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Platon

Socrate dans le Théétète de Platon Passage 200

Passage 59 sur 69

Référence canonique 200

Grec ancien

perseus-plato-theaetetus-grc

ΣΩ. οὐ ῥᾴδιόν γε, ὦ Θεαίτητε, μὴ ἐπαινεῖν σε· ὃ μέντοι εἶπες πάλιν ἐπίσκεψαι. ἔστω μὲν γὰρ ὡς λέγεις· ὁ δὲ δὴ τὴν ἀνεπιστημοσύνην λαβὼν ψευδῆ μέν, φῄς, δοξάσει. ἦ γάρ; ΘΕΑΙ. ναί. ΣΩ. οὐ δήπου καὶ ἡγήσεταί γε ψευδῆ δοξάζειν. ΘΕΑΙ. πῶς γάρ; ΣΩ. ἀλλʼ ἀληθῆ γε, καὶ ὡς εἰδὼς διακείσεται περὶ ὧν ἔψευσται. ΘΕΑΙ. τί μήν; ΣΩ. ἐπιστήμην ἄρα οἰήσεται τεθηρευκὼς ἔχειν ἀλλʼ οὐκ ἀνεπιστημοσύνην. ΘΕΑΙ. δῆλον. ΣΩ. οὐκοῦν μακρὰν περιελθόντες πάλιν ἐπὶ τὴν πρώτην πάρεσμεν ἀπορίαν. ὁ γὰρ ἐλεγκτικὸς ἐκεῖνος γελάσας φήσει· πότερον, ὦ βέλτιστοι, ἀμφοτέρας τις εἰδώς, ἐπιστήμην τε καὶ ἀνεπιστημοσύνην, ἣν οἶδεν, ἑτέραν αὐτὴν οἴεταί τινα εἶναι ὧν οἶδεν; ἢ οὐδετέραν αὐτὴν εἰδώς, ἣν μὴ οἶδε, δοξάζει ἑτέραν ὧν οὐκ οἶδεν; ἢ τὴν μὲν εἰδώς, τὴν δʼ οὔ, ἣν οἶδεν, ἣν μὴ οἶδεν; ἢ ἣν μὴ οἶδεν, ἣν οἶδεν ἡγεῖται; ἢ πάλιν αὖ μοι ἐρεῖτε ὅτι τῶν ἐπιστημῶν καὶ ἀνεπιστημοσυνῶν εἰσὶν αὖ ἐπιστῆμαι, ἃς ὁ κεκτημένος ἐν ἑτέροις τισὶ γελοίοις περιστερεῶσιν ἢ κηρίνοις πλάσμασι καθείρξας, ἕωσπερ ἂν κεκτῆται ἐπίσταται, καὶ ἐὰν μὴ προχείρους ἔχῃ ἐν τῇ ψυχῇ; καὶ οὕτω δὴ ἀναγκασθήσεσθε εἰς ταὐτὸν περιτρέχειν μυριάκις οὐδὲν πλέον ποιοῦντες; τί πρὸς ταῦτα, ὦ Θεαίτητε, ἀποκρινούμεθα; ΘΕΑΙ. ἀλλὰ μὰ Δίʼ, ὦ Σώκρατες, ἔγωγε οὐκ ἔχω τί χρὴ λέγειν. ΣΩ. ἆρʼ οὖν ἡμῖν, ὦ παῖ, καλῶς ὁ λόγος ἐπιπλήττει καὶ ἐνδείκνυται ὅτι οὐκ ὀρθῶς ψευδῆ δόξαν προτέραν ζητοῦμεν ἐπιστήμης, ἐκείνην ἀφέντες; τὸ δʼ ἐστὶν ἀδύνατον γνῶναι πρὶν ἄν τις ἐπιστήμην ἱκανῶς λάβῃ τί ποτʼ ἐστίν. ΘΕΑΙ. ἀνάγκη, ὦ Σώκρατες, ἐν τῷ παρόντι ὡς λέγεις οἴεσθαι. ΣΩ. τί οὖν τις ἐρεῖ πάλιν ἐξ ἀρχῆς ἐπιστήμην; οὐ γάρ που ἀπεροῦμέν γέ πω; ΘΕΑΙ. ἥκιστα, ἐάνπερ μὴ σύ γε ἀπαγορεύῃς. ΣΩ. λέγε δή, τί ἂν αὐτὸ μάλιστα εἰπόντες ἥκιστʼ ἂν ἡμῖν αὐτοῖς ἐναντιωθεῖμεν; ΘΕΑΙ. ὅπερ ἐπεχειροῦμεν, ὦ Σώκρατες, ἐν τῷ πρόσθεν· οὐ γὰρ ἔχω ἔγωγε ἄλλο οὐδέν. ΣΩ. τὸ ποῖον; ΘΕΑΙ. τὴν ἀληθῆ δόξαν ἐπιστήμην εἶναι. ἀναμάρτητόν γέ πού ἐστιν τὸ δοξάζειν ἀληθῆ, καὶ τὰ ὑπʼ αὐτοῦ γιγνόμενα πάντα καλὰ καὶ ἀγαθὰ γίγνεται.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en

SOC. It is not easy, Theaetetus, to refrain from praising you. However, examine your suggestion once more. Let it be as you say: the man who catches the ignorance will, you say, have false opinion. Is that it? THEAET. Yes. SOC. But surely he will not also think that he has false opinion. THEAET. Certainly not. SOC. No, but true opinion, and will have the attitude of knowing that about which he is deceived. THEAET. Of course. SOC. Hence he will fancy that he has caught, and has, knowledge, not ignorance. THEAET. Evidently. SOC. Then, after our long wanderings, we have come round again to our first difficulty. For the real reasoner will laugh and say, Most excellent Sirs, does a man who knows both knowledge and ignorance think that one of them, which he knows, is another thing which he knows; or, knowing neither of them, is he of opinion that one, which he does not know, is another thing which he does not know; or, knowing one and not the other, does he think that the one he does not know is the one he knows; or that the one he knows is the one he does not know? Or will you go on and tell me that there are kinds of knowledge of the kinds of knowledge and of ignorance, and that he who possesses these kinds of knowledge and has enclosed them in some sort of other ridiculous aviaries or waxen figments, knows them, so long as he possesses them, even if he has them not at hand in his soul? And in this fashion are you going to be compelled to trot about endlessly in the same circle without making any progress? What shall we reply to this, Theaetetus? THEAET. By Zeus, Socrates, I don’t know what to say. SOC. Then, my boy, is the argument right in rebuking us and in pointing out that we were wrong to abandon knowledge and seek first for false opinion? It is impossible to know the latter until we have adequately comprehended the nature of knowledge. THEAET. As the case now stands, Socrates, we cannot help thinking as you say. SOC. To begin, then, at the beginning once more, what shall we say knowledge is? For surely we are not going to give it up yet, are we? THEAET. Not by any means, unless, that is, you give it up. SOC. Tell us, then, what definition will make us contradict ourselves least. THEAET. The one we tried before, Socrates; at any rate, I have nothing else to offer. SOC. What one? THEAET. That knowledge is true opinion; for true opinion is surely free from error and all its results are fine and good.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

SOC. Il n'est pas facile, Théétète, de s'abstenir de te louer. Examine pourtant de nouveau ta proposition. Soit comme tu le dis : l'homme qui attrape l'ignorance aura, dis-tu, une opinion fausse. Est-ce bien cela ? THÉÉT. Oui. SOC. Mais assurément, il ne pensera pas en outre que son opinion est fausse. THÉÉT. Certainement pas. SOC. Non, il la croira vraie et se trouvera dans l'attitude de quelqu'un qui connaît ce sur quoi il se trompe. THÉÉT. Bien sûr. SOC. Il s'imaginera donc avoir attrapé et détenir une connaissance, non une ignorance. THÉÉT. Évidemment. SOC. Ainsi, après notre longue errance, nous sommes revenus à notre première difficulté. Car le véritable raisonneur rira et dira : « Excellents messieurs, un homme qui connaît à la fois la connaissance et l'ignorance pense-t-il que l'une d'elles, qu'il connaît, est une autre chose qu'il connaît ? Ou bien, n'en connaissant aucune, est-il d'avis que l'une, qu'il ne connaît pas, est une autre chose qu'il ne connaît pas ? Ou bien, connaissant l'une et non l'autre, pense-t-il que celle qu'il ne connaît pas est celle qu'il connaît, ou que celle qu'il connaît est celle qu'il ne connaît pas ? Ou bien allez-vous me dire encore qu'il existe des connaissances des diverses connaissances et ignorances, que celui qui possède ces connaissances et les a enfermées dans quelque autre volière ou fiction de cire ridicule les connaît aussi longtemps qu'il les possède, même s'il ne les a pas présentes dans son âme ? Et allez-vous ainsi être contraints de trotter sans fin dans le même cercle, sans faire aucun progrès ? » Que répondrons-nous à cela, Théétète ? THÉÉT. Par Zeus, Socrate, je ne sais que dire. SOC. Alors, mon garçon, le raisonnement a-t-il raison de nous réprimander et de nous faire observer que nous avons eu tort d'abandonner la connaissance pour chercher d'abord l'opinion fausse ? Il est impossible de connaître celle-ci avant d'avoir suffisamment compris la nature de la connaissance. THÉÉT. Dans l'état présent de la question, Socrate, nous ne pouvons nous empêcher de penser comme tu le dis. SOC. Pour recommencer encore une fois par le commencement, que dirons-nous donc qu'est la connaissance ? Car nous n'allons sûrement pas encore y renoncer, n'est-ce pas ? THÉÉT. En aucune façon, à moins que tu n'y renonces toi-même. SOC. Dis-nous donc quelle définition nous fera le moins nous contredire. THÉÉT. Celle que nous avons essayée auparavant, Socrate. Pour ma part, je n'ai rien d'autre à proposer. SOC. Laquelle ? THÉÉT. Que la connaissance est l'opinion vraie. Car l'opinion vraie est assurément exempte d'erreur, et tous ses résultats sont beaux et bons.

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