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Platon

Parménide Passage 148

Passage 23 sur 41

Référence canonique 148

Grec ancien

perseus-plato-parmenides-grc

ἧι ἄρα ἕτερον τῶν ἄλλων τὸ ἓν καὶ τἆλλα τοῦ ἑνός, κατʼ αὐτὸ τὸ ἕτερον πεπονθέναι οὐκ ἄλλο ἀλλὰ τὸ αὐτὸ ἂν πεπονθὸς εἴη τὸ ἓν τοῖς ἄλλοις· τὸ δέ που ταὐτὸν πεπονθὸς ὅμοιον· οὐχί; ναί. ἧι δὴ τὸ ἓν ἕτερον τῶν ἄλλων πέπονθεν εἶναι, κατʼ αὐτὸ τοῦτο ἅπαν ἅπασιν ὅμοιον ἂν εἴη· ἅπαν γὰρ ἁπάντων ἕτερόν ἐστιν. ἔοικεν. ἀλλὰ μὴν τό γε ὅμοιον τῷ ἀνομοίῳ ἐναντίον. ναί. οὐκοῦν καὶ τὸ ἕτερον τῷ ταὐτῷ. καὶ τοῦτο. ἀλλὰ μὴν καὶ τοῦτό γʼ ἐφάνη, ὡς ἄρα τὸ ἓν τοῖς ἄλλοις ταὐτόν. ἐφάνη γάρ. τοὐναντίον δέ γε πάθος ἐστὶ τὸ εἶναι ταὐτὸν τοῖς ἄλλοις τῷ ἕτερον εἶναι τῶν ἄλλων. πάνυ γε. ἧι γε μὴν ἕτερον, ὅμοιον ἐφάνη. ναί. ἧι ἄρα ταὐτόν, ἀνόμοιον ἔσται κατὰ τοὐναντίον πάθος τῷ ὁμοιοῦντι πάθει. ὡμοίου δέ που τὸ ἕτερον; ναί. ἀνομοιώσει ἄρα τὸ ταὐτόν, ἢ οὐκ ἐναντίον ἔσται τῷ ἑτέρῳ. ἔοικεν. ὅμοιον ἄρα καὶ ἀνόμοιον ἔσται τὸ ἓν τοῖς ἄλλοις, ᾗ μὲν ἕτερον, ὅμοιον, ᾗ δὲ ταὐτόν, ἀνόμοιον. ἔχει γὰρ οὖν δή, ὡς ἔοικεν, καὶ τοιοῦτον λόγον. καὶ γὰρ τόνδε ἔχει. τίνα; ἧι ταὐτὸν πέπονθε, μὴ ἀλλοῖον πεπονθέναι, μὴ ἀλλοῖον δὲ πεπονθὸς μὴ ἀνόμοιον, μὴ ἀνόμοιον δὲ ὅμοιον εἶναι· ᾗ δʼ ἄλλο πέπονθεν, ἀλλοῖον, ἀλλοῖον δὲ ὂν ἀνόμοιον εἶναι. ἀληθῆ λέγεις. ταὐτόν τε ἄρα ὂν τὸ ἓν τοῖς ἄλλοις καὶ ὅτι ἕτερόν ἐστι, κατʼ ἀμφότερα καὶ κατὰ ἑκάτερον, ὅμοιόν τε ἂν εἴη καὶ ἀνόμοιον τοῖς ἄλλοις. πάνυ γε. οὐκοῦν καὶ ἑαυτῷ ὡσαύτως, ἐπείπερ ἕτερόν τε ἑαυτοῦ καὶ ταὐτὸν ἑαυτῷ ἐφάνη, κατʼ ἀμφότερα καὶ κατὰ ἑκάτερον ὅμοιόν τε καὶ ἀνόμοιον φανήσεται; ἀνάγκη. τί δὲ δή; περὶ τοῦ ἅπτεσθαι τὸ ἓν αὑτοῦ καὶ τῶν ἄλλων καὶ τοῦ μὴ ἅπτεσθαι πέρι πῶς ἔχει, σκόπει. σκοπῶ. αὐτὸ γάρ που ἐν ἑαυτῷ ὅλῳ τὸ ἓν ἐφάνη ὄν. ὀρθῶς. οὐκοῦν καὶ ἐν τοῖς ἄλλοις τὸ ἕν; ναί. ἧι μὲν ἄρα ἐν τοῖς ἄλλοις, τῶν ἄλλων ἅπτοιτο ἄν· ᾗ δὲ αὐτὸ ἐν ἑαυτῷ, τῶν μὲν ἄλλων ἀπείργοιτο ἅπτεσθαι, αὐτὸ δὲ αὑτοῦ ἅπτοιτο ἂν ἐν ἑαυτῷ ὄν. φαίνεται. οὕτω μὲν δὴ ἅπτοιτο ἂν τὸ ἓν αὑτοῦ τε καὶ τῶν ἄλλων. ἅπτοιτο. τί δὲ τῇδε; ἆρʼ οὐ πᾶν τὸ μέλλον ἅψεσθαί τινος ἐφεξῆς δεῖ κεῖσθαι ἐκείνῳ οὗ μέλλει ἅπτεσθαι, ταύτην τὴν ἕδραν κατέχον ἣ ἂν μετʼ ἐκείνην ᾖ ἕδρα ᾗ ἂν κέηται, ἅπτεται; ἀνάγκη. καὶ τὸ ἓν ἄρα εἰ μέλλει αὐτὸ αὑτοῦ ἅψεσθαι, ἐφεξῆς δεῖ εὐθὺς μετὰ ἑαυτὸ κεῖσθαι, τὴν ἐχομένην χώραν κατέχον ἐκείνης ἐν ᾗ αὐτό ἐστιν. δεῖ γὰρ οὖν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-parmenides-en

Ceph. In so far as the one is other than the others and the others are other than the one, the one and the others are not in different states, but in the same state; but whatever is in the same state is like, is it not? Yes. Then in so far as the one is in the state of being other than the others, just so far everything is like all other things; for everything is other than all other things. So it appears. But the like is opposed to the unlike. Yes. And the other to the same. That is also true. But this, too, was shown, that the one is the same as the others. Yes, it was. And being the same as the others is the opposite of being other than the others. Certainly. In so far as it was other it was shown to be like. Yes. Then in so far as it is the same it will be unlike, since it has a quality which is the opposite of the quality which makes it like, for the other made it like. Yes. Then the same will make it unlike; otherwise the same will not be the opposite of the other. So it appears. Then the one will be both like and unlike the others, like in so far as it is other, unlike in so far as it is the same. Yes, that sort of conclusion seems to be tenable. But there is another besides. What is it? In so far as it is in the same state, the one is not in another state, and not being in another state it is not unlike, and not being unlike it is like but in so far as it is in another state, it is of another sort, and being of another sort it is unlike. True. Then the one, because it is the same as the others and because it is other than the others, for both these reasons or for either of them would be both like and unlike the others. Certainly. And likewise, since it has been shown to be other than itself and the same as itself, the one will for both these reasons or for either of them be both like and unlike itself. That is inevitable. Now, then, consider the question whether the one touches or does not touch itself and other things. I am considering. The one was shown, I think, to be in the whole of itself. Right. And the one is also in other things? Yes. Then by reason of being in the others it would touch them, and by reason of being in itself it would be prevented from touching the others, but would touch itself, since it is in itself. That is clear. Thus the one would touch itself and the other things. It would. But how about this? Must not everything which is to touch anything be next to that which it is to touch, and occupy that position which, being next to that of the other, touches it? It must. Then the one, if it is to touch itself, must lie next to itself and occupy the position next to that in which it is. Yes, it must.

Français

Victor Cousin · wikisource-cousin-parmenides-fr-01

[148a] que tout le reste, et tout le reste autre que l’un, l’un, participant au même autre que tout le reste, ne participe pas à une chose différente, mais à la même chose que tout le reste. Or, ce qui participe en quelque manière de la même chose, est semblable. N’est-il pas vrai ? - Oui. - Ainsi, c’est par la même raison qui fait que l’un se trouve être autre que tout le reste, que tout serait semblable à tout ; car toute chose est autre que toute chose. - Il semble. - Cependant le semblable est contraire au dissemblable ? - Oui. - Et le même contraire à l’autre ? - Encore. - Or, nous avons aussi vu que l’un est le même [148b] que tout le reste. - Oui. - Mais, être le même que tout le reste, c’est un état contraire à celui d’être autre que tout le reste. - Assurément. - Et nous avons vu qu’en tant qu’autre, l’un est semblable. - Oui. - Donc, en tant que le même, il sera dissemblable, puisqu’il sera dans l’état contraire à celui qui fait la ressemblance ; car n’était-ce pas l’autre qui rendait semblable ? - Oui. - Le même rendra donc dissemblable, ou bien il ne sera pas le contraire du différent. [148c] - Il semble. - Donc, l’un sera semblable et dissemblable aux autres choses : semblable en tant qu’autre, dissemblable en tant que le même. - Oui, selon toute apparence. - Voici encore une autre conséquence. - Laquelle ? - En tant que l’un participe du même, il ne participe pas du différent ; en tant qu’il ne participe pas du différent, il n’est pas dissemblable ; et en tant qu’il n’est pas dissemblable, il est semblable. D’un autre côté, en tant qu’il participe du différent, il est différent, et en tant qu’il est différent, il est dissemblable. - Tu as raison. - Ainsi l’un, étant le même et étant autre que toutes les choses qui sont différentes de lui, leur sera, par ces deux raisons à la fois et par chacune d’elles séparément, [148d] semblable et dissemblable en même temps. - Tout-à-fait. - Mais si nous avons trouvé qu’il est à la fois le même et autre que lui-même, ne devons-nous pas trouver également qu’il est en même temps par ces deux raisons ensemble, et par chacune séparément, semblable et dissemblable à lui-même ? - Nécessairement. - Maintenant, l’un est-il ou n’est-il pas en contact et avec lui-même et avec les autres choses ? Penses-y bien. - Je vais y penser. - L’être nous est apparu comme contenu en quelque sorte dans le tout de lui-même. - Oui. - N’est-il donc pas aussi contenu dans les autres choses ? - Oui. - Eh bien, en tant qu’il est [148e] dans les autres choses, il les touchera ; en tant qu’il est dans lui-même, il lui sera impossible, il est vrai, de toucher les autres choses, mais il se touchera lui-même, s’il est en lui-même. - C’est évident. - De cette manière l’un se touchera lui-même et les autres choses. - Oui. - Eh bien, maintenant, tout ce qui doit toucher une chose ne doit-il pas se trouver immédiatement à la suite de ce qu’il doit toucher, et occuper la place qui vient après celle où se trouve ce qu’il touche ? - Nécessairement. - L’un aussi, s’il doit se toucher lui-même, doit donc être immédiatement à la suite de lui-même. - Il le faut bien. - Or, c’est ce qui ne peut arriver

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