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Platon
Le Banquet Passage 178
Passage 7 sur 52
Référence canonique 178
Grec ancien
perseus-plato-symposium-grc
πρῶτον μὲν γάρ, ὥσπερ λέγω, ἔφη Φαῖδρον ἀρξάμενον ἐνθένδε ποθὲν λέγειν, ὅτι μέγας θεὸς εἴη ὁ Ἔρως καὶ θαυμαστὸς ἐν ἀνθρώποις τε καὶ θεοῖς, πολλαχῇ μὲν καὶ ἄλλῃ, οὐχ ἥκιστα δὲ κατὰ τὴν γένεσιν. τὸ γὰρ ἐν τοῖς πρεσβύτατον εἶναι τὸν θεὸν τίμιον, ἦ δʼ ὅς, τεκμήριον δὲ τούτου· γονῆς γὰρ Ἔρωτος οὔτʼ εἰσὶν οὔτε λέγονται ὑπʼ οὐδενὸς οὔτε ἰδιώτου οὔτε ποιητοῦ, ἀλλʼ Ἡσίοδος πρῶτον μὲν Χάος φησὶ γενέσθαι - αὐτὰρ ἔπειτα Γαῖʼ εὐρύστερνος, πάντων ἕδος ἀσφαλὲς αἰεί, ἠδʼ Ἔρος Hes. Theog. 116 Ἡσιόδῳ δὲ καὶ Ἀκουσίλεως σύμφησιν μετὰ τὸ Χάος δύο τούτω γενέσθαι, Γῆν τε καὶ ἔρωτα. Παρμενίδης δὲ τὴν γένεσιν λέγει - πρώτιστον μὲν ἔρωτα θεῶν μητίσατο πάντων. Parmenides Fr. 132 οὕτω πολλαχόθεν ὁμολογεῖται ὁ Ἔρως ἐν τοῖς πρεσβύτατος εἶναι. πρεσβύτατος δὲ ὢν μεγίστων ἀγαθῶν ἡμῖν αἴτιός ἐστιν. οὐ γὰρ ἔγωγʼ ἔχω εἰπεῖν ὅτι μεῖζόν ἐστιν ἀγαθὸν εὐθὺς νέῳ ὄντι ἢ ἐραστὴς χρηστὸς καὶ ἐραστῇ παιδικά. ὃ γὰρ χρὴ ἀνθρώποις ἡγεῖσθαι παντὸς τοῦ βίου τοῖς μέλλουσι καλῶς βιώσεσθαι, τοῦτο οὔτε συγγένεια οἵα τε ἐμποιεῖν οὕτω καλῶς οὔτε τιμαὶ οὔτε πλοῦτος οὔτʼ ἄλλο οὐδὲν ὡς ἔρως. λέγω δὲ δὴ τί τοῦτο; τὴν ἐπὶ μὲν τοῖς αἰσχροῖς αἰσχύνην, ἐπὶ δὲ τοῖς καλοῖς φιλοτιμίαν· οὐ γὰρ ἔστιν ἄνευ τούτων οὔτε πόλιν οὔτε ἰδιώτην μεγάλα καὶ καλὰ ἔργα ἐξεργάζεσθαι. φημὶ τοίνυν ἐγὼ ἄνδρα ὅστις ἐρᾷ, εἴ τι αἰσχρὸν ποιῶν κατάδηλος γίγνοιτο ἢ πάσχων ὑπό του διʼ ἀνανδρίαν μὴ ἀμυνόμενος, οὔτʼ ἂν ὑπὸ πατρὸς ὀφθέντα οὕτως ἀλγῆσαι οὔτε ὑπὸ ἑταίρων οὔτε ὑπʼ ἄλλου οὐδενὸς ὡς ὑπὸ παιδικῶν. ταὐτὸν δὲ τοῦτο καὶ τὸν ἐρώμενον ὁρῶμεν, ὅτι διαφερόντως τοὺς ἐραστὰς αἰσχύνεται, ὅταν ὀφθῇ ἐν αἰσχρῷ τινι ὤν. εἰ οὖν μηχανή τις γένοιτο ὥστε πόλιν γενέσθαι ἢ στρατόπεδον ἐραστῶν τε καὶ παιδικῶν, οὐκ ἔστιν ὅπως ἂν ἄμεινον οἰκήσειαν τὴν ἑαυτῶν ἢ ἀπεχόμενοι πάντων τῶν αἰσχρῶν καὶ φιλοτιμούμενοι πρὸς ἀλλήλους, καὶ μαχόμενοί γʼ ἂν μετʼ ἀλλήλων οἱ τοιοῦτοι νικῷεν ἂν ὀλίγοι ὄντες ὡς ἔπος εἰπεῖν πάντας ἀνθρώπους.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-symposium-en
The Speech of Phaedrus First then, as I said, he told me that the speech of Phaedrus began with points of this sort - that Love was a great god, among men and gods a marvel; and this appeared in many ways, but notably in his birth. Of the most venerable are the honors of this god, and the proof of it is this: parents of Love there are none, nor are any recorded in either prose or verse. Hesiod says that Chaos came first into being - and thereafter rose Broad-breasted Earth, sure seat of all for aye, And Love. Acusilaus also agrees with Hesiod, saying that after Chaos were born these two, Earth and Love. Parmenides says of Birth that she invented Love before all other gods. Thus Love is by various authorities allowed to be of most venerable standing; and as most venerable, he is the cause of all our highest blessings. I for my part am at a loss to say what greater blessing a man can have in earliest youth than an honorable lover, or a lover than an honorable favorite. For the guiding principle we should choose for all our days, if we are minded to live a comely life, cannot be acquired either by kinship or office or wealth or anything so well as by Love. What shall I call this power? The shame that we feel for shameful things, and ambition for what is noble; without which it is impossible for city or person to perform any high and noble deeds. Let me then say that a man in love, should he be detected in some shameful act or in a cowardly submission to shameful treatment at another’s hands, would not feel half so much distress at anyone observing it, whether father or comrade or anyone in the world, as when his favorite did; and in the selfsame way we see how the beloved is especially ashamed before his lovers when he is observed to be about some shameful business. So that if we could somewise contrive to have a city or an army composed of lovers and their favorites, they could not be better citizens of their country than by thus refraining from all that is base in a mutual rivalry for honor; and such men as these, when fighting side by side, one might almost consider able to make even a little band victorious over all the world.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-symposium-fr-01
[178a] unanimement adopté. De rendre ici mot pour mot tous les discours que l’on prononça, c’est ce qu’on ne doit pas attendre de moi, Aristodème, de qui je les tiens, n’ayant pu me les rapporter si parfaitement, et moi-même ayant laissé échapper quelque chose du récit qu’il m’en a fait ; mais je vous redirai l’essentiel. Voici donc à peu près, selon lui, quel fut le discours de Phèdre : « C’est un grand dieu que l’Amour, et véritablement digne d’être honoré des dieux et des hommes par beaucoup d’endroits, mais surtout à cause de son ancienneté : [178b] car il n’y a point de dieu plus ancien que lui. En voici la preuve : il n’a ni père ni mère. Jamais ni prosateur ni poète ne les a nommés. Hésiode met avant tout le Chaos ; Vient ensuite La Terre au large sein, base inébranlable de toutes choses ; Et l’Amour… Par conséquent, Hésiode, fait succéder au Chaos la Terre et l’Amour. Parménide a dit de son origine : L’Amour est le premier dieu qu’il conçut. Acusilas a suivi le sentiment d’Hésiode. [178c] Ainsi, d’un commun consentement, il n’y a point de dieu qui soit plus ancien que l’Amour. Et c’est aussi de tous les dieux celui qui fait le plus de bien aux hommes. Car je ne connais pas de plus grand avantage pour un jeune homme que d’avoir un amant vertueux ; et pour un amant que d’aimer un objet vertueux. Il n’y a ni naissance, ni honneurs, ni richesses, rien enfin qui soit capable, comme l’Amour, d’inspirer à l’homme ce qu’il faut pour se bien conduire : [178d] je veux dire la honte du mal et l’émulation du bien ; et sans ces deux choses, il est impossible que ni un particulier, ni un état, fasse jamais rien de beau ni de grand. J’ose même dire que si un homme qui aime avait ou commis une mauvaise action, ou enduré un outrage sans le repousser, il n’y aurait ni père, ni parent, ni personne au monde devant qui il eût tant de honte de paraître [178e] que devant ce qu’il aime. Il en est de même de celui qui est aimé : il n’est jamais si confus que lorsqu’il est surpris en quelque faute par son amant. De sorte que, si par quelque enchantement un état ou une armée pouvait n’être composée que d’amans et d’aimés, il n’y aurait point de peuple qui portât plus haut l’horreur du vice et l’émulation de la vertu.
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Dukkha
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Éducation
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Éther et champ
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Famille
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Amitié
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Dieu
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Justice
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Li, justesse rituelle
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Amour
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Messie
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Éros philosophique
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Raison
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Rôles et relations
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Guerre et paix
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