Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Euthydème Passage 287

Passage 17 sur 37

Référence canonique 287

Grec ancien

perseus-plato-euthydemus-grc

ΣΩ. ὅρα δέ· εἰ γὰρ μήτε ψεύδεσθαι ἔστιν μήτε ψευδῆ δοξάζειν μήτε ἀμαθῆ εἶναι, ἄλλο τι οὐδʼ ἐξαμαρτάνειν ἔστιν, ὅταν τίς τι πράττη; πράττοντα γὰρ οὐκ ἔστιν ἁμαρτάνειν τούτου ὃ πράττει· οὐχ οὕτω λέγετε; πάνυ γʼ, ἔφη. τοῦτό ἐστιν ἤδη, ἦν δʼ ἐγώ, τὸ φορτικὸν ἐρώτημα. εἰ γὰρ μὴ ἁμαρτάνομεν μήτε πράττοντες μήτε λέγοντες μήτε διανοούμενοι, ὑμεῖς, ὦ πρὸς Διός, εἰ ταῦτα οὕτως ἔχει, τίνος διδάσκαλοι ἥκετε; ἢ οὐκ ἄρτι ἔφατε ἀρετὴν κάλλιστʼ ἂν παραδοῦναι ἀνθρώπων τῷ ἐθέλοντι μανθάνειν; εἶτʼ, ἔφη, ὦ Σώκρατες, ὁ Διονυσόδωρος ὑπολαβών, οὕτως εἶ Κρόνος, ὥστε ἃ τὸ πρῶτον εἴπομεν νῦν ἀναμιμνῄσκῃ, καὶ εἴ τι πέρυσιν εἶπον, νῦν ἀναμνησθήσῃ, τοῖς δʼ ἐν τῷ παρόντι λεγομένοις οὐχ ἕξεις ὅτι χρῇ; καὶ γάρ, ἔφην ἐγώ, χαλεποί εἰσιν πάνυ - εἰκότως· παρὰ σοφῶν γὰρ λέγονται - ἐπεὶ καὶ τούτῳ τῷ τελευταίῳ παγχάλεπον χρήσασθαί ἐστιν, ᾧ λέγεις. τὸ γὰρ οὐκ ἔχω ὅτι χρῶμαι τί ποτε λέγεις, ὦ Διονυσόδωρε; ἢ δῆλον ὅτι ὡς οὐκ ἔχω ἐξελέγξαι αὐτόν; ἐπεὶ εἰπέ, τί σοι ἄλλο νοεῖ τοῦτο τὸ ῥῆμα, τὸ οὐκ ἔχω ὅτι χρήσωμαι τοῖς λόγοις ; ἀλλʼ ὃ σὺ λέγεις, ἔφη, τούτῳ τῷ πάνυ χαλεπὸν χρῆσθαι· ἐπεὶ ἀπόκριναι. πρὶν σὲ ἀποκρίνασθαι, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Διονυσόδωρε; οὐκ ἀποκρίνῃ; ἔφη. ἦ καὶ δίκαιον; δίκαιον μέντοι, ἔφη. κατὰ τίνα λόγον; ἦν δʼ ἐγώ· ἢ δῆλον ὅτι κατὰ τόνδε, ὅτι σὺ νῦν πάσσοφός τις ἡμῖν ἀφῖξαι περὶ λόγους, καὶ οἶσθα ὅτε δεῖ ἀποκρίνασθαι καὶ ὅτε μή; καὶ νῦν οὐδʼ ἂν ὁτιοῦν ἀποκρίνῃ, ἅτε γιγνώσκων ὅτι οὐ δεῖ; λαλεῖς, ἔφη, ἀμελήσας ἀποκρίνασθαι· ἀλλʼ, ὠγαθέ, πείθου καὶ ἀποκρίνου, ἐπειδὴ καὶ ὁμολογεῖς με σοφὸν εἶναι. πειστέον τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, καὶ ἀνάγκη, ὡς ἔοικεν· σὺ γὰρ ἄρχεις. ἀλλʼ ἐρώτα. πότερον οὖν ψυχὴν ἔχοντα νοεῖ τὰ νοοῦντα, ἢ καὶ τὰ ἄψυχα; τὰ ψυχὴν ἔχοντα. οἶσθα οὖν τι, ἔφη, ῥῆμα ψυχὴν ἔχον; μὰ Δία οὐκ ἔγωγε. τί οὖν ἄρτι ἤρου ὅτι μοι νοοῖ τὸ ῥῆμα; τί ἄλλο γε, ἦν δʼ ἐγώ, ἢ ἐξήμαρτον διὰ τὴν βλακείαν; ἢ οὐκ ἐξήμαρτον ἀλλὰ καὶ τοῦτο ὀρθῶς εἶπον, εἰπὼν ὅτι νοεῖ τὰ ῥήματα; πότερα φῂς ἐξαμαρτάνειν με ἢ οὔ;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-euthydemus-en

Soc. Here it is: if there is no such thing as speaking false or thinking false or being stupid, surely there can be no making a mistake either, when one does something. For in doing it there is no mistaking the thing that is done. You will state it so, will you not? Certainly, he said. My clownish question, I went on, is now already before you. If we make no mistake either in doing or saying or intending, I ask you what in Heaven’s name, on that assumption, is the subject you two set up to teach. Or did you not say just now that your speciality was to put any man who wished in the way of learning virtue? Now really, Socrates, interposed Dionysodorus, are you such an old dotard as to recollect now what we said at first, and will you now recollect what I may have said last year, and yet be at a loss how to deal with the arguments urged at the moment? Well, you see, I replied, they are so very hard, and naturally so; for they fall from the lips of wise men; and this is further shown by the extreme difficulty of dealing with this last one you put forward. For what on earth do you mean, Dionysodorus, by saying I am at a loss how to deal with it? Or is it clear that you mean I am at a loss how to refute it? You must tell me what else your phrase can intend, at a loss how to deal with the arguments . But it is not so very hard to deal with that phrase of yours, he said. Just answer me. Before you answer me, Dionysodorus? I protested. You refuse to answer? he said. Is it fair? Oh yes, it is fair enough, he replied On what principle? I asked: or is it plainly on this one - that you present yourself to us at this moment as universally skilled in discussion, and thus can tell when an answer is to be given, and when not? So now you will not answer a word, because you discern that you ought not to. What nonsense you talk, he said, instead of answering as you should. Come, good sir, do as I bid you and answer, since you confess to my wisdom. Well then, I must obey, I said, and of necessity, it seems; for you are the master here. Now for your question. Then tell me, do things that intend have life when they intend, or do lifeless things do it too? Only those that have life. Now do you know any phrase that has life? Upon my soul, I do not. Why then did you ask just now what my phrase intended? Of course I made a great mistake, I said: I am such a dullard. Or perhaps it was not a mistake, and I was right in saying what I did, that phrases intend. Do you say I was mistaken or not?

Français

Victor Cousin · wikisource-cousin-euthydemus-fr-01

[287a] S’il est impossible de se tromper, ou d’avoir une opinion fausse, ou d’être ignorant, il est aussi impossible de commettre une faute en agissant ; car alors celui qui fait quelque chose ne peut se tromper dans ce qu’il fait. N’est-ce pas ainsi que vous l’entendez ? - Tout-à-fait, dit-il. - Voici maintenant cette question un peu niaise que je voulais faire. Si nous ne pouvons nous tromper ni dans nos actions, ni dans nos paroles, ni dans nos pensées, par Jupiter ! alors qu’êtes-vous venus enseigner ici ? N’avez-vous pas annoncé tout à l’heure que vous sauriez enseigner la vertu mieux que personne [287b] à tous ceux qui voudraient l’apprendre ? - Radotes-tu donc déjà, Socrate, reprit Dionysodore, pour venir répéter ici ce que nous avons dit plus haut ? En vérité, y eût-il déjà un an que j’eusse avancé une chose, tu nous la répéterais encore ; mais pour ce que nous disons présentement, tu ne saurais qu’en faire. - C’est qu’assurément ce sont des choses très difficiles, lui répondis-je, puisqu’elles sont dites par d’habiles gens. Ce que tu viens de dire en dernier lieu n’est pas moins difficile, et on ne sait qu’en faire ; car quand tu me reproches, Dionysodore, que je ne saurais que faire de ce que tu dis, que prétends-tu ? N’est-ce pas que je ne peux [287c] le réfuter ? Réponds-moi ; tes paroles, que je ne savais que faire de tes argumens, veulent-elles dire autre chose ? - C’est de ce que tu dis là qu’il est difficile de faire quelque chose. Réponds-moi, Socrate. - Avant que tu aies répondu, Dionysodore ? - Comment, tu ne veux pas répondre ? Le premier, cela est-il juste ? lui dis-je. - Très juste. - Et par quelle raison ? demandai-je. Évidemment, comme tu t’es donné à nous pour un homme merveilleux en l’art de parler, tu sais parfaitement aussi [287d] quand il faut répondre et quand il ne le faut pas. Ainsi tu ne me réponds point parce que tu ne trouves pas à propos de répondre maintenant. - C’est badiner, dit-il, et non pas répondre. Fais ce que je te dis, mon ami, et réponds, puisque tu conviens que je suis plus habile que toi. - Il faut donc obéir, c’est une nécessité à ce qu’il paraît ; tu es le maître. Interroge donc. - Veux-tu dire que ce qui veut dire quelque chose est animé, ou bien crois-tu que les choses inanimées veulent dire quelque chose ? - Celles-là seulement qui sont animées. - Eh bien, connais-tu des paroles animées ? - Par Jupiter, non ! - [287e] Pourquoi donc demandais-tu tout à l’heure ce que mes paroles voulaient dire ? - Il n’y a pas d’autre raison si ce n’est que je me suis trompé par ignorance. Peut-être aussi que je ne me suis pas trompé, et que j’ai eu raison d’attribuer de l’intelligence aux paroles. Que t’en semble, me suis-je trompé, ou non ? car si je ne me suis pas trompé, tu as beau être habile, tu ne saurais me réfuter ni que faire de mes paroles ; et si je me suis trompé, tu n’as pas non

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète