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Platon
Le Sophiste Passage 243
Passage 28 sur 53
Référence canonique 243
Grec ancien
perseus-plato-sophist-grc
ΞΕ. διαφερόμενον γὰρ ἀεὶ συμφέρεται, φασὶν αἱ συντονώτεραι τῶν Μουσῶν· αἱ δὲ μαλακώτεραι τὸ μὲν ἀεὶ ταῦτα οὕτως ἔχειν ἐχάλασαν, ἐν μέρει δὲ τοτὲ μὲν ἓν εἶναί φασι τὸ πᾶν καὶ φίλον ὑπʼ ἀφροδίτης, τοτὲ δὲ πολλὰ καὶ πολέμιον αὐτὸ αὑτῷ διὰ νεῖκός τι. ταῦτα δὲ πάντα εἰ μὲν ἀληθῶς τις ἢ μὴ τούτων εἴρηκε, χαλεπὸν καὶ πλημμελὲς οὕτω μεγάλα κλεινοῖς καὶ παλαιοῖς ἀνδράσιν ἐπιτιμᾶν· ἐκεῖνο δὲ ἀνεπίφθονον ἀποφήνασθαι - ΘΕΑΙ. τὸ ποῖον; ΞΕ. ὅτι λίαν τῶν πολλῶν ἡμῶν ὑπεριδόντες ὠλιγώρησαν· οὐδὲν γὰρ φροντίσαντες εἴτʼ ἐπακολουθοῦμεν αὐτοῖς λέγουσιν εἴτε ἀπολειπόμεθα, περαίνουσι τὸ σφέτερον αὐτῶν ἕκαστοι. ΘΕΑΙ. πῶς λέγεις; ΞΕ. ὅταν τις αὐτῶν φθέγξηται λέγων ὡς ἔστιν ἢ γέγονεν ἢ γίγνεται πολλὰ ἢ ἓν ἢ δύο, καὶ θερμὸν αὖ ψυχρῷ συγκεραννύμενον, ἄλλοθί πῃ διακρίσεις καὶ συγκρίσεις ὑποτιθείς, τούτων, ὦ Θεαίτητε, ἑκάστοτε σύ τι πρὸς θεῶν συνίης ὅτι λέγουσιν; ἐγὼ μὲν γὰρ ὅτε μὲν ἦν νεώτερος, τοῦτό τε τὸ νῦν ἀπορούμενον ὁπότε τις εἴποι, τὸ μὴ ὄν, ἀκριβῶς ᾤμην συνιέναι. νῦν δὲ ὁρᾷς ἵνʼ ἐσμὲν αὐτοῦ πέρι τῆς ἀπορίας. ΘΕΑΙ. ὁρῶ. ΞΕ. τάχα τοίνυν ἴσως οὐχ ἧττον κατὰ τὸ ὂν ταὐτὸν τοῦτο πάθος εἰληφότες ἐν τῇ ψυχῇ περὶ μὲν τοῦτο εὐπορεῖν φαμεν καὶ μανθάνειν ὁπόταν τις αὐτὸ φθέγξηται, περὶ δὲ θάτερον οὔ, πρὸς ἀμφότερα ὁμοίως ἔχοντες. ΘΕΑΙ. ἴσως. ΞΕ. καὶ περὶ τῶν ἄλλων δὴ τῶν προειρημένων ἡμῖν ταὐτὸν τοῦτο εἰρήσθω. ΘΕΑΙ. πάνυ γε. ΞΕ. τῶν μὲν τοίνυν πολλῶν πέρι καὶ μετὰ τοῦτο σκεψόμεθʼ, ἂν δόξῃ, περὶ δὲ τοῦ μεγίστου τε καὶ ἀρχηγοῦ πρώτου νῦν σκεπτέον. ΘΕΑΙ. τίνος δὴ λέγεις; ἢ δῆλον ὅτι τὸ ὂν φῂς πρῶτον δεῖν διερευνήσασθαι τί ποθʼ οἱ λέγοντες αὐτὸ δηλοῦν ἡγοῦνται; ΞΕ. κατὰ πόδα γε, ὦ Θεαίτητε, ὑπέλαβες. λέγω γὰρ δὴ ταύτῃ δεῖν ποιεῖσθαι τὴν μέθοδον ἡμᾶς, οἷον αὐτῶν παρόντων ἀναπυνθανομένους ὧδε· φέρε, ὁπόσοι θερμὸν καὶ ψυχρὸν ἤ τινε δύο τοιούτω τὰ πάντʼ εἶναί φατε, τί ποτε ἄρα τοῦτʼ ἐπʼ ἀμφοῖν φθέγγεσθε, λέγοντες ἄμφω καὶ ἑκάτερον εἶναι; τί τὸ εἶναι τοῦτο ὑπολάβωμεν ὑμῶν; πότερον τρίτον παρὰ τὰ δύο ἐκεῖνα, καὶ τρία τὸ πᾶν ἀλλὰ μὴ δύο ἔτι καθʼ ὑμᾶς τιθῶμεν; οὐ γάρ που τοῖν γε δυοῖν καλοῦντες θάτερον ὂν ἀμφότερα ὁμοίως εἶναι λέγετε· σχεδὸν γὰρ ἂν ἀμφοτέρως ἕν, ἀλλʼ οὐ δύο εἴτην. ΘΕΑΙ. ἀληθῆ λέγεις. ΞΕ. ἀλλʼ ἆρά γε τὰ ἄμφω βούλεσθε καλεῖν ὄν; ΘΕΑΙ. ἴσως.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-sophist-en
Str. For the more strenuous Muses say it is always simultaneously coming together and separating; but the gentler ones relaxed the strictness of the doctrine of perpetual strife; they say that the all is sometimes one and friendly, under the influence of Aphrodite, and sometimes many and at variance with itself by reason of some sort of strife. Now whether any of them spoke the truth in all this, or not, it is harsh and improper to impute to famous men of old such a great wrong as falsehood. But one assertion can be made without offence. Theaet. What is that? Str. That they paid too little attention and consideration to the mass of people like ourselves. For they go on to the end, each in his own way, without caring whether their arguments carry us along with them, or whether we are left behind. Theaet. What do you mean? Str. When one of them says in his talk that many, or one, or two are, or have become, or are becoming, and again speaks of hot mingling with cold, and in some other part of his discourse suggests separations and combinations, for heaven’s sake, Theaetetus, do you ever understand what they mean by any of these things? I used to think, when I was younger, that I understood perfectly whenever anyone used this term not-being, which now perplexes us. But you see what a slough of perplexity we are in about it now. Theaet. Yes, I see. Str. And perhaps our minds are in this same condition as regards being also; we may think that it is plain sailing and that we understand when the word is used, though we are in difficulties about not-being, whereas really we understand equally little of both. Theaet. Perhaps. Str. And we may say the same of all the subjects about which we have been speaking. Theaet. Certainly. Str. We will consider most of them later, if you please, but now the greatest and foremost chief of them must be considered. Theaet. What do you mean? Or, obviously, do you mean that we must first investigate the term being, and see what those who use it think it signifies? Str. You have caught my meaning at once, Theaetetus. For I certainly do mean that this is the best method for us to use, by questioning them directly, as if they were present in person; so here goes: Come now, all you who say that hot and cold or any two such principles are the universe, what is this that you attribute to both of them when you say that both and each are? What are we to understand by this being (or are ) of yours? Is this a third principle besides those two others, and shall we suppose that the universe is three, and not two any longer, according to your doctrine? For surely when you call one only of the two being you do not mean that both of them equally are; for in both cases they would pretty certainly be one and not two. Theaet. True. Str. Well, then, do you wish to call both of them together being? Theaet. Perhaps.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
L’Étr. Les Muses les plus énergiques disent en effet qu’il se rassemble et se sépare toujours simultanément. Les plus douces ont relâché la rigueur de la doctrine du conflit perpétuel. Elles disent que le tout est tantôt un et ami de lui-même sous l’influence d’Aphrodite, tantôt multiple et en désaccord avec lui-même à cause d’une sorte de discorde. Que l’un d’eux ait dit ou non la vérité sur tout cela, il serait dur et inconvenant d’imputer à des hommes illustres d’autrefois une faute aussi grave que le mensonge. Mais on peut avancer une affirmation sans les offenser.
Théét. Laquelle ?
L’Étr. Ils ont accordé trop peu d’attention et de considération à la foule des gens comme nous. Car chacun poursuit son chemin jusqu’au bout, sans se soucier de savoir si ses raisonnements nous entraînent avec lui ou si nous restons en arrière.
Théét. Que veux-tu dire ?
L’Étr. Lorsque l’un d’eux dit dans son discours que plusieurs choses, ou une, ou deux, sont, ont été engendrées ou sont en train de le devenir, puis parle encore du chaud qui se mêle au froid et suggère ailleurs des séparations et des combinaisons, par le ciel, Théétète, comprends-tu jamais ce qu’ils entendent par tout cela ? Quand j’étais plus jeune, je croyais comprendre parfaitement chaque fois que quelqu’un employait ce terme de non-être, qui nous embarrasse maintenant. Mais tu vois dans quel bourbier de perplexité nous nous trouvons aujourd’hui à son sujet.
Théét. Oui, je le vois.
L’Étr. Peut-être notre esprit est-il dans le même état à propos de l’être. Nous pouvons croire que tout va de soi et que nous comprenons lorsqu’on emploie le mot, tandis que le non-être nous met en difficulté, alors qu’en réalité nous comprenons aussi peu l’un que l’autre.
Théét. Peut-être.
L’Étr. Et nous pouvons en dire autant de tous les sujets dont nous avons parlé.
Théét. Certainement.
L’Étr. Nous examinerons la plupart d’entre eux plus tard, si tu le veux bien. Mais il faut maintenant considérer le plus grand et le premier de tous.
Théét. Que veux-tu dire ? Ou bien veux-tu manifestement dire qu’il faut d’abord examiner le terme « être » et voir ce que ceux qui l’emploient pensent qu’il signifie ?
L’Étr. Tu as saisi ma pensée immédiatement, Théétète. Je veux précisément dire que la meilleure méthode consiste à les interroger directement, comme s’ils étaient présents en personne. Allons-y donc : vous tous qui dites que le chaud et le froid, ou deux principes de ce genre, constituent l’univers, qu’est-ce que vous attribuez à tous deux lorsque vous dites que tous deux et chacun d’eux sont ? Que devons-nous entendre par cet « est », ou ce « sont », qui est le vôtre ? S’agit-il d’un troisième principe, en plus des deux autres, et devons-nous supposer que, selon votre doctrine, l’univers est désormais triple et non plus double ? Car, assurément, si vous appelez « être » un seul des deux, vous ne voulez pas dire que tous deux sont également. Dans l’un et l’autre cas, ils seraient alors presque certainement un et non deux.
Théét. C’est vrai.
L’Étr. Eh bien, souhaitez-vous appeler « être » les deux pris ensemble ?
Théét. Peut-être.
Concepts de ce passage
Aporie
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Attribut
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Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Loi
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Attention
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Éros philosophique
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Raison
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Temps
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Vérité
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