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Platon

Parménide Passage 161

Passage 36 sur 41

Référence canonique 161

Grec ancien

perseus-plato-parmenides-grc

εἶναι μὲν δὴ τῷ ἑνὶ οὐχ οἷόν τε, εἴπερ γε μὴ ἔστι, μετέχειν δὲ πολλῶν οὐδὲν κωλύει, ἀλλὰ καὶ ἀνάγκη, εἴπερ τό γε ἓν ἐκεῖνο καὶ μὴ ἄλλο μὴ ἔστιν. εἰ μέντοι μήτε τὸ ἓν μήτʼ ἐκεῖνο μὴ ἔσται, ἀλλὰ περὶ ἄλλου του ὁ λόγος, οὐδὲ φθέγγεσθαι δεῖ οὐδέν· εἰ δὲ τὸ ἓν ἐκεῖνο καὶ μὴ ἄλλο ὑπόκειται μὴ εἶναι, καὶ τοῦ ἐκείνου καὶ ἄλλων πολλῶν ἀνάγκη αὐτῷ μετεῖναι. καὶ πάνυ γε. καὶ ἀνομοιότης ἄρα ἐστὶν αὐτῷ πρὸς τὰ ἄλλα· τὰ γὰρ ἄλλα τοῦ ἑνὸς ἕτερα ὄντα ἑτεροῖα καὶ εἴη ἄν. ναί. τὰ δʼ ἑτεροῖα οὐκ ἀλλοῖα; πῶς δʼ οὔ; τὰ δʼ ἀλλοῖα οὐκ ἀνόμοια; ἀνόμοια μὲν οὖν. οὐκοῦν εἴπερ τῷ ἑνὶ ἀνόμοιά ἐστι, δῆλον ὅτι ἀνομοίῳ τά γε ἀνόμοια ἀνόμοια ἂν εἴη. δῆλον. εἴη δὴ ἂν καὶ τῷ ἑνὶ ἀνομοιότης, πρὸς ἣν τὰ ἄλλα ἀνόμοια αὐτῷ ἐστιν. ἔοικεν. εἰ δὲ δὴ τῶν ἄλλων ἀνομοιότης ἔστιν αὐτῷ, ἆρʼ οὐκ ἀνάγκη ἑαυτοῦ ὁμοιότητα αὐτῷ εἶναι; πῶς; εἰ ἑνὸς ἀνομοιότης ἔστι τῷ ἑνί, οὐκ ἄν που περὶ τοῦ τοιούτου ὁ λόγος εἴη οἵου τοῦ ἑνός, οὐδʼ ἂν ἡ ὑπόθεσις εἴη περὶ ἑνός, ἀλλὰ περὶ ἄλλου ἢ ἑνός. πάνυ γε. οὐ δεῖ δέ γε. οὐ δῆτα. δεῖ ἄρα ὁμοιότητα τῷ ἑνὶ αὐτοῦ ἑαυτῷ εἶναι. δεῖ. καὶ μὴν οὐδʼ αὖ ἴσον γʼ ἐστὶ τοῖς ἄλλοις· εἰ γὰρ εἴη ἴσον, εἴη τε ἂν ἤδη καὶ ὅμοιον ἂν εἴη αὐτοῖς κατὰ τὴν ἰσότητα. ταῦτα δʼ ἀμφότερα ἀδύνατα, εἴπερ μὴ ἔστιν ἕν. ἀδύνατα. ἐπειδὴ δὲ οὐκ ἔστι τοῖς ἄλλοις ἴσον, ἆρα οὐκ ἀνάγκη καὶ τἆλλα ἐκείνῳ μὴ ἴσα εἶναι; ἀνάγκη. τὰ δὲ μὴ ἴσα οὐκ ἄνισα; ναί. τὰ δὲ ἄνισα οὐ τῷ ἀνίσῳ ἄνισα; πῶς δʼ οὔ; καὶ ἀνισότητος δὴ μετέχει τὸ ἕν, πρὸς ἣν τἆλλα αὐτῷ ἐστιν ἄνισα; μετέχει. ἀλλὰ μέντοι ἀνισότητός γε ἐστὶ μέγεθός τε καὶ σμικρότης. ἔστι γάρ. ἔστιν ἄρα καὶ μέγεθός τε καὶ σμικρότης τῷ τοιούτῳ ἑνί; κινδυνεύει. μέγεθος μὴν καὶ σμικρότης ἀεὶ ἀφέστατον ἀλλήλοιν. πάνυ γε. μεταξὺ ἄρα τι αὐτοῖν ἀεί ἐστιν. ἔστιν. ἔχεις οὖν τι ἄλλο εἰπεῖν μεταξὺ αὐτοῖν ἢ ἰσότητα; οὔκ, ἀλλὰ τοῦτο. ὅτῳ ἄρα ἔστι μέγεθος καὶ σμικρότης, ἔστι καὶ ἰσότης αὐτῷ μεταξὺ τούτοιν οὖσα. φαίνεται. τῷ δὴ ἑνὶ μὴ ὄντι, ὡς ἔοικε, καὶ ἰσότητος ἂν μετείη καὶ μεγέθους καὶ σμικρότητος. ἔοικεν. καὶ μὴν καὶ οὐσίας γε δεῖ αὐτὸ μετέχειν πῃ. πῶς δή; ἔχειν αὐτὸ δεῖ οὕτως ὡς λέγομεν· εἰ γὰρ μὴ οὕτως ἔχει, οὐκ ἂν ἀληθῆ λέγοιμεν ἡμεῖς λέγοντες τὸ ἓν μὴ εἶναι· εἰ δὲ ἀληθῆ, δῆλον ὅτι ὄντα αὐτὰ λέγομεν. ἢ οὐχ οὕτως; οὕτω μὲν οὖν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-parmenides-en

Ceph. It is impossible for the one to be, if it does not exist, but nothing prevents its partaking of many things; indeed it must do so, if that one of which we are speaking, and not something else, is not. But if neither the one, nor that, is not, but we are speaking of something else, there is no use in saying anything at all; but if non-existence is the property of that one, and not of something else, then the one must partake of that and of many other attributes. Yes, certainly. And it will possess unlikeness in relation to other things for the things which are other than one, being different, will be of a different kind. Yes. And are not things which are of a different kind also of another kind? Of course. And things which are of another kind are unlike, are they not? Yes, they are unlike. Then if they are unlike the one, the one is evidently unlike the things which are unlike it. Evidently. Then the one possesses unlikeness in relation to which the others are unlike. So it appears. But if it possesses unlikeness to the others, must it not possess likeness to itself? How is that? If the one possesses unlikeness to the one, our argument will not be concerned with that which is of the nature of the one, and our hypothesis will not relate to the one, but to something other than one. Certainly. But that is inadmissible. It certainly is. Then the one must possess likeness to itself. It must. And neither is the one equal to the others; for if it were equal, then it would both be and be like them in respect to equality, both of which are impossible, if one does not exist. Yes, they are impossible. And since it is not equal to the others, they cannot be equal to it, can they? Certainly not. And things which are not equal are unequal, are they not? Yes. And things which are unequal are unequal to something which is unequal to them? Of course. Then the one partakes of inequality, in respect to which the others are unequal to it? Yes, it does. But greatness and smallness are constituents of inequality. Yes. Then the one, such as we are discussing, possesses greatness and smallness? So it appears. Now surely greatness and smallness always keep apart from one another. Certainly. Then there is always something between them. There is. Can you think of anything between them except equality? No, only equality. Then anything which has greatness and smallness has also equality, which is between the two. That is clear. Then the non-existent one, it appears, partakes of equality and greatness and smallness. So it appears. And it must also, in a way, partake of existence. How is that? It must be in such conditions as we have been saying; for if it were not, we should not be speaking the truth in saying that the one is not. And if we speak the truth, it is clear that we say that which is. Am I not right? You are.

Français

Victor Cousin · wikisource-cousin-parmenides-fr-01

[161a] de beaucoup de choses, et il faut même qu’il en participe, si c’est l’un, si c’est celui-là qui n’existe pas, et non pas autre chose. Si, au contraire, ce n’est pas l’un, si ce n’est pas celui-là qui n’existe pas, et qu’il soit question d’une autre chose, il n’est plus possible d’en dire un mot. Mais si c’est l’un, ce que nous désignons par celui-là, et non autre chose, qu’on suppose ne pas exister, il faut bien qu’il participe et de celui-là et de beaucoup d’autres choses. - À la bonne heure. - Il y a donc aussi en lui dissemblance par rapport aux autres choses ; car les autres choses étant différentes de l’un, doivent être aussi de nature différente. - Oui. - Et ce qui est de nature différente n’est-il pas divers ? - Sans contredit. - Et ce qui est divers, [161b] n’est-il pas dissemblable ? - Oui. - Et s’il y a des choses dissemblables à l’un, il est évident que ces choses dissemblables sont dissemblables à quelque chose qui leur est dissemblable. - Oui. - Il y a donc aussi dans l’un une dissemblance, par rapport à laquelle les autres choses lui sont dissemblables. - C’est évident. - Or, s’il a en lui une dissemblance à l’égard des autres choses, n’aura-t-il pas nécessairement une ressemblance avec lui-même ? - Comment ? - S’il y avait dans l’un de la dissemblance à l’égard de l’un, il ne pourrait pas être question d’une chose telle que l’un, et notre hypothèse ne porterait pas sur l’un, mais sur autre chose que l’un. [161c] - Certainement. - Or, c’est ce qui ne doit pas être. - Non. - Il faut donc que l’un ait de la ressemblance avec lui-même ? - Il le faut. - Mais il n’est pas non plus égal aux autres choses ; car s’il leur était égal, dès lors il leur serait semblable en vertu de cette égalité ; or, l’un et l’autre est impossible, si l’un n’existe pas. - Impossible. - Puisqu’il n’est pas égal aux autres choses, n’est-il pas nécessaire que les autres choses ne soient pas non plus égales à lui ? - C’est nécessaire. - Et ce qui n’est pas égal, n’est-il pas inégal ? - Oui. - Et ce qui est inégal n’est-il pas inégal à l’inégal ? - Sans contredit. - L’un participe donc aussi de l’inégalité [161d] par rapport à laquelle les autres choses lui sont inégales. - Il en participe. - Or, à l’inégalité appartiennent la grandeur et la petitesse. - Oui. - L’un aura donc aussi de la grandeur et de la petitesse. - Il y a apparence. - La grandeur et la petitesse sont toujours éloignées l’une de l’autre. - Assurément. - Il y a donc entre elles quelque chose d’intermédiaire. - Oui. - Connais-tu quelque autre chose qui puisse être intermédiaire entre elles, que l’égalité ? - Non, aucune autre que celle-là. - Ainsi, ce qui a la grandeur et la petitesse a aussi l’égalité qui en forme l’intermédiaire. - Évidemment. - Il paraît donc que l’un qui n’existe pas, participe de l’égalité, de la grandeur et de la petitesse. [161e] - Il paraît. - Mais il faut encore qu’il participe aussi de l’être. - Comment cela ? - Il faut qu’il en soit de l’un comme nous disons là ; si non, nous ne dirions pas vrai en disant que l’un n’existe pas ; et si nous avons dit vrai, il est évident que nous avons dit ce qui est ; n’est-ce pas ? - Oui. - Mais, puisque nous prétendons avoir dit vrai, nous prétendons

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