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Platon

Minos, dialogue pseudo-platonicien Passage 317

Passage 5 sur 9

Référence canonique 317

Grec ancien

perseus-plato-minos-grc

ΣΩ. τῶν ἐπισταμένων, ὡς ἔοικεν, ὄψου σκευασίας ἄρχειν; ΕΤ. ναί. ΣΩ. ἐπίστανται δέ, ὥς φασιν, οἱ μάγειροι; ΕΤ. ἐπίστανται γάρ. ΣΩ. εἶεν· τίνων δὲ δὴ τὰ περὶ πόλεως διοικήσεως συγγράμματά τε καὶ νόμιμά ἐστιν; ἆρʼ οὐ τῶν ἐπισταμένων πόλεων ἄρχειν; ΕΤ. ἔμοιγε δοκεῖ. ΣΩ. ἐπίστανται δὲ ἄλλοι τινὲς ἢ οἱ πολιτικοί τε καὶ οἱ βασιλικοί; ΕΤ. οὗτοι μὲν οὖν. ΣΩ. πολιτικὰ ἄρα ταῦτα συγγράμματά ἐστιν, οὓς οἱ ἄνθρωποι νόμους καλοῦσι, βασιλέων τε καὶ ἀνδρῶν ἀγαθῶν συγγράμματα. ΕΤ. ἀληθῆ λέγεις. ΣΩ. ἄλλο τι οὖν οἵ γε ἐπιστάμενοι οὐκ ἄλλοτε ἄλλα συγγράψουσι περὶ τῶν αὐτῶν; ΕΤ. οὔ. ΣΩ. οὐδὲ μεταθήσονταί ποτε περὶ τῶν αὐτῶν ἕτερα καὶ ἕτερα νόμιμα; ΕΤ. οὐ δῆτα. ΣΩ. ἐὰν οὖν ὁρῶμέν τινας ὁπουοῦν τοῦτο ποιοῦντας, πότερα φήσομεν ἐπιστήμονας εἶναι ἢ ἀνεπιστήμονας τοὺς τοῦτο ποιοῦντας; ΕΤ. ἀνεπιστήμονας. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ ὃ μὲν ἂν ὀρθὸν ᾖ, νόμιμον αὐτὸ φήσομεν ἑκάστῳ εἶναι, ἢ τὸ ἰατρικὸν ἢ τὸ μαγειρικὸν ἢ τὸ κηπουρικόν; ΕΤ. ναί. ΣΩ. ὃ δʼ ἂν μὴ ὀρθὸν ᾖ, οὐκέτι φήσομεν τοῦτο νόμιμον εἶναι; ΕΤ. οὐκέτι. ΣΩ. ἄνομον ἄρα γίγνεται. ΕΤ. ἀνάγκη. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ ἐν τοῖς συγγράμμασι τοῖς περὶ τῶν δικαίων καὶ ἀδίκων καὶ ὅλως περὶ πόλεως διακοσμήσεώς τε καὶ περὶ τοῦ ὡς χρὴ πόλιν διοικεῖν, τὸ μὲν ὀρθὸν νόμος ἐστὶ βασιλικός, τὸ δὲ μὴ ὀρθὸν οὔ, ὃ δοκεῖ νόμος εἶναι τοῖς μὴ εἰδόσιν· ἔστιν γὰρ ἄνομον. ΕΤ. ναί. ΣΩ. ὀρθῶς ἄρα ὡμολογήσαμεν νόμον εἶναι τοῦ ὄντος εὕρεσιν. ΕΤ. φαίνεται. ΣΩ. ἔτι δὲ καὶ τόδε ἐν αὐτῷ διαθεώμεθα. τίς ἐπιστήμων διανεῖμαι ἐπὶ γῇ τὰ σπέρματα; ΕΤ. γεωργός. ΣΩ. οὗτος δὲ τὰ ἄξια σπέρματα ἑκάστῃ γῇ διανέμει; ΕΤ. ναί. ΣΩ. ὁ γεωργὸς ἄρα νομεὺς ἀγαθὸς τούτων, καὶ οἱ τούτου νόμοι καὶ διανομαὶ ἐπὶ ταῦτα ὀρθαί εἰσιν; ΕΤ. ναί. ΣΩ. τίς δὲ κρουμάτων ἐπὶ τὰ μέλη ἀγαθὸς νομεύς, καὶ τὰ ἄξια νεῖμαι; καὶ οἱ τίνος νόμοι ὀρθοί εἰσιν; ΕΤ. οἱ τοῦ αὐλητοῦ καὶ τοῦ κιθαριστοῦ. ΣΩ. ὁ νομικώτατος ἄρα ἐν τούτοις, οὗτος αὐλητικώτατος. ΕΤ. ναί. ΣΩ. τίς δὲ τὴν τροφὴν ἐπὶ τὰ τῶν ἀνθρώπων σώματα διανεῖμαι ἄριστος; οὐχ ὅσπερ τὴν ἀξίαν; ΕΤ. ναί. ΣΩ. αἱ τούτου ἄρα διανομαὶ καὶ οἱ νόμοι βέλτιστοι, καὶ ὅστις περὶ ταῦτα νομικώτατος, καὶ νομεὺς ἄριστος. ΕΤ. πάνυ γε. ΣΩ. τίς οὗτος;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-minos-en

Soc. Of people who know, it would seem, how to control the confection of tasty dishes? Com. Yes. Soc. And it is the cooks, they say, who know? Com. Yes, it is they who know. Soc. Very well; and now, whose are the treatises and accepted rules about the government of a state? Of the people who know how to control states, are they not? Com. I agree. Soc. And is it anyone else than statesmen and royal persons who know? Com. It is they, to be sure. Soc. Then what people call laws are treatises of state, - writings of kings and good men. Com. That is true. Soc. And must it not be that those who know will not write differently at different times on the same matters? Com. They will not. Soc. Nor will they ever change one set of accepted rules for another in respect of the same matters. Com. No, indeed. Soc. So if we see some persons anywhere doing this, shall we say that those who do so have knowledge, or have none? Com. That they have no knowledge. Soc. And again, whatever is right, we shall say is lawful for each person, whether in medicine or in cookery or in gardening? Com. Yes. Soc. And whatever is not right we shall decline to call lawful? Com. We shall decline. Soc. Then it becomes unlawful. Com. It must. Soc. And again, in writings about what is just and unjust, and generally about the government of a state and the proper way of governing it, that which is right is the king’s law, but not so that which is not right, though it seems to be law to those who do not know; for it is unlawful. Com. Yes. Soc. Then we rightly admitted that law is discovery of reality. Com. So it appears. Soc. Now let us observe this further point about it. Who has knowledge of distributing seed over land? Com. A farmer. Soc. And does he distribute the suitable seed to each sort of land? Com. Yes. Soc. Then the farmer is a good apportioner of it, and his laws and distributions are right in this matter? Com. Yes. Soc. And who is a good apportioner of notes struck for a tune, skilled in distributing suitable notes, and who is it whose laws are right here? Com. The flute-player and the harp-player. Soc. Then he who is the best lawyer in these matters is the best flute-player. Com. Yes. Soc. And who is most skilled in distributing food to human bodies? Is it not he who assigns suitable food? Com. Yes. Soc. Then his distributions and laws are best, and whoever is the best lawyer in this matter is also the best apportioner. Com. Certainly. Soc. Who is he?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. Elles viennent, à ce qu’il semble, de ceux qui savent diriger la confection de mets savoureux ?

L’ami. Oui.

Soc. Et ce sont les cuisiniers, dit-on, qui savent ?

L’ami. Oui, ce sont eux qui savent.

Soc. Fort bien. Et maintenant, de qui viennent les traités et les règles admises concernant le gouvernement d’un État ? Ne viennent-ils pas de ceux qui savent gouverner les États ?

L’ami. Je l’accorde.

Soc. Et ceux qui savent sont-ils autres que les hommes d’État et les personnes royales ?

L’ami. Ce sont eux, assurément.

Soc. Ce que les hommes appellent des lois, ce sont donc des traités sur l’État, des écrits de rois et d’hommes de bien.

L’ami. C’est vrai.

Soc. Et ceux qui savent ne doivent-ils pas éviter d’écrire différemment, à des époques différentes, sur les mêmes matières ?

L’ami. Ils ne le feront pas.

Soc. Ils ne remplaceront jamais non plus un ensemble de règles admises par un autre à propos des mêmes matières ?

L’ami. Non, certes.

Soc. Si donc nous voyons quelque part certaines personnes agir ainsi, dirons-nous que ceux qui le font possèdent le savoir ou qu’ils ne le possèdent pas ?

L’ami. Qu’ils ne le possèdent pas.

Soc. Et, d’autre part, tout ce qui est juste, nous dirons que cela fait loi pour chacun, que ce soit en médecine, en cuisine ou en jardinage ?

L’ami. Oui.

Soc. Et tout ce qui n’est pas juste, nous refuserons de l’appeler légal ?

L’ami. Nous le refuserons.

Soc. Cela devient donc illégal.

L’ami. Nécessairement.

Soc. Et de même, dans les écrits portant sur ce qui est juste et injuste, et en général sur le gouvernement d’un État et la bonne manière de le gouverner, ce qui est juste est la loi du roi ; mais ce qui ne l’est pas n’est pas loi, bien que cela semble l’être à ceux qui ne savent pas, car c’est illégal.

L’ami. Oui.

Soc. Nous avons donc eu raison d’admettre que la loi est une découverte de la réalité.

L’ami. Il le semble.

Soc. Examinons encore à son sujet le point suivant. Qui sait distribuer la semence sur une terre ?

L’ami. Un cultivateur.

Soc. Et distribue-t-il à chaque sorte de terre la semence qui lui convient ?

L’ami. Oui.

Soc. Le cultivateur est donc un bon répartiteur de la semence, et ses lois et ses distributions sont justes en cette matière ?

L’ami. Oui.

Soc. Et qui est un bon répartiteur des notes jouées pour une mélodie, habile à distribuer les notes qui conviennent, et de qui les lois sont-elles justes en cette matière ?

L’ami. Du joueur de flûte et du joueur de lyre.

Soc. Celui qui est le meilleur législateur en ces matières est donc le meilleur joueur de flûte.

L’ami. Oui.

Soc. Et qui est le plus habile à distribuer la nourriture aux corps humains ? N’est-ce pas celui qui leur assigne la nourriture qui convient ?

L’ami. Oui.

Soc. Ses distributions et ses lois sont donc les meilleures, et celui qui est le meilleur législateur en cette matière est aussi le meilleur répartiteur.

L’ami. Certainement.

Soc. Qui est-il ?

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