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Platon
Théétète Passage 153
Passage 12 sur 69
Référence canonique 153
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. τίς οὖν ἂν ἔτι πρός γε τοσοῦτον στρατόπεδον καὶ στρατηγὸν Ὅμηρον δύναιτο ἀμφισβητήσας μὴ οὐ καταγέλαστος γενέσθαι; ΘΕΑΙ. οὐ ῥᾴδιον, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. οὐ γάρ, ὦ Θεαίτητε. ἐπεὶ καὶ τάδε τῷ λόγῳ σημεῖα ἱκανά, ὅτι τὸ μὲν εἶναι δοκοῦν καὶ τὸ γίγνεσθαι κίνησις παρέχει, τὸ δὲ μὴ εἶναι καὶ ἀπόλλυσθαι ἡσυχία· τὸ γὰρ θερμόν τε καὶ πῦρ, ὃ δὴ καὶ τἆλλα γεννᾷ καὶ ἐπιτροπεύει, αὐτὸ γεννᾶται ἐκ φορᾶς καὶ τρίψεως· τούτω δὲ κινήσεις. ἢ οὐχ αὗται γενέσεις πυρός; ΘΕΑΙ. αὗται μὲν οὖν. ΣΩ. καὶ μὴν τό γε τῶν ζῴων γένος ἐκ τῶν αὐτῶν τούτων φύεται. ΘΕΑΙ. πῶς δʼ οὔ; ΣΩ. τί δέ; ἡ τῶν σωμάτων ἕξις οὐχ ὑπὸ ἡσυχίας μὲν καὶ ἀργίας διόλλυται, ὑπὸ γυμνασίων δὲ καὶ κινήσεως ἐπὶ πολὺ σῴζεται; ΘΕΑΙ. ναί. ΣΩ. ἡ δʼ ἐν τῇ ψυχῇ ἕξις οὐχ ὑπὸ μαθήσεως μὲν καὶ μελέτης, κινήσεων ὄντων, κτᾶταί τε μαθήματα καὶ σῴζεται καὶ γίγνεται βελτίων, ὑπὸ δʼ ἡσυχίας, ἀμελετησίας τε καὶ ἀμαθίας οὔσης, οὔτε τι μανθάνει ἅ τε ἂν μάθῃ ἐπιλανθάνεται; ΘΕΑΙ. καὶ μάλα. ΣΩ. τὸ μὲν ἄρα ἀγαθὸν κίνησις κατά τε ψυχὴν καὶ κατὰ σῶμα, τὸ δὲ τοὐναντίον; ΘΕΑΙ. ἔοικεν. ΣΩ. ἔτι οὖν σοι λέγω νηνεμίας τε καὶ γαλήνας καὶ ὅσα τοιαῦτα, ὅτι αἱ μὲν ἡσυχίαι σήπουσι καὶ ἀπολλύασι, τὰ δʼ ἕτερα σῴζει; καὶ ἐπὶ τούτοις τὸν κολοφῶνα, ἀναγκάζω προσβιβάζω τὴν χρυσῆν σειρὰν ὡς οὐδὲν ἄλλο ἢ τὸν ἥλιον Ὅμηρος λέγει, καὶ δηλοῖ ὅτι ἕως μὲν ἂν ἡ περιφορὰ ᾖ κινουμένη καὶ ὁ ἥλιος, πάντα ἔστι καὶ σῴζεται τὰ ἐν θεοῖς τε καὶ ἀνθρώποις, εἰ δὲ σταίη τοῦτο ὥσπερ δεθέν, πάντα χρήματʼ ἂν διαφθαρείη καὶ γένοιτʼ ἂν τὸ λεγόμενον ἄνω κάτω πάντα; ΘΕΑΙ. ἀλλʼ ἔμοιγε δοκεῖ, ὦ Σώκρατες, ταῦτα δηλοῦν ἅπερ λέγεις. ΣΩ. ὑπόλαβε τοίνυν, ὦ ἄριστε, οὑτωσί· κατὰ τὰ ὄμματα πρῶτον, ὃ δὴ καλεῖς χρῶμα λευκόν, μὴ εἶναι αὐτὸ ἕτερόν τι ἔξω τῶν σῶν ὀμμάτων μηδʼ ἐν τοῖς ὄμμασι μηδέ τινʼ αὐτῷ χώραν ἀποτάξῃς· ἤδη γὰρ ἂν εἴη τε δήπου ἐν τάξει καὶ μένον καὶ οὐκ ἂν ἐν γενέσει γίγνοιτο. ΘΕΑΙ. ἀλλὰ πῶς;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SOC. Then who could still contend with such a great host, led by Homer as general, and not make himself ridiculous? THEAET. It is not easy, Socrates. SOC. No, Theaetetus, it is not. For the doctrine is amply proved by this, namely, that motion is the cause of that which passes for existence, that is, of becoming, whereas rest is the cause of non-existence and destruction; for warmth or fire, which, you know, is the parent and preserver of all other things, is itself the offspring of movement and friction, and these two are forms of motion. Or are not these the source of fire? THEAET. Yes, they are. SOC. And furthermore, the animal kingdom is sprung from these same sources. THEAET. Of course. SOC. Well, then, is not the bodily habit destroyed by rest and idleness, and preserved, generally speaking, by gymnastic exercises and motions? THEAET. Yes. SOC. And what of the habit of the soul? Does not the soul acquire information and is it not preserved and made better through learning and practice, which are motions, whereas through rest, which is want of practice and of study, it learns nothing and forgets what it has learned? THEAET. Certainly. SOC. Then the good, both for the soul and for the body, is motion, and rest is the opposite? THEAET. Apparently. SOC. Now shall I go on and mention to you also windless air, calm sea, and all that sort of thing, and say that stillness causes decay and destruction and that the opposite brings preservation? And shall I add to this the all-compelling and crowning argument that Homer by the golden chain refers to nothing else than the sun, and means that so long as the heavens and the sun go round everything exists and is preserved, among both gods and men, but if the motion should stop, as if bound fast, everything would be destroyed and would, as the saying is, be turned upside down? THEAET. Yes, Socrates, I think he means what you say he does. SOC. Then, my friend, you must apply the doctrine in this way: first as concerns vision, the color that you call white is not to be taken as something separate outside of your eyes, nor yet as something inside of them; and you must not assign any place to it, for then it would at once be in a definite position and stationary and would have no part in the process of becoming. THEAET. But what do you mean?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SOC. Qui donc pourrait encore disputer contre une armée si nombreuse, conduite par Homère comme général, sans se rendre ridicule ? THÉÉT. Ce n’est pas facile, Socrate. SOC. Non, Théétète, ce ne l’est pas. Car cette doctrine est amplement prouvée par ceci : le mouvement est la cause de ce qui passe pour l’existence, c’est-à-dire du devenir, tandis que le repos est la cause de la non-existence et de la destruction. La chaleur ou le feu, qui, tu le sais, engendre et conserve toutes les autres choses, est lui-même le rejeton du mouvement et du frottement, qui sont deux formes de mouvement. Ne sont-ce pas là les sources du feu ? THÉÉT. Si. SOC. De plus, le règne animal est issu de ces mêmes sources. THÉÉT. Bien sûr. SOC. Eh bien donc, l’état du corps n’est-il pas détruit par le repos et l’inaction, et préservé, d’une manière générale, par les exercices gymniques et les mouvements ? THÉÉT. Si. SOC. Et l’état de l’âme ? L’âme n’acquiert-elle pas des connaissances, n’est-elle pas préservée et améliorée par l’étude et l’exercice, qui sont des mouvements, tandis que par le repos, c’est-à-dire le défaut d’exercice et d’étude, elle n’apprend rien et oublie ce qu’elle a appris ? THÉÉT. Certainement. SOC. Le bien, pour l’âme comme pour le corps, est donc le mouvement, et le repos son contraire ? THÉÉT. Apparemment. SOC. Dois-je poursuivre en te citant l’air sans vent, la mer calme et toutes les choses de cette sorte, et dire que l’immobilité cause la décomposition et la destruction, tandis que son contraire apporte la conservation ? Et dois-je ajouter à cela l’argument qui couronne tous les autres et les contraint, à savoir que, par la chaîne d’or, Homère ne désigne rien d’autre que le soleil et veut dire qu’aussi longtemps que les cieux et le soleil accomplissent leur révolution, tout existe et se conserve chez les dieux comme chez les hommes, mais que, si ce mouvement venait à s’arrêter, comme s’il était solidement enchaîné, tout serait détruit et, comme on dit, bouleversé de fond en comble ? THÉÉT. Oui, Socrate, je crois qu’il veut dire ce que tu dis. SOC. Applique donc la doctrine de la manière suivante, mon ami. Pour commencer par la vision, la couleur que tu appelles blanche ne doit pas être considérée comme une chose séparée située hors de tes yeux, ni non plus comme quelque chose qui serait en eux. Tu ne dois lui assigner aucun lieu, car alors elle occuperait aussitôt une position déterminée, serait immobile et n’aurait aucune part au processus du devenir. THÉÉT. Mais que veux-tu dire ?
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Formes intelligibles
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Amitié
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Dieu
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Sagesse humaine
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Connaissance
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Exercice philosophique
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Raison
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Rôles et relations
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Service
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Guerre et paix
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