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Platon
Phèdre Passage 263
Passage 37 sur 53
Référence canonique 263
Grec ancien
perseus-plato-phaedrus-grc
ΦΑΙ. ναί. ΣΩ. ἆρʼ οὖν οὐ παντὶ δῆλον τό γε τοιόνδε, ὡς περὶ μὲν ἔνια τῶν τοιούτων ὁμονοητικῶς ἔχομεν, περὶ δʼ ἔνια στασιωτικῶς; ΦΑΙ. δοκῶ μὲν ὃ λέγεις μανθάνειν, ἔτι δʼ εἰπὲ σαφέστερον. ΣΩ. ὅταν τις ὄνομα εἴπῃ σιδήρου ἢ ἀργύρου, ἆρʼ οὐ τὸ αὐτὸ πάντες διενοήθημεν; ΦΑΙ. καὶ μάλα. ΣΩ. τί δʼ ὅταν δικαίου ἢ ἀγαθοῦ; οὐκ ἄλλος ἄλλῃ φέρεται, καὶ ἀμφισβητοῦμεν ἀλλήλοις τε καὶ ἡμῖν αὐτοῖς; ΦΑΙ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. ἐν μὲν ἄρα τοῖς συμφωνοῦμεν, ἐν δὲ τοῖς οὔ. ΦΑΙ. οὕτω. ΣΩ. ποτέρωθι οὖν εὐαπατητότεροί ἐσμεν, καὶ ἡ ῥητορικὴ ἐν ποτέροις μεῖζον δύναται; ΦΑΙ. δῆλον ὅτι ἐν οἷς πλανώμεθα. ΣΩ. οὐκοῦν τὸν μέλλοντα τέχνην ῥητορικὴν μετιέναι πρῶτον μὲν δεῖ ταῦτα ὁδῷ διῃρῆσθαι, καὶ εἰληφέναι τινὰ χαρακτῆρα ἑκατέρου τοῦ εἴδους, ἐν ᾧ τε ἀνάγκη τὸ πλῆθος πλανᾶσθαι καὶ ἐν ᾧ μή. ΦΑΙ. καλὸν γοῦν ἄν, ὦ Σώκρατες, εἶδος εἴη κατανενοηκὼς ὁ τοῦτο λαβών. ΣΩ. ἔπειτά γε οἶμαι πρὸς ἑκάστῳ γιγνόμενον μὴ λανθάνειν ἀλλʼ ὀξέως αἰσθάνεσθαι περὶ οὗ ἂν μέλλῃ ἐρεῖν ποτέρου ὂν τυγχάνει τοῦ γένους. ΦΑΙ. τί μήν; ΣΩ. τί οὖν; τὸν ἔρωτα πότερον φῶμεν εἶναι τῶν ἀμφισβητησίμων ἢ τῶν μή; ΦΑΙ. τῶν ἀμφισβητησίμων δήπου· ἢ οἴει ἄν σοι ἐγχωρῆσαι εἰπεῖν ἃ νυνδὴ εἶπες περὶ αὐτοῦ, ὡς βλάβη τέ ἐστι τῷ ἐρωμένῳ καὶ ἐρῶντι, καὶ αὖθις ὡς μέγιστον ὂν τῶν ἀγαθῶν τυγχάνει; ΣΩ. ἄριστα λέγεις· ἀλλʼ εἰπὲ καὶ τόδε - ἐγὼ γάρ τοι διὰ τὸ ἐνθουσιαστικὸν οὐ πάνυ μέμνημαι - εἰ ὡρισάμην ἔρωτα ἀρχόμενος τοῦ λόγου. ΦΑΙ. νὴ Δία ἀμηχάνως γε ὡς σφόδρα. ΣΩ. φεῦ, ὅσῳ λέγεις τεχνικωτέρας Νύμφας τὰς Ἀχελῴου καὶ Πᾶνα τὸν Ἑρμοῦ Λυσίου τοῦ Κεφάλου πρὸς λόγους εἶναι. ἢ οὐδὲν λέγω, ἀλλὰ καὶ ὁ Λυσίας ἀρχόμενος τοῦ ἐρωτικοῦ ἠνάγκασεν ἡμᾶς ὑπολαβεῖν τὸν ἔρωτα ἕν τι τῶν ὄντων ὃ αὐτὸς ἐβουλήθη, καὶ πρὸς τοῦτο ἤδη συνταξάμενος πάντα τὸν ὕστερον λόγον διεπεράνατο; βούλει πάλιν ἀναγνῶμεν τὴν ἀρχὴν αὐτοῦ; ΦΑΙ. εἰ σοί γε δοκεῖ· ὃ μέντοι ζητεῖς οὐκ ἔστʼ αὐτόθι. ΣΩ. λέγε, ἵνα ἀκούσω αὐτοῦ ἐκείνου.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en
Phaedrus. Yes. Socrates. It is clear to everyone that we are in accord about some matters of this kind and at variance about others, is it not? Phaedrus. I think I understand your meaning, but express it still more clearly. Socrates. When one says iron or silver, we all understand the same thing, do we not? Phaedrus. Surely. Socrates. What if he says justice or goodness ? Do we not part company, and disagree with each other and with ourselves? Phaedrus. Certainly. Socrates. Then in some things we agree and in others we do not. Phaedrus. True. Socrates. Then in which of the two are we more easy to deceive, and in which has rhetoric the greater power? Phaedrus. Evidently in the class of doubtful things. Socrates. Then he who is to develop an art of rhetoric must first make a methodical division and acquire a clear impression of each class, that in which people must be in doubt and that in which they are not. Phaedrus. He who has acquired that would have conceived an excellent principle. Socrates. Then I think when he has to do with a particular case, he will not be ignorant, but will know clearly to which of the two classes the thing belongs about which he is to speak. Phaedrus. Of course. Socrates. Well then, to which does Love belong? To the doubtful things or the others? Phaedrus. To the doubtful, surely; if he did not, do you think he would have let you say what you said just now about him, that he is an injury to the beloved and to the lover, and again that he is the greatest of blessings? Socrates. Excellent. But tell me this - for I was in such an ecstasy that I have quite forgotten - whether I defined love in the beginning of my discourse. Phaedrus. Yes, by Zeus, and wonderfully well. Socrates. Oh, how much more versed the nymphs, daughters of Achelous, and Pan, son of Hermes, are in the art of speech than Lysias, son of Cephalus! Or am I wrong, and did Lysias also, in the beginning of his discourse on Love, compel us to suppose Love to be some one thing which he chose to consider it, and did he then compose and finish his discourse with that in view? Shall we read the beginning of it again? Phaedrus. If you like; but what you seek is not in it. Socrates. Read, that I may hear Lysias himself.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phèdre. Oui.
Socrate. Il est clair pour tous qu’à propos de certaines choses de cette sorte nous sommes d’accord, et qu’à propos d’autres nous sommes en désaccord, n’est-ce pas?
Phèdre. Je crois comprendre ce que tu veux dire, mais exprime-le plus clairement encore.
Socrate. Lorsque quelqu’un dit «fer» ou «argent», nous comprenons tous la même chose, n’est-ce pas?
Phèdre. Assurément.
Socrate. Et s’il dit «justice» ou «bonté»? Ne nous séparons-nous pas, en désaccord les uns avec les autres et avec nous-mêmes?
Phèdre. Certainement.
Socrate. Ainsi, sur certaines choses nous nous accordons, sur d’autres non.
Phèdre. C’est vrai.
Socrate. Dans laquelle de ces deux catégories sommes-nous donc plus faciles à tromper, et dans laquelle la rhétorique a-t-elle le plus grand pouvoir?
Phèdre. Manifestement dans la catégorie des choses douteuses.
Socrate. Celui qui veut élaborer un art de la rhétorique doit donc d’abord effectuer une division méthodique et acquérir une conception claire de chaque catégorie: celle où les gens doivent être dans le doute et celle où ils ne le sont pas.
Phèdre. Celui qui aurait acquis cela aurait conçu un excellent principe.
Socrate. Ensuite, je pense, lorsqu’il aura affaire à un cas particulier, il ne l’ignorera pas, mais saura clairement à laquelle des deux catégories appartient la chose dont il doit parler.
Phèdre. Bien sûr.
Socrate. Eh bien, à laquelle appartient l’Amour? Aux choses douteuses ou aux autres?
Phèdre. Aux choses douteuses, assurément. Sinon, crois-tu qu’il t’aurait laissé dire à son sujet ce que tu viens de dire, qu’il nuit à l’aimé et à l’amant, puis, à l’inverse, qu’il est le plus grand des bienfaits?
Socrate. Excellent. Mais dis-moi ceci, car j’étais dans une telle extase que je l’ai tout à fait oublié: ai-je défini l’amour au début de mon discours?
Phèdre. Oui, par Zeus, et merveilleusement bien.
Socrate. Oh, combien les nymphes, filles d’Achéloos, et Pan, fils d’Hermès, sont plus versés dans l’art de la parole que Lysias, fils de Céphale! Ou bien ai-je tort? Lysias nous a-t-il lui aussi contraints, au début de son discours sur l’Amour, à supposer que l’Amour était une certaine chose unique, celle qu’il choisissait de considérer comme telle, puis a-t-il composé et achevé son discours en gardant cela en vue? Voulons-nous en relire le début?
Phèdre. Si tu veux; mais ce que tu cherches ne s’y trouve pas.
Socrate. Lis, afin que j’entende Lysias lui-même.
Concepts de ce passage
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