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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 387
Passage 57 sur 278
Référence canonique 387
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
καὶ τὸ - ψυχὴ δὲ κατὰ χθονός, ἠΰτε καπνός, ᾤχετο τετριγυῖα Hom. Il. 23.100 καὶ - ὡς δʼ ὅτε νυκτερίδες μυχῷ ἄντρου θεσπεσίοιο τρίζουσαι ποτέονται, ἐπεί κέ τις ἀποπέσῃσιν ὁρμαθοῦ ἐκ πέτρης, ἀνά τʼ ἀλλήλῃσιν ἔχονται, ὣς αἳ τετριγυῖαι ἅμʼ ᾔεσαν. Hom. Od. 24.6-10 ταῦτα καὶ τὰ τοιαῦτα πάντα παραιτησόμεθα Ὅμηρόν τε καὶ τοὺς ἄλλους ποιητὰς μὴ χαλεπαίνειν ἂν διαγράφωμεν, οὐχ ὡς οὐ ποιητικὰ καὶ ἡδέα τοῖς πολλοῖς ἀκούειν, ἀλλʼ ὅσῳ ποιητικώτερα, τοσούτῳ ἧττον ἀκουστέον παισὶ καὶ ἀνδράσιν οὓς δεῖ ἐλευθέρους εἶναι, δουλείαν θανάτου μᾶλλον πεφοβημένους. παντάπασι μὲν οὖν. οὐκοῦν ἔτι καὶ τὰ περὶ ταῦτα ὀνόματα πάντα τὰ δεινά τε καὶ φοβερὰ ἀποβλητέα, Κωκυτούς τε καὶ Στύγας καὶ νέρους καὶ ἀλίβαντας , καὶ ἄλλα ὅσα τούτου τοῦ τύπου ὀνομαζόμενα φρίττειν δὴ ποιεῖ ὡς οἴεται πάντας τοὺς ἀκούοντας. καὶ ἴσως εὖ ἔχει πρὸς ἄλλο τι· ἡμεῖς δὲ ὑπὲρ τῶν φυλάκων φοβούμεθα μὴ ἐκ τῆς τοιαύτης φρίκης θερμότεροι καὶ μαλακώτεροι τοῦ δέοντος γένωνται ἡμῖν. καὶ ὀρθῶς γʼ, ἔφη, φοβούμεθα. ἀφαιρετέα ἄρα; ναί. τὸν δὲ ἐναντίον τύπον τούτοις λεκτέον τε καὶ ποιητέον; δῆλα δή. καὶ τοὺς ὀδυρμοὺς ἄρα ἐξαιρήσομεν καὶ τοὺς οἴκτους τοὺς τῶν ἐλλογίμων ἀνδρῶν; ἀνάγκη, ἔφη, εἴπερ καὶ τὰ πρότερα. σκόπει δή, ἦν δʼ ἐγώ, εἰ ὀρθῶς ἐξαιρήσομεν ἢ οὔ. φαμὲν δὲ δὴ ὅτι ὁ ἐπιεικὴς ἀνὴρ τῷ ἐπιεικεῖ, οὗπερ καὶ ἑταῖρός ἐστιν, τὸ τεθνάναι οὐ δεινὸν ἡγήσεται. φαμὲν γάρ. οὐκ ἄρα ὑπέρ γʼ ἐκείνου ὡς δεινόν τι πεπονθότος ὀδύροιτʼ ἄν. οὐ δῆτα. ἀλλὰ μὴν καὶ τόδε λέγομεν, ὡς ὁ τοιοῦτος μάλιστα αὐτὸς αὑτῷ αὐτάρκης πρὸς τὸ εὖ ζῆν καὶ διαφερόντως τῶν ἄλλων ἥκιστα ἑτέρου προσδεῖται. ἀληθῆ, ἔφη. ἥκιστα ἄρʼ αὐτῷ δεινὸν στερηθῆναι ὑέος ἢ ἀδελφοῦ ἢ χρημάτων ἢ ἄλλου του τῶν τοιούτων. ἥκιστα μέντοι. ἥκιστʼ ἄρα καὶ ὀδύρεσθαι, φέρειν δὲ ὡς πρᾳότατα, ὅταν τις αὐτὸν τοιαύτη συμφορὰ καταλάβῃ. πολύ γε.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
and: Under the earth like a vapor vanished the gibbering soul, Hom. Il. 23.100 and: Even as bats in the hollow of some mysterious grotto Fly with a flittermouse shriek when one of them falls from the cluster Whereby they hold to the rock and are clinging the one to the other, Flitted their gibbering ghosts. Hom. Od. 24.6-10 We will beg Homer and the other poets not to be angry if we cancel those and all similar passages, not that they are not poetic and pleasing to most hearers, but because the more poetic they are the less are they suited to the ears of boys and men who are destined to be free and to be more afraid of slavery than of death. By all means. Then we must further taboo in these matters the entire vocabulary of terror and fear, Cocytus named of lamentation loud, abhorred Styx , the flood of deadly hate, the people of the infernal pit and of the charnel-house, and all other terms of this type, whose very names send a shudder through all the hearers every year. And they may be excellent for other purposes, but we are in fear for our guardians lest the habit of such thrills make them more sensitive and soft than we would have them. And we are right in so fearing. We must remove those things then? Yes. And the opposite type to them is what we must require in speech and in verse? Obviously. And shall we also do away with the wailings and lamentations of men of repute? That necessarily follows, he said, from the other. Consider, said I, whether we shall be right in thus getting rid of them or not. What we affirm is that a good man will not think that for a good man, whose friend he also is, death is a terrible thing. Yes, we say that. Then it would not be for his friend’s sake as if he had suffered something dreadful that he would make lament. Certainly not. But we also say this, that such a one is most of all men sufficient unto himself for a good life and is distinguished from other men in having least need of anybody else. True, he replied. Least of all then to him is it a terrible thing to lose son or brother or his wealth or anything of the sort. Least of all. Then he makes the least lament and bears it most moderately when any such misfortune overtakes him. Certainly.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
et :
Sous la terre, pareille à une vapeur, disparut l’âme qui poussait des cris confus,
Hom. Il. 23.100
et :
Comme des chauves-souris, au creux d’une grotte mystérieuse,
S’envolent avec des cris aigus quand l’une d’elles tombe de la grappe
Par laquelle elles tiennent au roc, suspendues les unes aux autres,
Ainsi voltigeaient leurs ombres en poussant des cris confus.
Hom. Od. 24.6-10
Nous supplierons Homère et les autres poètes de ne pas s’irriter si nous supprimons ces passages et tous ceux qui leur ressemblent, non qu’ils soient dépourvus de poésie ou déplaisants à la plupart des auditeurs, mais parce que, plus ils sont poétiques, moins ils conviennent aux oreilles de garçons et d’hommes destinés à être libres et à craindre l’esclavage plus que la mort. Absolument. Nous devons ensuite proscrire, en cette matière, tout le vocabulaire de la terreur et de la crainte : le Cocyte, ainsi nommé à cause des bruyantes lamentations, le Styx abhorré, fleuve de haine mortelle, les habitants du gouffre infernal et du charnier, ainsi que tous les autres termes de cette espèce dont le nom seul fait frissonner tous les auditeurs chaque année. Ils peuvent être excellents à d’autres fins, mais nous craignons pour nos gardiens que l’habitude de tels frissons ne les rende plus sensibles et plus mous que nous ne le voudrions. Et nous avons raison de le craindre. Nous devons donc supprimer ces choses ? Oui. Et exiger dans les discours et dans les vers le type opposé ? Évidemment. Supprimerons-nous aussi les plaintes et les lamentations des hommes illustres ? Cela découle nécessairement du reste, dit-il. Examine, dis-je, si nous aurons raison ou non de les supprimer ainsi. Nous affirmons qu’un homme bon ne pensera pas que la mort soit une chose terrible pour un homme bon qui est aussi son ami. Oui, nous l’affirmons. Ce n’est donc pas pour son ami, comme si celui-ci avait subi quelque chose d’épouvantable, qu’il se lamenterait. Assurément non. Mais nous disons encore ceci : un tel homme se suffit plus que tout autre pour mener une vie bonne, et se distingue des autres hommes en ce qu’il a le moins besoin d’autrui. C’est vrai, répondit-il. Pour lui, perdre un fils, un frère, ses richesses ou quelque autre bien de cette sorte est donc moins terrible que pour quiconque. Moins que pour quiconque. Il est donc celui qui se lamente le moins et supporte avec le plus de mesure le malheur lorsqu’un tel événement le frappe. Certainement.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Mort
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Famille
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Crainte
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Formes intelligibles
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Fortune
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Liberté
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Amitié
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Mode
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Raison
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Rôles et relations
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Autosuffisance
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Suffisance simple
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Péché
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Esclavage
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Sagesse
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