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Platon

Le Politique Passage 308

Passage 52 sur 55

Référence canonique 308

Grec ancien

perseus-plato-statesman-grc

ΝΕ. ΣΩ. χαλεπὸν εἶπες καὶ δεινὸν πάθος. ΞΕ. τί δʼ οἱ πρὸς τὴν ἀνδρείαν μᾶλλον ῥέποντες; ἆρʼ οὐκ ἐπὶ πόλεμον ἀεί τινα τὰς αὑτῶν συντείνοντες πόλεις διὰ τὴν τοῦ τοιούτου βίου σφοδροτέραν τοῦ δέοντος ἐπιθυμίαν εἰς ἔχθραν πολλοῖς καὶ δυνατοῖς καταστάντες ἢ πάμπαν διώλεσαν ἢ δούλας αὖ καὶ ὑποχειρίους τοῖς ἐχθροῖς ὑπέθεσαν τὰς αὑτῶν πατρίδας; ΝΕ. ΣΩ. ἔστι καὶ ταῦτα. ΞΕ. πῶς οὖν μὴ φῶμεν ἐν τούτοις ἀμφότερα ταῦτα τὰ γένη πολλὴν πρὸς ἄλληλα ἀεὶ καὶ τὴν μεγίστην ἴσχειν ἔχθραν καὶ στάσιν; ΝΕ. ΣΩ. οὐδαμῶς ὡς οὐ φήσομεν. ΞΕ. οὐκοῦν ὅπερ ἐπεσκοποῦμεν κατʼ ἀρχὰς ἀνηυρήκαμεν, ὅτι μόρια ἀρετῆς οὐ σμικρὰ ἀλλήλοις διαφέρεσθον φύσει καὶ δὴ καὶ τοὺς ἴσχοντας δρᾶτον τὸ αὐτὸ τοῦτο; ΝΕ. ΣΩ. κινδυνεύετον. ΞΕ. τόδε τοίνυν αὖ λάβωμεν. ΝΕ. ΣΩ. τὸ ποῖον; ΞΕ. εἴ τίς που τῶν συνθετικῶν ἐπιστημῶν πρᾶγμα ὁτιοῦν τῶν αὑτῆς ἔργων, κἂν εἰ τὸ φαυλότατον, ἑκοῦσα ἐκ μοχθηρῶν καὶ χρηστῶν τινων συνίστησιν, ἢ πᾶσα ἐπιστήμη πανταχοῦ τὰ μὲν μοχθηρὰ εἰς δύναμιν ἀποβάλλει, τὰ δὲ ἐπιτήδεια καὶ τὰ χρηστὰ ἔλαβεν, ἐκ τούτων δὲ καὶ ὁμοίων καὶ ἀνομοίων ὄντων, πάντα εἰς ἓν αὐτὰ συνάγουσα, μίαν τινὰ δύναμιν καὶ ἰδέαν δημιουργεῖ. ΝΕ. ΣΩ. τί μήν; ΞΕ. οὐδʼ ἄρα ἡ κατὰ φύσιν ἀληθῶς οὖσα ἡμῖν πολιτικὴ μή ποτε ἐκ χρηστῶν καὶ κακῶν ἀνθρώπων ἑκοῦσα εἶναι συστήσηται πόλιν τινά, ἀλλʼ εὔδηλον ὅτι παιδιᾷ πρῶτον βασανιεῖ, μετὰ δὲ τὴν βάσανον αὖ τοῖς δυναμένοις παιδεύειν καὶ ὑπηρετεῖν πρὸς τοῦτʼ αὐτὸ παραδώσει, προστάττουσα καὶ ἐπιστατοῦσα αὐτή, καθάπερ ὑφαντικὴ τοῖς τε ξαίνουσι καὶ τοῖς τἆλλα προπαρασκευάζουσιν ὅσα πρὸς τὴν πλέξιν αὐτῆς συμπαρακολουθοῦσα προστάττει καὶ ἐπιστατεῖ, τοιαῦτα ἑκάστοις ἐνδεικνῦσα τὰ ἔργα ἀποτελεῖν οἷα ἂν ἐπιτήδεια ἡγῆται πρὸς τὴν αὑτῆς εἶναι συμπλοκήν. ΝΕ. ΣΩ. πάνυ μὲν οὖν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-statesman-en

Y. Soc. That is a hard and terrible experience. Str. But how about those who incline towards courage? Do they not constantly urge their countries to war, because of their excessive desire for a warlike life? Do they not involve them in hostilities with many powerful opponents and either utterly destroy their native lands or enslave and subject them to their foes? Y. Soc. Yes, that is true, too. Str. Then in these examples how can we deny that these two classes are always filled with the greatest hostility and opposition to one another? Y. Soc. We certainly cannot deny it. Str. Have we not, then, found just what we had in view in the beginning, that important parts of virtue are by nature at variance with one another and also that the persons who possess them exhibit the same opposition? Y. Soc. Yes, I suppose that is true. Str. Let us then take up another question. Y. Soc. What question? Str. Whether any constructive science voluntarily composes any, even the most worthless, of its works out of good and bad materials, or every science invariably rejects the bad, so far as possible, taking only the materials which are good and fitting, out of which, whether they be like or unlike, it gathers all elements together and produces one form or value. Y. Soc. The latter, of course. Str. Then neither will the true natural art of statecraft ever voluntarily compose a state of good and bad men; but obviously it will first test them in play, and after the test will entrust them in turn to those who are able to teach and help them to attain the end in view; it will itself give orders and exercise supervision, just as the art of weaving constantly commands and supervises the carders and others who prepare the materials for its web, directing each person to do the tasks which it thinks are requisite for its fabric. Y. Soc. Certainly.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Socr. le J. C'est une épreuve dure et terrible.

L'Étr. Mais qu'en est-il de ceux qui inclinent au courage ? Ne poussent-ils pas constamment leurs pays à la guerre, à cause de leur désir excessif d'une vie guerrière ? Ne les engagent-ils pas dans des hostilités contre de nombreux et puissants adversaires, au point soit de détruire entièrement leurs patries, soit de les réduire en esclavage et de les soumettre à leurs ennemis ?

Socr. le J. Oui, cela aussi est vrai.

L'Étr. Comment pourrions-nous donc nier, dans ces exemples, que ces deux classes soient toujours remplies de la plus grande hostilité et de la plus grande opposition l'une envers l'autre ?

Socr. le J. Nous ne pouvons certainement pas le nier.

L'Étr. N'avons-nous donc pas trouvé précisément ce que nous avions en vue au commencement, à savoir que d'importantes parties de la vertu sont par nature en désaccord les unes avec les autres et que les personnes qui les possèdent manifestent la même opposition ?

Socr. le J. Oui, je suppose que c'est vrai.

L'Étr. Abordons donc une autre question.

Socr. le J. Laquelle ?

L'Étr. Une science productrice compose-t-elle volontairement l'une quelconque de ses œuvres, fût-elle la plus vile, avec de bons et de mauvais matériaux ? Ou bien toute science rejette-t-elle invariablement, autant que possible, les mauvais matériaux, pour ne prendre que ceux qui sont bons et appropriés, à partir desquels, qu'ils soient semblables ou dissemblables, elle rassemble tous les éléments et produit une forme ou une valeur unique ?

Socr. le J. La seconde possibilité, bien sûr.

L'Étr. Le véritable art politique conforme à la nature ne composera donc jamais volontairement un État avec des hommes bons et mauvais. Mais il est évident qu'il les éprouvera d'abord dans le jeu, puis, après cette épreuve, les confiera à leur tour à ceux qui sont capables de les instruire et de les aider à atteindre la fin visée. Lui-même donnera des ordres et exercera sa surveillance, exactement comme l'art du tissage ne cesse de commander aux cardeurs et aux autres personnes qui préparent les matériaux de son étoffe, et de les surveiller, en prescrivant à chacun d'accomplir les tâches qu'il juge nécessaires à son tissu.

Socr. le J. Certainement.

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