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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 571

Passage 230 sur 278

Référence canonique 571

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

αὐτὸς δὴ λοιπός, ἦν δʼ ἐγώ, ὁ τυραννικὸς ἀνὴρ σκέψασθαι, πῶς τε μεθίσταται ἐκ δημοκρατικοῦ, γενόμενός τε ποῖός τίς ἐστιν καὶ τίνα τρόπον ζῇ, ἄθλιον ἢ μακάριον. λοιπὸς γὰρ οὖν ἔτι οὗτος, ἔφη. οἶσθʼ οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, ὃ ποθῶ ἔτι; τὸ ποῖον; τὸ τῶν ἐπιθυμιῶν, οἷαί τε καὶ ὅσαι εἰσίν, οὔ μοι δοκοῦμεν ἱκανῶς διῃρῆσθαι. τούτου δὴ ἐνδεῶς ἔχοντος, ἀσαφεστέρα ἔσται ἡ ζήτησις οὗ ζητοῦμεν. οὐκοῦν, ἦ δʼ ὅς, ἔτʼ ἐν καλῷ; πάνυ μὲν οὖν· καὶ σκόπει γε ὃ ἐν αὐταῖς βούλομαι ἰδεῖν. ἔστιν δὲ τόδε. τῶν μὴ ἀναγκαίων ἡδονῶν τε καὶ ἐπιθυμιῶν δοκοῦσί τινές μοι εἶναι παράνομοι, αἳ κινδυνεύουσι μὲν ἐγγίγνεσθαι παντί, κολαζόμεναι δὲ ὑπό τε τῶν νόμων καὶ τῶν βελτιόνων ἐπιθυμιῶν μετὰ λόγου ἐνίων μὲν ἀνθρώπων ἢ παντάπασιν ἀπαλλάττεσθαι ἢ ὀλίγαι λείπεσθαι καὶ ἀσθενεῖς, τῶν δὲ ἰσχυρότεραι καὶ πλείους. λέγεις δὲ καὶ τίνας, ἔφη, ταύτας; τὰς περὶ τὸν ὕπνον, ἦν δʼ ἐγώ, ἐγειρομένας, ὅταν τὸ μὲν ἄλλο τῆς ψυχῆς εὕδῃ, ὅσον λογιστικὸν καὶ ἥμερον καὶ ἄρχον ἐκείνου, τὸ δὲ θηριῶδές τε καὶ ἄγριον, ἢ σίτων ἢ μέθης πλησθέν, σκιρτᾷ τε καὶ ἀπωσάμενον τὸν ὕπνον ζητῇ ἰέναι καὶ ἀποπιμπλάναι τὰ αὑτοῦ ἤθη· οἶσθʼ ὅτι πάντα ἐν τῷ τοιούτῳ τολμᾷ ποιεῖν, ὡς ἀπὸ πάσης λελυμένον τε καὶ ἀπηλλαγμένον αἰσχύνης καὶ φρονήσεως. μητρί τε γὰρ ἐπιχειρεῖν μείγνυσθαι, ὡς οἴεται, οὐδὲν ὀκνεῖ, ἄλλῳ τε ὁτῳοῦν ἀνθρώπων καὶ θεῶν καὶ θηρίων, μιαιφονεῖν τε ὁτιοῦν, βρώματός τε ἀπέχεσθαι μηδενός· καὶ ἑνὶ λόγῳ οὔτε ἀνοίας οὐδὲν ἐλλείπει οὔτʼ ἀναισχυντίας. ἀληθέστατα, ἔφη, λέγεις. ὅταν δέ γε οἶμαι ὑγιεινῶς τις ἔχῃ αὐτὸς αὑτοῦ καὶ σωφρόνως, καὶ εἰς τὸν ὕπνον ἴῃ τὸ λογιστικὸν μὲν ἐγείρας ἑαυτοῦ καὶ ἑστιάσας λόγων καλῶν καὶ σκέψεων, εἰς σύννοιαν αὐτὸς αὑτῷ ἀφικόμενος, τὸ ἐπιθυμητικὸν δὲ μήτε ἐνδείᾳ δοὺς μήτε πλησμονῇ, ὅπως ἂν κοιμηθῇ καὶ μὴ παρέχῃ θόρυβον τῷ βελτίστῳ χαῖρον ἢ λυπούμενον, ἀλλʼ ἐᾷ αὐτὸ καθʼ αὑτὸ μόνον καθαρὸν σκοπεῖν καὶ ὀρέγεσθαί του αἰσθάνεσθαι ὃ μὴ οἶδεν, ἤ τι τῶν γεγονότων ἢ ὄντων ἢ καὶ μελλόντων,

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

There remains for consideration, said I, the tyrannical man himself - the manner of his development out of the democratic type and his character and the quality of his life, whether wretched or happy. Why, yes, he still remains, he said. Do you know, then, what it is that I still miss? What? In the matter of our desires I do not think we sufficiently distinguished their nature and number. And so long as this is lacking our inquiry will lack clearness. Well, said he, will our consideration of them not still be opportune ? By all means. And observe what it is about them that I wish to consider. It is this. Of our unnecessary pleasures and appetites there are some lawless ones, I think, which probably are to be found in us all, but which, when controlled by the laws and the better desires in alliance with reason, can in some men be altogether got rid of, or so nearly so that only a few weak ones remain, while in others the remnant is stronger and more numerous. What desires do you mean? he said. Those, said I, that are awakened in sleep when the rest of the soul, the rational, gentle and dominant part, slumbers, but the beastly and savage part, replete with food and wine, gambols and, repelling sleep, endeavors to sally forth and satisfy its own instincts. You are aware that in such case there is nothing it will not venture to undertake as being released from all sense of shame and all reason. It does not shrink from attempting to lie with a mother in fancy or with anyone else, man, god or brute. It is ready for any foul deed of blood; it abstains from no food, and, in a word, falls short of no extreme of folly and shamelessness. Most true, he said. But when, I suppose, a man’s condition is healthy and sober, and he goes to sleep after arousing his rational part and entertaining it with fair words and thoughts, and attaining to clear self-consciousness, while he has neither starved nor indulged to repletion his appetitive part, so that it may be lulled to sleep and not disturb the better part by its pleasure or pain, but may suffer that in isolated purity to examine and reach out towards and apprehend some of the things unknown to it, past, present or future;

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Il nous reste à examiner, dis-je, l’homme tyrannique lui-même: la manière dont il se développe à partir du type démocratique, son caractère et la qualité de sa vie, misérable ou heureuse. Oui, il reste encore celui-là, dit-il. Sais-tu donc ce qui me manque encore? Quoi? En ce qui concerne nos désirs, je ne pense pas que nous ayons suffisamment distingué leur nature et leur nombre. Tant que cela manquera, notre enquête manquera de clarté. Eh bien, dit-il, n’est-il pas encore opportun de les examiner? Assurément. Observe donc ce que je souhaite considérer à leur sujet. C’est ceci: parmi nos plaisirs et désirs superflus, il en est, je pense, qui sont contraires aux lois. Ils se trouvent probablement en chacun de nous, mais, lorsqu’ils sont maîtrisés par les lois et par les désirs meilleurs alliés à la raison, ils peuvent, chez certains hommes, être entièrement supprimés, ou presque, de sorte qu’il n’en subsiste que quelques-uns, affaiblis; chez d’autres, ce qui en demeure est plus fort et plus nombreux. De quels désirs parles-tu? dit-il. De ceux, dis-je, qui s’éveillent pendant le sommeil, lorsque le reste de l’âme, sa partie raisonnable, douce et dominante, est assoupi, mais que sa partie bestiale et sauvage, gorgée de nourriture et de vin, bondit et, repoussant le sommeil, tente de sortir pour satisfaire ses propres instincts. Tu sais qu’en pareil cas elle n’est rien qu’elle n’ose entreprendre, puisqu’elle est délivrée de tout sentiment de honte et de toute raison. Elle ne recule pas devant l’idée de s’unir à sa mère ou à quiconque, homme, dieu ou bête. Elle est prête à tout crime sanglant, ne s’abstient d’aucune nourriture et, en un mot, ne reste en deçà d’aucun excès de folie ou d’impudence. C’est très vrai, dit-il. Mais, je suppose, lorsqu’un homme est dans un état sain et sobre, qu’il s’endort après avoir éveillé sa partie raisonnable, l’avoir nourrie de belles paroles et de belles pensées et être parvenu à une claire conscience de lui-même, sans avoir ni affamé ni rassasié à l’excès sa partie désirante, afin qu’elle s’assoupisse et ne trouble pas la partie meilleure par son plaisir ou sa douleur, mais qu’elle laisse celle-ci, isolée et pure, examiner, rechercher et saisir certaines des choses qu’elle ignore, passées, présentes ou futures;

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