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Platon
Théétète Passage 181
Passage 40 sur 69
Référence canonique 181
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. τούτοις οὖν, ὦ ἑταῖρε, πᾶσι τί χρησόμεθα; κατὰ σμικρὸν γὰρ προϊόντες λελήθαμεν ἀμφοτέρων εἰς τὸ μέσον πεπτωκότες, καὶ ἂν μή πῃ ἀμυνόμενοι διαφύγωμεν, δίκην δώσομεν ὥσπερ οἱ ἐν ταῖς παλαίστραις διὰ γραμμῆς παίζοντες, ὅταν ὑπʼ ἀμφοτέρων ληφθέντες ἕλκωνται εἰς τἀναντία. δοκεῖ οὖν μοι τοὺς ἑτέρους πρότερον σκεπτέον, ἐφʼ οὕσπερ ὡρμήσαμεν, τοὺς ῥέοντας, καὶ ἐὰν μέν τι φαίνωνται λέγοντες, συνέλξομεν μετʼ αὐτῶν ἡμᾶς αὐτούς, τοὺς ἑτέρους ἐκφυγεῖν πειρώμενοι· ἐὰν δὲ οἱ τοῦ ὅλου στασιῶται ἀληθέστερα λέγειν δοκῶσι, φευξόμεθα παρʼ αὐτοὺς ἀπʼ αὖ τῶν τὰ ἀκίνητα κινούντων. ἀμφότεροι δʼ ἂν φανῶσι μηδὲν μέτριον λέγοντες, γελοῖοι ἐσόμεθα ἡγούμενοι ἡμᾶς μὲν τὶ λέγειν φαύλους ὄντας, παμπαλαίους δὲ καὶ πασσόφους ἄνδρας ἀποδεδοκιμακότες. ὅρα οὖν, ὦ Θεόδωρε, εἰ λυσιτελεῖ εἰς τοσοῦτον προϊέναι κίνδυνον. ΘΕΟ. οὐδὲν μὲν οὖν ἀνεκτόν, ὦ Σώκρατες, μὴ οὐ διασκέψασθαι τί λέγουσιν ἑκάτεροι τῶν ἀνδρῶν. ΣΩ. σκεπτέον ἂν εἴη σοῦ γε οὕτω προθυμουμένου. δοκεῖ οὖν μοι ἀρχὴ εἶναι τῆς σκέψεως κινήσεως πέρι, ποῖόν τί ποτε ἄρα λέγοντές φασι τὰ πάντα κινεῖσθαι. βούλομαι δὲ λέγειν τὸ τοιόνδε· πότερον ἕν τι εἶδος αὐτῆς λέγουσιν ἤ, ὥσπερ ἐμοὶ φαίνεται, δύο; μὴ μέντοι μόνον ἐμοὶ δοκείτω, ἀλλὰ συμμέτεχε καὶ σύ, ἵνα κοινῇ πάσχωμεν ἄν τι καὶ δέῃ. καί μοι λέγε· ἆρα κινεῖσθαι καλεῖς ὅταν τι χώραν ἐκ χώρας μεταβάλλῃ ἢ καὶ ἐν τῷ αὐτῷ στρέφηται; ΘΕΟ. ἔγωγε. ΣΩ. τοῦτο μὲν τοίνυν ἓν ἔστω εἶδος. ὅταν δὲ ᾖ μὲν ἐν τῷ αὐτῷ, γηράσκῃ δέ, ἢ μέλαν ἐκ λευκοῦ ἢ σκληρὸν ἐκ μαλακοῦ γίγνηται, ἤ τινα ἄλλην ἀλλοίωσιν ἀλλοιῶται, ἆρα οὐκ ἄξιον ἕτερον εἶδος φάναι κινήσεως; ΘΕΟ. ἔμοιγε δοκεῖ ἀναγκαῖον μὲν οὖν. ΣΩ. δύο δὴ λέγω τούτω εἴδει κινήσεως, ἀλλοίωσιν, τὴν δὲ φοράν. ΘΕΟ. ὀρθῶς γε λέγων. ΣΩ. τοῦτο τοίνυν οὕτω διελόμενοι διαλεγώμεθα ἤδη τοῖς τὰ πάντα φάσκουσιν κινεῖσθαι καὶ ἐρωτῶμεν· πότερον πᾶν φατε ἀμφοτέρως κινεῖσθαι, φερόμενόν τε καὶ ἀλλοιούμενον, ἢ τὸ μέν τι ἀμφοτέρως, τὸ δʼ ἑτέρως; ΘΕΟ. ἀλλὰ μὰ Δίʼ ἔγωγε οὐκ ἔχω εἰπεῖν· οἶμαι δʼ ἂν φάναι ἀμφοτέρως. ΣΩ. εἰ δέ γε μή, ὦ ἑταῖρε, κινούμενά τε αὐτοῖς καὶ ἑστῶτα φανεῖται, καὶ οὐδὲν μᾶλλον ὀρθῶς ἕξει εἰπεῖν ὅτι κινεῖται τὰ πάντα ἢ ὅτι ἕστηκεν. ΘΕΟ. ἀληθέστατα λέγεις.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SO. What shall we do with all these people, my friend? For, advancing little by little, we have unwittingly fallen between the two parties, and, unless we protect ourselves and escape somehow, we shall pay the penalty, like those in the palaestra, who in playing on the line are caught by both sides and dragged in opposite directions. I think, then, we had better examine first the one party, those whom we originally set out to join, the flowing ones, and if we find their arguments sound, we will help them to pull us over, trying thus to escape the others; but if we find that the partisans of the whole seem to have truer doctrines, we will take refuge with them from those who would move what is motionless. But if we find that neither party has anything reasonable to say, we shall be ridiculous if we think that we, who are of no account, can say anything worth while after having rejected the doctrines of very ancient and very wise men. Therefore, Theodorus, see whether it is desirable to go forward into so great a danger. THEO. Oh, it would be unendurable, Socrates, not to examine thoroughly the doctrines of both parties. SOC. Then they must be examined, since you are so urgent. Now I think the starting-point of our examination of the doctrine of motion is this: Exactly what do they mean, after all, when they say that all things are in motion? What I wish to ask is this: Do they mean to say that there is only one kind of motion or, as I believe, two? But it must not be my belief alone; you must share it also, that if anything happens to us we may suffer it in common. Tell me, do you call it motion when a thing changes its place or turns round in the same place? THEO. Yes. SOC. Let this, then, be one kind of motion. Now when a thing remains in the same place, but grows old, or becomes black instead of white, or hard instead of soft, or undergoes any other kind of alteration, is it not proper to say that this is another kind of motion? THEO. I think so. SOC. Nay, it must be true. So I say that there are these two kinds of motion: alteration, and motion in space. THEO. And you are right. SOC. Now that we have made this distinction, let us at once converse with those who say that all things are in motion, and let us ask them, Do you mean that everything moves in both ways, moving in space and undergoing alteration, or one thing in both ways and another in one of the two ways only? THEO. By Zeus, I cannot tell! But I think they would say that everything moves in both ways. SOC. Yes; otherwise, my friend, they will find that things in motion are also things at rest, and it will be no more correct to say that all things are in motion than that all things are at rest. THEO. What you say is very true.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SOCR. Que ferons-nous de tous ces gens, mon ami ? Car, avançant peu à peu, nous sommes tombés sans nous en rendre compte entre les deux partis. À moins de nous protéger et de nous échapper d’une manière ou d’une autre, nous en paierons la peine, comme ceux qui, dans la palestre, jouent sur la ligne, sont saisis par les deux camps et tirés en sens contraires. Je pense donc qu’il vaut mieux examiner d’abord le parti que nous avions initialement entrepris de rejoindre, celui des partisans du flux. Si nous trouvons leurs raisonnements solides, nous les aiderons à nous tirer de leur côté et tenterons ainsi d’échapper aux autres. Mais si les partisans du tout nous paraissent soutenir des doctrines plus vraies, nous chercherons refuge auprès d’eux contre ceux qui voudraient mettre en mouvement ce qui est immobile. Enfin, si nous trouvons qu’aucun des deux partis ne dit rien de raisonnable, nous serons ridicules de penser que nous, qui ne sommes rien, pouvons dire quelque chose de valable après avoir rejeté les doctrines d’hommes très anciens et très sages. Vois donc, Théodore, s’il est souhaitable de s’avancer dans un si grand danger.
THÉOD. Oh, il serait insupportable, Socrate, de ne pas examiner à fond les doctrines des deux partis.
SOCR. Il faut donc les examiner, puisque tu y tiens tant. Le point de départ de notre examen de la doctrine de la motion me semble être celui-ci : que veulent-ils dire exactement, après tout, lorsqu’ils affirment que toutes choses sont en mouvement ? Voici ce que je veux demander : entendent-ils dire qu’il n’existe qu’une seule sorte de mouvement ou, comme je le crois, deux ? Mais il ne faut pas que je sois seul à le croire. Tu dois partager aussi cette croyance, afin que, s’il nous arrive quelque chose, nous le subissions en commun. Dis-moi, appelles-tu mouvement le fait qu’une chose change de lieu ou tourne sur elle-même au même endroit ?
THÉOD. Oui.
SOCR. Que ce soit donc une première sorte de mouvement. Maintenant, lorsqu’une chose reste au même endroit, mais vieillit, devient noire de blanche qu’elle était, dure de tendre qu’elle était, ou subit toute autre espèce d’altération, ne convient-il pas de dire qu’il s’agit d’une autre sorte de mouvement ?
THÉOD. Je le pense.
SOCR. Bien plus, ce doit être vrai. Je dis donc qu’il existe ces deux sortes de mouvement : l’altération et le mouvement dans l’espace.
THÉOD. Et tu as raison.
SOCR. Maintenant que nous avons établi cette distinction, entretenons-nous aussitôt avec ceux qui disent que toutes choses sont en mouvement, et demandons-leur : « Voulez-vous dire que tout se meut des deux manières, en se déplaçant dans l’espace et en subissant une altération, ou bien qu’une chose se meut des deux manières et une autre d’une seule des deux ? »
THÉOD. Par Zeus, je ne saurais le dire ! Mais je pense qu’ils répondraient que tout se meut des deux manières.
SOCR. Oui. Autrement, mon ami, ils découvriront que les choses en mouvement sont aussi des choses au repos, et il ne sera pas plus exact de dire que toutes choses sont en mouvement que de dire que toutes sont au repos.
THÉOD. Ce que tu dis est très vrai.
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Désir
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Dialectique
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Éther et champ
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