Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 379
Passage 51 sur 278
Référence canonique 379
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
καὶ ἐγὼ εἶπον· ὦ Ἀδείμαντε, οὐκ ἐσμὲν ποιηταὶ ἐγώ τε καὶ σὺ ἐν τῷ παρόντι, ἀλλʼ οἰκισταὶ πόλεως· οἰκισταῖς δὲ τοὺς μὲν τύπους προσήκει εἰδέναι ἐν οἷς δεῖ μυθολογεῖν τοὺς ποιητάς, παρʼ οὓς ἐὰν ποιῶσιν οὐκ ἐπιτρεπτέον, οὐ μὴν αὐτοῖς γε ποιητέον μύθους. ὀρθῶς, ἔφη· ἀλλʼ αὐτὸ δὴ τοῦτο, οἱ τύποι περὶ θεολογίας τίνες ἂν εἶεν; τοιοίδε πού τινες, ἦν δʼ ἐγώ· οἷος τυγχάνει ὁ θεὸς ὤν, ἀεὶ δήπου ἀποδοτέον, ἐάντέ τις αὐτὸν ἐν ἔπεσιν ποιῇ ἐάντε ἐν μέλεσιν ἐάντε ἐν τραγῳδίᾳ. δεῖ γάρ. οὐκοῦν ἀγαθὸς ὅ γε θεὸς τῷ ὄντι τε καὶ λεκτέον οὕτω; τί μήν; ἀλλὰ μὴν οὐδέν γε τῶν ἀγαθῶν βλαβερόν· ἦ γάρ; οὔ μοι δοκεῖ. ἆρʼ οὖν ὃ μὴ βλαβερὸν βλάπτει; οὐδαμῶς. ὃ δὲ μὴ βλάπτει κακόν τι ποιεῖ; οὐδὲ τοῦτο. ὃ δέ γε μηδὲν κακὸν ποιεῖ οὐδʼ ἄν τινος εἴη κακοῦ αἴτιον; πῶς γάρ; τί δέ; ὠφέλιμον τὸ ἀγαθόν; ναί. αἴτιον ἄρα εὐπραγίας; ναί. οὐκ ἄρα πάντων γε αἴτιον τὸ ἀγαθόν, ἀλλὰ τῶν μὲν εὖ ἐχόντων αἴτιον, τῶν δὲ κακῶν ἀναίτιον. παντελῶς γʼ, ἔφη. οὐδʼ ἄρα, ἦν δʼ ἐγώ, ὁ θεός, ἐπειδὴ ἀγαθός, πάντων ἂν εἴη αἴτιος, ὡς οἱ πολλοὶ λέγουσιν, ἀλλὰ ὀλίγων μὲν τοῖς ἀνθρώποις αἴτιος, πολλῶν δὲ ἀναίτιος· πολὺ γὰρ ἐλάττω τἀγαθὰ τῶν κακῶν ἡμῖν, καὶ τῶν μὲν ἀγαθῶν οὐδένα ἄλλον αἰτιατέον, τῶν δὲ κακῶν ἄλλʼ ἄττα δεῖ ζητεῖν τὰ αἴτια, ἀλλʼ οὐ τὸν θεόν. ἀληθέστατα, ἔφη, δοκεῖς μοι λέγειν. οὐκ ἄρα, ἦν δʼ ἐγώ, ἀποδεκτέον οὔτε Ὁμήρου οὔτʼ ἄλλου ποιητοῦ ταύτην τὴν ἁμαρτίαν περὶ τοὺς θεοὺς ἀνοήτως ἁμαρτάνοντος καὶ λέγοντος - ὡς δοιοί τε πίθοι κατακείαται ἐν Διὸς οὔδει κηρῶν ἔμπλειοι, ὁ μὲν ἐσθλῶν, αὐτὰρ ὃ δειλῶν· Hom. Il. 24.527-8 καὶ ᾧ μὲν ἂν μείξας ὁ Ζεὺς δῷ ἀμφοτέρων, ἄλλοτε μέν τε κακῷ ὅ γε κύρεται, ἄλλοτε δʼ ἐσθλῷ· Hom. Il. 24.530 ᾧ δʼ ἂν μή, ἀλλʼ ἄκρατα τὰ ἕτερα, τὸν δὲ κακὴ βούβρωστις ἐπὶ χθόνα δῖαν ἐλαύνει· Hom. Il. 24.532 οὐδʼ ὡς ταμίας ἡμῖν Ζεὺς - ἀγαθῶν τε κακῶν τε τέτυκται. unknown
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
And I replied, Adeimantus, we are not poets, you and I at present, but founders of a state. And to founders it pertains to know the patterns on which poets must compose their fables and from which their poems must not be allowed to deviate; but the founders are not required themselves to compose fables. Right, he said; but this very thing - the patterns or norms of right speech about the gods, what would they be? Something like this, I said. The true quality of God we must always surely attribute to him whether we compose in epic, melic, or tragic verse. We must. And is not God of course good in reality and always to be spoken of as such? Certainly. But further, no good thing is harmful, is it? I think not. Can what is not harmful harm? By no means. Can that which does not harm do any evil? Not that either. But that which does no evil would not be cause of any evil either? How could it? Once more, is the good beneficent? Yes. It is the cause, then, of welfare? Yes. Then the good is not the cause of all things, but of things that are well it the cause - of things that are ill it is blameless. Entirely so, he said. Neither, then, could God, said I, since he is good, be, as the multitude say, the cause of all things, but for mankind he is the cause of few things, but of many things not the cause. For good things are far fewer with us than evil, and for the good we must assume no other cause than God, but the cause of evil we must look for in other things and not in God. What you say seems to me most true, he replied. Then, said I, we must not accept from Homer or any other poet the folly of such error as this about the gods when he says Two urns stand on the floor of the palace of Zeus and are filled with Dooms he allots, one of blessings, the other of gifts that are evil, Hom. Il. 24.527-8 and to whomsoever Zeus gives of both commingled - Now upon evil he chances and now again good is his portion, Hom. Il. 24.530 but the man for whom he does not blend the lots, but to whom he gives unmixed evil - Hunger devouring drives him, a wanderer over the wide world, Hom. Il. 24.532 nor will we tolerate the saying that Zeus is dispenser alike of good and of evil to mortals.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Et je répondis : Adimante, toi et moi, pour le moment, nous ne sommes pas des poètes, mais les fondateurs d’une cité. Or il appartient aux fondateurs de connaître les modèles selon lesquels les poètes doivent composer leurs fables et dont on ne doit pas permettre à leurs poèmes de s’écarter ; mais les fondateurs ne sont pas tenus de composer eux-mêmes des fables. Juste, dit-il ; mais précisément, quels seraient les modèles ou les normes d’un discours correct sur les dieux ? Quelque chose comme ceci, dis-je. Il faut assurément toujours attribuer à Dieu sa véritable qualité, que nous composions en vers épiques, méliques ou tragiques. Il le faut. Et Dieu n’est-il pas réellement bon, et ne faut-il pas toujours parler de lui comme tel ? Certainement. Mais en outre, aucune chose bonne n’est nuisible, n’est-ce pas ? Je ne le pense pas. Ce qui n’est pas nuisible peut-il nuire ? Nullement. Ce qui ne nuit pas peut-il produire quelque mal ? Pas davantage. Mais ce qui ne produit aucun mal ne saurait non plus être la cause d’aucun mal ? Comment le pourrait-il ? Encore une fois, le bien est-il bienfaisant ? Oui. Il est donc cause du bien-être ? Oui. Ainsi, le bien n’est pas la cause de toutes choses : il est cause de celles qui sont bonnes, mais il est innocent de celles qui sont mauvaises. Tout à fait, dit-il. Dieu non plus, dis-je, puisqu’il est bon, ne saurait donc être, comme le prétend la multitude, la cause de toutes choses ; pour les hommes, il est cause de peu de choses et n’est pas cause de beaucoup d’autres. Car les biens sont chez nous beaucoup moins nombreux que les maux ; pour les biens, nous ne devons admettre aucune autre cause que Dieu, mais la cause des maux, il nous faut la chercher ailleurs et non en Dieu. Ce que tu dis me paraît parfaitement vrai, répondit-il. Dès lors, dis-je, nous ne devons pas accepter d’Homère ni d’aucun autre poète cette erreur insensée au sujet des dieux, lorsqu’il dit :
Deux urnes reposent sur le sol du palais de Zeus,
Pleines des destins qu’il distribue, l’une de biens,
L’autre de dons mauvais,
Hom. Il. 24.527-8
et que celui à qui Zeus donne un mélange des deux :
Rencontre tantôt le mal, tantôt reçoit le bien en partage,
Hom. Il. 24.530
mais que l’homme pour qui il ne mêle pas les lots et auquel il donne le mal sans mélange :
La faim dévorante le chasse, errant sur la vaste terre,
Hom. Il. 24.532
et nous ne tolérerons pas non plus qu’on dise que Zeus dispense également aux mortels le bien et le mal.
Concepts de ce passage
Attribut
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Bienfait
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Mort
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Dieu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éros philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque