Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 567
Passage 227 sur 278
Référence canonique 567
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
οὐκοῦν καὶ ἵνα χρήματα εἰσφέροντες πένητες γιγνόμενοι πρὸς τῷ καθʼ ἡμέραν ἀναγκάζωνται εἶναι καὶ ἧττον αὐτῷ ἐπιβουλεύωσι; δῆλον. καὶ ἄν γέ τινας οἶμαι ὑποπτεύῃ ἐλεύθερα φρονήματα ἔχοντας μὴ ἐπιτρέψειν αὐτῷ ἄρχειν, ὅπως ἂν τούτους μετὰ προφάσεως ἀπολλύῃ ἐνδοὺς τοῖς πολεμίοις; τούτων πάντων ἕνεκα τυράννῳ ἀεὶ ἀνάγκη πόλεμον ταράττειν; ἀνάγκη. ταῦτα δὴ ποιοῦντα ἕτοιμον μᾶλλον ἀπεχθάνεσθαι τοῖς πολίταις; πῶς γὰρ οὔ; οὐκοῦν καί τινας τῶν συγκαταστησάντων καὶ ἐν δυνάμει ὄντων παρρησιάζεσθαι καὶ πρὸς αὐτὸν καὶ πρὸς ἀλλήλους, ἐπιπλήττοντας τοῖς γιγνομένοις, οἳ ἂν τυγχάνωσιν ἀνδρικώτατοι ὄντες; εἰκός γε. ὑπεξαιρεῖν δὴ τούτους πάντας δεῖ τὸν τύραννον, εἰ μέλλει ἄρξειν, ἕως ἂν μήτε φίλων μήτʼ ἐχθρῶν λίπῃ μηδένα ὅτου τι ὄφελος. δῆλον. ὀξέως ἄρα δεῖ ὁρᾶν αὐτὸν τίς ἀνδρεῖος, τίς μεγαλόφρων, τίς φρόνιμος, τίς πλούσιος· καὶ οὕτως εὐδαίμων ἐστίν, ὥστε τούτοις ἅπασιν ἀνάγκη αὐτῷ, εἴτε βούλεται εἴτε μή, πολεμίῳ εἶναι καὶ ἐπιβουλεύειν, ἕως ἂν καθήρῃ τὴν πόλιν. καλόν γε, ἔφη, καθαρμόν. ναί, ἦν δʼ ἐγώ, τὸν ἐναντίον ἢ οἱ ἰατροὶ τὰ σώματα· οἱ μὲν γὰρ τὸ χείριστον ἀφαιροῦντες λείπουσι τὸ βέλτιστον, ὁ δὲ τοὐναντίον. ὡς ἔοικε γάρ, αὐτῷ, ἔφη, ἀνάγκη, εἴπερ ἄρξει. ἐν μακαρίᾳ ἄρα, εἶπον ἐγώ, ἀνάγκῃ δέδεται, ἣ προστάττει αὐτῷ ἢ μετὰ φαύλων τῶν πολλῶν οἰκεῖν, καὶ ὑπὸ τούτων μισούμενον, ἢ μὴ ζῆν. ἐν τοιαύτῃ, ἦ δʼ ὅς. ἆρʼ οὖν οὐχὶ ὅσῳ ἂν μᾶλλον τοῖς πολίταις ἀπεχθάνηται ταῦτα δρῶν, τοσούτῳ πλειόνων καὶ πιστοτέρων δορυφόρων δεήσεται; πῶς γὰρ οὔ; τίνες οὖν οἱ πιστοί; καὶ πόθεν αὐτοὺς μεταπέμψεται; αὐτόματοι, ἔφη, πολλοὶ ἥξουσι πετόμενοι, ἐὰν τὸν μισθὸν διδῷ. κηφῆνας, ἦν δʼ ἐγώ, νὴ τὸν κύνα, δοκεῖς αὖ τινάς μοι λέγειν ξενικούς τε καὶ παντοδαπούς. ἀληθῆ γάρ, ἔφη, δοκῶ σοι. τίς δὲ αὐτόθεν; ἆρʼ οὐκ ἂν ἐθελήσειεν - πῶς; τοὺς δούλους ἀφελόμενος τοὺς πολίτας, ἐλευθερώσας, τῶν περὶ ἑαυτὸν δορυφόρων ποιήσασθαι. σφόδρα γʼ, ἔφη· ἐπεί τοι καὶ πιστότατοι αὐτῷ οὗτοί εἰσιν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
And also that being impoverished by war-taxes they may have to devote themselves to their daily business and be less likely to plot against him? Obviously. And if, I presume, he suspects that there are free spirits who will not suffer his domination, his further object is to find pretexts for destroying them by exposing them to the enemy? From all these motives a tyrant is compelled to be always provoking wars ? Yes, he is compelled to do so. And by such conduct will he not the more readily incur the hostility of the citizens? Of course. And is it not likely that some of those who helped to establish and now share in his power, voicing their disapproval of the course of events, will speak out frankly to him and to one another - such of them as happen to be the bravest? Yes, it is likely. Then the tyrant must do away with all such if he is to maintain his rule, until he has left no one of any worth, friend or foe. Obviously. He must look sharp to see, then, who is brave, who is great-souled, who is wise, who is rich and such is his good fortune that, whether he wishes it or not, he must be their enemy and plot against them all until he purge the city. A fine purgation, he said. Yes, said I, just the opposite of that which physicians practise on our bodies. For while they remove the worst and leave the best, he does the reverse. Yes, for apparently he must, he said, if he is to keep his power. Blessed, then, is the necessity that binds him, said I, which bids him dwell for the most part with base companions who hate him, or else forfeit his life. Such it is, he said. And would he not, the more he offends the citizens by such conduct, have the greater need of more and more trustworthy bodyguards? Of course. Whom, then, may he trust, and whence shall he fetch them? Unbidden, he said, they will wing their way to him in great numbers if he furnish their wage. Drones, by the dog, I said, I think you are talking of again, an alien and motley crew. You think rightly, he said. But what of the home supply, would he not choose to employ that? How? By taking their slaves from the citizens, emancipating them and enlisting them in his bodyguard. Assuredly, he said, since these are those whom he can most trust.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Et aussi afin que, appauvris par les impôts de guerre, les citoyens soient obligés de se consacrer à leurs affaires quotidiennes et soient moins enclins à conspirer contre lui? Manifestement. Et si, je présume, il soupçonne certains esprits libres de ne pas vouloir supporter sa domination, son autre objectif est-il de trouver des prétextes pour les faire périr en les exposant à l’ennemi? Pour toutes ces raisons, un tyran est-il contraint de toujours provoquer des guerres? Oui, il y est contraint. Et par une telle conduite ne s’attirera-t-il pas plus aisément l’hostilité des citoyens? Bien sûr. N’est-il pas vraisemblable que certains de ceux qui l’ont aidé à établir son pouvoir et le partagent désormais expriment leur désapprobation devant le cours des événements, et parlent franchement, à lui comme entre eux, du moins les plus courageux? Oui, c’est vraisemblable. Le tyran doit donc se défaire de tous ceux-là s’il veut conserver son pouvoir, jusqu’à ne laisser aucun homme de valeur, ami ou ennemi. Manifestement. Il lui faut donc observer attentivement qui est courageux, magnanime, sage ou riche; et telle est sa bonne fortune que, bon gré mal gré, il doit être l’ennemi de tous ces hommes et conspirer contre eux jusqu’à ce qu’il ait purgé la cité. Une belle purgation, dit-il. Oui, dis-je, exactement le contraire de celle que les médecins pratiquent sur nos corps. Car ils en retirent les éléments les plus mauvais et laissent les meilleurs, tandis que lui fait l’inverse. Oui, apparemment il le doit, dit-il, s’il veut conserver son pouvoir. Heureuse nécessité qui l’enchaîne, dis-je, puisqu’elle lui commande de vivre surtout avec de vils compagnons qui le haïssent, sous peine de perdre la vie. Telle est bien sa condition, dit-il. Et plus il offense les citoyens par cette conduite, plus il n’aura-t-il pas besoin de gardes du corps toujours plus nombreux et dignes de confiance? Bien sûr. À qui peut-il donc se fier, et d’où les fera-t-il venir? Sans y être invités, dit-il, ils voleront vers lui en grand nombre s’il leur fournit un salaire. Par le chien, dis-je, tu me parles encore, je crois, de frelons, d’une troupe étrangère et bigarrée. Tu as raison, dit-il. Mais ne voudrait-il pas aussi employer les ressources du pays? Comment? En prenant aux citoyens leurs esclaves, en les affranchissant et en les enrôlant dans sa garde personnelle. Assurément, dit-il, puisque ce sont eux auxquels il peut le mieux se fier.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Courage
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Fortune
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Liberté
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Justice
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nécessité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éros philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Exercice philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Pauvreté et richesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Rôles et relations
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Esclavage
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Esprit
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Souffrance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Guerre et paix
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque