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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 391

Passage 61 sur 278

Référence canonique 391

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

οὐδʼ αὐτὸν τὸν Ἀχιλλέα ἀξιώσομεν οὐδʼ ὁμολογήσομεν οὕτω φιλοχρήματον εἶναι, ὥστε παρὰ τοῦ Ἀγαμέμνονος δῶρα λαβεῖν, καὶ τιμὴν αὖ λαβόντα νεκροῦ ἀπολύειν, ἄλλως δὲ μὴ ʼθέλειν. οὔκουν δίκαιόν γε, ἔφη, ἐπαινεῖν τὰ τοιαῦτα. ὀκνῶ δέ γε, ἦν δʼ ἐγώ, διʼ Ὅμηρον λέγειν ὅτι οὐδʼ ὅσιον ταῦτά γε κατὰ Ἀχιλλέως φάναι καὶ ἄλλων λεγόντων πείθεσθαι, καὶ αὖ ὡς πρὸς τὸν Ἀπόλλω εἶπεν - ἔβλαψάς μʼ ἑκάεργε, θεῶν ὀλοώτατε πάντων· ἦ σʼ ἂν τισαίμην, εἴ μοι δύναμίς γε παρείη· Hom. Il. 22.15 καὶ ὡς πρὸς τὸν ποταμόν, θεὸν ὄντα, ἀπειθῶς εἶχεν καὶ μάχεσθαι ἕτοιμος ἦν, καὶ αὖ τὰς τοῦ ἑτέρου ποταμοῦ Σπερχειοῦ ἱερὰς τρίχας Πατρόκλῳ ἥρωϊ , ἔφη, κόμην ὀπάσαιμι φέρεσθαι Hom. Il. 23.151 , νεκρῷ ὄντι, καὶ ὡς ἔδρασεν τοῦτο, οὐ πειστέον· τάς τε αὖ Ἕκτορος ἕλξεις περὶ τὸ σῆμα τὸ Πατρόκλου καὶ τὰς τῶν ζωγρηθέντων σφαγὰς εἰς τὴν πυράν, σύμπαντα ταῦτα οὐ φήσομεν ἀληθῆ εἰρῆσθαι, οὐδʼ ἐάσομεν πείθεσθαι τοὺς ἡμετέρους ὡς Ἀχιλλεύς, θεᾶς ὢν παῖς καὶ Πηλέως, σωφρονεστάτου τε καὶ τρίτου ἀπὸ Διός, καὶ ὑπὸ τῷ σοφωτάτῳ Χείρωνι τεθραμμένος, τοσαύτης ἦν ταραχῆς πλέως, ὥστʼ ἔχειν ἐν αὑτῷ νοσήματε δύο ἐναντίω ἀλλήλοιν, ἀνελευθερίαν μετὰ φιλοχρηματίας καὶ αὖ ὑπερηφανίαν θεῶν τε καὶ ἀνθρώπων. ὀρθῶς, ἔφη, λέγεις. μὴ τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, μηδὲ τάδε πειθώμεθα μηδʼ ἐῶμεν λέγειν, ὡς Θησεὺς Ποσειδῶνος ὑὸς Πειρίθους τε Διὸς ὥρμησαν οὕτως ἐπὶ δεινὰς ἁρπαγάς, μηδέ τινʼ ἄλλον θεοῦ παῖδά τε καὶ ἥρω τολμῆσαι ἂν δεινὰ καὶ ἀσεβῆ ἐργάσασθαι, οἷα νῦν καταψεύδονται αὐτῶν· ἀλλὰ προσαναγκάζωμεν τοὺς ποιητὰς ἢ μὴ τούτων αὐτὰ ἔργα φάναι ἢ τούτους μὴ εἶναι θεῶν παῖδας, ἀμφότερα δὲ μὴ λέγειν, μηδὲ ἡμῖν ἐπιχειρεῖν πείθειν τοὺς νέους ὡς οἱ θεοὶ κακὰ γεννῶσιν, καὶ ἥρωες ἀνθρώπων οὐδὲν βελτίους· ὅπερ γὰρ ἐν τοῖς πρόσθεν ἐλέγομεν, οὔθʼ ὅσια ταῦτα οὔτε ἀληθῆ· ἐπεδείξαμεν γάρ που ὅτι ἐκ θεῶν κακὰ γίγνεσθαι ἀδύνατον. πῶς γὰρ οὔ; καὶ μὴν τοῖς γε ἀκούουσιν βλαβερά· πᾶς γὰρ ἑαυτῷ συγγνώμην ἕξει κακῷ ὄντι, πεισθεὶς ὡς ἄρα τοιαῦτα πράττουσίν τε καὶ ἔπραττον καὶ - οἱ θεῶν ἀγχίσποροι, οἱ Ζηνὸς ἐγγύς, ὧν κατʼ Ἰδαῖον πάγον Διὸς πατρῴου βωμός ἐστʼ ἐν αἰθέρι, Aesch. Niobe Fr. καὶ - οὔ πώ σφιν ἐξίτηλον αἷμα δαιμόνων. Aesch. Niobe

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

nor shall we think it proper nor admit that Achilles himself was so greedy as to accept gifts from Agamemnon and again to give up a dead body after receiving payment but otherwise to refuse. It is not right, he said, to commend such conduct. But, for Homer’s sake, said I, I hesitate to say that it is positively impious to affirm such things of Achilles and to believe them when told by others; or again to believe that he said to Apollo Me thou hast baulked, Far-darter, the most pernicious of all gods, Mightily would I requite thee if only my hands had the power. Hom. Il. 22.15 And how he was disobedient to the river, who was a god and was ready to fight with him, and again that he said of the locks of his hair, consecrated to her river Spercheius: This let me give to take with him my hair to the hero, Patroclus, Hom. Il. 23.151 who was a dead body, and that he did so we must believe. And again the trailings of Hector’s body round the grave of Patroclus and the slaughter of the living captives upon his pyre, all these we will affirm to be lies, nor will we suffer our youth to believe that Achilles, the son of a goddess and of Peleus the most chaste of men, grandson of Zeus, and himself bred under the care of the most sage Cheiron, was of so perturbed a spirit as to be affected with two contradictory maladies, the greed that becomes no free man and at the same time overweening arrogance towards gods and men. You are right, he said. Neither, then, said I, must we believe this or suffer it to be said, that Theseus, the son of Poseidon, and Peirithous, the son of Zeus, attempted such dreadful rapes, nor that any other child of a god and hero would have brought himself to accomplish the terrible and impious deeds that they now falsely relate of him. But we must constrain the poets either to deny that these are their deeds or that they are the children of gods, but not to make both statements or attempt to persuade our youth that the gods are the begetters of evil, and that heroes are no better than men. For, as we were saying, such utterances are both impious and false. For we proved, I take it, that for evil to arise from gods is an impossibility. Certainly. And they are furthermore harmful to those that hear them. For every man will be very lenient with his own misdeeds if he is convinced that such are and were the actions of The near-sown seed of gods, Close kin to Zeus, for whom on Ida’s top Ancestral altars flame to highest heaven, Nor in their life-blood fails the fire divine. Aesch. Niobe Fr.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

nous ne jugerons pas non plus convenable et nous n’admettrons pas qu’Achille lui-même ait été avide au point d’accepter des présents d’Agamemnon, puis de restituer un cadavre après avoir reçu paiement, tout en refusant autrement de le rendre. Il n’est pas juste, dit-il, de louer une telle conduite. Mais, par égard pour Homère, dis-je, j’hésite à dire qu’il est positivement impie d’affirmer de telles choses d’Achille et de les croire quand elles sont racontées par d’autres ; ou encore de croire qu’il dit à Apollon :

Tu m’as frustré, Archer lointain, le plus pernicieux de tous les dieux ;
Je me vengerais puissamment de toi, si seulement mes mains en avaient le pouvoir.
Hom. Il. 22.15

De même, nous ne devons pas croire qu’il désobéit au fleuve, qui était un dieu, et fut prêt à combattre contre lui ; ni qu’il dit au sujet des boucles de ses cheveux, consacrées à l’autre fleuve, le Sperchéios :

Que je donne ceci au héros Patrocle, pour qu’il emporte mes cheveux avec lui,
Hom. Il. 23.151

alors que Patrocle était un cadavre, ni qu’il le fit. Et encore, traîner le corps d’Hector autour du tombeau de Patrocle et égorger les captifs vivants sur son bûcher, nous déclarerons que tout cela est mensonger. Nous ne souffrirons pas que nos jeunes croient qu’Achille, fils d’une déesse et de Pélée, le plus chaste des hommes, petit-fils de Zeus, lui-même élevé sous la garde du très sage Chiron, avait l’esprit si troublé qu’il était atteint de deux maux contradictoires : l’avidité indigne d’un homme libre et, en même temps, une arrogance démesurée envers les dieux et les hommes. Tu as raison, dit-il. Nous ne devons donc pas davantage croire ni permettre qu’on dise, repris-je, que Thésée, fils de Poséidon, et Pirithoos, fils de Zeus, tentèrent de commettre des enlèvements si effroyables, ni qu’aucun autre enfant d’un dieu et héros ait pu se résoudre à accomplir les actes terribles et impies qu’on lui attribue aujourd’hui mensongèrement. Nous devons contraindre les poètes soit à nier que ces actes soient les leurs, soit à nier qu’ils soient enfants des dieux, mais non à soutenir les deux affirmations ni à tenter de persuader nos jeunes que les dieux engendrent le mal et que les héros ne valent pas mieux que les hommes. Car, comme nous le disions, de tels propos sont à la fois impies et faux. Nous avons démontré, je crois, qu’il est impossible que le mal procède des dieux. Certainement. En outre, ils sont nuisibles à ceux qui les entendent. Car tout homme sera très indulgent envers ses propres méfaits s’il est convaincu que tels sont et furent les actes de :

La semence proche issue des dieux,
Proche parente de Zeus, pour qui, au sommet de l’Ida,
Les autels ancestraux élèvent leurs flammes jusqu’au plus haut ciel,
Et dans le sang de qui le feu divin ne s’éteint jamais.
Esch. Niobé Fr.

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