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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 402
Passage 72 sur 278
Référence canonique 402
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
καὶ ὅτι αὖ τῶν παραλειπομένων καὶ μὴ καλῶς δημιουργηθέντων ἢ μὴ καλῶς φύντων ὀξύτατʼ ἂν αἰσθάνοιτο ὁ ἐκεῖ τραφεὶς ὡς ἔδει, καὶ ὀρθῶς δὴ δυσχεραίνων τὰ μὲν καλὰ ἐπαινοῖ καὶ χαίρων καὶ καταδεχόμενος εἰς τὴν ψυχὴν τρέφοιτʼ ἂν ἀπʼ αὐτῶν καὶ γίγνοιτο καλός τε κἀγαθός, τὰ δʼ αἰσχρὰ ψέγοι τʼ ἂν ὀρθῶς καὶ μισοῖ ἔτι νέος ὤν, πρὶν λόγον δυνατὸς εἶναι λαβεῖν, ἐλθόντος δὲ τοῦ λόγου ἀσπάζοιτʼ ἂν αὐτὸν γνωρίζων διʼ οἰκειότητα μάλιστα ὁ οὕτω τραφείς; ἐμοὶ γοῦν δοκεῖ, ἔφη, τῶν τοιούτων ἕνεκα ἐν μουσικῇ εἶναι ἡ τροφή. ὥσπερ ἄρα, ἦν δʼ ἐγώ, γραμμάτων πέρι τότε ἱκανῶς εἴχομεν, ὅτε τὰ στοιχεῖα μὴ λανθάνοι ἡμᾶς ὀλίγα ὄντα ἐν ἅπασιν οἷς ἔστιν περιφερόμενα, καὶ οὔτʼ ἐν σμικρῷ οὔτʼ ἐν μεγάλῳ ἠτιμάζομεν αὐτά, ὡς οὐ δέοι αἰσθάνεσθαι, ἀλλὰ πανταχοῦ προυθυμούμεθα διαγιγνώσκειν, ὡς οὐ πρότερον ἐσόμενοι γραμματικοὶ πρὶν οὕτως ἔχοιμεν - ἀληθῆ. οὐκοῦν καὶ εἰκόνας γραμμάτων, εἴ που ἢ ἐν ὕδασιν ἢ ἐν κατόπτροις ἐμφαίνοιντο, οὐ πρότερον γνωσόμεθα, πρὶν ἂν αὐτὰ γνῶμεν, ἀλλʼ ἔστιν τῆς αὐτῆς τέχνης τε καὶ μελέτης; παντάπασι μὲν οὖν. ἆρʼ οὖν, ὃ λέγω, πρὸς θεῶν, οὕτως οὐδὲ μουσικοὶ πρότερον ἐσόμεθα, οὔτε αὐτοὶ οὔτε οὕς φαμεν ἡμῖν παιδευτέον εἶναι τοὺς φύλακας, πρὶν ἂν τὰ τῆς σωφροσύνης εἴδη καὶ ἀνδρείας καὶ ἐλευθεριότητος καὶ μεγαλοπρεπείας καὶ ὅσα τούτων ἀδελφὰ καὶ τὰ τούτων αὖ ἐναντία πανταχοῦ περιφερόμενα γνωρίζωμεν καὶ ἐνόντα ἐν οἷς ἔνεστιν αἰσθανώμεθα καὶ αὐτὰ καὶ εἰκόνας αὐτῶν, καὶ μήτε ἐν σμικροῖς μήτε ἐν μεγάλοις ἀτιμάζωμεν, ἀλλὰ τῆς αὐτῆς οἰώμεθα τέχνης εἶναι καὶ μελέτης; πολλὴ ἀνάγκη, ἔφη. οὐκοῦν, ἦν δʼ ἐγώ, ὅτου ἂν συμπίπτῃ ἔν τε τῇ ψυχῇ καλὰ ἤθη ἐνόντα καὶ ἐν τῷ εἴδει ὁμολογοῦντα ἐκείνοις καὶ συμφωνοῦντα, τοῦ αὐτοῦ μετέχοντα τύπου, τοῦτʼ ἂν εἴη κάλλιστον θέαμα τῷ δυναμένῳ θεᾶσθαι; πολύ γε. καὶ μὴν τό γε κάλλιστον ἐρασμιώτατον; πῶς δʼ οὔ; τῶν δὴ ὅτι μάλιστα τοιούτων ἀνθρώπων ὅ γε μουσικὸς ἐρῴη ἄν· εἰ δὲ ἀσύμφωνος εἴη, οὐκ ἂν ἐρῴη. οὐκ ἄν, εἴ γέ τι, ἔφη, κατὰ τὴν ψυχὴν ἐλλείποι· εἰ μέντοι τι κατὰ τὸ σῶμα, ὑπομείνειεν ἂν ὥστε ἐθέλειν ἀσπάζεσθαι. μανθάνω, ἦν δʼ ἐγώ· ὅτι ἔστιν σοι ἢ γέγονεν παιδικὰ τοιαῦτα, καὶ συγχωρῶ. ἀλλὰ τόδε μοι εἰπέ· σωφροσύνῃ καὶ ἡδονῇ ὑπερβαλλούσῃ ἔστι τις κοινωνία; καὶ πῶς; ἔφη, ἥ γε ἔκφρονα ποιεῖ οὐχ ἧττον ἢ λύπη; ἀλλὰ τῇ ἄλλῃ ἀρετῇ;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
And further, because omissions and the failure of beauty in things badly made or grown would be most quickly perceived by one who was properly educated in music, and so, feeling distaste rightly, he would praise beautiful things and take delight in them and receive them into his soul to foster its growth and become himself beautiful and good. The ugly he would rightly disapprove of and hate while still young and yet unable to apprehend the reason, but when reason came the man thus nurtured would be the first to give her welcome, for by this affinity he would know her. I certainly think, he said, that such is the cause of education in music. It is, then, said I, as it was when we learned our letters and felt that we knew them sufficiently only when the separate letters did not elude us, appearing as few elements in all the combinations that convey them, and when we did not disregard them in small things or great and think it unnecessary to recognize them, but were eager to distinguish them everywhere, in the belief that we should never be literate and letter-perfect till we could do this. True. And is it not also true that if there are any likenesses of letters reflected in water or mirrors, we shall never know them until we know the originals, but such knowledge belongs to the same art and discipline ? By all means. Then, by heaven, am I not right in saying that by the same token we shall never be true musicians, either - neither we nor the guardians that we have undertaken to educate - until we are able to recognize the forms of soberness, courage, liberality, and high-mindedness and all their kindred and their opposites, too, in all the combinations that contain and convey them, and to apprehend them and their images wherever found, disregarding them neither in trifles nor in great things, but believing the knowledge of them to belong to the same art and discipline? The conclusion is inevitable, he said. Then, said I, when there is a coincidence of a beautiful disposition in the soul and corresponding and harmonious beauties of the same type in the bodily form - is not this the fairest spectacle for one who is capable of its contemplation ? Far the fairest. And surely the fairest is the most lovable. Of course. The true musician, then, would love by preference persons of this sort; but if there were disharmony he would not love this. No, he said, not if there was a defect in the soul; but if it were in the body he would bear with it and still be willing to bestow his love. I understand, I said, that you have or have had favorites of this sort and I grant your distinction. But tell me this - can there be any communion between soberness and extravagant pleasure ? How could there be, he said, since such pleasure puts a man beside himself no less than pain? Or between it and virtue generally?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Et encore parce que les omissions et les défauts de beauté dans les choses mal faites ou mal développées seraient très vite perçus par celui qui aurait été convenablement éduqué dans la musique. Éprouvant alors une juste répugnance, il louerait les belles choses, s’en réjouirait, les accueillerait dans son âme pour nourrir sa croissance et deviendrait lui-même beau et bon. Il désapprouverait et haïrait justement ce qui est laid, alors qu’il serait encore jeune et incapable d’en saisir la raison ; mais lorsque la raison viendrait, l’homme ainsi élevé serait le premier à lui faire bon accueil, car cette affinité la lui ferait reconnaître. Je pense certainement, dit-il, que telle est la raison de l’éducation musicale. Il en va donc, dis-je, comme lorsque nous apprenions nos lettres et n’estimions les connaître suffisamment que lorsque les lettres prises séparément ne nous échappaient plus, elles qui apparaissent comme un petit nombre d’éléments dans toutes les combinaisons qui les portent ; lorsque nous ne les négligions ni dans les petites ni dans les grandes choses en jugeant inutile de les reconnaître, mais nous appliquions à les distinguer partout, convaincus que nous ne saurions jamais lire ni connaître parfaitement nos lettres avant d’en être capables. C’est vrai. Et n’est-il pas également vrai que, s’il existe des images de lettres reflétées dans l’eau ou dans des miroirs, nous ne les reconnaîtrons jamais avant de connaître les originales, mais que cette connaissance relève du même art et de la même discipline ? Absolument. Alors, par le ciel, n’ai-je pas raison de dire que, de la même manière, nous ne serons jamais de véritables musiciens, ni nous ni les gardiens que nous avons entrepris d’éduquer, jusqu’à ce que nous soyons capables de reconnaître les formes de la maîtrise de soi, du courage, de la libéralité, de la grandeur d’âme et de toutes les qualités qui leur sont apparentées, ainsi que leurs contraires, dans toutes les combinaisons qui les contiennent et les portent ; jusqu’à ce que nous sachions les saisir, elles et leurs images, partout où elles se trouvent, sans les négliger dans les petites choses ni dans les grandes, mais en croyant que leur connaissance appartient au même art et à la même discipline ? Cette conclusion est inévitable, dit-il. Alors, dis-je, lorsqu’une belle disposition de l’âme coïncide avec les beautés correspondantes et harmonieuses du même type dans la forme corporelle, n’est-ce pas là le plus beau spectacle pour celui qui est capable de le contempler ? De loin le plus beau. Et ce qui est le plus beau est assurément ce qui est le plus digne d’amour. Bien sûr. Le véritable musicien aimerait donc de préférence les personnes de cette sorte ; mais s’il y avait discordance, il ne les aimerait pas. Non, dit-il, pas si le défaut se trouvait dans l’âme ; mais s’il se trouvait dans le corps, il le supporterait et consentirait encore à lui accorder son amour. Je comprends, dis-je, que tu as ou que tu as eu des favoris de ce genre, et j’admets ta distinction. Mais dis-moi ceci : peut-il exister quelque communion entre la maîtrise de soi et un plaisir extravagant ? Comment le pourrait-il, dit-il, puisque ce plaisir met un homme hors de lui-même non moins que la douleur ? Ou entre ce plaisir et la vertu en général ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Courage
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Éducation
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Examen réfutatif
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Famille
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Formes intelligibles
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Justice
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Connaissance
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Li, justesse rituelle
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Amour
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Nécessité
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Éros philosophique
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Exercice philosophique
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Plaisir
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Union politique
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Raison
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Gouvernement de soi
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Péché
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Vertu
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