν τις φαίη διανοούμενον τὸν ὀνομάσαντα Ἑστίαν ὀνομάσαι; ΕΡΜ. οὐ μὰ τὸν Δία οὐδὲ τοῦτο οἶμαι ῥᾴδιον εἶναι. ΣΩ. κινδυνεύουσι γοῦν, ὠγαθὲ Ἑρμόγενες, οἱ πρῶτοι τὰ ὀνόματα τιθέμενοι οὐ φαῦλοι εἶναι ἀλλὰ μετεωρολόγοι καὶ ἀδολέσχαι τινές. ΕΡΜ. τί δή; ΣΩ. καταφαίνεταί μοι ἡ θέσις τῶν ὀνομάτων τοιούτων τινῶν ἀνθρώπων, καὶ ἐάν τις τὰ ξενικὰ ὀνόματα ἀνασκοπῇ, οὐχ ἧττον ἀνευρίσκεται ὃ ἕκαστον βούλεται. οἷον καὶ ἐν τούτῳ ὃ ἡμεῖς οὐσίαν καλοῦμεν, εἰσὶν οἳ ἐσσίαν καλοῦσιν, οἳ δʼ αὖ ὠσίαν. πρῶτον μὲν οὖν κατὰ τὸ ἕτερον ὄνομα τούτων ἡ τῶν πραγμάτων οὐσία Ἑστία καλεῖσθαι ἔχει λόγον, καὶ ὅτι γε αὖ ἡμεῖς τὸ τῆς οὐσίας μετέχον ἔστιν φαμέν, καὶ κατὰ τοῦτο ὀρθῶς ἂν καλοῖτο Ἑστία · ἐοίκαμεν γὰρ καὶ ἡμεῖς τὸ παλαιὸν ἐσσίαν καλεῖν τὴν οὐσίαν. ἔτι δὲ καὶ κατὰ τὰς θυσίας ἄν τις ἐννοήσας ἡγήσαιτο οὕτω νοεῖν ταῦτα τοὺς τιθεμένους· τὸ γὰρ πρὸ πάντων θεῶν τῇ Ἑστίᾳ πρώτῃ προθύειν εἰκὸς ἐκείνους οἵτινες τὴν πάντων οὐσίαν ἐσσίαν ἐπωνόμασαν. ὅσοι δʼ αὖ ὠσίαν, σχεδόν τι αὖ οὗτοι καθʼ Ἡράκλειτον ἂν ἡγοῖντο τὰ ὄντα ἰέναι τε πάντα καὶ μένειν οὐδέν· τὸ οὖν αἴτιον καὶ τὸ ἀρχηγὸν αὐτῶν εἶναι τὸ ὠθοῦν , ὅθεν δὴ καλῶς ἔχειν αὐτὸ ὠσίαν ὠνομάσθαι. καὶ ταῦτα μὲν δὴ ταύτῃ ὡς παρὰ μηδὲν εἰδότων εἰρήσθω· μετὰ δʼ Ἑστίαν δίκαιον Ῥέαν καὶ Κρόνον ἐπισκέψασθαι. καίτοι τό γε τοῦ Κρόνου ὄνομα ἤδη διήλθομεν. ἴσως μέντοι οὐδὲν λέγω. ΕΡΜ. τί δή, ὦ Σώκρατες; ΣΩ. ὠγαθέ, ἐννενόηκά τι σμῆνος σοφίας. ΕΡΜ. ποῖον δὴ τοῦτο;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-cratylus-en
Socrates. So, if you like, let us first make a kind of announcement to the gods, saying that we are not going to investigate about them - for we do not claim to be able to do that - but about men, and let us inquire what thought men had in giving them their names; for in that there is no impiety. Hermogenes. I think, Socrates, you are right; let us do as you say. Socrates. Shall we, then, begin with Hestia, according to custom? Hermogenes. That is the proper thing. Socrates. Then what would you say the man had in mind who gave Hestia her name? Hermogenes. By Zeus, I think that is no more easy question than the other. Socrates. At any rate, my dear Hermogenes, the first men who gave names were no ordinary persons, but high thinkers and great talkers. Hermogenes. What then? Socrates. I am sure the names were given by men of that kind; and if foreign names are examined, the meaning of each of them is equally evident. Take, for instance, that which we call οὐσία (reality, essence); some people call it ἐσσία , and still others ὠσία . First, then, in connection with the second of these forms, it is reasonable that the essence of things be called Hestia; and moreover, because we ourselves say of that which partakes of reality it is, ( ἔστιν ), the name Hestia would be correct in this connection also; for apparently we also called οὐσία (reality) ἐσσία in ancient times. And besides, if you consider it in connection with sacrifices, you would come to the conclusion that those who established them understood the name in that way; for those who called the essence of things ἐσσία would naturally sacrifice to Hestia first of all the gods. Those on the other hand, who say ὠσία would agree, well enough with Heracleitus that all things move and nothing remains still. So they would say the cause and ruler of things was the pushing power ( ὠθοῦν ), wherefore it had been rightly named ὠσία . But enough of this, considering that we know nothing. After Hestia it is right to consider Rhea and Cronus. The name of Cronus, however, has already been discussed. But perhaps I am talking nonsense. Hermogenes. Why, Socrates? Socrates. My friend, I have thought of a swarm of wisdom. Hermogenes. What is it?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Socrate. Si tu veux, commençons donc par adresser aux dieux une sorte de déclaration : nous n’allons pas enquêter sur eux, car nous ne prétendons pas en être capables, mais sur les hommes. Recherchons quelle pensée les hommes avaient en leur donnant leurs noms, car cela ne comporte aucune impiété. Hermogène. Je pense que tu as raison, Socrate. Faisons comme tu le dis. Socrate. Commencerons-nous donc, selon la coutume, par Hestia ? Hermogène. C’est ce qui convient. Socrate. À ton avis, qu’avait à l’esprit l’homme qui donna son nom à Hestia ? Hermogène. Par Zeus, je pense que cette question n’est pas plus facile que l’autre. Socrate. Quoi qu’il en soit, mon cher Hermogène, les premiers hommes qui donnèrent les noms n’étaient pas des gens ordinaires, mais de hauts penseurs et de grands discoureurs. Hermogène. Qu’en conclure ? Socrate. Je suis certain que les noms furent donnés par des hommes de cette sorte. Et si l’on examine les noms étrangers, le sens de chacun est également manifeste. Prends par exemple ce que nous appelons οὐσία, « réalité, essence ». Certains l’appellent ἐσσία, et d’autres encore ὠσία. Tout d’abord, en rapport avec la seconde de ces formes, il est raisonnable que l’essence des choses soit appelée Hestia. En outre, puisque nous disons de ce qui participe à la réalité qu’il « est » (ἔστιν), le nom Hestia serait juste également sous ce rapport. Car, apparemment, nous appelions nous aussi autrefois οὐσία, « réalité », ἐσσία. De plus, si tu considères ce nom en rapport avec les sacrifices, tu concluras que ceux qui les instituèrent le comprenaient ainsi. En effet, ceux qui appelaient l’essence des choses ἐσσία devaient naturellement sacrifier à Hestia avant tous les autres dieux. Ceux, en revanche, qui disent ὠσία s’accorderaient assez bien avec Héraclite pour affirmer que toutes choses se meuvent et que rien ne demeure immobile. Ils diraient donc que la cause et le principe directeur des choses étaient la puissance qui pousse (ὠθοῦν), raison pour laquelle elle aurait été justement nommée ὠσία. Mais en voilà assez, puisque nous ne savons rien. Après Hestia, il convient d’examiner Rhéa et Cronos. Toutefois, nous avons déjà parlé du nom de Cronos. Mais peut-être dis-je des sottises. Hermogène. Pourquoi donc, Socrate ? Socrate. Mon ami, je viens de concevoir tout un essaim de sagesse. Hermogène. Qu’est-ce donc ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Famille
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Amitié
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Dieu
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Justice
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Nature
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Culte
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