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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 430

Passage 99 sur 278

Référence canonique 430

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

τοιοῦτον τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, ὑπόλαβε κατὰ δύναμιν ἐργάζεσθαι καὶ ἡμᾶς, ὅτε ἐξελεγόμεθα τοὺς στρατιώτας καὶ ἐπαιδεύομεν μουσικῇ καὶ γυμναστικῇ· μηδὲν οἴου ἄλλο μηχανᾶσθαι ἢ ὅπως ἡμῖν ὅτι κάλλιστα τοὺς νόμους πεισθέντες δέξοιντο ὥσπερ βαφήν, ἵνα δευσοποιὸς αὐτῶν ἡ δόξα γίγνοιτο καὶ περὶ δεινῶν καὶ περὶ τῶν ἄλλων διὰ τὸ τήν τε φύσιν καὶ τὴν τροφὴν ἐπιτηδείαν ἐσχηκέναι, καὶ μὴ αὐτῶν ἐκπλύναι τὴν βαφὴν τὰ ῥύμματα ταῦτα, δεινὰ ὄντα ἐκκλύζειν, ἥ τε ἡδονή, παντὸς χαλεστραίου δεινοτέρα οὖσα τοῦτο δρᾶν καὶ κονίας, λύπη τε καὶ φόβος καὶ ἐπιθυμία, παντὸς ἄλλου ῥύμματος. τὴν δὴ τοιαύτην δύναμιν καὶ σωτηρίαν διὰ παντὸς δόξης ὀρθῆς τε καὶ νομίμου δεινῶν τε πέρι καὶ μὴ ἀνδρείαν ἔγωγε καλῶ καὶ τίθεμαι, εἰ μή τι σὺ ἄλλο λέγεις. ἀλλʼ οὐδέν, ἦ δʼ ὅς, λέγω· δοκεῖς γάρ μοι τὴν ὀρθὴν δόξαν περὶ τῶν αὐτῶν τούτων ἄνευ παιδείας γεγονυῖαν, τήν τε θηριώδη καὶ ἀνδραποδώδη, οὔτε πάνυ νόμιμον ἡγεῖσθαι, ἄλλο τέ τι ἢ ἀνδρείαν καλεῖν. ἀληθέστατα, ἦν δʼ ἐγώ, λέγεις. ἀποδέχομαι τοίνυν τοῦτο ἀνδρείαν εἶναι. καὶ γὰρ ἀποδέχου, ἦν δʼ ἐγώ, πολιτικήν γε, καὶ ὀρθῶς ἀποδέξῃ· αὖθις δὲ περὶ αὐτοῦ, ἐὰν βούλῃ, ἔτι κάλλιον δίιμεν. νῦν γὰρ οὐ τοῦτο ἐζητοῦμεν, ἀλλὰ δικαιοσύνην· πρὸς οὖν τὴν ἐκείνου ζήτησιν, ὡς ἐγᾦμαι, ἱκανῶς ἔχει. ἀλλὰ καλῶς, ἔφη, λέγεις. δύο μήν, ἦν δʼ ἐγώ, ἔτι λοιπὰ ἃ δεῖ κατιδεῖν ἐν τῇ πόλει, ἥ τε σωφροσύνη καὶ οὗ δὴ ἕνεκα πάντα ζητοῦμεν, δικαιοσύνη. πάνυ μὲν οὖν. πῶς οὖν ἂν τὴν δικαιοσύνην εὕροιμεν, ἵνα μηκέτι πραγματευώμεθα περὶ σωφροσύνης; ἐγὼ μὲν τοίνυν, ἔφη, οὔτε οἶδα οὔτʼ ἂν βουλοίμην αὐτὸ πρότερον φανῆναι, εἴπερ μηκέτι ἐπισκεψόμεθα σωφροσύνην· ἀλλʼ εἰ ἔμοιγε βούλει χαρίζεσθαι, σκόπει πρότερον τοῦτο ἐκείνου. ἀλλὰ μέντοι, ἦν δʼ ἐγώ, βούλομαί γε, εἰ μὴ ἀδικῶ. σκόπει δή, ἔφη. σκεπτέον, εἶπον· καὶ ὥς γε ἐντεῦθεν ἰδεῖν, συμφωνίᾳ τινὶ καὶ ἁρμονίᾳ προσέοικεν μᾶλλον ἢ τὰ πρότερον. πῶς; κόσμος πού τις, ἦν δʼ ἐγώ, ἡ σωφροσύνη ἐστὶν καὶ ἡδονῶν τινων καὶ ἐπιθυμιῶν ἐγκράτεια, ὥς φασι κρείττω δὴ αὑτοῦ ἀποφαίνοντες οὐκ οἶδʼ ὅντινα τρόπον, καὶ ἄλλα ἄττα τοιαῦτα ὥσπερ ἴχνη αὐτῆς λέγεται. ἦ γάρ; πάντων μάλιστα, ἔφη.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

By this analogy, then, said I, you must conceive what we too to the best of our ability were doing when we selected our soldiers and educated them in music and exercises of the body. The sole aim of our contrivance was that they should be convinced and receive our laws like a dye as it were, so that their belief and faith might be fast-colored both about the things that are to be feared and all other things because of the fitness of their nature and nurture, and that so their dyes might not be washed out by those lyes that have such dread power to scour our faiths away, pleasure more potent than any detergent or abstergent to accomplish this, and pain and fear and desire more sure than any lye. This power in the soul, then, this unfailing conservation of right and lawful belief about things to be and not to be feared is what I call and would assume to be courage, unless you have something different to say. No, nothing, said he; for I presume that you consider mere right opinion about the same matters not produced by education, that which may manifest itself in a beast or a slave, to have little or nothing to do with law and that you would call it by another name than courage. That is most true, said I. Well then, he said, I accept this as bravery. Do so, said I, and you will be right with the reservation that it is the courage of a citizen. Some other time, if it please you, we will discuss it more fully. At present we were not seeking this but justice; and for the purpose of that inquiry I believe we have done enough. You are quite right, he said. Two things still remain, said I, to make out in our city, soberness and the object of the whole inquiry, justice. Quite so. If there were only some way to discover justice so that we need not further concern ourselves about soberness. Well, I, for my part, he said, neither know of any such way nor would I wish justice to be discovered first if that means that we are not to go on to the consideration of soberness. But if you desire to please me, consider this before that. It would certainly be very wrong of me not to desire it, said I. Go on with the inquiry then, he said. I must go on, I replied, and viewed from here it bears more likeness to a kind of concord and harmony than the other virtues did. How so? Soberness is a kind of beautiful order and a continence of certain pleasures and appetites, as they say, using the phrase master of himself I know not how; and there are other similar expressions that as it were point us to the same trail. Is that not so? Most certainly.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

D’après cette comparaison, repris-je, tu dois concevoir ce que nous faisions nous aussi, du mieux que nous pouvions, lorsque nous choisissions nos soldats et les éduquions par la musique et les exercices du corps. Tout notre dispositif n’avait qu’un but : qu’ils fussent convaincus et reçussent nos lois comme une teinture, pour ainsi dire, afin que leur croyance au sujet des choses à craindre et de toutes les autres acquît une couleur indélébile, grâce à l’heureuse disposition de leur nature et de leur éducation ; afin aussi que leur teinture ne fût pas effacée par ces substances alcalines qui ont un si redoutable pouvoir de décaper nos convictions : le plaisir, plus puissant à cet effet que tout détersif ou produit de nettoyage, ainsi que la douleur, la peur et le désir, plus efficaces que n’importe quelle lessive. Cette puissance de l’âme, cette conservation infaillible de la croyance droite et conforme à la loi concernant ce qu’il faut ou ne faut pas craindre, voilà ce que j’appelle et tiendrais pour le courage, à moins que tu n’aies autre chose à proposer. Non, rien, dit-il ; car je suppose que l’opinion droite portant sur les mêmes objets, lorsqu’elle ne procède pas de l’éducation et peut se rencontrer chez une bête ou un esclave, te paraît n’avoir que peu ou rien à voir avec la loi, et que tu lui donnerais un autre nom que celui de courage. C’est parfaitement vrai, dis-je. Eh bien, dit-il, j’accepte cette définition du courage. Accepte-la, dis-je, et tu auras raison, sous réserve qu’il s’agisse du courage propre au citoyen. Une autre fois, si tu le veux, nous l’examinerons plus complètement. Pour l’heure, ce n’était pas lui que nous cherchions, mais la justice ; et, pour cette recherche, je crois que nous en avons assez dit. Tu as tout à fait raison, dit-il. Il nous reste encore, dis-je, deux choses à découvrir dans notre cité : la modération et l’objet de toute notre recherche, la justice. Tout à fait. Si seulement il existait un moyen de découvrir la justice sans avoir encore à nous occuper de la modération ! Eh bien, dit-il, pour ma part, je ne connais aucun moyen de ce genre, et je ne voudrais pas que la justice fût découverte la première si cela devait nous empêcher d’examiner ensuite la modération. Mais, si tu veux me faire plaisir, examine celle-ci avant celle-là. Il serait certainement très mal de ma part de ne pas le vouloir, dis-je. Poursuis donc la recherche, dit-il. Il le faut, répondis-je ; et, vue d’ici, la modération ressemble davantage que les autres vertus à une sorte d’accord et d’harmonie. Comment cela ? La modération est une sorte d’ordre harmonieux et de maîtrise de certains plaisirs et appétits, comme on le dit en employant, je ne sais trop comment, l’expression « maître de soi-même » ; et il existe d’autres formules semblables qui nous indiquent pour ainsi dire la même piste. N’est-ce pas vrai ? Très certainement.

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