Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 401

Passage 71 sur 278

Référence canonique 401

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ἔστιν δέ γέ που πλήρης μὲν γραφικὴ αὐτῶν καὶ πᾶσα ἡ τοιαύτη δημιουργία, πλήρης δὲ ὑφαντικὴ καὶ ποικιλία καὶ οἰκοδομία καὶ πᾶσα αὖ ἡ τῶν ἄλλων σκευῶν ἐργασία, ἔτι δὲ ἡ τῶν σωμάτων φύσις καὶ ἡ τῶν ἄλλων φυτῶν· ἐν πᾶσι γὰρ τούτοις ἔνεστιν εὐσχημοσύνη ἢ ἀσχημοσύνη. καὶ ἡ μὲν ἀσχημοσύνη καὶ ἀρρυθμία καὶ ἀναρμοστία κακολογίας καὶ κακοηθείας ἀδελφά, τὰ δʼ ἐναντία τοῦ ἐναντίου, σώφρονός τε καὶ ἀγαθοῦ ἤθους, ἀδελφά τε καὶ μιμήματα. παντελῶς μὲν οὖν, ἔφη. ἆρʼ οὖν τοῖς ποιηταῖς ἡμῖν μόνον ἐπιστατητέον καὶ προσαναγκαστέον τὴν τοῦ ἀγαθοῦ εἰκόνα ἤθους ἐμποιεῖν τοῖς ποιήμασιν ἢ μὴ παρʼ ἡμῖν ποιεῖν, ἢ καὶ τοῖς ἄλλοις δημιουργοῖς ἐπιστατητέον καὶ διακωλυτέον τὸ κακόηθες τοῦτο καὶ ἀκόλαστον καὶ ἀνελεύθερον καὶ ἄσχημον μήτε ἐν εἰκόσι ζῴων μήτε ἐν οἰκοδομήμασι μήτε ἐν ἄλλῳ μηδενὶ δημιουργουμένῳ ἐμποιεῖν, ἢ ὁ μὴ οἷός τε ὢν οὐκ ἐατέος παρʼ ἡμῖν δημιουργεῖν, ἵνα μὴ ἐν κακίας εἰκόσι τρεφόμενοι ἡμῖν οἱ φύλακες ὥσπερ ἐν κακῇ βοτάνῃ, πολλὰ ἑκάστης ἡμέρας κατὰ σμικρὸν ἀπὸ πολλῶν δρεπόμενοί τε καὶ νεμόμενοι, ἕν τι συνιστάντες λανθάνωσιν κακὸν μέγα ἐν τῇ αὑτῶν ψυχῇ, ἀλλʼ ἐκείνους ζητητέον τοὺς δημιουργοὺς τοὺς εὐφυῶς δυναμένους ἰχνεύειν τὴν τοῦ καλοῦ τε καὶ εὐσχήμονος φύσιν, ἵνα ὥσπερ ἐν ὑγιεινῷ τόπῳ οἰκοῦντες οἱ νέοι ἀπὸ παντὸς ὠφελῶνται, ὁπόθεν ἂν αὐτοῖς ἀπὸ τῶν καλῶν ἔργων ἢ πρὸς ὄψιν ἢ πρὸς ἀκοήν τι προσβάλῃ, ὥσπερ αὔρα φέρουσα ἀπὸ χρηστῶν τόπων ὑγίειαν, καὶ εὐθὺς ἐκ παίδων λανθάνῃ εἰς ὁμοιότητά τε καὶ φιλίαν καὶ συμφωνίαν τῷ καλῷ λόγῳ ἄγουσα; πολὺ γὰρ ἄν, ἔφη, κάλλιστα οὕτω τραφεῖεν. ἆρʼ οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Γλαύκων, τούτων ἕνεκα κυριωτάτη ἐν μουσικῇ τροφή, ὅτι μάλιστα καταδύεται εἰς τὸ ἐντὸς τῆς ψυχῆς ὅ τε ῥυθμὸς καὶ ἁρμονία, καὶ ἐρρωμενέστατα ἅπτεται αὐτῆς φέροντα τὴν εὐσχημοσύνην, καὶ ποιεῖ εὐσχήμονα, ἐάν τις ὀρθῶς τραφῇ, εἰ δὲ μή, τοὐναντίον;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

And there is surely much of these qualities in painting and in all similar craftsmanship - weaving is full of them and embroidery and architecture and likewise the manufacture of household furnishings and thereto the natural bodies of animals and plants as well. For in all these there is grace or gracelessness. And gracelessness and evil rhythm and disharmony are akin to evil speaking and the evil temper but the opposites are the symbols and the kin of the opposites, the sober and good disposition. Entirely so, he said. Is it, then, only the poets that we must supervise and compel to embody in their poems the semblance of the good character or else not write poetry among us, or must we keep watch over the other craftsmen, and forbid them to represent the evil disposition, the licentious, the illiberal, the graceless, either in the likeness of living creatures or in buildings or in any other product of their art, on penalty, if unable to obey, of being forbidden to practise their art among us, that our guardians may not be bred among symbols of evil, as it were in a pasturage of poisonous herbs, lest grazing freely and cropping from many such day by day they little by little and all unawares accumulate and build up a huge mass of evil in their own souls. But we must look for those craftsmen who by the happy gift of nature are capable of following the trail of true beauty and grace, that our young men, dwelling as it were in a salubrious region, may receive benefit from all things about them, whence the influence that emanates from works of beauty may waft itself to eye or ear like a breeze that brings from wholesome places health, and so from earliest childhood insensibly guide them to likeness, to friendship, to harmony with beautiful reason. Yes, he said, that would be far the best education for them. And is it not for this reason, Glaucon, said I, that education in music is most sovereign, because more than anything else rhythm and harmony find their way to the inmost soul and take strongest hold upon it, bringing with them and imparting grace, if one is rightly trained, and otherwise the contrary?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Et ces qualités abondent assurément dans la peinture et dans tous les métiers semblables. Le tissage en est plein, ainsi que la broderie, l’architecture et, de même, la fabrication du mobilier domestique ; il en va encore ainsi des corps naturels des animaux et des plantes. Car en toutes ces choses se trouvent la grâce ou l’absence de grâce. Or l’absence de grâce, le mauvais rythme et la discordance sont apparentés au mauvais langage et au mauvais caractère ; leurs contraires sont les symboles et les parents de leurs contraires, la disposition mesurée et bonne. Tout à fait, dit-il. Sont-ce donc seulement les poètes que nous devons surveiller et contraindre à incorporer dans leurs poèmes l’image du bon caractère, faute de quoi ils ne pourront composer chez nous ? Ou devons-nous aussi veiller sur les autres artisans et leur interdire de représenter le mauvais caractère, la licence, la servilité et l’absence de grâce, que ce soit dans la ressemblance d’êtres vivants, dans des édifices ou dans quelque autre produit de leur art ? S’ils sont incapables d’obéir, leur sera-t-il interdit d’exercer leur art parmi nous, de peur que nos gardiens ne soient élevés au milieu des symboles du mal, comme dans un pâturage d’herbes vénéneuses, et qu’en y broutant librement et en y cueillant chaque jour de nombreuses bouchées ils n’accumulent peu à peu, et sans s’en apercevoir, une énorme masse de mal dans leurs propres âmes ? Nous devons au contraire rechercher les artisans capables, par l’heureux don de la nature, de suivre la trace de la beauté et de la grâce véritables, afin que nos jeunes gens, habitant pour ainsi dire une région salubre, tirent profit de tout ce qui les entoure. L’influence émanant des belles œuvres atteindra ainsi leurs yeux ou leurs oreilles comme une brise qui apporte la santé depuis des lieux sains et, dès leur première enfance, les conduira insensiblement à la ressemblance, à l’amitié et à l’harmonie avec la belle raison. Oui, dit-il, ce serait de loin la meilleure éducation pour eux. Et n’est-ce pas pour cette raison, Glaucon, dis-je, que l’éducation musicale est souveraine : plus que toute autre chose, le rythme et l’harmonie pénètrent jusqu’au fond de l’âme et s’en emparent avec la plus grande force, apportant avec eux la grâce et la lui communiquant si l’on a été correctement formé, et le contraire dans le cas opposé ?

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète