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Platon
Phédon Passage 60
Passage 4 sur 62
Référence canonique 60
Grec ancien
perseus-plato-phaedo-grc
ΦΑΙΔ. οὐ πολὺν δ’ οὖν χρόνον ἐπισχὼν ἧκεν καὶ ἐκέλευεν ἡμᾶς εἰσιέναι. εἰσιόντες οὖν κατελαμβάνομεν τὸν μὲν Σωκράτη ἄρτι λελυμένον, τὴν δὲ Ξανθίππην - γιγνώσκεις γάρ - ἔχουσάν τε τὸ παιδίον αὐτοῦ καὶ παρακαθημένην. ὡς οὖν εἶδεν ἡμᾶς ἡ Ξανθίππη , ἀνηυφήμησέ τε καὶ τοιαῦτ’ ἄττα εἶπεν, οἷα δὴ εἰώθασιν αἱ γυναῖκες, ὅτι ὦ Σώκρατες , ὕστατον δή σε προσεροῦσι νῦν οἱ ἐπιτήδειοι καὶ σὺ τούτους. καὶ ὁ Σωκράτης βλέψας εἰς τὸν Κρίτωνα , ὦ Κρίτων , ἔφη, ἀπαγέτω τις αὐτὴν οἴκαδε. καὶ ἐκείνην μὲν ἀπῆγόν τινες τῶν τοῦ Κρίτωνος βοῶσάν τε καὶ κοπτομένην· ὁ δὲ Σωκράτης ἀνακαθιζόμενος εἰς τὴν κλίνην συνέκαμψέ τε τὸ σκέλος καὶ ἐξέτριψε τῇ χειρί, καὶ τρίβων ἅμα, ὡς ἄτοπον, ἔφη, ὦ ἄνδρες, ἔοικέ τι εἶναι τοῦτο ὃ καλοῦσιν οἱ ἄνθρωποι ἡδύ· ὡς θαυμασίως πέφυκε πρὸς τὸ δοκοῦν ἐναντίον εἶναι, τὸ λυπηρόν, τὸ ἅμα μὲν αὐτὼ μὴ ᾽θέλειν παραγίγνεσθαι τῷ ἀνθρώπῳ, ἐὰν δέ τις διώκῃ τὸ ἕτερον καὶ λαμβάνῃ, σχεδόν τι ἀναγκάζεσθαι ἀεὶ λαμβάνειν καὶ τὸ ἕτερον, ὥσπερ ἐκ μιᾶς κορυφῆς ἡμμένω δύ’ ὄντε. καί μοι δοκεῖ, ἔφη, εἰ ἐνενόησεν αὐτὰ Αἴσωπος , μῦθον ἂν συνθεῖναι ὡς ὁ θεὸς βουλόμενος αὐτὰ διαλλάξαι πολεμοῦντα, ἐπειδὴ οὐκ ἐδύνατο, συνῆψεν εἰς ταὐτὸν αὐτοῖς τὰς κορυφάς, καὶ διὰ ταῦτα ᾧ ἂν τὸ ἕτερον παραγένηται ἐπακολουθεῖ ὕστερον καὶ τὸ ἕτερον. ὥσπερ οὖν καὶ αὐτῷ μοι ἔοικεν· ἐπειδὴ ὑπὸ τοῦ δεσμοῦ ἦν ἐν τῷ σκέλει τὸ ἀλγεινόν, ἥκειν δὴ φαίνεται ἐπακολουθοῦν τὸ ἡδύ. ὁ οὖν Κέβης ὑπολαβών, νὴ τὸν Δία , ὦ Σώκρατες , ἔφη, εὖ γ’ ἐποίησας ἀναμνήσας με. περὶ γάρ τοι τῶν ποιημάτων ὧν πεποίηκας ἐντείνας τοὺς τοῦ Αἰσώπου λόγους καὶ τὸ εἰς τὸν Ἀπόλλω προοίμιον καὶ ἄλλοι τινές με ἤδη ἤροντο, ἀτὰρ καὶ Εὔηνος πρῴην, ὅτι ποτὲ διανοηθείς, ἐπειδὴ δεῦρο ἦλθες, ἐποίησας αὐτά, πρότερον οὐδὲν πώποτε ποιήσας. εἰ οὖν τί σοι μέλει τοῦ ἔχειν ἐμὲ Εὐήνῳ ἀποκρίνασθαι ὅταν με αὖθις ἐρωτᾷ - εὖ οἶδα γὰρ ὅτι ἐρήσεται - εἰπὲ τί χρὴ λέγειν. λέγε τοίνυν, ἔφη, αὐτῷ, ὦ Κέβης , τἀληθῆ, ὅτι οὐκ ἐκείνῳ βουλόμενος οὐδὲ τοῖς ποιήμασιν αὐτοῦ ἀντίτεχνος εἶναι ἐποίησα ταῦτα - ᾔδη γὰρ ὡς οὐ ῥᾴδιον εἴη - ἀλλ’ ἐνυπνίων τινῶν ἀποπειρώμενος τί λέγοι, καὶ ἀφοσιούμενος εἰ ἄρα πολλάκις ταύτην τὴν μουσικήν μοι ἐπιτάττοι ποιεῖν. ἦν γὰρ δὴ ἄττα τοιάδε· πολλάκις μοι φοιτῶν τὸ αὐτὸ ἐνύπνιον ἐν τῷ παρελθόντι βίῳ, ἄλλοτ’ ἐν ἄλλῃ ὄψει φαινόμενον, τὰ αὐτὰ δὲ λέγον, ὦ Σώκρατες , ἔφη, μουσικὴν ποίει καὶ ἐργάζου.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en
Phaedo. So after a little delay he came and told us to go in. We went in then and found Socrates just released from his fetters and Xanthippe - you know her - with his little son in her arms, sitting beside him. Now when Xanthippe saw us, she cried out and said the kind of thing that women always do say: Oh Socrates, this is the last time now that your friends will speak to you or you to them. And Socrates glanced at Crito and said, Crito, let somebody take her home. And some of Crito’s people took her away wailing and beating her breast. But Socrates sat up on his couch and bent his leg and rubbed it with his hand, and while he was rubbing it, he said, What a strange thing, my friends, that seems to be which men call pleasure! How wonderfully it is related to that which seems to be its opposite, pain, in that they will not both come to a man at the same time, and yet if he pursues the one and captures it he is generally obliged to take the other also, as if the two were joined together in one head. And I think, he said, if Aesop had thought of them, he would have made a fable telling how they were at war and god wished to reconcile them, and when he could not do that, he fastened their heads together, and for that reason, when one of them comes to anyone, the other follows after. Just so it seems that in my case, after pain was in my leg on account of the fetter, pleasure appears to have come following after. Here Cebes interrupted and said, By Zeus, Socrates, I am glad you reminded me. Several others have asked about the poems you have composed, the metrical versions of Aesop’s fables and the hymn to Apollo, and Evenus asked me the day before yesterday why you never wrote any poetry before, composed these verses after you came to prison. Now, if you care that I should be able to answer Evenus when he asks me again - and I know he will ask me - tell me what to say. Then tell him, Cebes, said he, the truth, that I composed these verses not because I wished to rival him or his poems, for I knew that would not be easy, but because I wished to test the meaning of certain dreams, and to make sure that I was neglecting no duty in case their repeated commands meant that I must cultivate the Muses in this way. They were something like this. The same dream came to me often in my past life, sometimes in one form and sometimes in another, but always saying the same thing: Socrates, it said, make music and work at it.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phédon. Après un court délai, il revint nous dire d’entrer. Nous entrâmes donc et trouvâmes Socrate tout juste délivré de ses fers, et Xanthippe, tu la connais, assise auprès de lui, tenant leur jeune fils dans ses bras. Dès qu’elle nous vit, Xanthippe poussa un cri et prononça ces paroles que les femmes ont coutume de dire : « Ô Socrate, voici la dernière fois que tes amis te parleront et que tu leur parleras. » Socrate regarda Criton et dit : « Criton, que quelqu’un la reconduise chez elle. » Des gens de Criton l’emmenèrent tandis qu’elle se lamentait et se frappait la poitrine.
Socrate se redressa alors sur sa couche, plia la jambe et la frotta de la main. Tout en la frottant, il dit : « Quelle étrange chose, mes amis, semble être ce que les hommes appellent le plaisir ! Quel lien merveilleux l’unit à ce qui paraît être son contraire, la douleur ! Tous deux refusent de se présenter en même temps chez un homme, et pourtant, si l’on poursuit l’un et qu’on l’attrape, on se trouve presque toujours obligé de prendre l’autre aussi, comme s’ils étaient attachés tous deux à une seule tête. Je crois, ajouta-t-il, que si Ésope y avait songé, il aurait composé une fable racontant qu’ils étaient en guerre, que le dieu voulut les réconcilier et que, n’y parvenant pas, il attacha leurs têtes ensemble. C’est pourquoi, lorsque l’un se présente à quelqu’un, l’autre vient à sa suite. C’est bien, semble-t-il, ce qui m’arrive : après la douleur que le fer causait à ma jambe, voici que le plaisir paraît être venu à sa suite. »
Cébès l’interrompit alors : « Par Zeus, Socrate, je suis heureux que tu m’y fasses penser. Plusieurs personnes m’ont interrogé sur les poèmes que tu as composés, les mises en vers des fables d’Ésope et l’hymne à Apollon. Événos m’a demandé avant-hier pourquoi, toi qui n’avais jamais écrit de poésie auparavant, tu avais composé ces vers depuis ton entrée en prison. Si tu tiens à ce que je puisse répondre à Événos lorsqu’il m’interrogera de nouveau, et je sais qu’il le fera, dis-moi ce que je dois lui dire.
« Dis-lui donc la vérité, Cébès, répondit-il : je n’ai pas composé ces vers parce que je voulais rivaliser avec lui ou avec ses poèmes, car je savais que ce ne serait pas facile, mais parce que je voulais éprouver le sens de certains rêves et m’assurer que je ne négligeais aucun devoir, au cas où leurs injonctions répétées signifieraient que je devais cultiver les Muses de cette manière. Voici à peu près ce qu’ils étaient. Le même rêve m’est souvent apparu au cours de ma vie passée, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre, mais disant toujours la même chose : “Socrate, disait-il, fais de la musique et applique-toi à cet art.” »
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Mort
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Devoir
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Éducation
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Dieu
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Justice
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Éros philosophique
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Plaisir
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Raison
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Réminiscence
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Temps
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Vérité
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Guerre et paix
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