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Platon

Cratyle Passage 426

Passage 44 sur 58

Référence canonique 426

Grec ancien

perseus-plato-cratylus-grc

ΣΩ. ἢ ὅτι ὑπὸ παλαιότητος ἀδύνατον αὐτὰ ἐπισκέψασθαι, ὥσπερ καὶ τὰ βαρβαρικά; αὗται γὰρ ἂν πᾶσαι ἐκδύσεις εἶεν καὶ μάλα κομψαὶ τῷ μὴ ἐθέλοντι λόγον διδόναι περὶ τῶν πρώτων ὀνομάτων ὡς ὀρθῶς κεῖται. καίτοι ὅτῳ τις τρόπῳ τῶν πρώτων ὀνομάτων τὴν ὀρθότητα μὴ οἶδεν, ἀδύνατόν που τῶν γε ὑστέρων εἰδέναι, ἃ ἐξ ἐκείνων ἀνάγκη δηλοῦσθαι ὧν τις πέρι μηδὲν οἶδεν· ἀλλὰ δῆλον ὅτι τὸν φάσκοντα περὶ αὐτῶν τεχνικὸν εἶναι περὶ τῶν πρώτων ὀνομάτων μάλιστά τε καὶ καθαρώτατα δεῖ ἔχειν ἀποδεῖξαι, ἢ εὖ εἰδέναι ὅτι τά γε ὕστερα ἤδη φλυαρήσει. ἢ σοὶ ἄλλως δοκεῖ; ΕΡΜ. οὐδʼ ὁπωστιοῦν, ὦ Σώκρατες, ἄλλως. ΣΩ. ἃ μὲν τοίνυν ἐγὼ ᾔσθημαι περὶ τῶν πρώτων ὀνομάτων πάνυ μοι δοκεῖ ὑβριστικὰ εἶναι καὶ γελοῖα. τούτων οὖν σοι μεταδώσω, ἂν βούλῃ· σὺ δʼ ἄν τι ἔχῃς βέλτιόν ποθεν λαβεῖν, πειρᾶσθαι καὶ ἐμοὶ μεταδιδόναι. ΕΡΜ. ποιήσω ταῦτα. ἀλλὰ θαρρῶν λέγε. ΣΩ. πρῶτον μὲν τοίνυν τὸ ῥῶ ἔμοιγε φαίνεται ὥσπερ ὄργανον εἶναι πάσης τῆς κινήσεως, ἣν οὐδʼ εἴπομεν διʼ ὅτι ἔχει τοῦτο τοὔνομα· ἀλλὰ γὰρ δῆλον ὅτι ἕσις βούλεται εἶναι· οὐ γὰρ ἦτα ἐχρώμεθα ἀλλὰ εἶ τὸ παλαιόν. ἡ δὲ ἀρχὴ ἀπὸ τοῦ κίειν - ξενικὸν δὲ τοὔνομα - τοῦτο δʼ ἐστὶν ἰέναι. εἰ οὖν τις τὸ παλαιὸν αὐτῆς εὕροι ὄνομα εἰς τὴν ἡμετέραν φωνὴν συμβαῖνον, ἕσις ἂν ὀρθῶς καλοῖτο· νῦν δὲ ἀπό τε τοῦ ξενικοῦ τοῦ κίειν καὶ ἀπὸ τῆς τοῦ ἦτα μεταβολῆς καὶ τῆς τοῦ νῦ ἐνθέσεως κίνησις κέκληται, ἔδει δὲ κιείνησιν καλεῖσθαι ἢ εἶσιν . ἡ δὲ στάσις ἀπόφασις τοῦ ἰέναι βούλεται εἶναι, διὰ δὲ τὸν καλλωπισμὸν στάσις ὠνόμασται. τὸ δὲ οὖν ῥῶ τὸ στοιχεῖον, ὥσπερ λέγω, καλὸν ἔδοξεν ὄργανον εἶναι τῆς κινήσεως τῷ τὰ ὀνόματα τιθεμένῳ πρὸς τὸ ἀφομοιοῦν τῇ φορᾷ, πολλαχοῦ γοῦν χρῆται αὐτῷ εἰς αὐτήν· πρῶτον μὲν ἐν αὐτῷ τῷ ῥεῖν καὶ ῥοῇ διὰ τούτου τοῦ γράμματος τὴν φορὰν μιμεῖται, εἶτα ἐν τῷ τρόμῳ, εἶτα ἐν τῷ τρέχειν, ἔτι δὲ ἐν τοῖς τοιοῖσδε ῥήμασιν οἷον κρούειν, θραύειν, ἐρείκειν, θρύπτειν, κερματίζειν, ῥυμβεῖν, πάντα ταῦτα τὸ πολὺ ἀπεικάζει διὰ τοῦ ῥῶ. ἑώ ρα γὰρ οἶμαι τὴν γλῶτταν ἐν τούτῳ ἥκιστα μένουσαν, μάλιστα δὲ σειομένην· διὸ φαίνεταί μοι τούτῳ πρὸς ταῦτα κατακεχρῆσθαι. τῷ δὲ αὖ ἰῶτα πρὸς τὰ λεπτὰ πάντα, ἃ δὴ μάλιστα διὰ πάντων ἴοι ἄν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-cratylus-en

Socrates. All these are merely very clever evasions on the part of those who refuse to offer any rational theory of the correctness of the earliest names. And yet if anyone is, no matter why, ignorant of the correctness of the earliest names, he cannot know about that of the later, since they can be explained only by means of the earliest, about which he is ignorant. No, it is clear that anyone who claims to have scientific knowledge of names must be able first of all to explain the earliest names perfectly, or he can be sure that what he says about the later will be nonsense. Or do you disagree? Hermogenes. No, Socrates, not in the least. Socrates. Now I think my notions about the earliest names are quite outrageous and ridiculous. I will impart them to you, if you like; if you can find anything better, please try to impart it to me. Hermogenes. I will do so. Go on, and do not be afraid. Socrates. First, then, the letter rho seems to me to be an instrument expressing all motion. We have not as yet said why motion has the name κίνησις ; but it evidently should be ἴεσις , for in old times we did not employ eta, but epsilon. And the beginning of κίνησις is from κίειν , a foreign word equivalent to ἰέναι (go). So we should find that the ancient word corresponding to our modern form would be ἴεσις ; but now by the employment of the foreign word κίειν , change of epsilon to eta, and the insertion of nu it has become κίνησις , though it ought to be κιείνεσις or εἶσις . And στάσις (rest) signifies the negation of motion, but is called στάσις for euphony. Well, the letter rho, as I was saying, appeared to be a fine instrument expressive of motion to the name-giver who wished to imitate rapidity, and he often applies it to motion. In the first place, in the words ῥεῖν (flow) and ῥοή (current) he imitates their rapidity by this letter, then in τρόμος (trembling) and in τρέχειν (run), and also in such words as κρούειν (strike), θραύειν (break), ἐρείκειν (rend), θρύπτειν (crush), κερματίζειν (crumble), ῥυμβεῖν (whirl), he expresses the action of them all chiefly by means of the letter rho; for he observed, I suppose, that the tongue is least at rest and most agitated in pronouncing this letter, and that is probably the reason why he employed it for these words. Iota again, he employs for everything subtle, which can most readily pass through all things.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Socrate. Toutes ces réponses ne sont que de très habiles échappatoires de la part de ceux qui refusent de proposer une théorie rationnelle de la justesse des noms les plus anciens. Pourtant, si quelqu’un ignore, pour quelque raison que ce soit, la justesse des noms les plus anciens, il ne peut connaître celle des noms plus récents, puisque ceux-ci ne peuvent être expliqués qu’au moyen des plus anciens, qu’il ignore. Non, il est clair que quiconque prétend posséder une connaissance scientifique des noms doit être capable, avant tout, d’expliquer parfaitement les noms les plus anciens. Autrement, il peut être certain que ce qu’il dira des plus récents sera dépourvu de sens. Ou bien n’es-tu pas d’accord ?

Hermogène. Non, Socrate, pas le moins du monde.

Socrate. Or mes idées sur les noms les plus anciens me paraissent tout à fait extravagantes et ridicules. Je te les communiquerai, si tu le veux. Si tu peux trouver quelque chose de meilleur, tâche de me le communiquer à ton tour.

Hermogène. Je le ferai. Poursuis et n’aie pas peur.

Socrate. Tout d’abord, donc, la lettre rhô me paraît être un instrument qui exprime tout mouvement. Nous n’avons pas encore dit pourquoi le mouvement porte le nom κίνησις. Mais ce mot devrait manifestement être ἴεσις, car autrefois nous n’employions pas l’êta, mais l’epsilon. Et le commencement de κίνησις vient de κίειν, un mot étranger équivalant à ἰέναι, aller. Nous devrions donc constater que l’ancien mot correspondant à notre forme moderne était ἴεσις. Mais à présent, par l’emploi du mot étranger κίειν, le remplacement de l’epsilon par l’êta et l’insertion du nu, il est devenu κίνησις, alors qu’il devrait être κιείνεσις ou εἶσις. Quant à στάσις, le repos, il signifie la négation du mouvement, mais on l’appelle στάσις par euphonie. Eh bien, comme je le disais, la lettre rhô a paru à l’auteur des noms qui voulait imiter la rapidité un excellent instrument pour exprimer le mouvement, et il l’applique souvent à celui-ci. Tout d’abord, dans les mots ῥεῖν, couler, et ῥοή, courant, il imite leur rapidité au moyen de cette lettre. Ensuite, dans τρόμος, tremblement, et τρέχειν, courir, ainsi que dans des mots tels que κρούειν, frapper, θραύειν, briser, ἐρείκειν, déchirer, θρύπτειν, broyer, κερματίζειν, émietter, et ῥυμβεῖν, tournoyer, il exprime l’action de tous ces termes principalement au moyen de la lettre rhô. Il avait observé, je suppose, que la langue est moins au repos et plus agitée dans la prononciation de cette lettre que dans toute autre, et c’est probablement pourquoi il l’a employée pour ces mots. Quant à l’iota, il l’emploie pour tout ce qui est subtil et peut traverser toutes choses avec la plus grande facilité.

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