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Platon
Le Banquet Passage 180
Passage 9 sur 52
Référence canonique 180
Grec ancien
perseus-plato-symposium-grc
Αἰσχύλος δὲ φλυαρεῖ φάσκων Ἀχιλλέα Πατρόκλου ἐρᾶν, ὃς ἦν καλλίων οὐ μόνον Πατρόκλου ἀλλʼ ἅμα καὶ τῶν ἡρώων ἁπάντων, καὶ ἔτι ἀγένειος, ἔπειτα νεώτερος πολύ, ὥς φησιν Ὅμηρος. ἀλλὰ γὰρ τῷ ὄντι μάλιστα μὲν ταύτην τὴν ἀρετὴν οἱ θεοὶ τιμῶσιν τὴν περὶ τὸν ἔρωτα, μᾶλλον μέντοι θαυμάζουσιν καὶ ἄγανται καὶ εὖ ποιοῦσιν ὅταν ὁ ἐρώμενος τὸν ἐραστὴν ἀγαπᾷ, ἢ ὅταν ὁ ἐραστὴς τὰ παιδικά. θειότερον γὰρ ἐραστὴς παιδικῶν· ἔνθεος γάρ ἐστι. διὰ ταῦτα καὶ τὸν Ἀχιλλέα τῆς Ἀλκήστιδος μᾶλλον ἐτίμησαν, εἰς μακάρων νήσους ἀποπέμψαντες. οὕτω δὴ ἔγωγέ φημι ἔρωτα θεῶν καὶ πρεσβύτατον καὶ τιμιώτατον καὶ κυριώτατον εἶναι εἰς ἀρετῆς καὶ εὐδαιμονίας κτῆσιν ἀνθρώποις καὶ ζῶσι καὶ τελευτήσασιν. Φαῖδρον μὲν τοιοῦτόν τινα λόγον ἔφη εἰπεῖν, μετὰ δὲ Φαῖδρον ἄλλους τινὰς εἶναι ὧν οὐ πάνυ διεμνημόνευε· οὓς παρεὶς τὸν Παυσανίου λόγον διηγεῖτο. εἰπεῖν δʼ αὐτὸν ὅτι οὐ καλῶς μοι δοκεῖ, ὦ Φαῖδρε, προβεβλῆσθαι ἡμῖν ὁ λόγος, τὸ ἁπλῶς οὕτως παρηγγέλθαι ἐγκωμιάζειν ἔρωτα. εἰ μὲν γὰρ εἷς ἦν ὁ Ἔρως, καλῶς ἂν εἶχε, νῦν δὲ οὐ γάρ ἐστιν εἷς· μὴ ὄντος δὲ ἑνὸς ὀρθότερόν ἐστι πρότερον προρρηθῆναι ὁποῖον δεῖ ἐπαινεῖν. ἐγὼ οὖν πειράσομαι τοῦτο ἐπανορθώσασθαι, πρῶτον μὲν ἔρωτα φράσαι ὃν δεῖ ἐπαινεῖν, ἔπειτα ἐπαινέσαι ἀξίως τοῦ θεοῦ. πάντες γὰρ ἴσμεν ὅτι οὐκ ἔστιν ἄνευ Ἔρωτος Ἀφροδίτη. μιᾶς μὲν οὖν οὔσης εἷς ἂν ἦν Ἔρως· ἐπεὶ δὲ δὴ δύο ἐστόν, δύο ἀνάγκη καὶ Ἔρωτε εἶναι. πῶς δʼ οὐ δύο τὼ θεά; ἡ μέν γέ που πρεσβυτέρα καὶ ἀμήτωρ Οὐρανοῦ θυγάτηρ, ἣν δὴ καὶ Οὐρανίαν ἐπονομάζομεν· ἡ δὲ νεωτέρα Διὸς καὶ Διώνης, ἣν δὴ Πάνδημον καλοῦμεν. ἀναγκαῖον δὴ καὶ ἔρωτα τὸν μὲν τῇ ἑτέρᾳ συνεργὸν Πάνδημον ὀρθῶς καλεῖσθαι, τὸν δὲ Οὐράνιον. ἐπαινεῖν μὲν οὖν δεῖ πάντας θεούς, ἃ δʼ οὖν ἑκάτερος εἴληχε πειρατέον εἰπεῖν. πᾶσα γὰρ πρᾶξις ὧδʼ ἔχει· αὐτὴ ἐφʼ ἑαυτῆς πραττομένη οὔτε καλὴ οὔτε αἰσχρά.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-symposium-en
And Aeschylus talks nonsense when he says that it was Achilles who was in love with Patroclus; for he excelled in beauty not Patroclus alone but assuredly all the other heroes, being still beardless and, moreover, much the younger, by Homer’s account. For in truth there is no sort of valor more respected by the gods than this which comes of love; yet they are even more admiring and delighted and beneficent when the beloved is fond of his lover than when the lover is fond of his favorite; since a lover, filled as he is with a god, surpasses his favorite in divinity. This is the reason why they honored Achilles above Alcestis, giving him his abode in the Isles of the Blest. So there is my description of Love - that he is the most venerable and valuable of the gods, and that he has sovereign power to provide all virtue and happiness for men whether living or departed. The Speech of Pausanias Such in the main was Phaedrus’ speech as reported to me. It was followed by several others, which my friend could not recollect at all clearly; so he passed them over and related that of Pausanias, which ran as follows: I do not consider, Phaedrus, our plan of speaking a good one, if the rule is simply that we are to make eulogies of Love. If Love were only one, it would be right; but, you see, he is not one, and this being the case, it would be more correct to have it previously announced what sort we ought to praise. Now this defect I will endeavor to amend, and will first decide on a Love who deserves our praise, and then will praise him in terms worthy of his godhead. We are all aware that there is no Aphrodite or Love-passion without a Love. True, if that goddess were one, then Love would be one: but since there are two of her, there must needs be two Loves also. Does anyone doubt that she is double? Surely there is the elder, of no mother born, but daughter of Heaven, whence we name her Heavenly; while the younger was the child of Zeus and Dione, and her we call Popular. It follows then that of the two Loves also the one ought to be called Popular, as fellow-worker with the one of those goddesses, and the other Heavenly. All gods, of course, ought to be praised: but none the less I must try to describe the faculties of each of these two. For of every action it may be observed that as acted by itself it is neither noble nor base.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-symposium-fr-01
[180a] et voulut non-seulement mourir pour son ami, mais même mourir sur le corps de son ami. Aussi les dieux, charmés de son dévouement, l’ont honoré par dessus tous les autres hommes. Eschyle se moque de nous, quand il nous dit que c’était Patrocle qui était l’aimé. Achille était plus beau non-seulement que Patrocle, mais que tous les autres héros ; il était encore sans barbe et beaucoup plus jeune, comme dit Homère. Mais véritablement si les dieux approuvent ce que l’on fait [180b] pour ce qu’on aime, ils estiment, ils admirent, ils récompensent tout autrement ce que l’on fait pour celui dont on est aimé. En effet, celui qui aime est quelque chose de plus divin que celui qui est aimé ; car il est possédé d’un dieu : de là vient qu’Achille a été encore mieux traité qu’Alceste, puisque les dieux l’ont envoyé, après sa mort, dans les îles des bienheureux. Je conclus que, de tous les dieux, l’Amour est le plus ancien, le plus auguste, et le plus capable de rendre l’homme vertueux et heureux durant sa vie et après sa mort. » [180c] Phèdre finit de la sorte. Aristodème passa par-dessus quelques autres dont il avait oublié les discours, et il vint à Pausanias, qui parla ainsi : « Je n’approuve point, ô Phèdre, la simple proposition qu’on a faite de louer l’Amour ; cela serait bon s’il n’y avait qu’un Amour. Mais, comme il y en a plus d’un, il eût été mieux de dire, avant tout, quel est celui [180d] que l’on doit louer. C’est ce que je vais essayer de faire. Je dirai d’abord quel est l’Amour qui mérite qu’on le loue, puis je le louerai le plus dignement que je pourrai. Il est constant que Vénus ne va point sans l’Amour. S’il n’y avait qu’une Vénus, il n’y aurait qu’un Amour ; mais puisqu’il y a deux Vénus, il faut nécessairement qu’il y ait aussi deux Amours. Qui doute qu’il n’y ait deux Vénus ? L’une ancienne, fille du Ciel, et qui n’a point de mère : nous la nommons Vénus Uranie. L’autre, plus moderne, fille de Jupiter et de Dionée : [180e] nous l’appelons Vénus Populaire. Il s’ensuit que des deux Amours qui sont les ministres de ces deux Vénus, il faut nommer l’un céleste, et l’autre populaire. Or, tout dieu sans doute est digne d’être honoré ; cependant distinguons bien les fonctions de ces deux Amours. Toute action est de soi indifférente ;
Concepts de ce passage
Colère
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Bienfait
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Soin de l’âme
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Mort
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Éducation
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Éther et champ
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Famille
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Amitié
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Dieu
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Justice
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Guerre et paix
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