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Platon

Le Sophiste Passage 224

Passage 9 sur 53

Référence canonique 224

Grec ancien

perseus-plato-sophist-grc

ΞΕ. μουσικήν τε τοίνυν συνάπασαν λέγωμεν, ἐκ πόλεως ἑκάστοτε εἰς πόλιν ἔνθεν μὲν ὠνηθεῖσαν, ἑτέρωσε δὲ ἀγομένην καὶ πιπρασκομένην , καὶ γραφικὴν καὶ θαυματοποιικὴν καὶ πολλὰ ἕτερα τῆς ψυχῆς, τὰ μὲν παραμυθίας, τὰ δὲ καὶ σπουδῆς χάριν ἀχθέντα καὶ πωλούμενα, τὸν ἄγοντα καὶ πωλοῦντα μηδὲν ἧττον τῆς τῶν σιτίων καὶ ποτῶν πράσεως ἔμπορον ὀρθῶς ἂν λεγόμενον παρασχεῖν. ΘΕΑΙ. ἀληθέστατα λέγεις. ΞΕ. οὐκοῦν καὶ τὸν μαθήματα συνωνούμενον πόλιν τε ἐκ πόλεως νομίσματος ἀμείβοντα ταὐτὸν προσερεῖς ὄνομα; ΘΕΑΙ. σφόδρα γε. ΞΕ. τῆς δὴ ψυχεμπορικῆς ταύτης ἆρʼ οὐ τὸ μὲν ἐπιδεικτικὴ δικαιότατα λέγοιτʼ ἄν, τὸ δὲ γελοίῳ μὲν οὐχ ἧττον τοῦ πρόσθεν, ὅμως δὲ μαθημάτων οὖσαν πρᾶσιν αὐτὴν ἀδελφῷ τινι τῆς πράξεως ὀνόματι προσειπεῖν ἀνάγκη; ΘΕΑΙ. πάνυ μὲν οὖν. ΞΕ. ταύτης τοίνυν τῆς μαθηματοπωλικῆς τὸ μὲν περὶ τὰ τῶν ἄλλων τεχνῶν μαθήματα ἑτέρῳ, τὸ δὲ περὶ τὸ τῆς ἀρετῆς ἄλλῳ προσρητέον. ΘΕΑΙ. πῶς γὰρ οὔ; ΞΕ. τεχνοπωλικὸν μὴν τό γε περὶ τἆλλα ἂν ἁρμόττοι· τὸ δὲ περὶ ταῦτα σὺ προθυμήθητι λέγειν ὄνομα. ΘΕΑΙ. καὶ τί τις ἂν ἄλλο ὄνομα εἰπὼν οὐκ ἂν πλημμελοίη πλὴν τὸ νῦν ζητούμενον αὐτὸ εἶναι τὸ σοφιστικὸν γένος; ΞΕ. οὐδὲν ἄλλο. ἴθι δὴ νῦν συναγάγωμεν αὐτὸ λέγοντες ὡς τὸ τῆς κτητικῆς, μεταβλητικῆς, ἀγοραστικῆς, ἐμπορικῆς, ψυχεμπορικῆς περὶ λόγους καὶ μαθήματα ἀρετῆς πωλητικὸν δεύτερον ἀνεφάνη σοφιστική. ΘΕΑΙ. μάλα γε. ΞΕ. τρίτον δέ γʼ οἶμαί σε, κἂν εἴ τις αὐτοῦ καθιδρυμένος ἐν πόλει, τὰ μὲν ὠνούμενος, τὰ δὲ καὶ τεκταινόμενος αὐτὸς μαθήματα περὶ τὰ αὐτὰ ταῦτα καὶ πωλῶν, ἐκ τούτου τὸ ζῆν προυτάξατο, καλεῖν οὐδὲν ἄλλο πλὴν ὅπερ νυνδή. ΘΕΑΙ. τί δʼ οὐ μέλλω; ΞΕ. καὶ τὸ κτητικῆς ἄρα μεταβλητικόν, ἀγοραστικόν, καπηλικὸν εἴτε αὐτοπωλικόν, ἀμφοτέρως, ὅτιπερ ἂν ᾖ περὶ τὰ τοιαῦτα μαθηματοπωλικὸν γένος, ἀεὶ σὺ προσερεῖς, ὡς φαίνῃ, σοφιστικόν. ΘΕΑΙ. ἀνάγκη· τῷ γὰρ λόγῳ δεῖ συνακολουθεῖν. ΞΕ. ἔτι δὴ σκοπῶμεν εἴ τινι τοιῷδε προσέοικεν ἄρα τὸ νῦν μεταδιωκόμενον γένος.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-sophist-en

Str. Take, therefore, the liberal arts in general that constantly go about from city to city, bought in one place and carried to another and sold - painting, and conjuring, and the many other things that affect the soul, which are imported and sold partly for its entertainment and partly for its serious needs; we cannot deny that he who carries these about and sells them constitutes a merchant properly so called, no less than he whose business is the sale of food and drink. Theaet. Very true. Str. Then will you give the same name to him who buys up knowledge and goes about from city to city exchanging his wares for money? Theaet. Certainly. Str. One part of this soul-merchandising might very properly be called the art of display, might it not? But since the other part, though no less ridiculous than the first, is nevertheless a traffic in knowledge, must we not call it by some name akin to its business? Theaet. Certainly. Str. Now of this merchandising in knowledge the part which has to do with the knowledge of the other arts should be called by one name, and that which has to do with virtue by another. Theaet. Of course. Str. The name of art-merchant would fit the one who trades in the other arts, and now do you be so good as to tell the name of him who trades in virtue. Theaet. And what other name could one give, without making a mistake, than that which is the object of our present investigation - the sophist? Str. No other. Come then, let us now summarize the matter by saying that sophistry has appeared a second time as that part of acquisitive art, art of exchange, of trafficking, of merchandising, of soul-merchandising which deals in words and knowledge, and trades in virtue. Theaet. Very well. Str. But there is a third case: If a man settled down here in town and proposed to make his living by selling these same wares of knowledge, buying some of them and making others himself, you would, I fancy, not call him by any other name than that which you used a moment ago. Theaet. Certainly not. Str. Then also that part of acquisitive art which proceeds by exchange, and by sale, whether as mere retail trade or the sale of one’s own productions, no matter which, so long as it is of the class of merchandising in knowledge, you will always, apparently, call sophistry. Theaet. I must do so, for I have to follow where the argument leads. Str. Let us examine further and see if the class we are now pursuing has still another aspect, of similar nature.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

L’Étranger. Considère donc en général les arts libéraux qui vont constamment de cité en cité, achetés en un lieu, transportés ailleurs et vendus : la peinture, la prestidigitation et les nombreuses autres choses qui agissent sur l’âme, importées et vendues en partie pour son divertissement, en partie pour ses besoins sérieux. Nous ne pouvons nier que celui qui les transporte et les vend constitue à proprement parler un marchand, tout autant que celui dont le métier est de vendre aliments et boissons.

Théétète. C’est très vrai.

L’Étranger. Donneras-tu donc le même nom à celui qui achète des connaissances et va de cité en cité échanger sa marchandise contre de l’argent ?

Théétète. Assurément.

L’Étranger. Une partie de ce commerce de l’âme pourrait fort justement être appelée art de l’exhibition, n’est-ce pas ? Mais puisque l’autre partie, bien que non moins ridicule que la première, n’en est pas moins un trafic de connaissances, ne devons-nous pas lui donner un nom apparenté à son activité ?

Théétète. Assurément.

L’Étranger. Or, dans ce commerce des connaissances, la partie qui traite des connaissances relatives aux autres arts devrait être appelée d’un nom, et celle qui traite de la vertu d’un autre.

Théétète. Bien sûr.

L’Étranger. Le nom de marchand d’arts conviendrait à celui qui fait commerce des autres arts. À présent, veuille bien me dire le nom de celui qui fait commerce de la vertu.

Théétète. Quel autre nom pourrait-on lui donner sans se tromper que celui qui fait l’objet de notre présente recherche : le sophiste ?

L’Étranger. Aucun autre. Allons donc, résumons maintenant la question en disant que la sophistique est apparue une deuxième fois comme cette partie de l’art acquisitif, de l’art de l’échange, du trafic, du commerce, du commerce de l’âme, qui traite des discours et des connaissances et fait commerce de la vertu.

Théétète. Très bien.

L’Étranger. Mais voici un troisième cas. Si un homme s’établissait ici, dans la ville, et proposait de gagner sa vie en vendant ces mêmes marchandises de connaissance, achetant les unes et produisant lui-même les autres, tu ne l’appellerais, je pense, d’aucun autre nom que celui dont tu viens de te servir.

Théétète. Certainement pas.

L’Étranger. Ainsi donc, cette partie de l’art acquisitif qui procède par échange et par vente, qu’il s’agisse de simple commerce de détail ou de la vente de ses propres productions, peu importe, pourvu qu’elle appartienne à la classe du commerce des connaissances, tu l’appelleras toujours, semble-t-il, sophistique.

Théétète. Je le dois, puisqu’il me faut suivre où conduit le raisonnement.

L’Étranger. Poursuivons notre examen pour voir si la classe que nous poursuivons maintenant présente encore un autre aspect, de nature semblable.

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