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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 549

Passage 209 sur 278

Référence canonique 549

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

αὐθαδέστερόν τε δεῖ αὐτόν, ἦν δʼ ἐγώ, εἶναι καὶ ὑποαμουσότερον, φιλόμουσον δέ, καὶ φιλήκοον μέν, ῥητορικὸν δʼ οὐδαμῶς. καὶ δούλοις μέν τις ἂν ἄγριος εἴη ὁ τοιοῦτος, οὐ καταφρονῶν δούλων, ὥσπερ ὁ ἱκανῶς πεπαιδευμένος, ἐλευθέροις δὲ ἥμερος, ἀρχόντων δὲ σφόδρα ὑπήκοος, φίλαρχος δὲ καὶ φιλότιμος, οὐκ ἀπὸ τοῦ λέγειν ἀξιῶν ἄρχειν οὐδʼ ἀπὸ τοιούτου οὐδενός, ἀλλʼ ἀπὸ ἔργων τῶν τε πολεμικῶν καὶ τῶν περὶ τὰ πολεμικά, φιλογυμναστής τέ τις ὢν καὶ φιλόθηρος. ἔστι γάρ, ἔφη, τοῦτο τὸ ἦθος ἐκείνης τῆς πολιτείας. οὐκοῦν καὶ χρημάτων, ἦν δʼ ἐγώ, ὁ τοιοῦτος νέος μὲν ὢν καταφρονοῖ ἄν, ὅσῳ δὲ πρεσβύτερος γίγνοιτο, μᾶλλον ἀεὶ ἀσπάζοιτο ἂν τῷ τε μετέχειν τῆς τοῦ φιλοχρημάτου φύσεως καὶ μὴ εἶναι εἰλικρινὴς πρὸς ἀρετὴν διὰ τὸ ἀπολειφθῆναι τοῦ ἀρίστου φύλακος; τίνος; ἦ δʼ ὃς ὁ Ἀδείμαντος. λόγου, ἦν δʼ ἐγώ, μουσικῇ κεκραμένου· ὃς μόνος ἐγγενόμενος σωτὴρ ἀρετῆς διὰ βίου ἐνοικεῖ τῷ ἔχοντι. καλῶς, ἔφη, λέγεις. καὶ ἔστι μέν γʼ, ἦν δʼ ἐγώ, τοιοῦτος ὁ τιμοκρατικὸς νεανίας, τῇ τοιαύτῃ πόλει ἐοικώς. πάνυ μὲν οὖν. γίγνεται δέ γʼ, εἶπον, οὗτος ὧδέ πως· ἐνίοτε πατρὸς ἀγαθοῦ ὢν νέος ὑὸς ἐν πόλει οἰκοῦντος οὐκ εὖ πολιτευομένῃ, φεύγοντος τάς τε τιμὰς καὶ ἀρχὰς καὶ δίκας καὶ τὴν τοιαύτην πᾶσαν φιλοπραγμοσύνην καὶ ἐθέλοντος ἐλαττοῦσθαι ὥστε πράγματα μὴ ἔχειν - πῇ δή, ἔφη, γίγνεται; ὅταν, ἦν δʼ ἐγώ, πρῶτον μὲν τῆς μητρὸς ἀκούῃ ἀχθομένης ὅτι οὐ τῶν ἀρχόντων αὐτῇ ὁ ἀνήρ ἐστιν, καὶ ἐλαττουμένης διὰ ταῦτα ἐν ταῖς ἄλλαις γυναιξίν, ἔπειτα ὁρώσης μὴ σφόδρα περὶ χρήματα σπουδάζοντα μηδὲ μαχόμενον καὶ λοιδορούμενον ἰδίᾳ τε ἐν δικαστηρίοις καὶ δημοσίᾳ, ἀλλὰ ῥᾳθύμως πάντα τὰ τοιαῦτα φέροντα, καὶ ἑαυτῷ μὲν τὸν νοῦν προσέχοντα ἀεὶ αἰσθάνηται, ἑαυτὴν δὲ μήτε πάνυ τιμῶντα μήτε ἀτιμάζοντα, ἐξ ἁπάντων τούτων ἀχθομένης τε καὶ λεγούσης ὡς ἄνανδρός τε αὐτῷ ὁ πατὴρ καὶ λίαν ἀνειμένος, καὶ ἄλλα δὴ ὅσα καὶ οἷα φιλοῦσιν αἱ γυναῖκες περὶ τῶν τοιούτων ὑμνεῖν. καὶ μάλʼ, ἔφη ὁ Ἀδείμαντος, πολλά τε καὶ ὅμοια ἑαυταῖς.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

He will have to be somewhat self-willed and lacking in culture, yet a lover of music and fond of listening to talk and speeches, though by no means himself a rhetorician; and to slaves such a one would be harsh, not scorning them as the really educated do, but he would be gentle with the freeborn and very submissive to officials, a lover of office and of honor, not basing his claim to office on ability to speak or anything of that sort but on his exploits in war or preparation for war, and he would be a devotee of gymnastics and hunting. Why, yes, he said, that is the spirit of that polity. And would not such a man be disdainful of wealth too in his youth, but the older he grew the more he would love it because of his participation in the covetous nature and because his virtue is not sincere and pure since it lacks the best guardian? What guardian? said Adeimantus. Reason, said I, blended with culture, which is the only indwelling preserver of virtue throughout life in the soul that possesses it. Well said, he replied. This is the character, I said, of the timocratic youth, resembling the city that bears his name. By all means. His origin is somewhat on this wise: Sometimes he is the young son of a good father who lives in a badly governed state and avoids honors and office and law-suits and all such meddlesomeness and is willing to forbear something of his rights in order to escape trouble. How does he originate? he said. Why, when, to begin with, I said, he hears his mother complaining that her husband is not one of the rulers and for that reason she is slighted among the other women, and when she sees that her husband is not much concerned about money and does not fight and brawl in private lawsuits and in the public assembly, but takes all such matters lightly, and when she observes that he is self-absorbed in his thoughts and neither regards nor disregards her overmuch, and in consequence of all this laments and tells the boy that his father is too slack and no kind of a man, with all the other complaints with which women nag in such cases. Many indeed, said Adeimantus, and after their kind.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

« Il devra être quelque peu obstiné et dépourvu de culture, mais ami de la musique et désireux d'écouter les conversations et les discours, sans être lui-même aucunement orateur. Il sera dur envers les esclaves, sans les mépriser comme le font ceux qui sont véritablement instruits ; doux envers les hommes libres et très soumis aux magistrats ; avide de charges et d'honneurs. Il ne fondera pas ses prétentions aux charges sur son aptitude à parler ni sur rien de semblable, mais sur ses exploits guerriers ou sa préparation à la guerre, et il se passionnera pour la gymnastique et la chasse. »
« Oui, dit-il, tel est bien l'esprit de cette constitution. »
« Un tel homme ne méprisera-t-il pas aussi les richesses dans sa jeunesse, mais ne les aimera-t-il pas d'autant plus en vieillissant qu'il participe d'une nature cupide et que sa vertu n'est ni sincère ni pure, faute du meilleur gardien ? »
« Quel gardien ? » demanda Adimante.
« La raison, dis-je, mêlée à la culture, seule sauvegarde de la vertu qui demeure toute la vie dans l'âme qui la possède. »
« Bien dit », répondit-il.
« Tel est, dis-je, le caractère du jeune homme timocratique, semblable à la cité dont il porte le nom. »
« Absolument. »
« Voici à peu près son origine. Il arrive qu'il soit le jeune fils d'un bon père qui vit dans une cité mal gouvernée, évite les honneurs, les charges, les procès et toutes les affaires de cette sorte, et consent à renoncer à une partie de ses droits pour échapper aux ennuis. »
« Comment prend-il naissance ? » demanda-t-il.
« D'abord, dis-je, il entend sa mère se plaindre que son mari ne compte pas parmi les gouvernants et qu'elle est, pour cette raison, moins considérée que les autres femmes. Elle voit que son mari se soucie peu de l'argent, qu'il ne combat ni ne se querelle dans les procès privés ou à l'assemblée publique, mais prend toutes ces affaires à la légère. Elle remarque qu'il est absorbé dans ses pensées et ne la considère ni ne la dédaigne outre mesure. À cause de tout cela, elle se lamente et dit au garçon que son père manque trop d'énergie et n'est pas un homme, en y joignant toutes les autres plaintes dont les femmes harcèlent leur entourage en pareil cas. »
« Elles sont nombreuses, en effet, dit Adimante, et bien dans leur manière. »

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