Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Phédon Passage 76

Passage 20 sur 62

Référence canonique 76

Grec ancien

perseus-plato-phaedo-grc

ΦΑΙΔ. δυνατὸν γὰρ δὴ τοῦτό γε ἐφάνη, αἰσθόμενόν τι ἢ ἰδόντα ἢ ἀκούσαντα ἤ τινα ἄλλην αἴσθησιν λαβόντα ἕτερόν τι ἀπὸ τούτου ἐννοῆσαι ὃ ἐπελέληστο, ᾧ τοῦτο ἐπλησίαζεν ἀνόμοιον ὂν ἢ ᾧ ὅμοιον· ὥστε, ὅπερ λέγω, δυοῖν θάτερα, ἤτοι ἐπιστάμενοί γε αὐτὰ γεγόναμεν καὶ ἐπιστάμεθα διὰ βίου πάντες, ἢ ὕστερον, οὕς φαμεν μανθάνειν, οὐδὲν ἀλλ’ ἢ ἀναμιμνῄσκονται οὗτοι, καὶ ἡ μάθησις ἀνάμνησις ἂν εἴη. καὶ μάλα δὴ οὕτως ἔχει, ὦ Σώκρατες . πότερον οὖν αἱρῇ, ὦ Σιμμία ; ἐπισταμένους ἡμᾶς γεγονέναι, ἢ ἀναμιμνῄσκεσθαι ὕστερον ὧν πρότερον ἐπιστήμην εἰληφότες ἦμεν; οὐκ ἔχω, ὦ Σώκρατες , ἐν τῷ παρόντι ἑλέσθαι. τί δέ; τόδε ἔχεις ἑλέσθαι, καὶ πῇ σοι δοκεῖ περὶ αὐτοῦ; ἀνὴρ ἐπιστάμενος περὶ ὧν ἐπίσταται ἔχοι ἂν δοῦναι λόγον ἢ οὔ; πολλὴ ἀνάγκη, ἔφη, ὦ Σώκρατες . ἦ καὶ δοκοῦσί σοι πάντες ἔχειν διδόναι λόγον περὶ τούτων ὧν νυνδὴ ἐλέγομεν; βουλοίμην μεντἄν, ἔφη ὁ Σιμμίας · ἀλλὰ πολὺ μᾶλλον φοβοῦμαι μὴ αὔριον τηνικάδε οὐκέτι ᾖ ἀνθρώπων οὐδεὶς ἀξίως οἷός τε τοῦτο ποιῆσαι. οὐκ ἄρα δοκοῦσί σοι ἐπίστασθαί γε, ἔφη, ὦ Σιμμία , πάντες αὐτά; οὐδαμῶς. ἀναμιμνῄσκονται ἄρα ἅ ποτε ἔμαθον; ἀνάγκη. πότε λαβοῦσαι αἱ ψυχαὶ ἡμῶν τὴν ἐπιστήμην αὐτῶν; οὐ γὰρ δὴ ἀφ’ οὗ γε ἄνθρωποι γεγόναμεν. οὐ δῆτα. πρότερον ἄρα. ναί. ἦσαν ἄρα, ὦ Σιμμία , αἱ ψυχαὶ καὶ πρότερον, πρὶν εἶναι ἐν ἀνθρώπου εἴδει, χωρὶς σωμάτων, καὶ φρόνησιν εἶχον. εἰ μὴ ἄρα ἅμα γιγνόμενοι λαμβάνομεν, ὦ Σώκρατες , ταύτας τὰς ἐπιστήμας· οὗτος γὰρ λείπεται ἔτι ὁ χρόνος. εἶεν, ὦ ἑταῖρε· ἀπόλλυμεν δὲ αὐτὰς ἐν ποίῳ ἄλλῳ χρόνῳ; - οὐ γὰρ δὴ ἔχοντές γε αὐτὰς γιγνόμεθα, ὡς ἄρτι ὡμολογήσαμεν - ἢ ἐν τούτῳ ἀπόλλυμεν ἐν ᾧπερ καὶ λαμβάνομεν; ἢ ἔχεις ἄλλον τινὰ εἰπεῖν χρόνον; οὐδαμῶς, ὦ Σώκρατες , ἀλλὰ ἔλαθον ἐμαυτὸν οὐδὲν εἰπών. ἆρ’ οὖν οὕτως ἔχει, ἔφη, ἡμῖν, ὦ Σιμμία ; εἰ μὲν ἔστιν ἃ θρυλοῦμεν ἀεί, καλόν τέ τι καὶ ἀγαθὸν καὶ πᾶσα ἡ τοιαύτη οὐσία, καὶ ἐπὶ ταύτην τὰ ἐκ τῶν αἰσθήσεων πάντα ἀναφέρομεν, ὑπάρχουσαν πρότερον ἀνευρίσκοντες ἡμετέραν οὖσαν, καὶ ταῦτα ἐκείνῃ ἀπεικάζομεν, ἀναγκαῖον, οὕτως ὥσπερ καὶ ταῦτα ἔστιν, οὕτως καὶ τὴν ἡμετέραν ψυχὴν εἶναι καὶ πρὶν γεγονέναι ἡμᾶς· εἰ δὲ μὴ ἔστι ταῦτα, ἄλλως ἂν ὁ λόγος οὗτος εἰρημένος εἴη; ἆρ’ οὕτως ἔχει, καὶ ἴση ἀνάγκη ταῦτά τε εἶναι καὶ τὰς ἡμετέρας ψυχὰς πρὶν καὶ ἡμᾶς γεγονέναι, καὶ εἰ μὴ ταῦτα, οὐδὲ τάδε;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en

Phaedo. For we found that it is possible, on perceiving a thing by the sight or the hearing or any other sense, to call to mind from that perception another thing which had been forgotten, which was associated with the thing perceived, whether like it or unlike it; so that, as I said, one of two things is true, either we are all born knowing these things and know them all our lives, or afterwards, those who are said to learn merely remember, and learning would then be recollection. That is certainly true, Socrates. Which then do you choose, Simmias? Were we born with the knowledge, or do we recollect afterwards things of which we had acquired knowledge before our birth? I cannot choose at this moment, Socrates. How about this question? You can choose and you have some opinion about it: When a man knows, can he give an account of what he knows or not? Certainly he can, Socrates. And do you think that everybody can give an account of the matters about which we have just been talking? I wish they might, said Simmias; but on the contrary I fear that tomorrow, at this time, there will be no longer any man living who is able to do so properly. Then, Simmias, you do not think all men know these things? By no means. Then they recollect the things they once learned? Necessarily. When did our souls acquire the knowledge of them? Surely not after we were born as human beings. Certainly not. Then previously. Yes. Then, Simmias, the souls existed previously, before they were in human form, apart from bodies, and they had intelligence. Unless, Socrates, we acquire these ideas at the moment of birth; for that time still remains. Very well, my friend. But at what other time do we lose them? For we are surely not born with them, as we just now agreed. Do we lose them at the moment when we receive them, or have you some other time to suggest? None whatever, Socrates. I did not notice that I was talking nonsense. Then, Simmias, said he, is this the state of the case? If, as we are always saying, the beautiful exists, and the good, and every essence of that kind, and if we refer all our sensations to these, which we find existed previously and are now ours, and compare our sensations with these, is it not a necessary inference that just as these abstractions exist, so our souls existed before we were born; and if these abstractions do not exist, our argument is of no force? Is this the case, and is it equally certain that provided these things exist our souls also existed before we were born, and that if these do not exist, neither did our souls?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Phédon. « Car nous avons constaté qu’il est possible, en percevant une chose par la vue, l’ouïe ou quelque autre sens, de rappeler à l’esprit, à partir de cette perception, une autre chose qui avait été oubliée et qui se trouvait associée à la chose perçue, qu’elle lui fût semblable ou dissemblable. Ainsi, comme je le disais, de deux choses l’une : ou bien nous naissons tous en connaissant ces choses et les connaissons toute notre vie, ou bien ceux dont on dit plus tard qu’ils apprennent ne font que se ressouvenir, et l’apprentissage serait alors une réminiscence.

« C’est certainement vrai, Socrate.

« Que choisis-tu donc, Simmias ? Sommes-nous nés avec la connaissance, ou nous souvenons-nous plus tard des choses dont nous avions acquis la connaissance avant notre naissance ?

« Je ne peux choisir en ce moment, Socrate.

« Que dis-tu alors de cette question ? Tu peux choisir et tu as quelque opinion là-dessus : lorsqu’un homme sait, peut-il rendre compte de ce qu’il sait ou non ?

« Il le peut certainement, Socrate.

« Et crois-tu que tout le monde puisse rendre compte des questions dont nous venons de parler ?

« Je voudrais qu’il en fût ainsi, dit Simmias, mais au contraire je crains que demain, à cette heure, il ne reste plus aucun homme vivant capable de le faire convenablement.

« Tu ne penses donc pas, Simmias, que tous les hommes connaissent ces choses ?

« Nullement.

« Ils se ressouviennent donc des choses qu’ils ont autrefois apprises ?

« Nécessairement.

« Quand nos âmes en ont-elles acquis la connaissance ? Assurément pas après notre naissance comme êtres humains.

« Certainement pas.

« C’était donc auparavant.

« Oui.

« Alors, Simmias, les âmes existaient auparavant, avant de revêtir une forme humaine, séparées des corps, et elles possédaient l’intelligence.

« À moins, Socrate, que nous n’acquérions ces idées au moment de la naissance, car ce moment reste encore possible.

« Très bien, mon ami. Mais à quel autre moment les perdons-nous ? Car nous ne naissons certainement pas avec elles, comme nous venons de l’admettre. Les perdons-nous à l’instant même où nous les recevons, ou peux-tu proposer un autre moment ?

« Aucun, Socrate. Je ne m’étais pas aperçu que je disais une absurdité.

« Alors, Simmias, dit-il, voici donc ce qu’il en est ? Si, comme nous le répétons toujours, le beau existe, ainsi que le bien et toute essence de cette sorte, si nous rapportons toutes nos sensations à ces réalités dont nous découvrons qu’elles existaient auparavant et nous appartiennent maintenant, et si nous comparons nos sensations à celles-ci, ne faut-il pas nécessairement conclure que, de même que ces abstractions existent, nos âmes existaient avant notre naissance ? Et si ces abstractions n’existent pas, notre raisonnement est sans force. En est-il ainsi ? Est-il également certain que, si ces choses existent, nos âmes existaient avant notre naissance, et que, si elles n’existent pas, nos âmes n’existaient pas davantage ? »

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète