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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 431
Passage 100 sur 278
Référence canonique 431
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
οὐκοῦν τὸ μὲν κρείττω αὑτοῦ γελοῖον; ὁ γὰρ ἑαυτοῦ κρείττων καὶ ἥττων δήπου ἂν αὑτοῦ εἴη καὶ ὁ ἥττων κρείττων· ὁ αὐτὸς γὰρ ἐν ἅπασιν τούτοις προσαγορεύεται. τί δʼ οὔ; ἀλλʼ, ἦν δʼ ἐγώ, φαίνεταί μοι βούλεσθαι λέγειν οὗτος ὁ λόγος ὥς τι ἐν αὐτῷ τῷ ἀνθρώπῳ περὶ τὴν ψυχὴν τὸ μὲν βέλτιον ἔνι, τὸ δὲ χεῖρον, καὶ ὅταν μὲν τὸ βέλτιον φύσει τοῦ χείρονος ἐγκρατὲς ᾖ, τοῦτο λέγειν τὸ κρείττω αὑτοῦ - ἐπαινεῖ γοῦν - ὅταν δὲ ὑπὸ τροφῆς κακῆς ἤ τινος ὁμιλίας κρατηθῇ ὑπὸ πλήθους τοῦ χείρονος σμικρότερον τὸ βέλτιον ὄν, τοῦτο δὲ ὡς ἐν ὀνείδει ψέγειν τε καὶ καλεῖν ἥττω ἑαυτοῦ καὶ ἀκόλαστον τὸν οὕτω διακείμενον. καὶ γὰρ ἔοικεν, ἔφη. ἀπόβλεπε τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, πρὸς τὴν νέαν ἡμῖν πόλιν, καὶ εὑρήσεις ἐν αὐτῇ τὸ ἕτερον τούτων ἐνόν· κρείττω γὰρ αὐτὴν αὑτῆς δικαίως φήσεις προσαγορεύεσθαι, εἴπερ οὗ τὸ ἄμεινον τοῦ χείρονος ἄρχει σῶφρον κλητέον καὶ κρεῖττον αὑτοῦ. ἀλλʼ ἀποβλέπω, ἔφη, καὶ ἀληθῆ λέγεις. καὶ μὴν καὶ τάς γε πολλὰς καὶ παντοδαπὰς ἐπιθυμίας καὶ ἡδονάς τε καὶ λύπας ἐν παισὶ μάλιστα ἄν τις εὕροι καὶ γυναιξὶ καὶ οἰκέταις καὶ τῶν ἐλευθέρων λεγομένων ἐν τοῖς πολλοῖς τε καὶ φαύλοις. πάνυ μὲν οὖν. τὰς δέ γε ἁπλᾶς τε καὶ μετρίας, αἳ δὴ μετὰ νοῦ τε καὶ δόξης ὀρθῆς λογισμῷ ἄγονται, ἐν ὀλίγοις τε ἐπιτεύξῃ καὶ τοῖς βέλτιστα μὲν φῦσιν, βέλτιστα δὲ παιδευθεῖσιν. ἀληθῆ, ἔφη. οὐκοῦν καὶ ταῦτα ὁρᾷς ἐνόντα σοι ἐν τῇ πόλει καὶ κρατουμένας αὐτόθι τὰς ἐπιθυμίας τὰς ἐν τοῖς πολλοῖς τε καὶ φαύλοις ὑπό τε τῶν ἐπιθυμιῶν καὶ τῆς φρονήσεως τῆς ἐν τοῖς ἐλάττοσί τε καὶ ἐπιεικεστέροις; ἔγωγʼ, ἔφη. εἰ ἄρα δεῖ τινα πόλιν προσαγορεύειν κρείττω ἡδονῶν τε καὶ ἐπιθυμιῶν καὶ αὐτὴν αὑτῆς, καὶ ταύτην προσρητέον. παντάπασιν μὲν οὖν, ἔφη. ἆρʼ οὖν οὐ καὶ σώφρονα κατὰ πάντα ταῦτα; καὶ μάλα, ἔφη. καὶ μὴν εἴπερ αὖ ἐν ἄλλῃ πόλει ἡ αὐτὴ δόξα ἔνεστι τοῖς τε ἄρχουσι καὶ ἀρχομένοις περὶ τοῦ οὕστινας δεῖ ἄρχειν, καὶ ἐν ταύτῃ ἂν εἴη τοῦτο ἐνόν. ἢ οὐ δοκεῖ; καὶ μάλα, ἔφη, σφόδρα. ἐν ποτέροις οὖν φήσεις τῶν πολιτῶν τὸ σωφρονεῖν ἐνεῖναι ὅταν οὕτως ἔχωσιν; ἐν τοῖς ἄρχουσιν ἢ ἐν τοῖς ἀρχομένοις; ἐν ἀμφοτέροις που, ἔφη. ὁρᾷς οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, ὅτι ἐπιεικῶς ἐμαντευόμεθα ἄρτι ὡς ἁρμονίᾳ τινὶ ἡ σωφροσύνη ὡμοίωται; τί δή;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
Now the phrase master of himself is an absurdity, is it not? For he who is master of himself would also be subject to himself, and he who is subject to himself would be master. For the same person is spoken of in all these expressions. Of course. But, said I, the intended meaning of this way of speaking appears to me to be that the soul of a man within him has a better part and a worse part, and the expression self-mastery means the control of the worse by the naturally better part. It is, at any rate, a term of praise. But when, because of bad breeding or some association, the better part, which is the smaller, is dominated by the multitude of the worse, I think that our speech censures this as a reproach, and calls the man in this plight unselfcontrolled and licentious. That seems likely, he said. Turn your eyes now upon our new city, said I, and you will find one of these conditions existent in it. For you will say that it is justly spoken of as master of itself if that in which the superior rules the inferior is to be called sober and self-mastered. I do turn my eyes upon it, he said, and it is as you say. And again, the mob of motley appetites and pleasures and pains one would find chiefly in children and women and slaves and in the base rabble of those who are freemen in name. By all means. But the simple and moderate appetites which with the aid of reason and right opinion are guided by consideration you will find in few and those the best born and best educated. True, he said. And do you not find this too in your city and a domination there of the desires in the multitude and the rabble by the desires and the wisdom that dwell in the minority of the better? I do, he said. If, then, there is any city that deserves to be described as master of its pleasures and desires and self-mastered, this one merits that designation. Most assuredly, he said. And is it not also to be called sober in all these respects? Indeed it is, he said. And yet again, if there is any city in which the rulers and the ruled are of one mind as to who ought to rule, that condition will be found in this. Don’t you think so? I most emphatically do, he said. In which class of the citizens, then, will you say that the virtue of soberness has its seat when this is their condition? In the rulers or in the ruled? In both, I suppose, he said. Do you see then, said I, that our intuition was not a bad one just now that discerned a likeness between soberness and a kind of harmony ? Why so?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Or l’expression « maître de soi-même » est absurde, n’est-ce pas ? Car celui qui est maître de lui-même serait aussi soumis à lui-même, et celui qui est soumis à lui-même serait maître ; c’est en effet de la même personne qu’il est question dans toutes ces expressions. Bien sûr. Mais, dis-je, le sens que l’on veut donner à cette manière de parler me paraît être le suivant : dans l’âme d’un homme, il existe une partie meilleure et une partie pire, et l’expression « maîtrise de soi » désigne la domination de la pire par la partie naturellement meilleure. C’est, en tout cas, un terme d’éloge. Mais lorsque, du fait d’une mauvaise éducation ou de quelque fréquentation, la partie meilleure, qui est la plus petite, est dominée par la multitude des éléments pires, notre langage, je pense, le condamne comme un état honteux et qualifie l’homme qui se trouve dans cette situation d’intempérant et de licencieux. Cela paraît vraisemblable, dit-il. Tourne maintenant les yeux vers notre nouvelle cité, dis-je, et tu y trouveras l’un de ces deux états. Car tu diras que c’est à juste titre qu’on la qualifie de maîtresse d’elle-même, s’il faut appeler modéré et maître de soi ce en quoi le supérieur gouverne l’inférieur. Je tourne les yeux vers elle, dit-il, et il en va comme tu le dis. D’autre part, c’est principalement chez les enfants, les femmes, les esclaves et la foule méprisable de ceux qui ne sont libres que de nom que l’on trouverait la multitude bigarrée des appétits, des plaisirs et des peines. Assurément. Mais les appétits simples et mesurés, qui sont guidés par la réflexion avec l’aide de la raison et de l’opinion droite, tu ne les trouveras que chez un petit nombre, les mieux nés et les mieux éduqués. C’est vrai, dit-il. Et ne vois-tu pas cela aussi dans ta cité : les désirs de la multitude et de la foule y sont dominés par les désirs et la sagesse qui résident dans la minorité des meilleurs ? Je le vois, dit-il. S’il existe donc une cité qui mérite d’être dite maîtresse de ses plaisirs et de ses désirs, et maîtresse d’elle-même, c’est bien celle-ci qui mérite ce nom. Très certainement, dit-il. Et ne doit-on pas aussi, à tous ces égards, l’appeler modérée ? Assurément, dit-il. Et encore, s’il existe une cité où gouvernants et gouvernés sont du même avis sur ceux qui doivent gouverner, cet état se trouvera dans la nôtre. Ne le penses-tu pas ? Je le pense avec la plus grande conviction, dit-il. Dans quelle classe de citoyens diras-tu donc que réside la vertu de modération lorsqu’ils se trouvent dans cet état ? Chez les gouvernants ou chez les gouvernés ? Chez les uns et les autres, je suppose, dit-il. Vois-tu donc, dis-je, que notre intuition de tout à l’heure n’était pas mauvaise lorsque nous discernions une ressemblance entre la modération et une sorte d’harmonie ? Pourquoi donc ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Désir
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Éducation
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Examen réfutatif
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Famille
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Formes intelligibles
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Liberté
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Justice
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Logos de la nature
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Mode
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Nature
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Éros philosophique
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Plaisir
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Raison
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Gouvernement de soi
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Service
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Esclavage
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Vertu
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Sagesse
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