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Platon
Minos, dialogue pseudo-platonicien Passage 318
Passage 6 sur 9
Référence canonique 318
Grec ancien
perseus-plato-minos-grc
ΕΤ. παιδοτρίβης. ΣΩ. οὗτος τὴν ἀνθρωπείαν ἀγέλην τοῦ σώματος νέμειν κράτιστος; ΕΤ. ναί. ΣΩ. τίς δὲ τὴν τῶν προβάτων ἀγέλην κράτιστος νέμειν; τί ὄνομα αὐτῷ; ΕΤ. ποιμήν. ΣΩ. οἱ τοῦ ποιμένος ἄρα νόμοι ἄριστοι τοῖς προβάτοις. ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἱ δὲ τοῦ βουκόλου τοῖς βουσί. ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἱ δὲ τοῦ τίνος νόμοι ἄριστοι ταῖς ψυχαῖς τῶν ἀνθρώπων; οὐχ οἱ τοῦ βασιλέως; φάθι. ΕΤ. φημὶ δή. ΣΩ. καλῶς τοίνυν λέγεις. ἔχοις ἂν οὖν εἰπεῖν τίς τῶν παλαιῶν ἀγαθὸς γέγονεν ἐν τοῖς αὐλητικοῖς νόμοις νομοθέτης; ἴσως οὐκ ἐννοεῖς, ἀλλʼ ἐγὼ βούλει σε ὑπομνήσω; ΕΤ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. ἆρʼ οὖν ὁ Μαρσύας λέγεται καὶ τὰ παιδικὰ αὐτοῦ Ὄλυμπος ὁ Φρύξ; ΕΤ. ἀληθῆ λέγεις. ΣΩ. τούτων δὴ καὶ τὰ αὐλήματα θειότατά ἐστι, καὶ μόνα κινεῖ καὶ ἐκφαίνει τοὺς τῶν θεῶν ἐν χρείᾳ ὄντας· καὶ ἔτι καὶ νῦν μόνα λοιπά, ὡς θεῖα ὄντα. ΕΤ. ἔστι ταῦτα. ΣΩ. τίς δὲ λέγεται τῶν παλαιῶν βασιλέων ἀγαθὸς νομοθέτης γεγονέναι, οὗ ἔτι καὶ νῦν τὰ νόμιμα μένει ὡς θεῖα ὄντα; ΕΤ. οὐκ ἐννοῶ. ΣΩ. οὐκ οἶσθα τίνες παλαιοτάτοις νόμοις χρῶνται τῶν Ἑλλήνων; ΕΤ. ἆρα Λακεδαιμονίους λέγεις καὶ Λυκοῦργον τὸν νομοθέτην; ΣΩ. ἀλλὰ ταῦτά γε οὐδέπω ἴσως ἔτη τριακόσια ἢ ὀλίγῳ τούτων πλείω. ἀλλὰ τούτων τῶν νομίμων τὰ βέλτιστα πόθεν ἥκει; οἶσθα; ΕΤ. φασί γε ἐκ Κρήτης. ΣΩ. οὐκοῦν οὗτοι παλαιοτάτοις νόμοις χρῶνται τῶν Ἑλλήνων; ΕΤ. ναί. ΣΩ. οἶσθα οὖν τίνες τούτων ἀγαθοὶ βασιλῆς ἦσαν; Μίνως καὶ Ῥαδάμανθυς, οἱ Διὸς καὶ Εὐρώπης παῖδες, ὧν οἵδε εἰσὶν οἱ νόμοι. ΕΤ. Ῥαδάμανθύν γέ φασιν, ὦ Σώκρατες, δίκαιον ἄνδρα, τὸν δὲ Μίνων ἄγριόν τινα καὶ χαλεπὸν καὶ ἄδικον. ΣΩ. Ἀττικόν, ὦ βέλτιστε, λέγεις μῦθον καὶ τραγικόν. ΕΤ. τί δέ; οὐ ταῦτα λέγεται περὶ Μίνω; ΣΩ. οὔκουν ὑπό γε Ὁμήρου καὶ Ἡσιόδου· καίτοι γε πιθανώτεροί εἰσιν ἢ σύμπαντες οἱ τραγῳδοποιοί, ὧν σὺ ἀκούων ταῦτα λέγεις. ΕΤ. ἀλλὰ τί μὴν οὗτοι περὶ Μίνω λέγουσιν;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-minos-en
Com. A trainer. Soc. He is the best man to pasture the human herd of the body? Com. Yes. Soc. And who is the best man to pasture a flock of sheep? What is his name? Com. A shepherd. Soc. Then the shepherd’s laws are best for sheep. Com. Yes. Soc. And the herdsman’s for oxen. Com. Yes. Soc. And whose laws are best for the souls of men? The king’s, are they not? Say if you agree. Com. I do. Soc. Then you are quite right. Now can you tell me who, in former times, has proved himself a good lawgiver in regard to the laws of flute-playing? Perhaps you cannot think of him: would you like me to remind you? Com. Do by all means. Soc. Then is it Marsyas, by tradition, and his beloved Olympus , the Phrygian? Com. That is true. Soc. And their flute-tunes also are most divine, and alone stir and make manifest those who are in need of the gods; and to this day they only remain, as being divine. Com. That is so. Soc. And who by tradition has shown himself a good lawgiver among the ancient kings, so that to this day his ordinances remain, as being divine? Com. I cannot think. Soc. Do you not know which of the Greeks use the most ancient laws? Com. Do you mean the Spartans, and Lycurgus the lawgiver? Soc. Why, that is a matter, I daresay, of less than three hundred years ago, or but a little more. But whence is it that the best of those ordinances come? Do you know? Com. From Crete , so they say. Soc. Then the people there use the most ancient laws in Greece ? Com. Yes. Soc. Then do you know who were their good kings? Minos and Rhadamanthus, the sons of Zeus and Europa; those laws were theirs. Com. Rhadamanthus, they do say, Socrates, was a just man; but Minos was a savage sort of person, harsh and unjust. Soc. Your tale, my excellent friend, is a fiction of Attic tragedy. Com. What! Is not this the tradition about Minos? Soc. Not in Homer and Hesiod; and yet they are more to be believed than all the tragedians together, from whom you heard your tale. Com. Well, and what, pray, is their tale about Minos?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
L’ami. Un entraîneur.
Soc. Est-il le meilleur homme pour faire paître le troupeau humain du corps ?
L’ami. Oui.
Soc. Et qui est le meilleur homme pour faire paître un troupeau de moutons ? Quel est son nom ?
L’ami. Un berger.
Soc. Les lois du berger sont donc les meilleures pour les moutons.
L’ami. Oui.
Soc. Et celles du bouvier pour les bœufs.
L’ami. Oui.
Soc. Et de qui les lois sont-elles les meilleures pour les âmes des hommes ? Ne sont-ce pas celles du roi ? Dis-moi si tu es d’accord.
L’ami. Je le suis.
Soc. Tu as donc tout à fait raison. Maintenant, peux-tu me dire qui, dans les temps anciens, s’est révélé un bon législateur à l’égard des lois de la flûte ? Peut-être ne vois-tu pas de qui il s’agit. Veux-tu que je te le rappelle ?
L’ami. Oui, absolument.
Soc. N’est-ce pas, selon la tradition, Marsyas et son bien-aimé Olympos, le Phrygien ?
L’ami. C’est vrai.
Soc. Leurs airs de flûte sont eux aussi parfaitement divins ; eux seuls émeuvent et révèlent ceux qui ont besoin des dieux ; et jusqu’à ce jour, ils sont seuls à subsister, parce qu’ils sont divins.
L’ami. Il en est ainsi.
Soc. Et qui, selon la tradition, s’est montré bon législateur parmi les rois anciens, au point que ses ordonnances subsistent encore aujourd’hui, parce qu’elles sont divines ?
L’ami. Je ne vois pas.
Soc. Ne sais-tu pas quels Grecs emploient les lois les plus anciennes ?
L’ami. Veux-tu parler des Spartiates et de Lycurgue, leur législateur ?
Soc. Mais cela remonte, je crois, à moins de trois cents ans, ou guère davantage. D’où viennent donc les meilleures de ces ordonnances ? Le sais-tu ?
L’ami. De Crète, à ce qu’on dit.
Soc. Les habitants de cette île emploient donc les lois les plus anciennes de Grèce ?
L’ami. Oui.
Soc. Sais-tu alors quels furent leurs bons rois ? Minos et Rhadamanthe, les fils de Zeus et d’Europe ; ces lois étaient les leurs.
L’ami. Rhadamanthe, dit-on en effet, Socrate, était un homme juste ; mais Minos était une sorte d’homme sauvage, dur et injuste.
Soc. Le récit que tu rapportes, mon excellent ami, est une fiction de la tragédie attique.
L’ami. Quoi ! N’est-ce pas là ce que la tradition dit de Minos ?
Soc. Pas chez Homère ni chez Hésiode ; et pourtant ils sont plus dignes de foi que tous les poètes tragiques réunis, auxquels tu dois ton récit.
L’ami. Eh bien, que racontent-ils donc, je te prie, au sujet de Minos ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Éther et champ
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