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Platon

Cratyle Passage 437

Passage 55 sur 58

Référence canonique 437

Grec ancien

perseus-plato-cratylus-grc

ΚΡ. πάνυ σφόδρα, καὶ ὀρθῶς γε σημαίνει. ΣΩ. σκοπῶμεν δὴ ἐξ αὐτῶν ἀναλαβόντες πρῶτον μὲν τοῦτο τὸ ὄνομα, τὴν ἐπιστήμην, ὡς ἀμφίβολόν ἐστι , καὶ μᾶλλον ἔοικε σημαίνοντι ὅτι ἵστησιν ἡμῶν ἐπὶ τοῖς πράγμασι τὴν ψυχὴν ἢ ὅτι συμπεριφέρεται, καὶ ὀρθότερόν ἐστιν ὥσπερ νῦν αὐτοῦ τὴν ἀρχὴν λέγειν μᾶλλον ἢ ἐμβάλλοντας τὸ εἶ ἑπεϊστήμην, ἀλλὰ τὴν ἐμβολὴν ποιήσασθαι ἀντὶ τῆς ἐν τῷ εἶ ἐν τῷ ἰῶτα. ἔπειτα τὸ βέβαιον, ὅτι βάσεώς τινός ἐστιν καὶ στάσεως μίμημα ἀλλʼ οὐ φορᾶς. ἔπειτα ἡ ἱστορία αὐτό που σημαίνει ὅτι ἵστησι τὸν ῥοῦν . καὶ τὸ πιστὸν ἱστὰν παντάπασι σημαίνει. ἔπειτα δὲ ἡ μνήμη παντί που μηνύει ὅτι μονή ἐστιν ἐν τῇ ψυχῇ ἀλλʼ οὐ φορά. εἰ δὲ βούλει, ἡ ἁμαρτία καὶ ἡ συμφορά, εἰ κατὰ τὸ ὄνομά τις ἀκολουθήσει, φανεῖται ταὐτὸν τῇ συνέσει ταύτῃ καὶ ἐπιστήμῃ καὶ τοῖς ἄλλοις πᾶσι τοῖς περὶ τὰ σπουδαῖα ὀνόμασιν. ἔτι τοίνυν ἡ ἀμαθία καὶ ἡ ἀκολασία παραπλησία τούτοις φαίνεται· ἡ μὲν γὰρ τοῦ ἅμα θεῷ ἰόντος πορεία φαίνεται, ἡ ἀμαθία, ἡ δʼ ἀκολασία παντάπασιν ἀκολουθία τοῖς πράγμασι φαίνεται. καὶ οὕτως, ἃ νομίζομεν ἐπὶ τοῖς κακίστοις ὀνόματα εἶναι, ὁμοιότατʼ ἂν φαίνοιτο τοῖς ἐπὶ τοῖς καλλίστοις. οἶμαι δὲ καὶ ἄλλα πόλλʼ ἄν τις εὕροι εἰ πραγματεύοιτο, ἐξ ὧν οἰηθείη ἂν αὖ πάλιν τὸν τὰ ὀνόματα τιθέμενον οὐχὶ ἰόντα οὐδὲ φερόμενα ἀλλὰ μένοντα τὰ πράγματα σημαίνειν. ΚΡ. ἀλλʼ, ὦ Σώκρατες, ὁρᾷς ὅτι τὰ πολλὰ ἐκείνως ἐσήμαινεν. ΣΩ. τί οὖν τοῦτο, ὦ Κρατύλε; ὥσπερ ψήφους διαριθμησόμεθα τὰ ὀνόματα, καὶ ἐν τούτῳ ἔσται ἡ ὀρθότης; ὁπότερα ἂν πλείω φαίνηται τὰ ὀνόματα σημαίνοντα, ταῦτα δὴ ἔσται τἀληθῆ; ΚΡ. οὔκουν εἰκός γε.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-cratylus-en

Cratylus. Yes, and they indicate it correctly. Socrates. Let us first take up again the word ἐπιστήμη (knowledge) and see how ambiguous it is, seeming to indicate that it makes our soul stand still ( ἵστησιν ) at things, rather than that it is carried round with them, so it is better to speak the beginning of it as we now do than to insert the epsilon and say ἐπεϊστήμ ; we should insert an iota rather than an epsilon. Then take βέβαιον (firm), which expresses position and rest, not motion. And ἱστορία (inquiry) means much the same, that it stops ( ἵστησιν ) the flow. And πιστόν (faithful) most certainly means that which stops ( ἱστόν ) motion. Then again, anyone can see that μνήμη (memory) expresses rest ( μονή ) in the soul, not motion. On the other hand, ἁμαρτία (error) and ξυμφορά (misfortune), if you consider merely the form of the names, will appear to be the same as σύνεσις (intellect) and ἐπιστήμη and all the other names of good significance. Moreover, ἀμαθία (ignorance) and ἀκολασία (unrestraint) also appear to be like them; for the former, ἀμαθία , seems to be τοῦ ἅμα θεῷ ἰόντος πορεία (the progress of one who goes with God), and ἀκολασία seems to be exactly ἀκολουθία τοῖς πράγμασιν (movement in company with things). And so names which we believe have the very worst meanings appear to be very like those which have the best. And I think we could, if we took pains, find many other words which would lead us to reverse our judgement and believe that the giver of names meant that things were not in progress or in motion, but were at rest. Cratylus. But, Socrates, you see that most of the names indicate motion. Socrates. What of that, Cratylus? Are we to count names like votes, and shall correctness rest with the majority? Are those to be the true names which are found to have that one of the two meanings which is expressed by the greater number? Cratylus. That is not reasonable.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Cratyle. Si, et ils l’indiquent correctement.

Socrate. Reprenons d’abord le mot ἐπιστήμη, la connaissance, et voyons combien il est ambigu : il semble indiquer qu’il fait tenir notre âme immobile, ἵστησιν, auprès des choses, plutôt qu’elle ne soit entraînée dans leur révolution ; aussi vaut-il mieux en prononcer le commencement comme nous le faisons maintenant, au lieu d’insérer l’epsilon et de dire ἐπεϊστήμ ; il faudrait insérer un iota plutôt qu’un epsilon. Prenons ensuite βέβαιον, ferme, qui exprime la position et le repos, non le mouvement. Et ἱστορία, la recherche, signifie à peu près la même chose : elle arrête, ἵστησιν, le flux. Et πιστόν, fidèle, signifie très certainement ce qui arrête, ἱστόν, le mouvement. Puis chacun peut voir que μνήμη, la mémoire, exprime le repos, μονή, dans l’âme, non le mouvement. D’un autre côté, ἁμαρτία, l’erreur, et ξυμφορά, le malheur, si tu considères seulement la forme des noms, paraîtront identiques à σύνεσις, l’intelligence, à ἐπιστήμη, la connaissance, et à tous les autres noms ayant une bonne signification. En outre, ἀμαθία, l’ignorance, et ἀκολασία, l’intempérance, paraissent également leur ressembler ; car le premier, ἀμαθία, semble être τοῦ ἅμα θεῷ ἰόντος πορεία, le cheminement de celui qui va avec Dieu, et ἀκολασία semble être exactement ἀκολουθία τοῖς πράγμασιν, le mouvement en compagnie des choses. Ainsi, les noms auxquels nous attribuons les pires significations paraissent très semblables à ceux qui ont les meilleures. Et je pense que nous pourrions, si nous nous en donnions la peine, trouver beaucoup d’autres mots qui nous conduiraient à renverser notre jugement et à croire que l’auteur des noms entendait signifier que les choses n’avançaient ni ne se mouvaient, mais demeuraient au repos.

Cratyle. Mais, Socrate, tu vois bien que la plupart des noms indiquent le mouvement.

Socrate. Qu’importe, Cratyle ? Devons-nous compter les noms comme des suffrages, et la justesse appartiendra-t-elle à la majorité ? Les vrais noms seront-ils ceux dont on constate qu’ils possèdent celle des deux significations qu’exprime le plus grand nombre ?

Cratyle. Ce ne serait pas raisonnable.

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