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Platon
Protagoras Passage 325
Passage 17 sur 54
Référence canonique 325
Grec ancien
perseus-plato-protagoras-grc
ΣΩ. εἰ μὲν γὰρ ἔστιν, καὶ τοῦτό ἐστιν τὸ ἓν οὐ τεκτονικὴ οὐδὲ χαλκεία οὐδὲ κεραμεία ἀλλὰ δικαιοσύνη καὶ σωφροσύνη καὶ τὸ ὅσιον εἶναι, καὶ συλλήβδην ἓν αὐτὸ προσαγορεύω εἶναι ἀνδρὸς ἀρετήν - εἰ τοῦτʼ ἐστὶν οὗ δεῖ πάντας μετέχειν καὶ μετὰ τούτου πάντʼ ἄνδρα, ἐάν τι καὶ ἄλλο βούληται μανθάνειν ἢ πράττειν, οὕτω πράττειν, ἄνευ δὲ τούτου μή, ἢ τὸν μὴ μετέχοντα καὶ διδάσκειν καὶ κολάζειν καὶ παῖδα καὶ ἄνδρα καὶ γυναῖκα, ἕωσπερ ἂν κολαζόμενος βελτίων γένηται, ὃς δʼ ἂν μὴ ὑπακούῃ κολαζόμενος καὶ διδασκόμενος, ὡς ἀνίατον ὄντα τοῦτον ἐκβάλλειν ἐκ τῶν πόλεων ἢ ἀποκτείνειν - εἰ οὕτω μὲν ἔχει, οὕτω δʼ αὐτοῦ πεφυκότος οἱ ἀγαθοὶ ἄνδρες εἰ τὰ μὲν ἄλλα διδάσκονται τοὺς ὑεῖς, τοῦτο δὲ μή, σκέψαι ὡς θαυμασίως γίγνονται οἱ ἀγαθοί. ὅτι μὲν γὰρ διδακτὸν αὐτὸ ἡγοῦνται καὶ ἰδίᾳ καὶ δημοσίᾳ, ἀπεδείξαμεν· διδακτοῦ δὲ ὄντος καὶ θεραπευτοῦ τὰ μὲν ἄλλα ἄρα τοὺς ὑεῖς διδάσκονται, ἐφʼ οἷς οὐκ ἔστι θάνατος ἡ ζημία ἐὰν μὴ ἐπίστωνται, ἐφʼ ᾧ δὲ ἥ τε ζημία θάνατος αὐτῶν τοῖς παισὶ καὶ φυγαὶ μὴ μαθοῦσι μηδὲ θεραπευθεῖσιν εἰς ἀρετήν, καὶ πρὸς τῷ θανάτῳ χρημάτων τε δημεύσεις καὶ ὡς ἔπος εἰπεῖν συλλήβδην τῶν οἴκων ἀνατροπαί, ταῦτα δʼ ἄρα οὐ διδάσκονται οὐδʼ ἐπιμελοῦνται πᾶσαν ἐπιμέλειαν; οἴεσθαί γε χρή, ὦ Σώκρατες. ἐκ παίδων σμικρῶν ἀρξάμενοι, μέχρι οὗπερ ἂν ζῶσι, καὶ διδάσκουσι καὶ νουθετοῦσιν. ἐπειδὰν θᾶττον συνιῇ τις τὰ λεγόμενα, καὶ τροφὸς καὶ μήτηρ καὶ παιδαγωγὸς καὶ αὐτὸς ὁ πατὴρ περὶ τούτου διαμάχονται, ὅπως ὡς βέλτιστος ἔσται ὁ παῖς, παρʼ ἕκαστον καὶ ἔργον καὶ λόγον διδάσκοντες καὶ ἐνδεικνύμενοι ὅτι τὸ μὲν δίκαιον, τὸ δὲ ἄδικον, καὶ τόδε μὲν καλόν, τόδε δὲ αἰσχρόν, καὶ τόδε μὲν ὅσιον, τόδε δὲ ἀνόσιον, καὶ τὰ μὲν ποίει, τὰ δὲ μὴ ποίει. καὶ ἐὰν μὲν ἑκὼν πείθηται· εἰ δὲ μή, ὥσπερ ξύλον διαστρεφόμενον καὶ καμπτόμενον εὐθύνουσιν ἀπειλαῖς καὶ πληγαῖς. μετὰ δὲ ταῦτα εἰς διδασκάλων πέμποντες πολὺ μᾶλλον ἐντέλλονται ἐπιμελεῖσθαι εὐκοσμίας τῶν παίδων ἢ γραμμάτων τε καὶ κιθαρίσεως·
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en
Soc. For if there is such a thing, and that one thing, instead of being the joiner’s or smith’s or potter’s art, is rather justice and temperance and holiness - in short, what I may put together and call a man’s virtue; and if it is this whereof all should partake and wherewith everyone should proceed to any further knowledge or action, but should not if he lacks it; if we should instruct and punish such as do not partake of it, whether child or husband or wife, until the punishment of such persons has made them better, and should cast forth from our cities or put to death as incurable whoever fails to respond to such punishment and instruction; - if it is like this, and yet, its nature being so, good men have their sons instructed in everything else but this, what very surprising folk the good are found to be! For we have proved that they regard this thing as teachable both in private and in public life, and then, though it may be taught and fostered, are we to say that they have their sons taught everything in which the penalty for ignorance is not death, but in a matter where the death-penalty or exile awaits their children if not instructed and cultivated in virtue - and not merely death, but confiscation of property and practically the entire subversion of their house - here they do not have them taught or take the utmost care of them? So at any rate we must conclude, Socrates. They teach and admonish them from earliest childhood till the last day of their lives. As soon as one of them grasps what is said to him, the nurse, the mother, the tutor, and the father himself strive hard that the child may excel, and as each act and word occurs they teach and impress upon him that this is just, and that unjust, one thing noble, another base, one holy, another unholy, and that he is to do this, and not do that. If he readily obeys, - so; but if not, they treat him as a bent and twisted piece of wood and straighten him with threats and blows. After this they send them to school and charge the master to take far more pains over their children’s good behavior than over their letters and harp-playing.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Socrate. « Car si une telle chose existe, et si cette chose unique n’est ni l’art du menuisier, ni celui du forgeron, ni celui du potier, mais plutôt la justice, la tempérance et la piété, en un mot, ce que je peux réunir sous le nom de vertu humaine ; si c’est à cette chose que tous doivent participer et avec elle que chacun doit aborder toute connaissance ou action ultérieure, sans quoi il ne le doit pas ; si nous devons instruire et punir ceux qui n’y participent pas, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un mari ou d’une femme, jusqu’à ce que leur châtiment les ait rendus meilleurs, et bannir de nos cités ou mettre à mort comme incurable quiconque ne répond pas à ce châtiment et à cette instruction ; s’il en est ainsi et que, malgré la nature de cette chose, les hommes de bien fassent instruire leurs fils dans tout le reste, sauf en elle, alors quels êtres étonnants que ces hommes de bien !
Nous avons en effet prouvé qu’ils considèrent cette chose comme susceptible d’être enseignée tant dans la vie privée que dans la vie publique. Or, bien qu’elle puisse être enseignée et cultivée, dirons-nous qu’ils font apprendre à leurs fils toutes les matières où l’ignorance n’entraîne pas la mort, mais que, dans une matière où leurs enfants risquent, faute d’avoir reçu l’instruction et la culture propres à la vertu, la peine de mort ou l’exil, et non seulement la mort, mais encore la confiscation des biens et presque la ruine complète de leur maison, ils ne les font pas instruire et ne prennent pas le plus grand soin d’eux ? Il nous faut bien conclure qu’ils le font, Socrate.
Ils les enseignent et les admonestent depuis leur plus tendre enfance jusqu’au dernier jour de leur vie. Dès que l’un d’eux comprend ce qu’on lui dit, la nourrice, la mère, le pédagogue et le père lui-même s’efforcent de rendre l’enfant excellent. À propos de chacun de ses actes et de chacune de ses paroles, ils lui enseignent et lui font comprendre que ceci est juste et cela injuste, qu’une chose est belle et une autre honteuse, l’une pieuse et l’autre impie, qu’il doit faire ceci et ne pas faire cela. S’il obéit volontiers, tout va bien ; sinon, ils le traitent comme une pièce de bois courbe et tordue et le redressent par des menaces et des coups. Ensuite, ils l’envoient à l’école et ordonnent au maître de se soucier bien davantage de la bonne conduite de leurs enfants que de leur apprentissage des lettres et de la cithare. »
Concepts de ce passage
Mort
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Dialectique
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Éducation
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Éther et champ
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Exil
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Famille
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Formes intelligibles
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Sainteté
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Sagesse humaine
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Justice
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Connaissance
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Nature
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Raison
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Rôles et relations
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Gouvernement de soi
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Péché
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Temps
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Vertu
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