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Platon

Phédon Passage 115

Passage 59 sur 62

Référence canonique 115

Grec ancien

perseus-plato-phaedo-grc

ΦΑΙΔ. ὑμεῖς μὲν οὖν, ἔφη, ὦ Σιμμία τε καὶ Κέβης καὶ οἱ ἄλλοι, εἰς αὖθις ἔν τινι χρόνῳ ἕκαστοι πορεύσεσθε· ἐμὲ δὲ νῦν ἤδη καλεῖ, φαίη ἂν ἀνὴρ τραγικός, ἡ εἱμαρμένη, καὶ σχεδόν τί μοι ὥρα τραπέσθαι πρὸς τὸ λουτρόν· δοκεῖ γὰρ δὴ βέλτιον εἶναι λουσάμενον πιεῖν τὸ φάρμακον καὶ μὴ πράγματα ταῖς γυναιξὶ παρέχειν νεκρὸν λούειν. ταῦτα δὴ εἰπόντος αὐτοῦ ὁ Κρίτων , εἶεν, ἔφη, ὦ Σώκρατες · τί δὲ τούτοις ἢ ἐμοὶ ἐπιστέλλεις ἢ περὶ τῶν παίδων ἢ περὶ ἄλλου του, ὅτι ἄν σοι ποιοῦντες ἡμεῖς ἐν χάριτι μάλιστα ποιοῖμεν; ἅπερ ἀεὶ λέγω, ἔφη, ὦ Κρίτων , οὐδὲν καινότερον· ὅτι ὑμῶν αὐτῶν ἐπιμελούμενοι ὑμεῖς καὶ ἐμοὶ καὶ τοῖς ἐμοῖς καὶ ὑμῖν αὐτοῖς ἐν χάριτι ποιήσετε ἅττ’ ἂν ποιῆτε, κἂν μὴ νῦν ὁμολογήσητε· ἐὰν δὲ ὑμῶν μὲν αὐτῶν ἀμελῆτε καὶ μὴ ᾽θέλητε ὥσπερ κατ’ ἴχνη κατὰ τὰ νῦν τε εἰρημένα καὶ τὰ ἐν τῷ ἔμπροσθεν χρόνῳ ζῆν, οὐδὲ ἐὰν πολλὰ ὁμολογήσητε ἐν τῷ παρόντι καὶ σφόδρα, οὐδὲν πλέον ποιήσετε. ταῦτα μὲν τοίνυν προθυμησόμεθα, ἔφη, οὕτω ποιεῖν· θάπτωμεν δέ σε τίνα τρόπον; ὅπως ἄν, ἔφη, βούλησθε, ἐάνπερ γε λάβητέ με καὶ μὴ ἐκφύγω ὑμᾶς. γελάσας δὲ ἅμα ἡσυχῇ καὶ πρὸς ἡμᾶς ἀποβλέψας εἶπεν· οὐ πείθω, ὦ ἄνδρες, Κρίτωνα , ὡς ἐγώ εἰμι οὗτος Σωκράτης , ὁ νυνὶ διαλεγόμενος καὶ διατάττων ἕκαστον τῶν λεγομένων, ἀλλ’ οἴεταί με ἐκεῖνον εἶναι ὃν ὄψεται ὀλίγον ὕστερον νεκρόν, καὶ ἐρωτᾷ δὴ πῶς με θάπτῃ. ὅτι δὲ ἐγὼ πάλαι πολὺν λόγον πεποίημαι, ὡς, ἐπειδὰν πίω τὸ φάρμακον, οὐκέτι ὑμῖν παραμενῶ, ἀλλ’ οἰχήσομαι ἀπιὼν εἰς μακάρων δή τινας εὐδαιμονίας, ταῦτά μοι δοκῶ αὐτῷ ἄλλως λέγειν, παραμυθούμενος ἅμα μὲν ὑμᾶς, ἅμα δ’ ἐμαυτόν. ἐγγυήσασθε οὖν με πρὸς Κρίτωνα , ἔφη, τὴν ἐναντίαν ἐγγύην ἢ ἣν οὗτος πρὸς τοὺς δικαστὰς ἠγγυᾶτο. οὗτος μὲν γὰρ ἦ μὴν παραμενεῖν· ὑμεῖς δὲ ἦ μὴν μὴ παραμενεῖν ἐγγυήσασθε ἐπειδὰν ἀποθάνω, ἀλλὰ οἰχήσεσθαι ἀπιόντα, ἵνα Κρίτων ῥᾷον φέρῃ, καὶ μὴ ὁρῶν μου τὸ σῶμα ἢ καόμενον ἢ κατορυττόμενον ἀγανακτῇ ὑπὲρ ἐμοῦ ὡς δεινὰ πάσχοντος, μηδὲ λέγῃ ἐν τῇ ταφῇ ὡς ἢ προτίθεται Σωκράτη ἢ ἐκφέρει ἢ κατορύττει. εὖ γὰρ ἴσθι, ἦ δ’ ὅς, ὦ ἄριστε Κρίτων , τὸ μὴ καλῶς λέγειν οὐ μόνον εἰς αὐτὸ τοῦτο πλημμελές, ἀλλὰ καὶ κακόν τι ἐμποιεῖ ταῖς ψυχαῖς.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en

Phaedo. You, Simmias and Cebes and the rest, he said, will go hereafter, each in his own time; but I am now already, as a tragedian would say, called by fate, and it is about time for me to go to the bath; for I think it is better to bathe before drinking the poison, that the women may not have the trouble of bathing the corpse. When he had finished speaking, Crito said: Well, Socrates, do you wish to leave any directions with us about your children or anything else - anything we can do to serve you? What I always say, Crito, he replied, nothing new. If you take care of yourselves you will serve me and mine and yourselves, whatever you do, even if you make no promises now; but if you neglect yourselves and are not willing to live following step by step, as it were, in the path marked out by our present and past discussions, you will accomplish nothing, no matter how much or how eagerly you promise at present. We will certainly try hard to do as you say, he replied. But how shall we bury you? However you please, he replied, if you can catch me and I do not get away from you. And he laughed gently, and looking towards us, said: I cannot persuade Crito, my friends, that the Socrates who is now conversing and arranging the details of his argument is really I; he thinks I am the one whom he will presently see as a corpse, and he asks how to bury me. And though I have been saying at great length that after I drink the poison I shall no longer be with you, but shall go away to the joys of the blessed you know of, he seems to think that was idle talk uttered to encourage you and myself. So, he said, give security for me to Crito, the opposite of that which he gave the judges at my trial; for he gave security that I would remain, but you must give security that I shall not remain when I die, but shall go away, so that Crito may bear it more easily, and may not be troubled when he sees my body being burnt or buried, or think I am undergoing terrible treatment, and may not say at the funeral that he is laying out Socrates, or following him to the grave, or burying him. For, dear Crito, you may be sure that such wrong words are not only undesirable in themselves, but they infect the soul with evil.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Phédon. Vous, Simmias, Cébès et les autres, dit-il, vous partirez plus tard, chacun à son heure ; mais moi, déjà maintenant, comme dirait un auteur tragique, le destin m’appelle, et il est à peu près temps que j’aille au bain. Car je pense qu’il vaut mieux me laver avant de boire le poison, afin d’épargner aux femmes la peine de laver le cadavre. Lorsqu’il eut fini de parler, Criton dit : Eh bien, Socrate, souhaites-tu nous laisser quelque instruction au sujet de tes enfants ou de quelque autre chose, quoi que ce soit que nous puissions faire pour te servir ? Ce que je dis toujours, Criton, répondit-il, rien de nouveau. Si vous prenez soin de vous-mêmes, vous me servirez, ainsi que les miens et vous-mêmes, quoi que vous fassiez, même si vous ne faites maintenant aucune promesse. Mais si vous vous négligez vous-mêmes et ne consentez pas à vivre en suivant pas à pas, pour ainsi dire, la voie tracée par nos entretiens présents et passés, vous n’accomplirez rien, quelque nombreuses et ardentes que soient vos promesses actuelles. Nous nous efforcerons assurément de faire ce que tu dis, répondit-il. Mais comment devons-nous t’ensevelir ? Comme il vous plaira, répondit-il, si vous parvenez à m’attraper et si je ne vous échappe pas. Et il rit doucement puis, tournant son regard vers nous, dit : Je ne parviens pas, mes amis, à persuader Criton que le Socrate qui converse en ce moment et ordonne les détails de son raisonnement, c’est bien moi ; il pense que je suis celui qu’il verra tout à l’heure sous la forme d’un cadavre, et il demande comment m’ensevelir. Et bien que j’aie longuement expliqué qu’après avoir bu le poison je ne serai plus avec vous, mais m’en irai vers les joies des bienheureux que vous connaissez, il semble croire que ce n’étaient là que de vaines paroles prononcées pour vous encourager, et moi avec vous. Portez-vous donc garants de moi auprès de Criton, dit-il, en prenant l’engagement contraire de celui qu’il a pris devant les juges lors de mon procès. Car il s’est porté garant que je resterais, mais vous devez garantir que je ne resterai pas lorsque je serai mort, et que je m’en irai, afin que Criton le supporte plus aisément et que, lorsqu’il verra mon corps brûlé ou enseveli, il ne s’afflige pas en pensant que je subis un traitement terrible, et ne dise pas aux funérailles qu’il expose Socrate, qu’il l’accompagne au tombeau ou qu’il l’ensevelit. Car, cher Criton, sois assuré que de telles paroles erronées ne sont pas seulement mauvaises en elles-mêmes : elles imprègnent aussi l’âme de mal.

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