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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 579

Passage 238 sur 278

Référence canonique 579

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

οὐκοῦν ἀναγκάζοιτο ἄν τινας ἤδη θωπεύειν αὐτῶν τῶν δούλων καὶ ὑπισχνεῖσθαι πολλὰ καὶ ἐλευθεροῦν οὐδὲν δεόμενος, καὶ κόλαξ αὐτὸς ἂν θεραπόντων ἀναφανείη; πολλὴ ἀνάγκη, ἔφη, αὐτῷ, ἢ ἀπολωλέναι. τί δʼ, εἰ καὶ ἄλλους, ἦν δʼ ἐγώ, ὁ θεὸς κύκλῳ κατοικίσειεν γείτονας πολλοὺς αὐτῷ, οἳ μὴ ἀνέχοιντο εἴ τις ἄλλος ἄλλου δεσπόζειν ἀξιοῖ, ἀλλʼ εἴ πού τινα τοιοῦτον λαμβάνοιεν, ταῖς ἐσχάταις τιμωροῖντο τιμωρίαις; ἔτι ἄν, ἔφη, οἶμαι, μᾶλλον ἐν παντὶ κακοῦ εἴη, κύκλῳ φρουρούμενος ὑπὸ πάντων πολεμίων. ἆρʼ οὖν οὐκ ἐν τοιούτῳ μὲν δεσμωτηρίῳ δέδεται ὁ τύραννος, φύσει ὢν οἷον διεληλύθαμεν, πολλῶν καὶ παντοδαπῶν φόβων καὶ ἐρώτων μεστός· λίχνῳ δὲ ὄντι αὐτῷ τὴν ψυχὴν μόνῳ τῶν ἐν τῇ πόλει οὔτε ἀποδημῆσαι ἔξεστιν οὐδαμόσε, οὔτε θεωρῆσαι ὅσων δὴ καὶ οἱ ἄλλοι ἐλεύθεροι ἐπιθυμηταί εἰσιν, καταδεδυκὼς δὲ ἐν τῇ οἰκίᾳ τὰ πολλὰ ὡς γυνὴ ζῇ, φθονῶν καὶ τοῖς ἄλλοις πολίταις, ἐάν τις ἔξω ἀποδημῇ καί τι ἀγαθὸν ὁρᾷ; παντάπασιν μὲν οὖν, ἔφη. οὐκοῦν τοῖς τοιούτοις κακοῖς πλείω καρποῦται ἀνὴρ ὃς ἂν κακῶς ἐν ἑαυτῷ πολιτευόμενος, ὃν νυνδὴ σὺ ἀθλιώτατον ἔκρινας, τὸν τυραννικόν, ὡς μὴ ἰδιώτης καταβιῷ, ἀλλὰ ἀναγκασθῇ ὑπό τινος τύχης τυραννεῦσαι καὶ ἑαυτοῦ ὢν ἀκράτωρ ἄλλων ἐπιχειρήσῃ ἄρχειν, ὥσπερ εἴ τις κάμνοντι σώματι καὶ ἀκράτορι ἑαυτοῦ μὴ ἰδιωτεύων ἀλλʼ ἀγωνιζόμενος πρὸς ἄλλα σώματα καὶ μαχόμενος ἀναγκάζοιτο διάγειν τὸν βίον. παντάπασιν, ἔφη, ὁμοιότατά τε καὶ ἀληθέστατα λέγεις, ὦ Σώκρατες. οὐκοῦν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ φίλε Γλαύκων, παντελῶς τὸ πάθος ἄθλιον, καὶ τοῦ ὑπὸ σοῦ κριθέντος χαλεπώτατα ζῆν χαλεπώτερον ἔτι ζῇ ὁ τυραννῶν; κομιδῇ γʼ, ἔφη. ἔστιν ἄρα τῇ ἀληθείᾳ, κἂν εἰ μή τῳ δοκεῖ, ὁ τῷ ὄντι τύραννος τῷ ὄντι δοῦλος τὰς μεγίστας θωπείας καὶ δουλείας καὶ κόλαξ τῶν πονηροτάτων, καὶ τὰς ἐπιθυμίας οὐδʼ ὁπωστιοῦν ἀποπιμπλάς, ἀλλὰ πλείστων ἐπιδεέστατος καὶ πένης τῇ ἀληθείᾳ φαίνεται, ἐάν τις ὅλην ψυχὴν ἐπίστηται θεάσασθαι, καὶ φόβου γέμων διὰ παντὸς τοῦ βίου, σφαδᾳσμῶν τε καὶ ὀδυνῶν πλήρης, εἴπερ τῇ τῆς πόλεως διαθέσει ἧς ἄρχει ἔοικεν. ἔοικεν δέ· ἦ γάρ; καὶ μάλα, ἔφη.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

And would he not forthwith find it necessary to fawn upon some of the slaves and make them many promises and emancipate them, though nothing would be further from his wish ? And so he would turn out to be the flatterer of his own servants. He would certainly have to, he said, or else perish. But now suppose, said I, that god established round about him numerous neighbors who would not tolerate the claim of one man to be master of another, but would inflict the utmost penalties on any such person on whom they could lay their hands. I think, he said, that his plight would be still more desperate, encompassed by nothing but enemies. And is not that the sort of prison-house in which the tyrant is pent, being of a nature such as we have described and filled with multitudinous and manifold terrors and appetites? Yet greedy and avid of spirit as he is, he only of the citizens may not travel abroad or view any of the sacred festivals that other freemen yearn to see, but he must live for the most part cowering in the recesses of his house like a woman, envying among the other citizens anyone who goes abroad and sees any good thing. Most certainly, he said. And does not such a harvest of ills measure the difference between the man who is merely ill-governed in his own soul, the man of tyrannical temper, whom you just now judged to be most miserable, and the man who, having this disposition, does not live out his life in private station but is constrained by some ill hap to become an actual tyrant, and while unable to control himself attempts to rule over others, as if a man with a sick and incontinent body should not live the private life but should be compelled to pass his days in contention and strife with other persons? Your analogy is most apt and true, Socrates, he said. Is not that then, dear Glaucon, said I, a most unhappy experience in every way? And is not the tyrant’s life still worse than that which was judged by you to be the worst? Precisely so, he said. Then it is the truth, though some may deny it, that the real tyrant is really enslaved to cringings and servitudes beyond compare, a flatterer of the basest men, and that, so far from finding even the least satisfaction for his desires, he is in need of most things, and is a poor man in very truth, as is apparent if one knows how to observe a soul in its entirety; and throughout his life he teems with terrors and is full of convulsions and pains, if in fact he resembles the condition of the city which he rules; and he is like it, is he not? Yes, indeed, he said.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Et ne se trouverait-il pas aussitôt dans la nécessité de flatter certains de ses esclaves, de leur faire quantité de promesses et de les affranchir, bien que rien ne soit plus éloigné de son désir? Il se révélerait ainsi le flatteur de ses propres serviteurs. Il y serait certainement contraint, dit-il, sous peine de périr. Mais suppose maintenant, dis-je, que le dieu établisse autour de lui quantité de voisins qui ne toléreraient pas qu’un homme prétende être le maître d’un autre et infligeraient les peines les plus sévères à toute personne de cette sorte dont ils pourraient se saisir. Je pense, dit-il, que sa situation serait plus désespérée encore, puisqu’il ne serait entouré que d’ennemis. N’est-ce pas dans une prison de cette sorte que le tyran est enfermé, lui dont la nature est telle que nous l’avons décrite et qui est rempli de terreurs et de désirs nombreux et variés? Pourtant, malgré son esprit avide et insatiable, il est le seul des citoyens à ne pouvoir voyager à l’étranger ni contempler aucune des fêtes sacrées que les autres hommes libres aspirent à voir. Il doit vivre la plupart du temps tapi dans les recoins de sa maison comme une femme, enviant parmi les autres citoyens tous ceux qui voyagent au-dehors et voient quelque belle chose. Très certainement, dit-il. Une telle moisson de maux ne mesure-t-elle pas la différence entre l’homme qui est seulement mal gouverné dans sa propre âme, l’homme de tempérament tyrannique que tu viens de juger le plus malheureux, et celui qui, ayant cette disposition, ne passe pas sa vie comme simple particulier, mais se trouve contraint par quelque mauvais sort de devenir un véritable tyran et, incapable de se maîtriser lui-même, tente de commander aux autres? C’est comme si un homme au corps malade et intempérant, au lieu de vivre en particulier, était obligé de passer ses jours dans la rivalité et la lutte avec d’autres personnes. Ton analogie est parfaitement exacte et vraie, Socrate, dit-il. N’est-ce donc pas là, cher Glaucon, dis-je, une expérience entièrement malheureuse? Et la vie du tyran n’est-elle pas pire encore que celle que tu avais jugée la pire? Précisément, dit-il. Il est donc vrai, quoi qu’en disent certains, que le véritable tyran est en réalité asservi à des complaisances et à des servitudes sans pareilles, et qu’il flatte les hommes les plus vils. Bien loin de trouver la moindre satisfaction à ses désirs, il manque de la plupart des choses et se révèle pauvre en toute vérité, si l’on sait contempler une âme dans sa totalité. Pendant toute sa vie, il regorge de terreurs et demeure plein de convulsions et de douleurs, s’il ressemble effectivement à l’état de la cité qu’il gouverne. Or il lui ressemble, n’est-ce pas? Oui, certes, dit-il.

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