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Platon
Protagoras Passage 352
Passage 44 sur 54
Référence canonique 352
Grec ancien
perseus-plato-protagoras-grc
ΣΩ. ἆρʼ οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, τῇδέ πῃ καταφανὲς ἂν ἡμῖν γένοιτο; ὥσπερ εἴ τις ἄνθρωπον σκοπῶν ἐκ τοῦ εἴδους ἢ πρὸς ὑγίειαν ἢ πρὸς ἄλλο τι τῶν τοῦ σώματος ἔργων, ἰδὼν τὸ πρόσωπον καὶ τὰς χεῖρας ἄκρας εἴποι· ἴθι δή μοι ἀποκαλύψας καὶ τὰ στήθη καὶ τὸ μετάφρενον ἐπίδειξον, ἵνα ἐπισκέψωμαι σαφέστερον, καὶ ἐγὼ τοιοῦτόν τι ποθῶ πρὸς τὴν σκέψιν· θεασάμενος ὅτι οὕτως ἔχεις πρὸς τὸ ἀγαθὸν καὶ τὸ ἡδὺ ὡς φῄς, δέομαι τοιοῦτόν τι εἰπεῖν· ἴθι δή μοι, ὦ Πρωταγόρα, καὶ τόδε τῆς διανοίας ἀποκάλυψον· πῶς ἔχεις πρὸς ἐπιστήμην; πότερον καὶ τοῦτό σοι δοκεῖ ὥσπερ τοῖς πολλοῖς ἀνθρώποις, ἢ ἄλλως; δοκεῖ δὲ τοῖς πολλοῖς περὶ ἐπιστήμης τοιοῦτόν τι, οὐκ ἰσχυρὸν οὐδʼ ἡγεμονικὸν οὐδʼ ἀρχικὸν εἶναι· οὐδὲ ὡς περὶ τοιούτου αὐτοῦ ὄντος διανοοῦνται, ἀλλʼ ἐνούσης πολλάκις ἀνθρώπῳ ἐπιστήμης οὐ τὴν ἐπιστήμην αὐτοῦ ἄρχειν ἀλλʼ ἄλλο τι, τοτὲ μὲν θυμόν, τοτὲ δὲ ἡδονήν, τοτὲ δὲ λύπην, ἐνίοτε δὲ ἔρωτα, πολλάκις δὲ φόβον, ἀτεχνῶς διανοούμενοι περὶ τῆς ἐπιστήμης ὥσπερ περὶ ἀνδραπόδου, περιελκομένης ὑπὸ τῶν ἄλλων ἁπάντων. ἆρʼ οὖν καὶ σοὶ τοιοῦτόν τι περὶ αὐτῆς δοκεῖ, ἢ καλόν τε εἶναι ἡ ἐπιστήμη καὶ οἷον ἄρχειν τοῦ ἀνθρώπου, καὶ ἐάνπερ γιγνώσκῃ τις τἀγαθὰ καὶ τὰ κακά, μὴ ἂν κρατηθῆναι ὑπὸ μηδενὸς ὥστε ἄλλʼ ἄττα πράττειν ἢ ἃν ἐπιστήμη κελεύῃ, ἀλλʼ ἱκανὴν εἶναι τὴν φρόνησιν βοηθεῖν τῷ ἀνθρώπῳ; καὶ δοκεῖ, ἔφη, ὥσπερ σὺ λέγεις, ὦ Σώκρατες, καὶ ἅμα, εἴπερ τῳ ἄλλῳ, αἰσχρόν ἐστι καὶ ἐμοὶ σοφίαν καὶ ἐπιστήμην μὴ οὐχὶ πάντων κράτιστον φάναι εἶναι τῶν ἀνθρωπείων πραγμάτων. καλῶς γε, ἔφην ἐγώ, σὺ λέγων καὶ ἀληθῆ. οἶσθα οὖν ὅτι οἱ πολλοὶ τῶν ἀνθρώπων ἐμοί τε καὶ σοὶ οὐ πείθονται, ἀλλὰ πολλούς φασι γιγνώσκοντας τὰ βέλτιστα οὐκ ἐθέλειν πράττειν, ἐξὸν αὐτοῖς, ἀλλὰ ἄλλα πράττειν· καὶ ὅσους δὴ ἐγὼ ἠρόμην ὅτι ποτε αἴτιόν ἐστι τούτου, ὑπὸ ἡδονῆς φασιν ἡττωμένους ἢ λύπης ἢ ὧν νυνδὴ ἐγὼ ἔλεγον ὑπό τινος τούτων κρατουμένους ταῦτα ποιεῖν τοὺς ποιοῦντας. πολλὰ γὰρ οἶμαι, ἔφη, ὦ Σώκρατες, καὶ ἄλλα οὐκ ὀρθῶς λέγουσιν οἱ ἄνθρωποι.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en
Soc. Well then, I proceeded, will the following example give us the light we need? Just as, in estimating a man’s health or bodily efficiency by his appearance, one might look at his face and the lower part of his arms and say: Come now, uncover your chest too and your back and show them, that I may examine you thoroughly - so the same sort of desire comes over me in regard to our inquiry. Observing your condition to be as you describe in respect of the good and the pleasant, I am fain to say something like this: Come, my good Protagoras, uncover some more of your thoughts: how are you in regard to knowledge? Do you share the view that most people take of this, or have you some other? The opinion generally held of knowledge is something of this sort - that it is no strong or guiding or governing thing; it is not regarded as anything of that kind, but people think that, while a man often has knowledge in him, he is not governed by it, but by something else - now by passion, now by pleasure, now by pain, at times by love, and often by fear; their feeling about knowledge is just what they have about a slave, that it may be dragged about by any other force. Now do you agree with this view of it, or do you consider that knowledge is something noble and able to govern man, and that whoever learns what is good and what is bad will never be swayed by anything to act otherwise than as knowledge bids, and that intelligence is a sufficient succor for mankind? My view, Socrates, he replied, is precisely that which you express, and what is more, it would be a disgrace for me above all men to assert that wisdom and knowledge were aught but the highest of all human things. Well and truly spoken, I said. Now you know that most people will not listen to you and me, but say that many, while knowing what is best, refuse to perform it, though they have the power, and do other things instead. And whenever I have asked them to tell me what can be the reason of this, they say that those who act so are acting under the influence of pleasure or pain, or under the control of one of the things I have just mentioned. Yes, Socrates, he replied, I regard this as but one of the many erroneous sayings of mankind.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Soc. Eh bien donc, poursuivis-je, l’exemple suivant nous donnera-t-il la lumière dont nous avons besoin? De même que, pour évaluer d’après son apparence la santé ou la vigueur physique d’un homme, on pourrait regarder son visage et le bas de ses bras, puis lui dire: Allons, découvre aussi ta poitrine et ton dos et montre-les-moi, afin que je t’examine complètement, le même genre de désir me saisit à propos de notre enquête. Observant que tu te trouves dans l’état que tu décris à l’égard du bon et de l’agréable, j’ai envie de te dire quelque chose comme ceci: Allons, mon bon Protagoras, découvre-moi encore un peu plus ta pensée. Qu’en est-il de toi à l’égard du savoir? Partages-tu l’opinion que la plupart des gens s’en font, ou en as-tu une autre?
L’opinion généralement reçue au sujet du savoir est à peu près celle-ci: on ne le considère pas comme une chose forte, capable de guider ou de gouverner; on ne le regarde nullement ainsi. Les gens pensent que, même lorsque le savoir réside souvent dans un homme, ce n’est pas lui qui le gouverne, mais quelque autre chose, tantôt la passion, tantôt le plaisir, tantôt la douleur, parfois l’amour et souvent la peur. Leur sentiment envers le savoir est exactement celui qu’ils éprouvent envers un esclave: il peut être traîné de tous côtés par n’importe quelle autre force. Partages-tu donc cette conception, ou considères-tu que le savoir est une chose noble et capable de gouverner l’homme, que celui qui apprend ce qui est bon et ce qui est mauvais ne sera jamais dominé par quoi que ce soit au point d’agir autrement que ne le prescrit le savoir, et que l’intelligence est un secours suffisant pour l’humanité?
Mon avis, Socrate, répondit-il, est précisément celui que tu exprimes; et, qui plus est, il serait honteux pour moi plus que pour tout autre d’affirmer que la sagesse et le savoir sont autre chose que les plus hautes de toutes les choses humaines.
Tu parles bien et vrai, dis-je. Or tu sais que la plupart des gens ne nous écouteront ni toi ni moi, mais diront que beaucoup d’hommes, tout en sachant ce qui est le meilleur, refusent de l’accomplir alors qu’ils en ont le pouvoir, et font autre chose à la place. Chaque fois que je leur ai demandé quelle pouvait être la raison de cela, ils répondent que ceux qui agissent ainsi le font sous l’influence du plaisir ou de la douleur, ou sous le pouvoir de l’une des choses que je viens de mentionner.
Oui, Socrate, répondit-il, je considère que c’est là seulement l’une des nombreuses paroles erronées des hommes.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Famille
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