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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 607

Passage 264 sur 278

Référence canonique 607

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

εἰ δὲ τὴν ἡδυσμένην Μοῦσαν παραδέξῃ ἐν μέλεσιν ἢ ἔπεσιν, ἡδονή σοι καὶ λύπη ἐν τῇ πόλει βασιλεύσετον ἀντὶ νόμου τε καὶ τοῦ κοινῇ ἀεὶ δόξαντος εἶναι βελτίστου λόγου. ἀληθέστατα, ἔφη. ταῦτα δή, ἔφην, ἀπολελογήσθω ἡμῖν ἀναμνησθεῖσιν περὶ ποιήσεως, ὅτι εἰκότως ἄρα τότε αὐτὴν ἐκ τῆς πόλεως ἀπεστέλλομεν τοιαύτην οὖσαν· ὁ γὰρ λόγος ἡμᾶς ᾕρει. προσείπωμεν δὲ αὐτῇ, μὴ καί τινα σκληρότητα ἡμῶν καὶ ἀγροικίαν καταγνῷ, ὅτι παλαιὰ μέν τις διαφορὰ φιλοσοφίᾳ τε καὶ ποιητικῇ· καὶ γὰρ ἡ λακέρυζα πρὸς δεσπόταν κύων ἐκείνη κραυγάζουσα Unknown καὶ μέγας ἐν ἀφρόνων κενεαγορίαισι καὶ ὁ τῶν διασόφων ὄχλος κρατῶν καὶ οἱ λεπτῶς μεριμνῶντες , ὅτι ἄρα πένονται , καὶ ἄλλα μυρία σημεῖα παλαιᾶς ἐναντιώσεως τούτων. ὅμως δὲ εἰρήσθω ὅτι ἡμεῖς γε, εἴ τινα ἔχοι λόγον εἰπεῖν ἡ πρὸς ἡδονὴν ποιητικὴ καὶ ἡ μίμησις, ὡς χρὴ αὐτὴν εἶναι ἐν πόλει εὐνομουμένῃ, ἅσμενοι ἂν καταδεχοίμεθα, ὡς σύνισμέν γε ἡμῖν αὐτοῖς κηλουμένοις ὑπʼ αὐτῆς· ἀλλὰ γὰρ τὸ δοκοῦν ἀληθὲς οὐχ ὅσιον προδιδόναι. ἦ γάρ, ὦ φίλε, οὐ κηλῇ ὑπʼ αὐτῆς καὶ σύ, καὶ μάλιστα ὅταν διʼ Ὁμήρου θεωρῇς αὐτήν; πολύ γε. οὐκοῦν δικαία ἐστὶν οὕτω κατιέναι, ἀπολογησαμένη ἐν μέλει ἤ τινι ἄλλῳ μέτρῳ; πάνυ μὲν οὖν. δοῖμεν δέ γέ που ἂν καὶ τοῖς προστάταις αὐτῆς, ὅσοι μὴ ποιητικοί, φιλοποιηταὶ δέ, ἄνευ μέτρου λόγον ὑπὲρ αὐτῆς εἰπεῖν, ὡς οὐ μόνον ἡδεῖα ἀλλὰ καὶ ὠφελίμη πρὸς τὰς πολιτείας καὶ τὸν βίον τὸν ἀνθρώπινόν ἐστιν· καὶ εὐμενῶς ἀκουσόμεθα. κερδανοῦμεν γάρ που ἐὰν μὴ μόνον ἡδεῖα φανῇ ἀλλὰ καὶ ὠφελίμη. πῶς δʼ οὐ μέλλομεν, ἔφη, κερδαίνειν;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

For if you grant admission to the honeyed muse in lyric or epic, pleasure and pain will be lords of your city instead of law and that which shall from time to time have approved itself to the general reason as the best. Most true, he said. Let us, then, conclude our return to the topic of poetry and our apology, and affirm that we really had good grounds then for dismissing her from our city, since such was her character. For reason constrained us. And let us further say to her, lest she condemn us for harshness and rusticity, that there is from of old a quarrel between philosophy and poetry. For such expressions as the yelping hound barking at her master and mighty in the idle babble Unknown of fools, and the mob that masters those who are too wise for their own good, Unknown and the subtle thinkers who reason that after all they are poor, and countless others are tokens of this ancient enmity. But nevertheless let it be declared that, if the mimetic and dulcet poetry can show any reason for her existence in a well-governed state, we would gladly admit her, since we ourselves are very conscious of her spell. But all the same it would be impious to betray what we believe to be the truth. Is not that so, friend? Do not you yourself feel her magic and especially when Homer is her interpreter? Greatly. Then may she not justly return from this exile after she has pleaded her defence, whether in lyric or other measure? By all means. And we would allow her advocates who are not poets but lovers of poetry to plead her cause in prose without metre, and show that she is not only delightful but beneficial to orderly government and all the life of man. And we shall listen benevolently, for it will be clear gain for us if it can be shown that she bestows not only pleasure but benefit. How could we help being the gainers? said he.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Car si tu admets la Muse au doux miel, dans la poésie lyrique ou épique, le plaisir et la douleur régneront sur ta cité à la place de la loi et de ce que la raison commune aura, de fois en fois, reconnu comme le meilleur. Très vrai, dit-il. Concluons donc notre retour sur la poésie et notre apologie en affirmant que nous avions réellement de bonnes raisons de la bannir alors de notre cité, puisqu’elle possédait un tel caractère. Car la raison nous y contraignait. Et disons-lui encore, de peur qu’elle ne nous condamne pour notre dureté et notre rusticité, qu’il existe depuis les temps anciens une querelle entre la philosophie et la poésie. Des expressions telles que « la chienne glapissante qui aboie contre son maître et puissante dans le vain bavardage des sots », auteur inconnu, « la foule qui maîtrise ceux qui sont trop sages pour leur propre bien », auteur inconnu, « les subtils penseurs qui raisonnent qu’après tout ils sont pauvres », et d’innombrables autres témoignent de cette ancienne inimitié. Qu’il soit néanmoins déclaré que, si la poésie mimétique et douce peut montrer quelque raison justifiant son existence dans une cité bien gouvernée, nous l’y admettrions avec joie, tant nous sommes nous-mêmes conscients de son charme. Mais il serait malgré tout impie de trahir ce que nous croyons être la vérité. N’est-ce pas ainsi, mon ami ? Ne ressens-tu pas toi-même sa magie, surtout lorsqu’Homère est son interprète ? Très fortement. Ne serait-il donc pas juste qu’elle revienne d’exil après avoir présenté sa défense, en vers lyriques ou dans quelque autre mètre ? Assurément. Et nous permettrions aussi à ses défenseurs, qui ne sont pas poètes mais amis de la poésie, de plaider sa cause en prose et sans mètre, et de montrer qu’elle est non seulement agréable, mais aussi profitable au bon gouvernement et à toute la vie humaine. Nous les écouterons avec bienveillance, car ce serait pour nous un gain manifeste s’il pouvait être démontré qu’elle procure non seulement du plaisir, mais aussi du profit. Comment pourrions-nous ne pas y gagner ? demanda-t-il.

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