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Platon
Théétète Passage 167
Passage 26 sur 69
Référence canonique 167
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. σοφώτερον μὲν οὖν τούτων οὐδέτερον δεῖ ποιῆσαι - οὐδὲ γὰρ δυνατόν - οὐδὲ κατηγορητέον ὡς ὁ μὲν κάμνων ἀμαθὴς ὅτι τοιαῦτα δοξάζει, ὁ δὲ ὑγιαίνων σοφὸς ὅτι ἀλλοῖα, μεταβλητέον δʼ ἐπὶ θάτερα· ἀμείνων γὰρ ἡ ἑτέρα ἕξις. οὕτω δὲ καὶ ἐν τῇ παιδείᾳ ἀπὸ ἑτέρας ἕξεως ἐπὶ τὴν ἀμείνω μεταβλητέον· ἀλλʼ ὁ μὲν ἰατρὸς φαρμάκοις μεταβάλλει, ὁ δὲ σοφιστὴς λόγοις. ἐπεὶ οὔ τί γε ψευδῆ δοξάζοντά τίς τινα ὕστερον ἀληθῆ ἐποίησε δοξάζειν· οὔτε γὰρ τὰ μὴ ὄντα δυνατὸν δοξάσαι, οὔτε ἄλλα παρʼ ἃ ἂν πάσχῃ, ταῦτα δὲ ἀεὶ ἀληθῆ. ἀλλʼ οἶμαι πονηρᾶς ψυχῆς ἕξει δοξάζοντα συγγενῆ ἑαυτῆς χρηστὴ ἐποίησε δοξάσαι ἕτερα τοιαῦτα, ἃ δή τινες τὰ φαντάσματα ὑπὸ ἀπειρίας ἀληθῆ καλοῦσιν, ἐγὼ δὲ βελτίω μὲν τὰ ἕτερα τῶν ἑτέρων, ἀληθέστερα δὲ οὐδέν. καὶ τοὺς σοφούς, ὦ φίλε Σώκρατες, πολλοῦ δέω βατράχους λέγειν, ἀλλὰ κατὰ μὲν σώματα ἰατροὺς λέγω, κατὰ δὲ φυτὰ γεωργούς. φημὶ γὰρ καὶ τούτους τοῖς φυτοῖς ἀντὶ πονηρῶν αἰσθήσεων, ὅταν τι αὐτῶν ἀσθενῇ, χρηστὰς καὶ ὑγιεινὰς αἰσθήσεις τε καὶ ἀληθεῖς ἐμποιεῖν, τοὺς δέ γε σοφούς τε καὶ ἀγαθοὺς ῥήτορας ταῖς πόλεσι τὰ χρηστὰ ἀντὶ τῶν πονηρῶν δίκαια δοκεῖν εἶναι ποιεῖν. ἐπεὶ οἷά γʼ ἂν ἑκάστῃ πόλει δίκαια καὶ καλὰ δοκῇ, ταῦτα καὶ εἶναι αὐτῇ, ἕως ἂν αὐτὰ νομίζῃ· ἀλλʼ ὁ σοφὸς ἀντὶ πονηρῶν ὄντων αὐτοῖς ἑκάστων χρηστὰ ἐποίησεν εἶναι καὶ δοκεῖν. κατὰ δὲ τὸν αὐτὸν λόγον καὶ ὁ σοφιστὴς τοὺς παιδευομένους οὕτω δυνάμενος παιδαγωγεῖν σοφός τε καὶ ἄξιος πολλῶν χρημάτων τοῖς παιδευθεῖσιν. καὶ οὕτω σοφώτεροί τέ εἰσιν ἕτεροι ἑτέρων καὶ οὐδεὶς ψευδῆ δοξάζει, καὶ σοί, ἐάντε βούλῃ ἐάντε μή, ἀνεκτέον ὄντι μέτρῳ· σῴζεται γὰρ ἐν τούτοις ὁ λόγος οὗτος. ᾧ σὺ εἰ μὲν ἔχεις ἐξ ἀρχῆς ἀμφισβητεῖν, ἀμφισβήτει λόγῳ ἀντιδιεξελθών· εἰ δὲ διʼ ἐρωτήσεων βούλει, διʼ ἐρωτήσεων· οὐδὲ γὰρ τοῦτο φευκτέον, ἀλλὰ πάντων μάλιστα διωκτέον τῷ νοῦν ἔχοντι. ποίει μέντοι οὑτωσί· μὴ ἀδίκει ἐν τῷ ἐρωτᾶν. καὶ γὰρ πολλὴ ἀλογία ἀρετῆς φάσκοντα ἐπιμελεῖσθαι μηδὲν ἀλλʼ ἢ ἀδικοῦντα ἐν λόγοις διατελεῖν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SOC. Now neither of these two is to be made wiser than he is - that is not possible - nor should the claim be made that the sick man is ignorant because his opinions are ignorant, or the healthy man wise because his are different; but a change must be made from the one condition to the other, for the other is better. So, too, in education a change has to be made from a worse to a better condition; but the physician causes the change by means of drugs, and the teacher of wisdom by means of words. And yet, in fact, no one ever made anyone think truly who previously thought falsely, since it is impossible to think that which is not or to think any other things than those which one feels; and these are always true. But I believe that a man who, on account of a bad condition of soul, thinks thoughts akin to that condition, is made by a good condition of soul to think correspondingly good thoughts; and some men, through inexperience, call these appearances true, whereas I call them better than the others, but in no wise truer. And the wise, my dear Socrates, I do not by any means call tadpoles when they have to do with the human body, I call them physicians, and when they have to do with plants, husbandmen; for I assert that these latter, when plants are sickly, instil into them good and healthy sensations, and true ones instead of bad sensations, and that the wise and good orators make the good, instead of the evil, seem to be right to their states. For I claim that whatever seems right and honorable to a state is really right and honorable to it, so long as it believes it to be so; but the wise man causes the good, instead of that which is evil to them in each instance, to be and seem right and honorable. And on the same principle the teacher who is able to train his pupils in this manner is not only wise but is also entitled to receive high pay from them when their education is finished. And in this sense it is true that some men are wiser than others, and that no one thinks falsely, and that you, whether you will or no, must endure to be a measure. Upon these positions my doctrine stands firm; and if you can dispute it in principle, dispute it by bringing an opposing doctrine against it; or if you prefer the method of questions, ask questions; for an intelligent person ought not to reject this method, on the contrary, he should choose it before all others. However, let me make a suggestion: do not be unfair in your questioning; it is very inconsistent for a man who asserts that he cares for virtue to be constantly unfair in discussion; and it is unfair in discussion when a man makes no distinction between merely trying to make points and carrying on a real argument.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SOCR. « Or il ne faut rendre aucun des deux plus sage qu’il ne l’est, car cela n’est pas possible. Il ne faut pas davantage prétendre que le malade est ignorant parce que ses opinions sont ignorantes, ni que l’homme sain est sage parce que les siennes sont différentes. Il faut plutôt passer d’un état à l’autre, car l’autre est meilleur. De même, dans l’éducation, il faut passer d’un état pire à un état meilleur. Mais le médecin produit ce changement au moyen de remèdes, et le maître de sagesse au moyen de paroles. Et pourtant, à vrai dire, jamais personne n’a fait penser vrai quelqu’un qui pensait auparavant faux, puisqu’il est impossible de penser ce qui n’est pas ou de penser d’autres choses que celles que l’on éprouve, lesquelles sont toujours vraies. Mais je crois qu’un homme qui, en raison d’un mauvais état de son âme, conçoit des pensées apparentées à cet état, est amené par un bon état de son âme à concevoir des pensées bonnes qui lui correspondent. Certains, par inexpérience, appellent vraies ces apparences, tandis que je les appelle meilleures que les autres, mais nullement plus vraies. Quant aux sages, mon cher Socrate, je ne les appelle nullement des têtards lorsqu’ils s’occupent du corps humain, mais des médecins, et lorsqu’ils s’occupent des plantes, des cultivateurs. J’affirme en effet que ces derniers, lorsque les plantes sont maladives, leur insufflent, à la place de sensations mauvaises, des sensations bonnes, saines et vraies, et que les orateurs sages et bons font paraître justes aux cités les choses bonnes au lieu des mauvaises. Car je soutiens que tout ce qui paraît juste et honorable à une cité est réellement juste et honorable pour elle aussi longtemps qu’elle le croit tel. Mais le sage fait que le bien, au lieu de ce qui leur est mauvais en chaque circonstance, soit et paraisse juste et honorable. Selon le même principe, le maître capable de former ainsi ses élèves est non seulement sage, mais encore en droit de recevoir d’eux un salaire élevé lorsque leur éducation est achevée. Et c’est en ce sens qu’il est vrai que certains hommes sont plus sages que d’autres, que personne ne pense faux, et que toi, que tu le veuilles ou non, tu dois supporter d’être une mesure. Ma doctrine demeure ferme sur ces positions. Si tu peux la contester dans son principe, conteste-la en lui opposant une doctrine contraire. Ou, si tu préfères la méthode des questions, pose des questions, car une personne intelligente ne doit pas rejeter cette méthode. Au contraire, elle doit la choisir avant toutes les autres. Permets-moi toutefois une recommandation : ne sois pas injuste dans tes questions. Il est tout à fait inconséquent qu’un homme qui affirme se soucier de la vertu soit constamment injuste dans la discussion. Or on est injuste dans la discussion lorsqu’on ne distingue pas la simple recherche de traits ingénieux de la conduite d’un véritable raisonnement. »
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Éther et champ
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Foi
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Sagesse humaine
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Impressions et assentiment
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Justice
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Connaissance
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Logos de la nature
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Attention
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Éros philosophique
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Raison
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Rhétorique
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Péché
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Vertu
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Sagesse
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