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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 477

Passage 143 sur 278

Référence canonique 477

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ὄν· πῶς γὰρ ἂν μὴ ὄν γέ τι γνωσθείη; ἱκανῶς οὖν τοῦτο ἔχομεν, κἂν εἰ πλεοναχῇ σκοποῖμεν, ὅτι τὸ μὲν παντελῶς ὂν παντελῶς γνωστόν, μὴ ὂν δὲ μηδαμῇ πάντῃ ἄγνωστον; ἱκανώτατα. εἶεν· εἰ δὲ δή τι οὕτως ἔχει ὡς εἶναί τε καὶ μὴ εἶναι, οὐ μεταξὺ ἂν κέοιτο τοῦ εἰλικρινῶς ὄντος καὶ τοῦ αὖ μηδαμῇ ὄντος; μεταξύ. οὐκοῦν ἐπὶ μὲν τῷ ὄντι γνῶσις ἦν, ἀγνωσία δʼ ἐξ ἀνάγκης ἐπὶ μὴ ὄντι, ἐπὶ δὲ τῷ μεταξὺ τούτῳ μεταξύ τι καὶ ζητητέον ἀγνοίας τε καὶ ἐπιστήμης, εἴ τι τυγχάνει ὂν τοιοῦτον; πάνυ μὲν οὖν. ἆρʼ οὖν λέγομέν τι δόξαν εἶναι; πῶς γὰρ οὔ; πότερον ἄλλην δύναμιν ἐπιστήμης ἢ τὴν αὐτήν; ἄλλην. ἐπʼ ἄλλῳ ἄρα τέτακται δόξα καὶ ἐπʼ ἄλλῳ ἐπιστήμη, κατὰ τὴν δύναμιν ἑκατέρα τὴν αὑτῆς. οὕτω. οὐκοῦν ἐπιστήμη μὲν ἐπὶ τῷ ὄντι πέφυκε, γνῶναι ὡς ἔστι τὸ ὄν; - μᾶλλον δὲ ὧδέ μοι δοκεῖ πρότερον ἀναγκαῖον εἶναι διελέσθαι. πῶς; φήσομεν δυνάμεις εἶναι γένος τι τῶν ὄντων, αἷς δὴ καὶ ἡμεῖς δυνάμεθα ἃ δυνάμεθα καὶ ἄλλο πᾶν ὅτι περ ἂν δύνηται, οἷον λέγω ὄψιν καὶ ἀκοὴν τῶν δυνάμεων εἶναι, εἰ ἄρα μανθάνεις ὃ βούλομαι λέγειν τὸ εἶδος. ἀλλὰ μανθάνω, ἔφη. ἄκουσον δὴ ὅ μοι φαίνεται περὶ αὐτῶν. δυνάμεως γὰρ ἐγὼ οὔτε τινὰ χρόαν ὁρῶ οὔτε σχῆμα οὔτε τι τῶν τοιούτων οἷον καὶ ἄλλων πολλῶν, πρὸς ἃ ἀποβλέπων ἔνια διορίζομαι παρʼ ἐμαυτῷ τὰ μὲν ἄλλα εἶναι, τὰ δὲ ἄλλα· δυνάμεως δʼ εἰς ἐκεῖνο μόνον βλέπω ἐφʼ ᾧ τε ἔστι καὶ ὃ ἀπεργάζεται, καὶ ταύτῃ ἑκάστην αὐτῶν δύναμιν ἐκάλεσα, καὶ τὴν μὲν ἐπὶ τῷ αὐτῷ τεταγμένην καὶ τὸ αὐτὸ ἀπεργαζομένην τὴν αὐτὴν καλῶ, τὴν δὲ ἐπὶ ἑτέρῳ καὶ ἕτερον ἀπεργαζομένην ἄλλην. τί δὲ σύ; πῶς ποιεῖς; οὕτως, ἔφη. δεῦρο δὴ πάλιν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ ἄριστε. ἐπιστήμην πότερον δύναμίν τινα φῂς εἶναι αὐτήν, ἢ εἰς τί γένος τιθεῖς; εἰς τοῦτο, ἔφη, πασῶν γε δυνάμεων ἐρρωμενεστάτην. τί δέ, δόξαν εἰς δύναμιν ἢ εἰς ἄλλο εἶδος οἴσομεν; οὐδαμῶς, ἔφη· ᾧ γὰρ δοξάζειν δυνάμεθα, οὐκ ἄλλο τι ἢ δόξα ἐστίν. ἀλλὰ μὲν δὴ ὀλίγον γε πρότερον ὡμολόγεις μὴ τὸ αὐτὸ εἶναι ἐπιστήμην τε καὶ δόξαν. πῶς γὰρ ἄν, ἔφη, τό γε ἀναμάρτητον τῷ μὴ ἀναμαρτήτῳ ταὐτόν τις νοῦν ἔχων τιθείη;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

That is. How could that which is not be known? We are sufficiently assured of this, then, even if we should examine it from every point of view, that that which entirely is is entirely knowable, and that which in no way is is in every way unknowable. Most sufficiently. Good. If a thing, then, is so conditioned as both to be and not to be, would it not lie between that which absolutely and unqualifiedly is and that which in no way is? Between. Then if knowledge pertains to that which is and ignorance of necessity to that which is not, for that which lies between we must seek for something between nescience and science, if such a thing there be. By all means. Is there a thing which we call opinion? Surely. Is it a different faculty from science or the same? A different. Then opinion is set over one thing and science over another, each by virtue of its own distinctive power or faculty. That is so. May we say, then, that science is naturally related to that which is, to know that and how that which is is? But rather, before we proceed, I think we must draw the following distinctions. What ones? Shall we say that faculties, powers, abilities are a class of entities by virtue of which we and all other things are able to do what we or they are able to do? I mean that sight and hearing, for example, are faculties, if so be that you understand the class or type that I am trying to describe. I understand, he said. Hear, then, my notion about them. In a faculty I cannot see any color or shape or similar mark such as those on which in many other cases I fix my eyes in discriminating in my thought one thing from another. But in the case of a faculty I look to one thing only - that to which it is related and what it effects, and it is in this way that I come to call each one of them a faculty, and that which is related to the same thing and accomplishes the same thing I call the same faculty, and that to another I call other. How about you, what is your practice? The same, he said. To return, then, my friend, said I, to science or true knowledge, do you say that it is a faculty and a power, or in what class do you put it? Into this, he said, the most potent of all faculties. And opinion - shall we assign it to some other class than faculty. By no means, he said, for that by which we are able to opine is nothing else than the faculty of opinion. But not long ago you agreed that science and opinion are not identical. How could any rational man affirm the identity of the infallible with the fallible?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Quelque chose qui est. Comment ce qui n’est pas pourrait-il être connu ? Nous sommes donc suffisamment assurés, même si nous examinions la question sous tous les angles, que ce qui est entièrement est entièrement connaissable, et que ce qui n’est d’aucune manière est de toute manière inconnaissable. Très suffisamment. Bien. Si donc une chose est disposée de telle manière qu’elle soit et ne soit pas à la fois, ne se situera-t-elle pas entre ce qui est absolument et sans restriction et ce qui n’est d’aucune manière ? Entre les deux. Si donc la connaissance se rapporte à ce qui est, et l’ignorance nécessairement à ce qui n’est pas, nous devons chercher pour ce qui se trouve entre les deux quelque chose qui soit intermédiaire entre l’ignorance et la science, si une telle chose existe. Assurément. Existe-t-il une chose que nous appelons opinion ? Certainement. Est-ce une faculté différente de la science, ou la même ? Une faculté différente. L’opinion est donc assignée à une chose et la science à une autre, chacune en vertu de sa puissance ou faculté distinctive. Il en est ainsi. Pouvons-nous donc dire que la science se rapporte naturellement à ce qui est, afin de connaître ce qui est et comment cela est ? Mais plutôt, avant de poursuivre, je pense que nous devons établir les distinctions suivantes. Lesquelles ? Dirons-nous que les facultés, puissances et capacités constituent une classe d’êtres grâce auxquels nous-mêmes et toutes les autres choses sommes capables de faire ce que nous sommes, ou ce qu’elles sont, capables de faire ? Je veux dire, par exemple, que la vue et l’ouïe sont des facultés, si du moins tu comprends la classe ou le genre que j’essaie de décrire. Je comprends, dit-il. Écoute donc ce que j’en pense. Dans une faculté, je ne vois ni couleur, ni forme, ni aucune autre marque semblable à celles sur lesquelles, dans beaucoup d’autres cas, je fixe les yeux afin de distinguer en pensée une chose d’une autre. Mais, dans le cas d’une faculté, je considère seulement ce à quoi elle se rapporte et ce qu’elle produit ; c’est ainsi que j’en viens à donner à chacune le nom de faculté. Celle qui se rapporte à la même chose et produit le même effet, je l’appelle la même faculté ; celle qui se rapporte à autre chose, une faculté différente. Et toi, comment procèdes-tu ? De même, dit-il. Pour revenir alors, mon ami, dis-je, à la science ou connaissance véritable, dis-tu qu’elle est une faculté et une puissance, ou dans quelle classe la places-tu ? Dans cette classe, dit-il, comme la plus puissante de toutes les facultés. Et l’opinion, la rangerons-nous dans une autre classe que celle des facultés ? Nullement, dit-il, car ce par quoi nous sommes capables d’opiner n’est rien d’autre que la faculté d’opinion. Mais tu as reconnu il y a peu que la science et l’opinion n’étaient pas identiques. Comment un homme raisonnable pourrait-il affirmer l’identité de l’infaillible et du faillible ?

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