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Platon

Phédon Passage 102

Passage 46 sur 62

Référence canonique 102

Grec ancien

perseus-plato-phaedo-grc

ΦΑΙΔ. ἀληθέστατα, ἔφη, λέγεις, ὅ τε Σιμμίας ἅμα καὶ ὁ Κέβης . ΕΧ. νὴ Δία , ὦ Φαίδων , εἰκότως γε· θαυμαστῶς γάρ μοι δοκεῖ ὡς ἐναργῶς τῷ καὶ σμικρὸν νοῦν ἔχοντι εἰπεῖν ἐκεῖνος ταῦτα. ΦΑΙΔ. πάνυ μὲν οὖν, ὦ Ἐχέκρατες , καὶ πᾶσι τοῖς παροῦσιν ἔδοξεν. ΕΧ. καὶ γὰρ ἡμῖν τοῖς ἀποῦσι, νῦν δὲ ἀκούουσιν. ἀλλὰ τίνα δὴ ἦν τὰ μετὰ ταῦτα λεχθέντα; ΦΑΙΔ. ὡς μὲν ἐγὼ οἶμαι, ἐπεὶ αὐτῷ ταῦτα συνεχωρήθη, καὶ ὡμολογεῖτο εἶναί τι ἕκαστον τῶν εἰδῶν καὶ τούτων τἆλλα μεταλαμβάνοντα αὐτῶν τούτων τὴν ἐπωνυμίαν ἴσχειν, τὸ δὴ μετὰ ταῦτα ἠρώτα, εἰ δή, ἦ δ’ ὅς, ταῦτα οὕτως λέγεις, ἆρ’ οὐχ, ὅταν Σιμμίαν Σωκράτους φῇς μείζω εἶναι, Φαίδωνος δὲ ἐλάττω, λέγεις τότ’ εἶναι ἐν τῷ Σιμμίᾳ ἀμφότερα, καὶ μέγεθος καὶ σμικρότητα; ἔγωγε. ἀλλὰ γάρ, ἦ δ’ ὅς, ὁμολογεῖς τὸ τὸν Σιμμίαν ὑπερέχειν Σωκράτους οὐχ ὡς τοῖς ῥήμασι λέγεται οὕτω καὶ τὸ ἀληθὲς ἔχειν; οὐ γάρ που πεφυκέναι Σιμμίαν ὑπερέχειν τούτῳ, τῷ Σιμμίαν εἶναι, ἀλλὰ τῷ μεγέθει ὃ τυγχάνει ἔχων· οὐδ’ αὖ Σωκράτους ὑπερέχειν ὅτι Σωκράτης ὁ Σωκράτης ἐστίν, ἀλλ’ ὅτι σμικρότητα ἔχει ὁ Σωκράτης πρὸς τὸ ἐκείνου μέγεθος; ἀληθῆ. οὐδέ γε αὖ ὑπὸ Φαίδωνος ὑπερέχεσθαι τῷ ὅτι Φαίδων ὁ Φαίδων ἐστίν, ἀλλ’ ὅτι μέγεθος ἔχει ὁ Φαίδων πρὸς τὴν Σιμμίου σμικρότητα; ἔστι ταῦτα. οὕτως ἄρα ὁ Σιμμίας ἐπωνυμίαν ἔχει σμικρός τε καὶ μέγας εἶναι, ἐν μέσῳ ὢν ἀμφοτέρων, τοῦ μὲν τῷ μεγέθει ὑπερέχειν τὴν σμικρότητα ὑπέχων, τῷ δὲ τὸ μέγεθος τῆς σμικρότητος παρέχων ὑπερέχον. καὶ ἅμα μειδιάσας, ἔοικα, ἔφη, καὶ συγγραφικῶς ἐρεῖν, ἀλλ’ οὖν ἔχει γέ που ὡς λέγω. συνέφη. λέγω δὴ τοῦδ’ ἕνεκα, βουλόμενος δόξαι σοὶ ὅπερ ἐμοί. ἐμοὶ γὰρ φαίνεται οὐ μόνον αὐτὸ τὸ μέγεθος οὐδέποτ’ ἐθέλειν ἅμα μέγα καὶ σμικρὸν εἶναι, ἀλλὰ καὶ τὸ ἐν ἡμῖν μέγεθος οὐδέποτε προσδέχεσθαι τὸ σμικρὸν οὐδ’ ἐθέλειν ὑπερέχεσθαι, ἀλλὰ δυοῖν τὸ ἕτερον, ἢ φεύγειν καὶ ὑπεκχωρεῖν ὅταν αὐτῷ προσίῃ τὸ ἐναντίον, τὸ σμικρόν, ἢ προσελθόντος ἐκείνου ἀπολωλέναι· ὑπομένον δὲ καὶ δεξάμενον τὴν σμικρότητα οὐκ ἐθέλειν εἶναι ἕτερον ἢ ὅπερ ἦν. ὥσπερ ἐγὼ δεξάμενος καὶ ὑπομείνας τὴν σμικρότητα, καὶ ἔτι ὢν ὅσπερ εἰμί, οὗτος ὁ αὐτὸς σμικρός εἰμι· ἐκεῖνο δὲ οὐ τετόλμηκεν μέγα ὂν σμικρὸν εἶναι· ὡς δ’ αὕτως καὶ τὸ σμικρὸν τὸ ἐν ἡμῖν οὐκ ἐθέλει ποτὲ μέγα γίγνεσθαι οὐδὲ εἶναι, οὐδ’ ἄλλο οὐδὲν τῶν ἐναντίων, ἔτι ὂν ὅπερ ἦν, ἅμα τοὐναντίον γίγνεσθαί τε καὶ εἶναι, ἀλλ’ ἤτοι ἀπέρχεται ἢ ἀπόλλυται ἐν τούτῳ τῷ παθήματι.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en

Phaedo. That is true, said Simmias and Cebes together. Echecrates. By Zeus, Phaedo, they were right. It seems to me that he made those matters astonishingly clear, to anyone with even a little sense. Phaedo. Certainly, Echecrates, and all who were there thought so, too. Echecrates. And so do we who were not there, and are hearing about it now. But what was said after that? Phaedo. As I remember it, after all this had been admitted, and they had agreed that each of the abstract qualities exists and that other things which participate in these get their names from them, then Socrates asked: Now if you assent to this, do you not, when you say that Simmias is greater than Socrates and smaller than Phaedo, say that there is in Simmias greatness and smallness? Yes. But, said Socrates, you agree that the statement that Simmias is greater than Socrates is not true as stated in those words. For Simmias is not greater than Socrates by reason of being Simmias, but by reason of the greatness he happens to have; nor is he greater than Socrates because Socrates is Socrates, but because Socrates has smallness relatively to his greatness. True. And again, he is not smaller than Phaedo because Phaedo is Phaedo, but because Phaedo has greatness relatively to Simmias’s smallness. That is true. Then Simmias is called small and great, when he is between the two, surpassing the smallness of the one by exceeding him in height, and granting to the other the greatness that exceeds his own smallness. And he laughed and said, I seem to he speaking like a legal document, but it really is very much as I say. Simmias agreed. I am speaking so because I want you to agree with me. I think it is evident not only that greatness itself will never be great and also small, but that the greatness in us will never admit the small or allow itself to be exceeded. One of two things must take place: either it flees or withdraws when its opposite, smallness, advances toward it, or it has already ceased to exist by the time smallness comes near it. But it will not receive and admit smallness, thereby becoming other than it was. So I have received and admitted smallness and am still the same small person I was; but the greatness in me, being great, has not suffered itself to become small. In the same way the smallness in us will never become or be great, nor will any other opposite which is still what it was, ever become or be also its own opposite. It either goes away or loses its existence in the change.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Phédon. C’est vrai, dirent ensemble Simmias et Cébès. Échécrate. Par Zeus, Phédon, ils avaient raison. Il me semble que Socrate rendait ces questions étonnamment claires pour quiconque possède un peu de bon sens. Phédon. Certainement, Échécrate, et tous ceux qui étaient présents le pensaient également. Échécrate. Et nous aussi, qui n’étions pas présents et qui en entendons maintenant le récit. Mais que fut-il dit ensuite ? Phédon. Si je m’en souviens bien, après que tout cela eut été admis et qu’ils furent convenus que chacune des qualités abstraites existe et que les autres choses qui y participent reçoivent d’elles leurs noms, Socrate demanda : Maintenant, si tu donnes ton assentiment à cela, lorsque tu dis que Simmias est plus grand que Socrate et plus petit que Phédon, ne dis-tu pas qu’il y a en Simmias de la grandeur et de la petitesse ? Oui. Mais, dit Socrate, tu conviens que l’affirmation selon laquelle Simmias est plus grand que Socrate n’est pas vraie telle qu’elle est formulée. Car Simmias n’est pas plus grand que Socrate en raison du fait qu’il est Simmias, mais en raison de la grandeur qu’il se trouve posséder. Il n’est pas non plus plus grand que Socrate parce que Socrate est Socrate, mais parce que Socrate possède de la petitesse par rapport à la grandeur de Simmias. C’est vrai. Et de même, Simmias n’est pas plus petit que Phédon parce que Phédon est Phédon, mais parce que Phédon possède de la grandeur par rapport à la petitesse de Simmias. C’est vrai. Simmias est donc appelé petit et grand lorsqu’il se trouve entre les deux : il dépasse la petitesse de l’un en l’excédant par la taille et accorde à l’autre la grandeur qui dépasse sa propre petitesse. Il rit et dit : Il semble que je parle comme un acte juridique, mais les choses sont vraiment à peu près comme je le dis. Simmias en convint. Si je parle ainsi, c’est parce que je veux que tu sois d’accord avec moi. Il me paraît évident que non seulement la Grandeur elle-même ne sera jamais à la fois grande et petite, mais encore que la grandeur qui est en nous n’admettra jamais le petit ni ne se laissera dépasser. De deux choses l’une : soit elle fuit ou se retire lorsque son contraire, la Petitesse, s’avance vers elle, soit elle a déjà cessé d’exister au moment où la Petitesse s’en approche. Mais elle ne recevra ni n’admettra la Petitesse pour devenir ainsi autre qu’elle n’était. Ainsi, moi, j’ai reçu et admis la petitesse, et je demeure la même petite personne que j’étais. Mais la grandeur qui est en moi, parce qu’elle est grande, n’a pas consenti à devenir petite. De la même manière, la petitesse qui est en nous ne deviendra ni ne sera jamais grande. Aucun autre contraire, tant qu’il demeure ce qu’il était, ne deviendra ni ne sera également son propre contraire. Ou bien il s’en va, ou bien il perd l’existence dans le changement.

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