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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 456

Passage 122 sur 278

Référence canonique 456

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

καὶ γυμναστικὴ δʼ ἄρα οὔ, οὐδὲ πολεμική, ἡ δὲ ἀπόλεμος καὶ οὐ φιλογυμναστική; οἶμαι ἔγωγε. τί δέ; φιλόσοφός τε καὶ μισόσοφος; καὶ θυμοειδής, ἡ δʼ ἄθυμός ἐστι; καὶ ταῦτα. ἔστιν ἄρα καὶ φυλακικὴ γυνή, ἡ δʼ οὔ. ἢ οὐ τοιαύτην καὶ τῶν ἀνδρῶν τῶν φυλακικῶν φύσιν ἐξελεξάμεθα; τοιαύτην μὲν οὖν. καὶ γυναικὸς ἄρα καὶ ἀνδρὸς ἡ αὐτὴ φύσις εἰς φυλακὴν πόλεως, πλὴν ὅσα ἀσθενεστέρα, ἡ δὲ ἰσχυροτέρα ἐστίν. φαίνεται. καὶ γυναῖκες ἄρα αἱ τοιαῦται τοῖς τοιούτοις ἀνδράσιν ἐκλεκτέαι συνοικεῖν τε καὶ συμφυλάττειν, ἐπείπερ εἰσὶν ἱκαναὶ καὶ συγγενεῖς αὐτοῖς τὴν φύσιν. πάνυ γε. τὰ δʼ ἐπιτηδεύματα οὐ τὰ αὐτὰ ἀποδοτέα ταῖς αὐταῖς φύσεσιν; τὰ αὐτά. ἥκομεν ἄρα εἰς τὰ πρότερα περιφερόμενοι, καὶ ὁμολογοῦμεν μὴ παρὰ φύσιν εἶναι ταῖς τῶν φυλάκων γυναιξὶ μουσικήν τε καὶ γυμναστικὴν ἀποδιδόναι. παντάπασιν μὲν οὖν. οὐκ ἄρα ἀδύνατά γε οὐδὲ εὐχαῖς ὅμοια ἐνομοθετοῦμεν, ἐπείπερ κατὰ φύσιν ἐτίθεμεν τὸν νόμον· ἀλλὰ τὰ νῦν παρὰ ταῦτα γιγνόμενα παρὰ φύσιν μᾶλλον, ὡς ἔοικε, γίγνεται. ἔοικεν. οὐκοῦν ἡ ἐπίσκεψις ἡμῖν ἦν εἰ δυνατά γε καὶ βέλτιστα λέγοιμεν; ἦν γάρ. καὶ ὅτι μὲν δὴ δυνατά, διωμολόγηται; ναί. ὅτι δὲ δὴ βέλτιστα, τὸ μετὰ τοῦτο δεῖ διομολογηθῆναι; δῆλον. οὐκοῦν πρός γε τὸ φυλακικὴν γυναῖκα γενέσθαι, οὐκ ἄλλη μὲν ἡμῖν ἄνδρας ποιήσει παιδεία, ἄλλη δὲ γυναῖκας, ἄλλως τε καὶ τὴν αὐτὴν φύσιν παραλαβοῦσα; οὐκ ἄλλη. πῶς οὖν ἔχεις δόξης τοῦ τοιοῦδε πέρι; τίνος δή; τοῦ ὑπολαμβάνειν παρὰ σεαυτῷ τὸν μὲν ἀμείνω ἄνδρα, τὸν δὲ χείρω· ἢ πάντας ὁμοίους ἡγῇ; οὐδαμῶς. ἐν οὖν τῇ πόλει ἣν ᾠκίζομεν, πότερον οἴει ἡμῖν ἀμείνους ἄνδρας ἐξειργάσθαι τοὺς φύλακας, τυχόντας ἧς διήλθομεν παιδείας, ἢ τοὺς σκυτοτόμους, τῇ σκυτικῇ παιδευθέντας; γελοῖον, ἔφη, ἐρωτᾷς. μανθάνω, ἔφην. τί δέ; τῶν ἄλλων πολιτῶν οὐχ οὗτοι ἄριστοι; πολύ γε. τί δέ; αἱ γυναῖκες τῶν γυναικῶν οὐχ αὗται ἔσονται βέλτισται; καὶ τοῦτο, ἔφη, πολύ. ἔστι δέ τι πόλει ἄμεινον ἢ γυναῖκάς τε καὶ ἄνδρας ὡς ἀρίστους ἐγγίγνεσθαι; οὐκ ἔστιν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Can we, then, deny that one woman is naturally athletic and warlike and another unwarlike and averse to gymnastics? I think not. And again, one a lover, another a hater, of wisdom? And one high-spirited, and the other lacking spirit? That also is true. Then it is likewise true that one woman has the qualities of a guardian and another not. Were not these the natural qualities of the men also whom we selected for guardians? They were. The women and the men, then, have the same nature in respect to the guardianship of the state, save in so far as the one is weaker, the other stronger. Apparently. Women of this kind, then, must be selected to cohabit with men of this kind and to serve with them as guardians since they are capable of it and akin by nature. By all means. And to the same natures must we not assign the same pursuits? The same. We come round, then, to our previous statement, and agree that it does not run counter to nature to assign music and gymnastics to the wives of the guardians. By all means. Our legislation, then, was not impracticable or utopian, since the law we proposed accorded with nature. Rather, the other way of doing things, prevalent today, proves, as it seems, unnatural. Apparently. The object of our inquiry was the possibility and the desirability of what we were proposing. It was. That it is possible has been admitted. Yes. The next point to be agreed upon is that it is the best way. Obviously. For the production of a guardian, then, education will not be one thing for our men and another for our women, especially since the nature which we hand over to it is the same. There will be no difference. How are you minded, now, in this matter? In what? In the matter of supposing some men to be better and some worse, or do you think them all alike? By no means. In the city, then, that we are founding, which do you think will prove the better men, the guardians receiving the education which we have described or the cobblers educated by the art of cobbling ? An absurd question, he said. I understand, said I; and are not these the best of all the citizens? By far. And will not these women be the best of all the women? They, too, by far. Is there anything better for a state than the generation in it of the best possible women and men? There is not.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Pouvons-nous donc nier qu’une femme soit naturellement portée vers les exercices physiques et la guerre, tandis qu’une autre ne l’est pas et répugne à la gymnastique ? Je ne le pense pas. Et encore, que l’une aime la sagesse et que l’autre la déteste ? Que l’une ait le cœur ardent et que l’autre manque d’ardeur ? Cela aussi est vrai. Il est donc également vrai qu’une femme possède les qualités d’un gardien et qu’une autre ne les possède pas. N’étaient-ce pas aussi les qualités naturelles des hommes que nous avons choisis comme gardiens ? Si. Les femmes et les hommes ont donc la même nature en ce qui concerne la garde de l’État, sauf que l’une est plus faible et l’autre plus fort. Apparemment. Il faut donc choisir des femmes de cette sorte pour vivre avec des hommes de cette sorte et servir avec eux comme gardiennes, puisqu’elles en sont capables et leur sont apparentées par nature. Assurément. Et ne devons-nous pas assigner les mêmes occupations aux mêmes natures ? Les mêmes. Nous revenons donc à notre proposition antérieure et convenons qu’il n’est pas contraire à la nature d’assigner la musique et la gymnastique aux femmes des gardiens. Assurément. Notre législation n’était donc ni impraticable ni chimérique, puisque la loi que nous proposions était conforme à la nature. C’est plutôt la manière de faire aujourd’hui répandue qui paraît contre nature. Apparemment. L’objet de notre enquête était de savoir si ce que nous proposions était possible et souhaitable. C’était bien cela. Il est admis que c’est possible. Oui. Il reste maintenant à convenir que c’est la meilleure solution. Évidemment. Pour former un gardien, l’éducation ne sera donc pas une chose pour nos hommes et une autre pour nos femmes, surtout puisque la nature que nous lui confions est la même. Il n’y aura aucune différence. Quelle est maintenant ton opinion sur ce point ? Sur quoi ? Penses-tu que certains hommes soient meilleurs et d’autres moins bons, ou les crois-tu tous semblables ? Nullement. Dans la cité que nous fondons, quels hommes crois-tu donc devoir être les meilleurs : les gardiens qui reçoivent l’éducation que nous avons décrite, ou les cordonniers formés à l’art de la cordonnerie ? Question absurde, dit-il. Je comprends, repris-je ; et ceux-là ne sont-ils pas les meilleurs de tous les citoyens ? De beaucoup. Et ces femmes ne seront-elles pas les meilleures de toutes les femmes ? Elles aussi, de beaucoup. Existe-t-il pour un État quelque chose de meilleur que de produire les femmes et les hommes les meilleurs possible ? Il n’en existe pas.

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