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Platon

Théétète Passage 146

Passage 5 sur 69

Référence canonique 146

Grec ancien

perseus-plato-theaetetus-grc

ΣΩ. τοῦτʼ αὐτὸ τοίνυν ἐστὶν ὃ ἀπορῶ καὶ οὐ δύναμαι λαβεῖν ἱκανῶς παρʼ ἐμαυτῷ, ἐπιστήμη ὅτι ποτὲ τυγχάνει ὄν. ἆρʼ οὖν δὴ ἔχομεν λέγειν αὐτό; τί φατέ; τίς ἂν ἡμῶν πρῶτος εἴποι; ὁ δὲ ἁμαρτών, καὶ ὃς ἂν ἀεὶ ἁμαρτάνῃ, καθεδεῖται, ὥσπερ φασὶν οἱ παῖδες οἱ σφαιρίζοντες, ὄνος· ὃς δʼ ἂν περιγένηται ἀναμάρτητος, βασιλεύσει ἡμῶν καὶ ἐπιτάξει ὅτι ἂν βούληται ἀποκρίνεσθαι. τί σιγᾶτε; οὔ τί που, ὦ Θεόδωρε, ἐγὼ ὑπὸ φιλολογίας ἀγροικίζομαι, προθυμούμενος ἡμᾶς ποιῆσαι διαλέγεσθαι καὶ φίλους τε καὶ προσηγόρους ἀλλήλοις γίγνεσθαι; ΘΕΟ. ἥκιστα μέν, ὦ Σώκρατες, τὸ τοιοῦτον ἂν εἴη ἄγροικον, ἀλλὰ τῶν μειρακίων τι κέλευέ σοι ἀποκρίνεσθαι· ἐγὼ μὲν γὰρ ἀήθης τῆς τοιαύτης διαλέκτου, καὶ οὐδʼ αὖ συνεθίζεσθαι ἡλικίαν ἔχω. τοῖσδε δὲ πρέποι τε ἂν τοῦτο καὶ πολὺ πλέον ἐπιδιδοῖεν· τῷ γὰρ ὄντι ἡ νεότης εἰς πᾶν ἐπίδοσιν ἔχει. ἀλλʼ, ὥσπερ ἤρξω, μὴ ἀφίεσο τοῦ Θεαιτήτου ἀλλʼ ἐρώτα. ΣΩ. ἀκούεις δή, ὦ Θεαίτητε, ἃ λέγει Θεόδωρος, ᾧ ἀπειθεῖν, ὡς ἐγὼ οἶμαι, οὔτε σὺ ἐθελήσεις, οὔτε θέμις περὶ τὰ τοιαῦτα ἀνδρὶ σοφῷ ἐπιτάττοντι νεώτερον ἀπειθεῖν. ἀλλʼ εὖ καὶ γενναίως εἰπέ· τί σοι δοκεῖ εἶναι ἐπιστήμη; ΘΕΑΙ. ἀλλὰ χρή, ὦ Σώκρατες, ἐπειδήπερ ὑμεῖς κελεύετε. πάντως γάρ, ἄν τι καὶ ἁμάρτω, ἐπανορθώσετε. ΣΩ. πάνυ μὲν οὖν, ἄνπερ γε οἷοί τε ὦμεν. ΘΕΑΙ. δοκεῖ τοίνυν μοι καὶ ἃ παρὰ Θεοδώρου ἄν τις μάθοι ἐπιστῆμαι εἶναι, γεωμετρία τε καὶ ἃς νυνδὴ σὺ διῆλθες, καὶ αὖ σκυτοτομική τε καὶ αἱ τῶν ἄλλων δημιουργῶν τέχναι, πᾶσαί τε καὶ ἑκάστη τούτων, οὐκ ἄλλο τι ἢ ἐπιστήμη εἶναι. ΣΩ. γενναίως γε καὶ φιλοδώρως, ὦ φίλε, ἓν αἰτηθεὶς πολλὰ δίδως καὶ ποικίλα ἀντὶ ἁπλοῦ. ΘΕΑΙ. πῶς τί τοῦτο λέγεις, ὦ Σώκρατες; ΣΩ. ἴσως μὲν οὐδέν· ὃ μέντοι οἶμαι, φράσω. ὅταν λέγῃς σκυτικήν, μή τι ἄλλο φράζεις ἢ ἐπιστήμην ὑποδημάτων ἐργασίας; ΘΕΑΙ. οὐδέν. ΣΩ. τί δʼ ὅταν τεκτονικήν; μή τι ἄλλο ἢ ἐπιστήμην τῆς τῶν ξυλίνων σκευῶν ἐργασίας; ΘΕΑΙ. οὐδὲ τοῦτο. ΣΩ. οὐκοῦν ἐν ἀμφοῖν, οὗ ἑκατέρα ἐπιστήμη, τοῦτο ὁρίζεις; ΘΕΑΙ. ναί. ΣΩ. τὸ δέ γʼ ἐρωτηθέν, ὦ Θεαίτητε, οὐ τοῦτο ἦν, τίνων ἡ ἐπιστήμη, οὐδὲ ὁπόσαι τινές· οὐ γὰρ ἀριθμῆσαι αὐτὰς βουλόμενοι ἠρόμεθα ἀλλὰ γνῶναι ἐπιστήμην αὐτὸ ὅτι ποτʼ ἐστίν. ἢ οὐδὲν λέγω; ΘΕΑΙ. πάνυ μὲν οὖν ὀρθῶς.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en

SOC. Well, it is just this that I am in doubt about and cannot fully grasp by my own efforts - what knowledge really is. Can we tell that? What do you say? Who of us will speak first? And he who fails, and whoever fails in turn, shall go and sit down and be donkey, as the children say when they play ball; and whoever gets through without failing shall be our king and shall order us to answer any questions he pleases. Why are you silent? I hope, Theodorus, I am not rude, through my love of discussion and my eagerness to make us converse and show ourselves friends and ready to talk to one another. THEO. That sort of thing would not be at all rude, Socrates; but tell one of the youths to answer your questions; for I am unused to such conversation and, moreover, I am not of an age to accustom myself to it. But that would be fitting for these young men, and they would improve much more than I; for the fact is, youth admits of improvement in every way. Come, question Theaetetus as you began to do, and do not let him off. SOC. Well, Theaetetus, you hear what Theodorus says, and I think you will not wish to disobey him, nor is it right for a young person to disobey a wise man when he gives instructions about such matters. Come, speak up well and nobly. What do you think knowledge is? THEAET. Well, Socrates, I must, since you bid me. For, if I make a mistake, you are sure to set me right. SOC. Certainly, if we can. THEAET. Well then, I think the things one might learn from Theodorus are knowledge - geometry and all the things you spoke of just now - and also cobblery and the other craftsmen’s arts; each and all of these are nothing else but knowledge. SOC. You are noble and generous, my friend, for when you are asked for one thing you give many, and a variety of things instead of a simple answer. THEAET. What do you mean by that, Socrates? SOC. Nothing, perhaps; but I will tell you what I think I mean. When you say cobblery you speak of nothing else than the art of making shoes, do you? THEAET. Nothing else. SOC. And when you say carpentry ? Do you mean anything else than the art of making wooden furnishings? THEAET. Nothing else by that, either. SOC. Then in both cases you define that to which each form of knowledge belongs? THEAET. Yes. SOC. But the question, Theaetetus, was not to what knowledge belongs, nor how many the forms of knowledge are; for we did not wish to number them, but to find out what knowledge itself really is. Or is there nothing in what I say? THEAET. Nay, you are quite right.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

SOC. Eh bien, c’est justement là-dessus que je suis dans le doute et que je ne parviens pas, par mes seuls efforts, à saisir pleinement ce qu’est réellement la connaissance. Pouvons-nous le dire ? Qu’en pensez-vous ? Qui de nous parlera le premier ? Celui qui échouera, puis quiconque échouera à son tour, ira s’asseoir et sera l’âne, comme disent les enfants lorsqu’ils jouent à la balle. Celui qui ira jusqu’au bout sans échouer sera notre roi et nous ordonnera de répondre à toutes les questions qu’il voudra. Pourquoi gardez-vous le silence ? J’espère, Théodore, que mon amour de la discussion et mon empressement à nous faire converser, afin de nous montrer amis et disposés à nous parler, ne me rendent pas grossier. THÉO. Rien de tout cela ne serait grossier, Socrate. Mais demande à l’un des jeunes gens de répondre à tes questions, car je n’ai pas l’habitude de ce genre d’entretien et, de plus, je n’ai plus l’âge de m’y accoutumer. Cela conviendrait en revanche à ces jeunes hommes, et ils en profiteraient bien davantage que moi. La jeunesse, en effet, est capable de progrès en toute chose. Allons, interroge Théétète comme tu avais commencé à le faire et ne le laisse pas s’échapper. SOC. Eh bien, Théétète, tu entends ce que dit Théodore. Je pense que tu ne voudras pas lui désobéir, et il n’est d’ailleurs pas juste qu’un jeune homme désobéisse à un sage lorsqu’il lui donne des instructions sur de tels sujets. Allons, parle bien et noblement. Que crois-tu qu’est la connaissance ? THÉÉT. Eh bien, Socrate, je dois parler puisque tu me l’ordonnes. Si je me trompe, tu ne manqueras pas de me corriger. SOC. Certainement, si nous le pouvons. THÉÉT. Je crois donc que les choses que l’on pourrait apprendre auprès de Théodore sont des connaissances, la géométrie et toutes celles dont tu viens de parler, mais aussi la cordonnerie et les autres arts des artisans. Chacun d’eux et tous ensemble ne sont rien d’autre que des connaissances. SOC. Tu es noble et généreux, mon ami : interrogé sur une seule chose, tu en donnes beaucoup, et une variété au lieu d’une réponse simple. THÉÉT. Que veux-tu dire par là, Socrate ? SOC. Peut-être rien. Mais je vais te dire ce que je crois vouloir dire. Lorsque tu dis « cordonnerie », tu ne parles de rien d’autre que de l’art de fabriquer des chaussures, n’est-ce pas ? THÉÉT. De rien d’autre. SOC. Et lorsque tu dis « menuiserie » ? Entends-tu autre chose que l’art de fabriquer du mobilier en bois ? THÉÉT. Rien d’autre non plus. SOC. Dans les deux cas, tu définis donc ce à quoi appartient chaque forme de connaissance ? THÉÉT. Oui. SOC. Mais la question, Théétète, n’était pas de savoir à quoi appartient la connaissance, ni combien il existe de formes de connaissance. Nous ne voulions pas les dénombrer, mais découvrir ce qu’est réellement la connaissance elle-même. Ce que je dis ne contient-il donc rien de juste ? THÉÉT. Si, tu as tout à fait raison.

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