Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Protagoras Passage 326

Passage 18 sur 54

Référence canonique 326

Grec ancien

perseus-plato-protagoras-grc

ΣΩ. οἱ δὲ διδάσκαλοι τούτων τε ἐπιμελοῦνται, καὶ ἐπειδὰν αὖ γράμματα μάθωσιν καὶ μέλλωσιν συνήσειν τὰ γεγραμμένα ὥσπερ τότε τὴν φωνήν, παρατιθέασιν αὐτοῖς ἐπὶ τῶν βάθρων ἀναγιγνώσκειν ποιητῶν ἀγαθῶν ποιήματα καὶ ἐκμανθάνειν ἀναγκάζουσιν, ἐν οἷς πολλαὶ μὲν νουθετήσεις ἔνεισιν πολλαὶ δὲ διέξοδοι καὶ ἔπαινοι καὶ ἐγκώμια παλαιῶν ἀνδρῶν ἀγαθῶν, ἵνα ὁ παῖς ζηλῶν μιμῆται καὶ ὀρέγηται τοιοῦτος γενέσθαι. οἵ τʼ αὖ κιθαρισταί, ἕτερα τοιαῦτα, σωφροσύνης τε ἐπιμελοῦνται καὶ ὅπως ἂν οἱ νέοι μηδὲν κακουργῶσιν· πρὸς δὲ τούτοις, ἐπειδὰν κιθαρίζειν μάθωσιν, ἄλλων αὖ ποιητῶν ἀγαθῶν ποιήματα διδάσκουσι μελοποιῶν, εἰς τὰ κιθαρίσματα ἐντείνοντες, καὶ τοὺς ῥυθμούς τε καὶ τὰς ἁρμονίας ἀναγκάζουσιν οἰκειοῦσθαι ταῖς ψυχαῖς τῶν παίδων, ἵνα ἡμερώτεροί τε ὦσιν, καὶ εὐρυθμότεροι καὶ εὐαρμοστότεροι γιγνόμενοι χρήσιμοι ὦσιν εἰς τὸ λέγειν τε καὶ πράττειν· πᾶς γὰρ ὁ βίος τοῦ ἀνθρώπου εὐρυθμίας τε καὶ εὐαρμοστίας δεῖται. ἔτι τοίνυν πρὸς τούτοις εἰς παιδοτρίβου πέμπουσιν, ἵνα τὰ σώματα βελτίω ἔχοντες ὑπηρετῶσι τῇ διανοίᾳ χρηστῇ οὔσῃ, καὶ μὴ ἀναγκάζωνται ἀποδειλιᾶν διὰ τὴν πονηρίαν τῶν σωμάτων καὶ ἐν τοῖς πολέμοις καὶ ἐν ταῖς ἄλλαις πράξεσιν. καὶ ταῦτα ποιοῦσιν οἱ μάλιστα δυνάμενοι μάλιστα - μάλιστα δὲ δύνανται οἱ πλουσιώτατοι - καὶ οἱ τούτων ὑεῖς, πρῳαίτατα εἰς διδασκάλων τῆς ἡλικίας ἀρξάμενοι φοιτᾶν, ὀψιαίτατα ἀπαλλάττονται. ἐπειδὰν δὲ ἐκ διδασκάλων ἀπαλλαγῶσιν, ἡ πόλις αὖ τούς τε νόμους ἀναγκάζει μανθάνειν καὶ κατὰ τούτους ζῆν κατὰ παράδειγμα, ἵνα μὴ αὐτοὶ ἐφʼ αὑτῶν εἰκῇ πράττωσιν, ἀλλʼ ἀτεχνῶς ὥσπερ οἱ γραμματισταὶ τοῖς μήπω δεινοῖς γράφειν τῶν παίδων ὑπογράψαντες γραμμὰς τῇ γραφίδι οὕτω τὸ γραμματεῖον διδόασιν καὶ ἀναγκάζουσι γράφειν κατὰ τὴν ὑφήγησιν τῶν γραμμῶν, ὣς δὲ καὶ ἡ πόλις νόμους ὑπογράψασα, ἀγαθῶν καὶ παλαιῶν νομοθετῶν εὑρήματα, κατὰ τούτους ἀναγκάζει καὶ ἄρχειν καὶ ἄρχεσθαι, ὃς δʼ ἂν ἐκτὸς βαίνῃ τούτων, κολάζει· καὶ ὄνομα τῇ κολάσει ταύτῃ καὶ παρʼ ὑμῖν καὶ ἄλλοθι πολλαχοῦ, ὡς εὐθυνούσης τῆς δίκης, εὐθῦναι. τοσαύτης οὖν τῆς ἐπιμελείας οὔσης περὶ ἀρετῆς ἰδίᾳ καὶ δημοσίᾳ, θαυμάζεις, ὦ Σώκρατες, καὶ ἀπορεῖς εἰ διδακτόν ἐστιν ἀρετή; ἀλλʼ οὐ χρὴ θαυμάζειν, ἀλλὰ πολὺ μᾶλλον εἰ μὴ διδακτόν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en

Soc. The masters take pains accordingly, and the children, when they have learnt their letters and are getting to understand the written word as before they did only the spoken, are furnished with works of good poets to read as they sit in class, and are made to learn them off by heart: here they meet with many admonitions, many descriptions and praises and eulogies of good men in times past, that the boy in envy may imitate them and yearn to become even as they. Then also the music-masters, in a similar sort, take pains for their self-restraint, and see that their young charges do not go wrong: moreover, when they learn to play the harp, they are taught the works of another set of good poets, the song-makers, while the master accompanies them on the harp; and they insist on familiarizing the boys’ souls with the rhythms and scales, that they may gain in gentleness, and by advancing in rhythmic and harmonic grace may be efficient in speech and action; for the whole of man’s life requires the graces of rhythm and harmony. Again, over and above all this, people send their sons to a trainer, that having improved their bodies they may perform the orders of their minds, which are now in fit condition, and that they may not be forced by bodily faults to play the coward in wars and other duties. This is what people do, who are most able; and the most able are the wealthiest. Their sons begin school at the earliest age, and are freed from it at the latest. And when they are released from their schooling the city next compels them to learn the laws and to live according to them as after a pattern, that their conduct may not be swayed by their own light fancies, but just as writing-masters first draw letters in faint outline with the pen for their less advanced pupils, and then give them the copy-book and make them write according to the guidance of their lines, so the city sketches out for them the laws devised by good lawgivers of yore, and constrains them to govern and be governed according to these. She punishes anyone who steps outside these borders, and this punishment among you and in many other cities, from the corrective purpose of the prosecution, is called a Correction. Seeing then that so much care is taken in the matter of both private and public virtue, do you wonder, Socrates, and make it a great difficulty, that virtue may be taught? Surely there is no reason to wonder at that: you would have far greater reason, if it were not so.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Socrate. « Les maîtres y veillent donc. Lorsque les enfants ont appris leurs lettres et commencent à comprendre l’écrit comme ils ne comprenaient auparavant que la parole, on leur donne à lire en classe les œuvres des bons poètes et on les oblige à les apprendre par cœur. Ils y rencontrent quantité d’admonestations, de descriptions, de louanges et d’éloges des hommes de bien d’autrefois, afin que le garçon, animé d’émulation, les imite et désire ardemment devenir comme eux.

De même, les maîtres de musique prennent soin de leur modération et veillent à ce que leurs jeunes élèves ne s’égarent pas. En outre, quand ceux-ci apprennent à jouer de la cithare, on leur enseigne les œuvres d’autres bons poètes, les auteurs lyriques, que le maître accompagne sur l’instrument. Ils s’attachent à familiariser l’âme des garçons avec les rythmes et les harmonies, afin qu’ils deviennent plus doux et qu’en progressant dans la grâce rythmique et harmonique, ils soient efficaces en parole et en action. Car toute la vie humaine a besoin des grâces du rythme et de l’harmonie.

En plus de tout cela, les gens envoient leurs fils chez un maître de gymnastique afin que, leur corps étant amélioré, ils puissent exécuter les ordres de leur esprit, désormais convenablement formé, et que leurs déficiences corporelles ne les contraignent pas à se conduire en lâches à la guerre et dans les autres devoirs. Ceux qui ont le plus de moyens agissent ainsi, et ceux qui en ont le plus sont les plus riches. Leurs fils commencent l’école au plus jeune âge et en sont libérés le plus tard.

Lorsqu’ils ont achevé leur scolarité, la cité les contraint ensuite à apprendre les lois et à vivre selon elles comme d’après un modèle, afin que leur conduite ne soit pas gouvernée par leurs fantaisies capricieuses. Les maîtres d’écriture commencent par tracer à la pointe du stylet des lettres aux contours légers pour leurs élèves les moins avancés ; puis ils leur donnent la tablette et leur font écrire en suivant les lignes tracées. De même, la cité dessine pour eux les lois conçues jadis par de bons législateurs et les contraint à commander et à obéir conformément à ces lois. Elle punit quiconque franchit ces limites ; et ce châtiment, chez vous comme dans beaucoup d’autres cités, porte le nom de “redressement”, parce que la poursuite vise à corriger.

Puisque tant de soins sont ainsi consacrés à la vertu privée et publique, t’étonnes-tu, Socrate, et trouves-tu fort difficile d’admettre que la vertu puisse s’enseigner ? Il n’y a certainement aucune raison de s’en étonner. Tu aurais bien davantage lieu de t’étonner s’il n’en était pas ainsi. »

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète