Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Phèdre Passage 262
Passage 36 sur 53
Référence canonique 262
Grec ancien
perseus-plato-phaedrus-grc
ΦΑΙ. ἐν τοῖς ὀλίγον. ΣΩ. ἀλλά γε δὴ κατὰ σμικρὸν μεταβαίνων μᾶλλον λήσεις ἐλθὼν ἐπὶ τὸ ἐναντίον ἢ κατὰ μέγα. ΦΑΙ. πῶς δʼ οὔ; ΣΩ. δεῖ ἄρα τὸν μέλλοντα ἀπατήσειν μὲν ἄλλον, αὐτὸν δὲ μὴ ἀπατήσεσθαι, τὴν ὁμοιότητα τῶν ὄντων καὶ ἀνομοιότητα ἀκριβῶς διειδέναι. ΦΑΙ. ἀνάγκη μὲν οὖν. ΣΩ. ἦ οὖν οἷός τε ἔσται, ἀλήθειαν ἀγνοῶν ἑκάστου, τὴν τοῦ ἀγνοουμένου ὁμοιότητα σμικράν τε καὶ μεγάλην ἐν τοῖς ἄλλοις διαγιγνώσκειν; ΦΑΙ. ἀδύνατον. ΣΩ. οὐκοῦν τοῖς παρὰ τὰ ὄντα δοξάζουσι καὶ ἀπατωμένοις δῆλον ὡς τὸ πάθος τοῦτο διʼ ὁμοιοτήτων τινῶν εἰσερρύη. ΦΑΙ. γίγνεται γοῦν οὕτως. ΣΩ. ἔστιν οὖν ὅπως τεχνικὸς ἔσται μεταβιβάζειν κατὰ σμικρὸν διὰ τῶν ὁμοιοτήτων ἀπὸ τοῦ ὄντος ἑκάστοτε ἐπὶ τοὐναντίον ἀπάγων, ἢ αὐτὸς τοῦτο διαφεύγειν, ὁ μὴ ἐγνωρικὼς ὃ ἔστιν ἕκαστον τῶν ὄντων; ΦΑΙ. οὐ μή ποτε. ΣΩ. λόγων ἄρα τέχνην, ὦ ἑταῖρε, ὁ τὴν ἀλήθειαν μὴ εἰδώς, δόξας δὲ τεθηρευκώς, γελοίαν τινά, ὡς ἔοικε, καὶ ἄτεχνον παρέξεται. ΦΑΙ. κινδυνεύει. ΣΩ. βούλει οὖν ἐν τῷ Λυσίου λόγῳ ὃν φέρεις, καὶ ἐν οἷς ἡμεῖς εἴπομεν ἰδεῖν τι ὧν φαμεν ἀτέχνων τε καὶ ἐντέχνων εἶναι; ΦΑΙ. πάντων γέ που μάλιστα, ὡς νῦν γε ψιλῶς πως λέγομεν, οὐκ ἔχοντες ἱκανὰ παραδείγματα. ΣΩ. καὶ μὴν κατὰ τύχην γέ τινα, ὡς ἔοικεν, ἐρρηθήτην τὼ λόγω ἔχοντέ τι παράδειγμα, ὡς ἂν ὁ εἰδὼς τὸ ἀληθὲς προσπαίζων ἐν λόγοις παράγοι τοὺς ἀκούοντας. καὶ ἔγωγε, ὦ Φαῖδρε, αἰτιῶμαι τοὺς ἐντοπίους θεούς· ἴσως δὲ καὶ οἱ τῶν Μουσῶν προφῆται οἱ ὑπὲρ κεφαλῆς ᾠδοὶ ἐπιπεπνευκότες ἂν ἡμῖν εἶεν τοῦτο τὸ γέρας· οὐ γάρ που ἔγωγε τέχνης τινὸς τοῦ λέγειν μέτοχος. ΦΑΙ. ἔστω ὡς λέγεις· μόνον δήλωσον ὃ φῄς. ΣΩ. ἴθι δή μοι ἀνάγνωθι τὴν τοῦ Λυσίου λόγου ἀρχήν. ΦΑΙ. περὶ μὲν τῶν ἐμῶν πραγμάτων ἐπίστασαι, καὶ ὡς νομίζω συμφέρειν ἡμῖν τούτων γενομένων, ἀκήκοας. ἀξιῶ δὲ μὴ διὰ τοῦτο ἀτυχῆσαι ὧν δέομαι, ὅτι οὐκ ἐραστὴς ὢν σοῦ τυγχάνω. ὡς ἐκείνοις μὲν τότε μεταμέλει - ΣΩ. παῦσαι. τί δὴ οὖν οὗτος ἁμαρτάνει καὶ ἄτεχνον ποιεῖ λεκτέον· ἦ γάρ;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en
Phaedrus. When there is little. Socrates. And if you make a transition by small steps from anything to its opposite you will be more likely to escape detection than if you proceed by leaps and bounds. Phaedrus. Of course. Socrates. Then he who is to deceive another, and is not to be deceived himself, must know accurately the similarity and dissimilarity of things. Phaedrus. Yes, he must. Socrates. Now will he be able, not knowing the truth about a given thing, to recognize in other things the great or small degree of likeness to that which he does not know? Phaedrus. It is impossible. Socrates. In the case, then, of those whose opinions are at variance with facts and who are deceived, this error evidently slips in through some resemblances. Phaedrus. It does happen in that way. Socrates. Then he who does not understand the real nature of things will not possess the art of making his hearers pass from one thing to its opposite by leading them through the intervening resemblances, or of avoiding such deception himself? Phaedrus. Never in the world. Socrates. Then, my friend, he who knows not the truth, but pursues opinions, will, it seems, attain an art of speech which is ridiculous, and not an art at all. Phaedrus. Probably. Socrates. Shall we look in the speech of Lysias, which you have with you, and in what I said, for something which we think shows art and the lack of art? Phaedrus. By all means, for now our talk is too abstract, since we lack sufficient examples. Socrates. And by some special good fortune, as it seems, the two discourses contain an example of the way in which one who knows the truth may lead his hearers on with sportive words; and I, Phaedrus, think the divinities of the place are the cause thereof; and perhaps too, the prophets of the Muses, who are singing above our heads, may have granted this boon to us by inspiration; at any rate, I possess no art of speaking. Phaedrus. So be it; only make your meaning clear. Socrates. Read me the beginning of Lysias’ discourse. Phaedrus. You know what my condition is, and you have heard how I think it is to our advantage to arrange these matters. And I claim that I ought not to be refused what I ask because I am not your lover. For lovers repent of - Socrates. Stop. Now we must tell what there is in this that is faulty and lacks art, must we not?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phèdre. Lorsqu’il en existe une petite.
Socrate. Et si tu passes à petits pas d’une chose à son contraire, tu risques moins d’être découvert que si tu procèdes par bonds.
Phèdre. Bien sûr.
Socrate. Celui qui doit tromper autrui sans être trompé lui-même doit donc connaître exactement la ressemblance et la dissemblance des choses.
Phèdre. Oui, il le doit.
Socrate. Or, s’il ignore la vérité sur une chose donnée, sera-t-il capable de reconnaître dans d’autres choses le degré, grand ou petit, de ressemblance avec ce qu’il ne connaît pas?
Phèdre. C’est impossible.
Socrate. Chez ceux dont les opinions sont en désaccord avec les faits et qui sont trompés, cette erreur s’introduit donc manifestement par certaines ressemblances.
Phèdre. C’est bien ainsi que cela se produit.
Socrate. Celui qui ne comprend pas la nature réelle des choses ne possédera donc pas l’art de faire passer ses auditeurs d’une chose à son contraire en les conduisant à travers les ressemblances intermédiaires, ni celui d’éviter lui-même une telle tromperie?
Phèdre. Jamais de la vie.
Socrate. Ainsi, mon ami, celui qui ne connaît pas la vérité mais poursuit les opinions atteindra, semble-t-il, un art de la parole qui est ridicule et qui n’est nullement un art.
Phèdre. Probablement.
Socrate. Voulons-nous chercher, dans le discours de Lysias que tu as avec toi et dans ce que j’ai dit, quelque chose qui manifeste, selon nous, l’art et l’absence d’art?
Phèdre. Absolument, car notre conversation est maintenant trop abstraite, faute d’exemples suffisants.
Socrate. Par quelque bonheur particulier, semble-t-il, les deux discours contiennent un exemple de la manière dont celui qui connaît la vérité peut conduire ses auditeurs par des paroles badines. Pour ma part, Phèdre, je crois que les divinités du lieu en sont la cause; peut-être aussi les prophètes des Muses qui chantent au-dessus de nos têtes nous ont-ils accordé ce bienfait par inspiration. Quoi qu’il en soit, je ne possède aucun art de la parole.
Phèdre. Soit; rends seulement ta pensée claire.
Socrate. Lis-moi le début du discours de Lysias.
Phèdre. «Tu connais mon état et tu as entendu pourquoi je pense qu’il est avantageux pour nous d’arranger ainsi ces affaires. Et j’affirme que ma demande ne doit pas être repoussée sous prétexte que je ne suis pas ton amant. Car les amants regrettent...»
Socrate. Arrête. Nous devons maintenant dire ce qu’il y a là de défectueux et de dépourvu d’art, n’est-ce pas?
Concepts de ce passage
Colère
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Fortune
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amour
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nature
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éros philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Prophétie
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Conversion
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Rhétorique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vérité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque