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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 378
Passage 50 sur 278
Référence canonique 378
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
πρῶτον μέν, ἦν δʼ ἐγώ, τὸ μέγιστον καὶ περὶ τῶν μεγίστων ψεῦδος ὁ εἰπὼν οὐ καλῶς ἐψεύσατο ὡς Οὐρανός τε ἠργάσατο ἅ φησι δρᾶσαι αὐτὸν Ἡσίοδος, ὅ τε αὖ Κρόνος ὡς ἐτιμωρήσατο αὐτόν. τὰ δὲ δὴ τοῦ Κρόνου ἔργα καὶ πάθη ὑπὸ τοῦ ὑέος, οὐδʼ ἂν εἰ ἦν ἀληθῆ ᾤμην δεῖν ῥᾳδίως οὕτως λέγεσθαι πρὸς ἄφρονάς τε καὶ νέους, ἀλλὰ μάλιστα μὲν σιγᾶσθαι, εἰ δὲ ἀνάγκη τις ἦν λέγειν, διʼ ἀπορρήτων ἀκούειν ὡς ὀλιγίστους, θυσαμένους οὐ χοῖρον ἀλλά τι μέγα καὶ ἄπορον θῦμα, ὅπως ὅτι ἐλαχίστοις συνέβη ἀκοῦσαι. καὶ γάρ, ἦ δʼ ὅς, οὗτοί γε οἱ λόγοι χαλεποί. καὶ οὐ λεκτέοι γʼ, ἔφην, ὦ Ἀδείμαντε, ἐν τῇ ἡμετέρᾳ πόλει. οὐδὲ λεκτέον νέῳ ἀκούοντι ὡς ἀδικῶν τὰ ἔσχατα οὐδὲν ἂν θαυμαστὸν ποιοῖ, οὐδʼ αὖ ἀδικοῦντα πατέρα κολάζων παντὶ τρόπῳ, ἀλλὰ δρῴη ἂν ὅπερ θεῶν οἱ πρῶτοί τε καὶ μέγιστοι. οὐ μὰ τὸν Δία, ἦ δʼ ὅς, οὐδὲ αὐτῷ μοι δοκεῖ ἐπιτήδεια εἶναι λέγειν. οὐδέ γε, ἦν δʼ ἐγώ, τὸ παράπαν ὡς θεοὶ θεοῖς πολεμοῦσί τε καὶ ἐπιβουλεύουσι καὶ μάχονται - οὐδὲ γὰρ ἀληθῆ - εἴ γε δεῖ ἡμῖν τοὺς μέλλοντας τὴν πόλιν φυλάξειν αἴσχιστον νομίζειν τὸ ῥᾳδίως ἀλλήλοις ἀπεχθάνεσθαι - πολλοῦ δεῖ γιγαντομαχίας τε μυθολογητέον αὐτοῖς καὶ ποικιλτέον, καὶ ἄλλας ἔχθρας πολλὰς καὶ παντοδαπὰς θεῶν τε καὶ ἡρώων πρὸς συγγενεῖς τε καὶ οἰκείους αὐτῶν - ἀλλʼ εἴ πως μέλλομεν πείσειν ὡς οὐδεὶς πώποτε πολίτης ἕτερος ἑτέρῳ ἀπήχθετο οὐδʼ ἔστιν τοῦτο ὅσιον, τοιαῦτα λεκτέα μᾶλλον πρὸς τὰ παιδία εὐθὺς καὶ γέρουσι καὶ γραυσί, καὶ πρεσβυτέροις γιγνομένοις καὶ τοὺς ποιητὰς ἐγγὺς τούτων ἀναγκαστέον λογοποιεῖν. Ἥρας δὲ δεσμοὺς ὑπὸ ὑέος καὶ Ἡφαίστου ῥίψεις ὑπὸ πατρός, μέλλοντος τῇ μητρὶ τυπτομένῃ ἀμυνεῖν, καὶ θεομαχίας ὅσας Ὅμηρος πεποίηκεν οὐ παραδεκτέον εἰς τὴν πόλιν, οὔτʼ ἐν ὑπονοίαις πεποιημένας οὔτε ἄνευ ὑπονοιῶν. ὁ γὰρ νέος οὐχ οἷός τε κρίνειν ὅτι τε ὑπόνοια καὶ ὃ μή, ἀλλʼ ἃ ἂν τηλικοῦτος ὢν λάβῃ ἐν ταῖς δόξαις δυσέκνιπτά τε καὶ ἀμετάστατα φιλεῖ γίγνεσθαι· ὧν δὴ ἴσως ἕνεκα περὶ παντὸς ποιητέον ἃ πρῶτα ἀκούουσιν ὅτι κάλλιστα μεμυθολογημένα πρὸς ἀρετὴν ἀκούειν. ἔχει γάρ, ἔφη, λόγον. ἀλλʼ εἴ τις αὖ καὶ ταῦτα ἐρωτῴη ἡμᾶς, ταῦτα ἅττα τʼ ἐστὶν καὶ τίνες οἱ μῦθοι, τίνας ἂν φαῖμεν;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
There is, first of all, I said, the greatest lie about the things of greatest concernment, which was no pretty invention of him who told how Uranus did what Hesiod says he did to Cronos, and how Cronos in turn took his revenge; and then there are the doings and sufferings of Cronos at the hands of his son. Even if they were true I should not think that they ought to be thus lightly told to thoughtless young persons. But the best way would be to bury them in silence, and if there were some necessity for relating them, that only a very small audience should be admitted under pledge of secrecy and after sacrificing, not a pig, but some huge and unprocurable victim, to the end that as few as possible should have heard these tales. Why, yes, said he, such stories are hard sayings. Yes, and they are not to be told, Adeimantus, in our city, nor is it to be said in the hearing of a young man, that in doing the utmost wrong he would do nothing to surprise anybody, nor again in punishing his father’s wrong-doings to the limit, but would only be following the example of the first and greatest of the gods. No, by heaven, said he, I do not myself think that they are fit to be told. Neither must we admit at all, said I, that gods war with gods and plot against one another and contend - for it is not true either - if we wish our future guardians to deem nothing more shameful than lightly to fall out with one another; still less must we make battles of gods and giants the subject for them of stories and embroideries, and other enmities many and manifold of gods and heroes toward their kith and kin. But if there is any likelihood of our persuading them that no citizen ever quarrelled with his fellow-citizen and that the very idea of it is an impiety, that is the sort of thing that ought rather to be said by their elders, men and women, to children from the beginning and as they grow older, and we must compel the poets to keep close to this in their compositions. But Hera’s fetterings by her son and the hurling out of heaven of Hephaestus by his father when he was trying to save his mother from a beating, and the battles of the gods in Homer’s verse are things that we must not admit into our city either wrought in allegory or without allegory. For the young are not able to distinguish what is and what is not allegory, but whatever opinions are taken into the mind at that age are wont to prove indelible and unalterable. For which reason, maybe, we should do our utmost that the first stories that they hear should be so composed as to bring the fairest lessons of virtue to their ears. Yes, that is reasonable, he said; but if again someone should ask us to be specific and say what these compositions may be and what are the tales, what could we name?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Il y a d’abord, dis-je, le plus grand mensonge sur les choses les plus importantes, invention dépourvue de beauté de celui qui raconta comment Ouranos fit à Cronos ce qu’Hésiode lui attribue, et comment Cronos, à son tour, se vengea ; puis il y a les actes de Cronos et ce qu’il souffrit de la main de son fils. Même si ces récits étaient vrais, je ne penserais pas qu’il faille les raconter avec tant de légèreté à de jeunes êtres irréfléchis. Le mieux serait de les ensevelir dans le silence ; et s’il était absolument nécessaire de les rapporter, il ne faudrait en admettre qu’un très petit nombre à les entendre, après leur avoir imposé le secret et avoir sacrifié non pas un porc, mais quelque victime immense et impossible à se procurer, afin que le moins de personnes possible aient entendu ces récits. Oui, dit-il, de telles histoires sont pénibles à entendre. Oui, et elles ne doivent pas être racontées dans notre cité, Adimante. Il ne faut pas davantage dire devant un jeune homme qu’en commettant la pire injustice il ne ferait rien de surprenant, ni qu’en punissant jusqu’à l’extrême les fautes de son père il ne ferait que suivre l’exemple des premiers et des plus grands dieux. Non, par le ciel, dit-il, je ne pense pas moi-même que ces récits soient bons à raconter. Nous ne devons absolument pas admettre non plus, dis-je, que les dieux se fassent la guerre, complotent les uns contre les autres et se querellent, car cela non plus n’est pas vrai, si nous voulons que nos futurs gardiens tiennent pour suprêmement honteux de se brouiller à la légère les uns avec les autres. Moins encore devons-nous faire des combats des dieux et des géants la matière de leurs récits et de leurs broderies, ni des inimitiés nombreuses et variées des dieux et des héros envers leurs parents. Mais si nous avons quelque chance de les persuader que jamais citoyen ne s’est querellé avec un autre citoyen et que l’idée même en est impie, voilà plutôt ce que les hommes et les femmes d’âge mûr doivent dire aux enfants dès le commencement et à mesure qu’ils grandissent, et nous devons contraindre les poètes à s’y conformer dans leurs compositions. Mais Héra enchaînée par son fils, Héphaïstos précipité du ciel par son père alors qu’il tentait de protéger sa mère contre les coups, et les combats des dieux dans les vers d’Homère, voilà des choses que nous ne devons admettre dans notre cité, qu’elles soient présentées sous forme allégorique ou sans allégorie. Car les jeunes ne sont pas capables de distinguer ce qui est allégorique de ce qui ne l’est pas ; or les opinions reçues dans l’esprit à cet âge ont coutume de devenir indélébiles et immuables. C’est pourquoi, peut-être, nous devons tout faire pour que les premiers récits qu’ils entendent soient composés de manière à porter à leurs oreilles les plus belles leçons de vertu. Oui, cela est raisonnable, dit-il ; mais si quelqu’un nous demandait encore d’être précis, de dire quelles pourraient être ces compositions et quels sont ces récits, que pourrions-nous nommer ?
Concepts de ce passage
Aporie
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Soin de l’âme
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Dukkha
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Éducation
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Famille
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Amitié
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Dieu
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Justice
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Nécessité
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Éros philosophique
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Raison
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Ressentiment
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Rôles et relations
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Salut
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Souffrance
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Vertu
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Guerre et paix
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Culte
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