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Platon
Le Politique Passage 309
Passage 53 sur 55
Référence canonique 309
Grec ancien
perseus-plato-statesman-grc
ΞΕ. ταὐτὸν δή μοι τοῦθʼ ἡ βασιλικὴ φαίνεται πᾶσι τοῖς κατὰ νόμον παιδευταῖς καὶ τροφεῦσιν, τὴν τῆς ἐπιστατικῆς αὐτὴ δύναμιν ἔχουσα, οὐκ ἐπιτρέψειν ἀσκεῖν ὅτι μή τις πρὸς τὴν αὑτῆς σύγκρασιν ἀπεργαζόμενος ἦθός τι πρέπον ἀποτελεῖ, ταῦτα δὲ μόνα παρακελεύεσθαι παιδεύειν· καὶ τοὺς μὲν μὴ δυναμένους κοινωνεῖν ἤθους ἀνδρείου καὶ σώφρονος ὅσα τε ἄλλα ἐστὶ τείνοντα πρὸς ἀρετήν, ἀλλʼ εἰς ἀθεότητα καὶ ὕβριν καὶ ἀδικίαν ὑπὸ κακῆς βίᾳ φύσεως ἀπωθουμένους, θανάτοις τε ἐκβάλλει καὶ φυγαῖς καὶ ταῖς μεγίσταις κολάζουσα ἀτιμίαις. ΝΕ. ΣΩ. λέγεται γοῦν πως οὕτως. ΞΕ. τοὺς δὲ ἐν ἀμαθίᾳ τε αὖ καὶ ταπεινότητι πολλῇ κυλινδουμένους εἰς τὸ δουλικὸν ὑποζεύγνυσι γένος. ΝΕ. ΣΩ. ὀρθότατα. ΞΕ. τοὺς λοιποὺς τοίνυν, ὅσων αἱ φύσεις ἐπὶ τὸ γενναῖον ἱκαναὶ παιδείας τυγχάνουσαι καθίστασθαι καὶ δέξασθαι μετὰ τέχνης σύμμειξιν πρὸς ἀλλήλας, τούτων τὰς μὲν ἐπὶ τὴν ἀνδρείαν μᾶλλον συντεινούσας, οἷον στημονοφυὲς νομίσασʼ αὐτῶν εἶναι τὸ στερεὸν ἦθος, τὰς δὲ ἐπὶ τὸ κόσμιον πίονί τε καὶ μαλακῷ καὶ κατὰ τὴν εἰκόνα κροκώδει διανήματι προσχρωμένας, ἐναντία δὲ τεινούσας ἀλλήλαις, πειρᾶται τοιόνδε τινὰ τρόπον συνδεῖν καὶ συμπλέκειν. ΝΕ. ΣΩ. ποῖον δή; ΞΕ. πρῶτον μὲν κατὰ τὸ συγγενὲς τὸ ἀειγενὲς ὂν τῆς ψυχῆς αὐτῶν μέρος θείῳ συναρμοσαμένη δεσμῷ, μετὰ δὲ τὸ θεῖον τὸ ζῳογενὲς αὐτῶν αὖθις ἀνθρωπίνοις. ΝΕ. ΣΩ. πῶς τοῦτʼ εἶπες αὖ; ΞΕ. τὴν τῶν καλῶν καὶ δικαίων πέρι καὶ ἀγαθῶν καὶ τῶν τούτοις ἐναντίων ὄντως οὖσαν ἀληθῆ δόξαν μετὰ βεβαιώσεως, ὁπόταν ἐν ταῖς ψυχαῖς ἐγγίγνηται, θείαν φημὶ ἐν δαιμονίῳ γίγνεσθαι γένει. ΝΕ. ΣΩ. πρέπει γοῦν οὕτω. ΞΕ. τὸν δὴ πολιτικὸν καὶ τὸν ἀγαθὸν νομοθέτην ἆρʼ ἴσμεν ὅτι προσήκει μόνον δυνατὸν εἶναι τῇ τῆς βασιλικῆς μούσῃ τοῦτο αὐτὸ ἐμποιεῖν τοῖς ὀρθῶς μεταλαβοῦσι παιδείας, οὓς ἐλέγομεν νυνδή; ΝΕ. ΣΩ. τὸ γοῦν εἰκός. ΞΕ. ὃς δʼ ἂν δρᾶν γε, ὦ Σώκρατες, ἀδυνατῇ τὸ τοιοῦτον, μηδέποτε τοῖς νῦν ζητουμένοις ὀνόμασιν αὐτὸν προσαγορεύωμεν. ΝΕ. ΣΩ. ὀρθότατα. ΞΕ. τί οὖν; ἀνδρεία ψυχὴ λαμβανομένη τῆς τοιαύτης ἀληθείας ἆρʼ οὐχ ἡμεροῦται καὶ τῶν δικαίων μάλιστα οὕτω κοινωνεῖν ἂν ἐθελήσειεν, μὴ μεταλαβοῦσα δὲ ἀποκλινεῖ μᾶλλον πρὸς θηριώδη τινὰ φύσιν; ΝΕ. ΣΩ. πῶς δʼ οὔ; ΞΕ. τί δὲ τὸ τῆς κοσμίας φύσεως; ἆρʼ οὐ τούτων μὲν μεταλαβὸν τῶν δοξῶν ὄντως σῶφρον καὶ φρόνιμον, ὥς γε ἐν πολιτείᾳ, γίγνεται, μὴ κοινωνῆσαν δὲ ὧν λέγομεν ἐπονείδιστόν τινα εὐηθείας δικαιότατα λαμβάνει φήμην; ΝΕ. ΣΩ. πάνυ μὲν οὖν. ΞΕ. οὐκοῦν συμπλοκὴν καὶ δεσμὸν τοῦτον τοῖς μὲν κακοῖς πρὸς σφᾶς αὐτοὺς καὶ τοῖς ἀγαθοῖς πρὸς τοὺς κακοὺς μηδέποτε μόνιμον φῶμεν γίγνεσθαι, μηδέ τινα ἐπιστήμην αὐτῷ σπουδῇ πρὸς τοὺς τοιούτους ἂν χρῆσθαί ποτε; ΝΕ. ΣΩ. πῶς γάρ;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-statesman-en
Str. In the same way I think the kingly art, keeping for itself the function of supervision, will not allow the duly appointed teachers and foster fathers to give any training, unless they can thereby produce characters suitable to the constitution it is creating, but in these things only it exhorts them to give instruction. And those men who have no capacity for courage and self-restraint and the other qualities which tend towards virtue, but by the force of an evil nature are carried away into godlessness, violence, and injustice, it removes by inflicting upon them the punishments of death and exile and deprivation of the most important civic rights. Y. Soc. That is about what people say, at any rate. Str. And those in turn who wallow in ignorance and craven humility it places under the yoke of slavery. Y. Soc. Quite right. Str. As for the rest of the people, those whose natures are capable, if they get education, of being made into something fine and noble and of uniting with each other as art requires, the kingly art takes those natures which tend more towards courage, considering that their character is sturdier, like the warp in weaving, and those which incline towards decorum, for these, to continue the simile, are spun thick and soft like the threads of the woof, and tries to combine these natures of opposite tendencies and weave them together in the following manner. Y. Soc. In what manner? Str. First it binds the eternal part of their souls with a divine bond, to which that part is akin, and after the divine it binds the animal part of them with human bonds. Y. Soc. Again I ask What do you mean? Str. I mean that really true and assured opinion about honor, justice, goodness and their opposites is divine, and when it arises in men’s souls, it arises in a godlike race. Y. Soc. That would be fitting, at any rate. Str. Do we not know, then, that the statesman and good lawgiver is the only one to whom the power properly belongs, by the inspiration of the kingly art, to implant this true opinion in those who have rightly received education, those of whom we were just now speaking? Y. Soc. Well, probably. Str. And let us never, Socrates, call him who has not such power by the names we are now examining. Y. Soc. Quite right. Str. Now is not a courageous soul, when it lays hold upon such truth, made gentle, and would it not then be most ready to partake of justice? And without it, does it not incline more towards brutality? Y. Soc. Yes, of course. Str. And again if the decorous nature partakes of these opinions, does it not become truly self-restrained and wise, so far as the state is concerned, and if it lacks participation in such qualities, does it not very justly receive the shameful epithet of simpleton? Y. Soc. Certainly. Str. Then can we say that such interweaving and binding together of the bad with the bad or of the good with the bad ever becomes enduring, or that any science would ever seriously make use of it in uniting such persons? Y. Soc. Of course not.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
L'Étr. De même, je pense que l'art royal, se réservant la fonction de surveillance, ne permettra pas aux maîtres et aux éducateurs dûment désignés de dispenser quelque formation que ce soit, à moins qu'ils ne puissent ainsi produire des caractères adaptés à la constitution qu'il est en train de créer. C'est seulement dans ce domaine qu'il les exhorte à instruire. Quant aux hommes qui n'ont aucune aptitude au courage, à la tempérance et aux autres qualités qui tendent vers la vertu, mais que la force d'une nature mauvaise entraîne vers l'impiété, la violence et l'injustice, il les élimine en leur infligeant comme peines la mort, l'exil et la privation des droits civiques les plus importants.
Socr. le J. C'est à peu près ce que l'on dit, en tout cas.
L'Étr. Et ceux, à leur tour, qui se vautrent dans l'ignorance et une abjecte bassesse, il les place sous le joug de l'esclavage.
Socr. le J. C'est tout à fait juste.
L'Étr. Quant au reste de la population, ceux dont les dispositions naturelles peuvent, s'ils reçoivent une éducation, devenir quelque chose de beau et de noble et s'unir les uns aux autres comme l'art l'exige, l'art royal prend les natures qui tendent davantage au courage, jugeant que leur caractère est plus robuste, comme la chaîne dans le tissage, et celles qui inclinent à la bienséance, car celles-ci, pour poursuivre la comparaison, sont filées épaisses et souples comme les fils de la trame. Il essaie de combiner et de tisser ensemble ces natures aux tendances opposées de la manière suivante.
Socr. le J. De quelle manière ?
L'Étr. Il lie d'abord la partie éternelle de leur âme par un lien divin, auquel cette partie est apparentée, puis, après le divin, il lie leur partie animale par des liens humains.
Socr. le J. Je te demande encore : que veux-tu dire ?
L'Étr. Je veux dire que l'opinion réellement vraie et assurée concernant l'honneur, la justice, le bien et leurs contraires est divine, et que, lorsqu'elle naît dans l'âme des hommes, elle naît dans une race semblable aux dieux.
Socr. le J. Ce serait convenable, en tout cas.
L'Étr. Ne savons-nous donc pas que l'homme d'État et le bon législateur sont les seuls auxquels appartient proprement le pouvoir, par l'inspiration de l'art royal, d'implanter cette opinion vraie chez ceux qui ont reçu une juste éducation, ceux dont nous parlions à l'instant ?
Socr. le J. C'est probable, du moins.
L'Étr. Et n'appelons jamais, Socrate, de l'un des noms que nous examinons maintenant celui qui ne possède pas un tel pouvoir.
Socr. le J. C'est tout à fait juste.
L'Étr. Or une âme courageuse, lorsqu'elle saisit une telle vérité, n'est-elle pas adoucie, et ne serait-elle pas alors tout à fait disposée à participer à la justice ? Et, sans cette vérité, n'incline-t-elle pas davantage à la brutalité ?
Socr. le J. Oui, bien sûr.
L'Étr. Et encore, si la nature bienséante participe à ces opinions, ne devient-elle pas véritablement tempérante et sage, du moins en ce qui concerne l'État ? Et, si elle ne participe pas à de telles qualités, ne reçoit-elle pas très justement l'épithète honteuse de simple d'esprit ?
Socr. le J. Certainement.
L'Étr. Pouvons-nous donc dire qu'un tel entrelacement et qu'une telle liaison des mauvais avec les mauvais, ou des bons avec les mauvais, deviennent jamais durables, ou qu'une science quelconque en ferait jamais sérieusement usage pour unir de telles personnes ?
Socr. le J. Bien sûr que non.
Concepts de ce passage
Colère
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Mort
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