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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 568
Passage 228 sur 278
Référence canonique 568
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
ἦ μακάριον, ἦν δʼ ἐγώ, λέγεις τυράννου χρῆμα, εἰ τοιούτοις φίλοις τε καὶ πιστοῖς ἀνδράσι χρῆται, τοὺς προτέρους ἐκείνους ἀπολέσας. ἀλλὰ μήν, ἔφη, τοιούτοις γε χρῆται. καὶ θαυμάζουσι δή, εἶπον, οὗτοι οἱ ἑταῖροι αὐτὸν καὶ σύνεισιν οἱ νέοι πολῖται, οἱ δʼ ἐπιεικεῖς μισοῦσί τε καὶ φεύγουσι; τί δʼ οὐ μέλλουσιν; οὐκ ἐτός, ἦν δʼ ἐγώ, ἥ τε τραγῳδία ὅλως σοφὸν δοκεῖ εἶναι καὶ ὁ Εὐριπίδης διαφέρων ἐν αὐτῇ. τί δή; ὅτι καὶ τοῦτο πυκνῆς διανοίας ἐχόμενον ἐφθέγξατο, ὡς ἄρα σοφοὶ τύραννοί εἰσι τῶν σοφῶν συνουσίᾳ. καὶ ἔλεγε δῆλον ὅτι τούτους εἶναι τοὺς σοφοὺς οἷς σύνεστιν. καὶ ὡς ἰσόθεόν γʼ, ἔφη, τὴν τυραννίδα ἐγκωμιάζει, καὶ ἕτερα πολλά, καὶ οὗτος καὶ οἱ ἄλλοι ποιηταί. τοιγάρτοι, ἔφην, ἅτε σοφοὶ ὄντες οἱ τῆς τραγῳδίας ποιηταὶ συγγιγνώσκουσιν ἡμῖν τε καὶ ἐκείνοις ὅσοι ἡμῶν ἐγγὺς πολιτεύονται, ὅτι αὐτοὺς εἰς τὴν πολιτείαν οὐ παραδεξόμεθα ἅτε τυραννίδος ὑμνητάς. οἶμαι ἔγωγʼ, ἔφη, συγγιγνώσκουσιν ὅσοιπέρ γε αὐτῶν κομψοί. εἰς δέ γε οἶμαι τὰς ἄλλας περιιόντες πόλεις, συλλέγοντες τοὺς ὄχλους, καλὰς φωνὰς καὶ μεγάλας καὶ πιθανὰς μισθωσάμενοι, εἰς τυραννίδας τε καὶ δημοκρατίας ἕλκουσι τὰς πολιτείας. μάλα γε. οὐκοῦν καὶ προσέτι τούτων μισθοὺς λαμβάνουσι καὶ τιμῶνται, μάλιστα μέν, ὥσπερ τὸ εἰκός, ὑπὸ τυράννων, δεύτερον δὲ ὑπὸ δημοκρατίας· ὅσῳ δʼ ἂν ἀνωτέρω ἴωσιν πρὸς τὸ ἄναντες τῶν πολιτειῶν, μᾶλλον ἀπαγορεύει αὐτῶν ἡ τιμή, ὥσπερ ὑπὸ ἄσθματος ἀδυνατοῦσα πορεύεσθαι. πάνυ μὲν οὖν. ἀλλὰ δή, εἶπον, ἐνταῦθα μὲν ἐξέβημεν· λέγωμεν δὲ πάλιν ἐκεῖνο τὸ τοῦ τυράννου στρατόπεδον, τὸ καλόν τε καὶ πολὺ καὶ ποικίλον καὶ οὐδέποτε ταὐτόν, πόθεν θρέψεται. δῆλον, ἔφη, ὅτι, ἐάν τε ἱερὰ χρήματα ᾖ ἐν τῇ πόλει, ταῦτα ἀναλώσει, ὅποι ποτὲ ἂν ἀεὶ ἐξαρκῇ τὰ τῶν ἀποδομένων, ἐλάττους εἰσφορὰς ἀναγκάζων τὸν δῆμον εἰσφέρειν. τί δʼ ὅταν δὴ ταῦτα ἐπιλίπῃ; δῆλον, ἔφη, ὅτι ἐκ τῶν πατρῴων θρέψεται αὐτός τε καὶ οἱ συμπόται τε καὶ ἑταῖροι καὶ ἑταῖραι. μανθάνω, ἦν δʼ ἐγώ· ὅτι ὁ δῆμος ὁ γεννήσας τὸν τύραννον θρέψει αὐτόν τε καὶ ἑταίρους. πολλὴ αὐτῷ, ἔφη, ἀνάγκη.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
Truly, said I, this tyrant business is a blessed thing on your showing, if such are the friends and trusties he must employ after destroying his former associates. But such are indeed those he does make use of, he said. And these companions admire him, I said, and these new citizens are his associates, while the better sort hate and avoid him. Why should they not? Not for nothing, said I, is tragedy in general esteemed wise, and Euripides beyond other tragedians. Why, pray? Because among other utterances of pregnant thought he said, Tyrants are wise by converse with the wise. He meant evidently that these associates of the tyrant are the wise. Yes, he and the other poets, he said, call the tyrant’s power likest God’s and praise it in many other ways. Wherefore, said I, being wise as they are, the poets of tragedy will pardon us and those whose politics resemble ours for not admitting them into our polity, since they hymn the praises of tyranny. I think, he said, that the subtle minds among them will pardon us. But going about to other cities, I fancy, collecting crowds and hiring fine, loud, persuasive voices, they draw the polities towards tyrannies or democracies. Yes, indeed. And, further, they are paid and honored for this, chiefly, as is to be expected, by tyrants, and secondly by democracy. But the higher they go, breasting constitution hill, the more their honor fails, as it were from lack of breath unable to proceed. Quite so. But this, said I, is a digression. Let us return to that fair, multitudinous, diversified and ever-changing bodyguard of the tyrant and tell how it will be supported. Obviously, he said, if there are sacred treasures in the city he will spend these as long as they last and the property of those he has destroyed, thus requiring smaller contributions from the populace. But what when these resources fail ? Clearly, he said, his father’s estate will have to support him and his wassailers, his fellows and his she-fellows. I understand, I said, that the people which begot the tyrant will have to feed him and his companions. It cannot escape from that, he said.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Vraiment, dis-je, la condition de tyran est une chose bienheureuse, à t’entendre, si tels sont les amis et les hommes de confiance qu’il doit employer après avoir détruit ses anciens associés. Ce sont pourtant bien ceux dont il se sert, dit-il. Et ces compagnons l’admirent, dis-je, ces nouveaux citoyens sont ses associés, tandis que les hommes meilleurs le haïssent et l’évitent. Pourquoi ne le feraient-ils pas? Ce n’est pas sans raison, dis-je, que la tragédie en général passe pour sage, et Euripide plus que les autres poètes tragiques. Pourquoi donc? Parce que, parmi d’autres maximes riches de pensée, il a dit: «Les tyrans deviennent sages en fréquentant les sages.» Il voulait manifestement dire que les associés du tyran sont les sages. Oui, lui et les autres poètes, dit-il, déclarent que le pouvoir du tyran ressemble le plus à celui d’un dieu et en font l’éloge de bien d’autres manières. C’est pourquoi, dis-je, les poètes tragiques, sages comme ils le sont, nous pardonneront, à nous et à ceux dont la politique ressemble à la nôtre, de ne pas les admettre dans notre constitution, puisqu’ils chantent les louanges de la tyrannie. Je pense, dit-il, que les plus subtils d’entre eux nous pardonneront. Mais en allant, j’imagine, de cité en cité, en rassemblant des foules et en louant de belles voix puissantes et persuasives, ils entraînent les constitutions vers la tyrannie ou la démocratie. Oui, certes. En outre, ils sont payés et honorés pour cela, principalement, comme on peut s’y attendre, par les tyrans, et en second lieu par la démocratie. Mais plus ils s’élèvent sur la pente qui mène aux constitutions supérieures, plus leur honneur s’essouffle, comme s’il ne pouvait avancer faute de souffle. Tout à fait. Mais ceci, dis-je, est une digression. Revenons à cette belle garde personnelle du tyran, nombreuse, diverse, bigarrée et toujours changeante, et disons comment elle sera entretenue. Manifestement, dit-il, s’il existe dans la cité des trésors sacrés, il les dépensera aussi longtemps qu’ils dureront, ainsi que les biens de ceux qu’il a détruits, exigeant par là de moindres contributions de la population. Mais lorsque ces ressources feront défaut? De toute évidence, dit-il, le patrimoine de son père devra subvenir à ses besoins, à ceux de ses compagnons de beuverie, de ses camarades et de ses compagnes. Je comprends, dis-je: le peuple qui a engendré le tyran devra le nourrir, lui et ses compagnons. Il ne pourra y échapper, dit-il.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Gouvernement constitutionnel
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Démocratie
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Éducation
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Famille
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Pardon
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Amitié
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Dieu
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Sagesse
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