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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 388

Passage 58 sur 278

Référence canonique 388

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ὀρθῶς ἄρʼ ἂν ἐξαιροῖμεν τοὺς θρήνους τῶν ὀνομαστῶν ἀνδρῶν, γυναιξὶ δὲ ἀποδιδοῖμεν, καὶ οὐδὲ ταύταις σπουδαίαις, καὶ ὅσοι κακοὶ τῶν ἀνδρῶν, ἵνα ἡμῖν δυσχεραίνωσιν ὅμοια τούτοις ποιεῖν οὓς δή φαμεν ἐπὶ φυλακῇ τῆς χώρας τρέφειν. ὀρθῶς, ἔφη. πάλιν δὴ Ὁμήρου τε δεησόμεθα καὶ τῶν ἄλλων ποιητῶν μὴ ποιεῖν Ἀχιλλέα θεᾶς παῖδα - ἄλλοτʼ ἐπὶ πλευρᾶς κατακείμενον, ἄλλοτε δʼ αὖτε ὕπτιον, ἄλλοτε δὲ πρηνῆ, Hom. Il. 24.10-12 τοτὲ δʼ ὀρθὸν ἀναστάντα πλωΐζοντʼ ἀλύοντʼ ἐπὶ θῖνʼ ἁλὸς ἀτρυγέτοιο, Hom. Il. 24.12 μηδὲ ἀμφοτέραισιν χερσὶν ἑλόντα κόνιν αἰθαλόεσσαν χευάμενον κὰκ κεφαλῆς Hom. Il. 18.23-24 , μηδὲ ἄλλα κλαίοντά τε καὶ ὀδυρόμενον ὅσα καὶ οἷα ἐκεῖνος ἐποίησε, μηδὲ Πρίαμον ἐγγὺς θεῶν γεγονότα λιτανεύοντά τε καὶ - κυλινδόμενον κατὰ κόπρον, ἐξονομακλήδην ὀνομάζοντʼ ἄνδρα ἕκαστον. Hom. Il. 22.414-415 πολὺ δʼ ἔτι τούτων μᾶλλον δεησόμεθα μήτοι θεούς γε ποιεῖν ὀδυρομένους καὶ λέγοντας - ὤμοι ἐγὼ δειλή, ὤμοι δυσαριστοτόκεια· Hom. Il. 18.54 εἰ δʼ οὖν θεούς, μήτοι τόν γε μέγιστον τῶν θεῶν τολμῆσαι οὕτως ἀνομοίως μιμήσασθαι, ὥστε ὢ πόποι, φάναι, ἦ φίλον ἄνδρα διωκόμενον περὶ ἄστυ ὀφθαλμοῖσιν ὁρῶμαι, ἐμὸν δʼ ὀλοφύρεται ἦτορ· Hom. Il. 22.168 καὶ - αἲ αἲ ἐγών, ὅ τέ μοι Σαρπηδόνα φίλτατον ἀνδρῶν μοῖρʼ ὑπὸ Πατρόκλοιο Μενοιτιάδαο δαμῆναι. Hom. Il. 16.433-434 εἰ γάρ, ὦ φίλε Ἀδείμαντε, τὰ τοιαῦτα ἡμῖν οἱ νέοι σπουδῇ ἀκούοιεν καὶ μὴ καταγελῷεν ὡς ἀναξίως λεγομένων, σχολῇ ἂν ἑαυτόν γέ τις ἄνθρωπον ὄντα ἀνάξιον ἡγήσαιτο τούτων καὶ ἐπιπλήξειεν, εἰ καὶ ἐπίοι αὐτῷ τι τοιοῦτον ἢ λέγειν ἢ ποιεῖν, ἀλλʼ οὐδὲν αἰσχυνόμενος οὐδὲ καρτερῶν πολλοὺς ἐπὶ σμικροῖσιν παθήμασιν θρήνους ἂν ᾄδοι καὶ ὀδυρμούς. ἀληθέστατα, ἔφη, λέγεις. δεῖ δέ γε οὔχ, ὡς ἄρτι ἡμῖν ὁ λόγος ἐσήμαινεν· ᾧ πειστέον, ἕως ἄν τις ἡμᾶς ἄλλῳ καλλίονι πείσῃ. οὐ γὰρ οὖν δεῖ. ἀλλὰ μὴν οὐδὲ φιλογέλωτάς γε δεῖ εἶναι. σχεδὸν γὰρ ὅταν τις ἐφιῇ ἰσχυρῷ γέλωτι, ἰσχυρὰν καὶ μεταβολὴν ζητεῖ τὸ τοιοῦτον. δοκεῖ μοι, ἔφη.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Then we should be right in doing away with the lamentations of men of note and in attributing them to women, and not to the most worthy of them either, and to inferior men, in that those whom we say we are breeding for the guardianship of the land may disdain to act like these. We should be right, said he. Again then we shall request Homer and the other poets not to portray Achilles, the son of a goddess, as, Lying now on his side, and then again on his back, And again on his face, Hom. Il. 24.10-12 and then rising up and Drifting distraught on the shore of the waste unharvested ocean, Hom. Il. 24.10-12 nor clutching with both hands the sooty dust and strewing it over his head, nor as weeping and lamenting in the measure and manner attributed to him by the poet; nor yet Priam, near kinsman of the gods, making supplication and rolling in the dung, Calling aloud unto each, by name to each man appealing. Hom. Il. 22.414-415 And yet more than this shall we beg of them at least not to describe the gods as lamenting and crying, Ah, woe is me, woeful mother who bore to my sorrow the bravest, Hom. Il. 18.54 and if they will so picture the gods at least not to have the effrontery to present so unlikely a likeness of the supreme god as to make him say: Out on it, dear to my heart is the man whose pursuit around Troy-town I must behold with my eyes while my spirit is grieving within me, Hom. Il. 22.168 and: Ah, woe is me! of all men to me is Sarpedon the dearest, Fated to fall by the hands of Patroclus, Menoitius’ offspring. Hom. Il. 16.433-434 For if, dear Adeimantus, our young men should seriously incline to listen to such tales and not laugh at them as unworthy utterances, still less surely would any man be to think such conduct unworthy of himself and to rebuke himself if it occurred to him to do or say anything of that kind, but without shame or restraint full many a dirge for trifles would he chant and many a lament. You say most truly, he replied. But that must not be, as our reasoning but now showed us, in which we must put our trust until someone convinces with a better reason. No, it must not be. Again, they must not be prone to laughter. For ordinarily when one abandons himself to violent laughter his condition provokes a violent reaction. I think so, he said.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Nous aurions donc raison de supprimer les lamentations des hommes remarquables et de les attribuer aux femmes, sans même les prêter aux plus dignes d’entre elles, ainsi qu’aux hommes inférieurs, afin que ceux que nous disons former pour garder le pays dédaignent de se conduire comme eux. Nous aurions raison, dit-il. Nous demanderons donc encore à Homère et aux autres poètes de ne pas représenter Achille, le fils d’une déesse :

Couché tantôt sur le côté, tantôt sur le dos,
Puis de nouveau sur le visage,
Hom. Il. 24.10-12

puis se relevant et :

Errant éperdu sur le rivage de l’océan stérile et désert,
Hom. Il. 24.10-12

ni saisissant à deux mains la poussière noirâtre pour la répandre sur sa tête, ni pleurant et se lamentant dans la mesure et de la manière que le poète lui attribue. Nous ne voulons pas davantage voir Priam, proche parent des dieux, supplier et se rouler dans le fumier :

Appelant chacun à grands cris, s’adressant à chaque homme par son nom.
Hom. Il. 22.414-415

Et plus encore, nous les supplierons au moins de ne pas représenter les dieux se lamentant et criant :

Hélas ! malheureuse mère, qui pour mon chagrin enfantai le plus brave,
Hom. Il. 18.54

et, s’ils dépeignent ainsi les dieux, de ne pas avoir au moins l’effronterie de présenter une image si invraisemblable du dieu suprême qu’ils lui fassent dire :

Malheur ! l’homme cher à mon cœur, je dois le voir de mes yeux
Poursuivi autour de la ville de Troie, tandis que mon âme s’afflige en moi,
Hom. Il. 22.168

et :

Hélas ! de tous les hommes, Sarpédon m’est le plus cher,
Et le destin veut qu’il tombe sous les coups de Patrocle, fils de Ménoitios.
Hom. Il. 16.433-434

Car si, mon cher Adimante, nos jeunes gens étaient sérieusement enclins à écouter de tels récits au lieu d’en rire comme de propos indignes, il serait assurément encore moins probable qu’un homme juge une telle conduite indigne de lui-même et se blâme s’il lui venait à l’esprit de faire ou de dire quelque chose de semblable. Sans honte ni retenue, il entonnerait au contraire bien des chants funèbres pour des vétilles et pousserait bien des lamentations. Tu dis très vrai, répondit-il. Mais cela ne doit pas être, comme vient de nous le montrer notre raisonnement, auquel nous devons nous fier jusqu’à ce que quelqu’un nous convainque par un meilleur argument. Non, cela ne doit pas être. Ils ne doivent pas non plus être enclins au rire. Car, d’ordinaire, lorsqu’on s’abandonne à un rire violent, cet état provoque une réaction violente. Je le pense, dit-il.

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