Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Hipparque, dialogue pseudo-platonicien Passage 228
Passage 4 sur 8
Référence canonique 228
Grec ancien
perseus-plato-hipparchus-grc
ΣΩ. οὐκοῦν ὡμολογήσαμεν ὀλίγον πρότερον τὸ κέρδος τῇ ζημίᾳ κακῷ ὄντι ἐναντίον εἶναι; ΕΤ. φημί. ΣΩ. ἐναντίον δὲ ὂν κακῷ ἀγαθὸν εἶναι; ΕΤ. ὡμολογήσαμεν γάρ. ΣΩ. ὁρᾷς οὖν, ἐπιχειρεῖς με ἐξαπατᾶν, ἐπίτηδες ἐναντία λέγων οἷς ἄρτι ὡμολογήσαμεν. ΕΤ. οὐ μὰ Δία, ὦ Σώκρατες, ἀλλὰ τοὐναντίον σύ με ἐξαπατᾷς καὶ οὐκ οἶδα ὅπῃ ἐν τοῖς λόγοις ἄνω καὶ κάτω στρέφεις. ΣΩ. εὐφήμει· οὐ μεντἂν καλῶς ποιοίην οὐ πειθόμενος ἀνδρὶ ἀγαθῷ καὶ σοφῷ. ΕΤ. τίνι τούτῳ; καὶ τί μάλιστα; ΣΩ. πολίτῃ μὲν ἐμῷ τε καὶ σῷ, Πεισιστράτου δὲ ὑεῖ τοῦ ἐκ Φιλαϊδῶν, Ἱππάρχῳ, ὃς τῶν Πεισιστράτου παίδων ἦν πρεσβύτατος καὶ σοφώτατος, ὃς ἄλλα τε πολλὰ καὶ καλὰ ἔργα σοφίας ἀπεδείξατο, καὶ τὰ Ὁμήρου ἔπη πρῶτος ἐκόμισεν εἰς τὴν γῆν ταυτηνί, καὶ ἠνάγκασε τοὺς ῥαψῳδοὺς Παναθηναίοις ἐξ ὑπολήψεως ἐφεξῆς αὐτὰ διιέναι, ὥσπερ νῦν ἔτι οἵδε ποιοῦσιν, καὶ ἐπʼ Ἀνακρέοντα τὸν Τήιον πεντηκόντορον στείλας ἐκόμισεν εἰς τὴν πόλιν, Σιμωνίδην δὲ τὸν Κεῖον ἀεὶ περὶ αὑτὸν εἶχεν, μεγάλοις μισθοῖς καὶ δώροις πείθων· ταῦτα δʼ ἐποίει βουλόμενος παιδεύειν τοὺς πολίτας, ἵνʼ ὡς βελτίστων ὄντων αὐτῶν ἄρχοι, οὐκ οἰόμενος δεῖν οὐδενὶ σοφίας φθονεῖν, ἅτε ὢν καλός τε κἀγαθός. ἐπειδὴ δὲ αὐτῷ οἱ περὶ τὸ ἄστυ τῶν πολιτῶν πεπαιδευμένοι ἦσαν καὶ ἐθαύμαζον αὐτὸν ἐπὶ σοφίᾳ, ἐπιβουλεύων αὖ τοὺς ἐν τοῖς ἀγροῖς παιδεῦσαι ἔστησεν αὐτοῖς Ἑρμᾶς κατὰ τὰς ὁδοὺς ἐν μέσῳ τοῦ ἄστεος καὶ τῶν δήμων ἑκάστων, κἄπειτα τῆς σοφίας τῆς αὑτοῦ, ἥν τʼ ἔμαθεν καὶ ἣν αὐτὸς ἐξηῦρεν, ἐκλεξάμενος ἃ ἡγεῖτο σοφώτατα εἶναι, ταῦτα αὐτὸς ἐντείνας εἰς ἐλεγεῖον αὑτοῦ ποιήματα καὶ ἐπιδείγματα τῆς σοφίας ἐπέγραψεν, ἵνα πρῶτον μὲν τὰ ἐν Δελφοῖς γράμματα τὰ σοφὰ ταῦτα μὴ θαυμάζοιεν οἱ πολῖται αὐτοῦ, τό τε γνῶθι σαυτόν καὶ τὸ μηδὲν ἄγαν καὶ τἆλλα τὰ τοιαῦτα, ἀλλὰ τὰ Ἱππάρχου ῥήματα μᾶλλον σοφὰ ἡγοῖντο, ἔπειτα παριόντες ἄνω καὶ κάτω καὶ ἀναγιγνώσκοντες καὶ γεῦμα λαμβάνοντες αὐτοῦ τῆς σοφίας φοιτῷεν ἐκ τῶν ἀγρῶν καὶ ἐπὶ τὰ λοιπὰ παιδευθησόμενοι.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-hipparchus-en
Soc. And we admitted a little while ago that gain is the opposite of loss, which is an evil. Fr. I agree. Soc. And that, being the opposite of an evil, it is good? Fr. That was our admission. Soc. So you see, you are attempting to deceive me, for you deliberately contradict what we agreed to just now. Fr. No, on my honor, Socrates; on the contrary, it is you who are deceiving me, by twisting this way and that so perplexingly in your talk. Soc. Hush, hush! Why, surely it would be wrong of me not to obey a good and wise person. Fr. Who is that? And to what are you referring now? Soc. I mean my and your fellow-citizen, Pisistratus’s son Hipparchus, of Philaidae, who was the eldest and wisest of Pisistratus’s sons, and who, among the many goodly proofs of wisdom that he showed, first brought the poems of Homer into this country of ours, and compelled the rhapsodes at the Panathenaea to recite them in relay, one man following on another, as they still do now. He dispatched a fifty-oared galley for Anacreon of Teos , and brought him into our city. Simonides of Ceos he always had about him, prevailing on him by plenteous fees and gifts. All this he did from a wish to educate the citizens, in order that he might have subjects of the highest excellence; for he thought it not right to grudge wisdom to any, so noble and good was he. And when his people in the city had been educated and were admiring him for his wisdom, he proceeded next, with the design of educating those of the countryside, to set up figures of Hermes for them along the roads in the midst of the city and every district town; and then, after selecting from his own wise lore, both learnt from others and discovered for himself, the things that he considered the wisest, he threw these into elegiac form and inscribed them on the figures as verses of his own and testimonies of his wisdom, so that in the first place his people should not admire those wise Delphic legends of “Know thyself” and “Nothing overmuch” , and the other sayings of the sort, but should rather regard as wise the utterances of Hipparchus; and that in the second place, through passing up and down and reading his words and acquiring a taste for his wisdom, they might resort hither from the country for the completion of their education.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-hipparchus-fr-01
[228a] SOCRATE. Mais ne sommes-nous pas convenus à l’instant même que le gain est le contraire de la perte, qui est un mal ? L’ANONYME. Et je le dis encore. SOCRATE. Et qu’étant contraire au mal, il est un bien ? L’ANONYME. Oui, nous en sommes convenus. SOCRATE. Tu vois donc que tu t’efforces de me tromper, en affirmant à dessein le contraire de ce dont nous sommes convenus. L’ANONYME. Non, Socrate, je le jure ; c’est au contraire toi qui me trompes et, je ne sais comment, me tournes et retournes sens dessus dessous. [228b] SOCRATE. Doucement, je te prie ; car je ne ferais certainement pas bien si je n’obéissais à un homme vertueux et sage. L’ANONYME. À qui ? Où en veux-tu venir ? SOCRATE. À mon concitoyen et au tien, au fils de Pisistrate, du dème de Philèdes Hipparque, l’aîné, et le plus sage des fils de Pisistrate, qui, parmi beaucoup d’autres preuves qu’il a données de sa sagesse, a le premier porté les livres d’Homère dans cette contrée, et obligé les rhapsodes à les réciter alternativement et par ordre aux Panathénées, comme ils le font encore aujourd’hui [228c] ; il envoya aussi chercher Anacréon de Téos, avec un vaisseau à cinquante rames, pour le conduire dans cette ville ; et il retint toujours auprès de lui Simonide de Céos, par les grands revenus qu’il lui donna et par des présens. Son but, en cela, était de former ses concitoyens, voulant commander à des hommes éclairés, et trop généreux pour se réserver exclusivement la possession de la sagesse. Et quand il eut ainsi répandu quelques lumières parmi les habitans de la ville, [228d] pénétrés d’admiration pour lui, il tourna ses soins vers les gens de la campagne, et éleva pour eux des Hermès dans toutes les routes placées entre la ville et chaque dème ; puis, choisissant ce qu’il trouvait de mieux dans son génie naturel ou dans ses connaissances, il le renferma dans des vers élégiaques, et l’inscrivit sur les Hermès, pour enseigner la sagesse ; [228e] de sorte que bientôt les citoyens admirèrent un peu moins ces excellens préceptes que l’on voyait inscrits à Delphes : Connais-toi toi-même ; Rien de trop ; et autres semblables, et qu’ils reconnurent plus de sagesse dans les pensées d’Hipparque. Les passants qui lisaient ces inscriptions, y puisaient le goût de sa philosophie, et accouraient de la campagne pour en apprendre davantage. Chaque Hermès avait deux inscriptions :
Concepts de ce passage
Colère
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Aporie
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Dialectique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éducation
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Famille
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse humaine
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Justice
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Connaissance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Loi
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nature
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Service
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vertu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque