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Platon
Théétète Passage 187
Passage 46 sur 69
Référence canonique 187
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. ἀλλʼ οὔ τι μὲν δὴ τούτου γε ἕνεκα ἠρχόμεθα διαλεγόμενοι, ἵνα εὕρωμεν τί ποτʼ οὐκ ἔστʼ ἐπιστήμη, ἀλλὰ τί ἔστιν. ὅμως δὲ τοσοῦτόν γε προβεβήκαμεν, ὥστε μὴ ζητεῖν αὐτὴν ἐν αἰσθήσει τὸ παράπαν ἀλλʼ ἐν ἐκείνῳ τῷ ὀνόματι, ὅτι ποτʼ ἔχει ἡ ψυχή, ὅταν αὐτὴ καθʼ αὑτὴν πραγματεύηται περὶ τὰ ὄντα. ΘΕΑΙ. ἀλλὰ μὴν τοῦτό γε καλεῖται, ὦ Σώκρατες, ὡς ἐγᾦμαι, δοξάζειν. ΣΩ. ὀρθῶς γὰρ οἴει, ὦ φίλε. καὶ ὅρα δὴ νῦν πάλιν ἐξ ἀρχῆς, πάντα τὰ πρόσθεν ἐξαλείψας, εἴ τι μᾶλλον καθορᾷς, ἐπειδὴ ἐνταῦθα προελήλυθας. καὶ λέγε αὖθις τί ποτʼ ἐστὶν ἐπιστήμη. ΘΕΑΙ. δόξαν μὲν πᾶσαν εἰπεῖν, ὦ Σώκρατες, ἀδύνατον, ἐπειδὴ καὶ ψευδής ἐστι δόξα· κινδυνεύει δὲ ἡ ἀληθὴς δόξα ἐπιστήμη εἶναι, καί μοι τοῦτο ἀποκεκρίσθω. ἐὰν γὰρ μὴ φανῇ προϊοῦσιν ὥσπερ τὸ νῦν, ἄλλο τι πειρασόμεθα λέγειν. ΣΩ. οὕτω μέντοι χρή, ὦ Θεαίτητε, λέγειν προθύμως μᾶλλον, ἢ ὡς τὸ πρῶτον ὤκνεις ἀποκρίνεσθαι. ἐὰν γὰρ οὕτω δρῶμεν, δυοῖν θάτερα, ἢ εὑρήσομεν ἐφʼ ὃ ἐρχόμεθα, ἢ ἧττον οἰησόμεθα εἰδέναι ὃ μηδαμῇ ἴσμεν· καίτοι οὐκ ἂν εἴη μεμπτὸς μισθὸς ὁ τοιοῦτος. καὶ δὴ καὶ νῦν τί φῄς; δυοῖν ὄντοιν ἰδέαιν δόξης, τοῦ μὲν ἀληθινοῦ, ψευδοῦς δὲ τοῦ ἑτέρου, τὴν ἀληθῆ δόξαν ἐπιστήμην ὁρίζῃ; ΘΕΑΙ. ἔγωγε· τοῦτο γὰρ αὖ νῦν μοι φαίνεται. ΣΩ. ἆρʼ οὖν ἔτʼ ἄξιον περὶ δόξης ἀναλαβεῖν πάλιν - ΘΕΑΙ. τὸ ποῖον δὴ λέγεις; ΣΩ. θράττει μέ πως νῦν τε καὶ ἄλλοτε δὴ πολλάκις, ὥστʼ ἐν ἀπορίᾳ πολλῇ πρὸς ἐμαυτὸν καὶ πρὸς ἄλλον γεγονέναι, οὐκ ἔχοντα εἰπεῖν τί ποτʼ ἐστὶ τοῦτο τὸ πάθος παρʼ ἡμῖν καὶ τίνα τρόπον ἐγγιγνόμενον. ΘΕΑΙ. τὸ ποῖον δή; ΣΩ. τὸ δοξάζειν τινὰ ψευδῆ. σκοπῶ δὴ καὶ νῦν ἔτι διστάζων, πότερον ἐάσωμεν αὐτὸ ἢ ἐπισκεψώμεθα ἄλλον τρόπον ἢ ὀλίγον πρότερον. ΘΕΑΙ. τί μήν, ὦ Σώκρατες, εἴπερ γε καὶ ὁπῃτιοῦν φαίνεται δεῖν; ἄρτι γὰρ οὐ κακῶς γε σὺ καὶ Θεόδωρος ἐλέγετε σχολῆς πέρι, ὡς οὐδὲν ἐν τοῖς τοιοῖσδε κατεπείγει. ΣΩ. ὀρθῶς ὑπέμνησας· ἴσως γὰρ οὐκ ἀπὸ καιροῦ πάλιν ὥσπερ ἴχνος μετελθεῖν. κρεῖττον γάρ που σμικρὸν εὖ ἢ πολὺ μὴ ἱκανῶς περᾶναι. ΘΕΑΙ. τί μήν; ΣΩ. πῶς οὖν; τί δὴ καὶ λέγομεν; ψευδῆ φαμεν ἑκάστοτε εἶναι δόξαν, καί τινα ἡμῶν δοξάζειν ψευδῆ, τὸν δʼ αὖ ἀληθῆ, ὡς φύσει οὕτως ἐχόντων; ΘΕΑΙ. φαμὲν γὰρ δή.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SOC. But surely we did not begin our conversation in order to find out what knowledge is not, but what it is. However, we have progressed so far, at least, as not to seek for knowledge in perception at all, but in some function of the soul, whatever name is given to it when it alone and by itself is engaged directly with realities. THEAET. That, Socrates, is, I suppose, called having opinion. SOC. You suppose rightly, my friend. Now begin again at the beginning. Wipe out all we said before, and see if you have any clearer vision, now that you have advanced to this point. Say once more what knowledge is. THEAET. To say that all opinion is knowledge is impossible, Socrates, for there is also false opinion; but true opinion probably is knowledge. Let that be my answer. For if it is proved to be wrong as we proceed, I will try to give another, just as I have given this. SOC. That is the right way, Theaetetus. It is better to speak up boldly than to hesitate about answering, as you did at first. For if we act in this way, one of two things will happen: either we shall find what we are after, or we shall be less inclined to think we know what we do not know at all; and surely even that would be a recompense not to be despised. Well, then, what do you say now? Assuming that there are two kinds of opinion, one true and the other false, do you define knowledge as the true opinion? THEAET. Yes. That now seems to me to be correct. SOC. Is it, then, still worth while, in regard to opinion, to take up again - ? THEAET. What point do you refer to? SOC. Somehow I am troubled now and have often been troubled before, so that I have been much perplexed in my own reflections and in talking with others, because I cannot tell what this experience is which we human beings have, and how it comes about. THEAET. What experience? SOC. That anyone has false opinions. And so I am considering and am still in doubt whether we had better let it go or examine it by another method than the one we followed a while ago. THEAET. Why not, Socrates, if there seems to be the least need of it? For just now, in talking about leisure, you and Theodorus said very truly that there is no hurry in discussions of this sort. SOC. You are right in reminding me. For perhaps this is a good time to retrace our steps. For it is better to finish a little task well than a great deal imperfectly. THEAET. Of course. SOC. How, then, shall we set about it? What is it that we do say? Do we say that in every case of opinion there is a false opinion, and one of us has a false, and another a true opinion, because, as we believe, it is in the nature of things that this should be so? THEAET. Yes, we do.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SOC. Mais assurément, nous n’avons pas commencé notre entretien afin de découvrir ce que la connaissance n’est pas, mais ce qu’elle est. Toutefois, nous avons au moins progressé jusqu’à ne plus chercher la connaissance dans la perception, mais dans quelque fonction de l’âme, quel que soit le nom qu’on lui donne lorsqu’elle s’applique, seule et par elle-même, directement aux réalités. THÉÉT. Cela, Socrate, s’appelle, je suppose, avoir une opinion. SOC. Tu supposes juste, mon ami. Recommence donc depuis le début. Efface tout ce que nous avons dit auparavant et vois si ta vision est plus claire, maintenant que tu es arrivé à ce point. Dis encore une fois ce qu’est la connaissance. THÉÉT. Dire que toute opinion est connaissance est impossible, Socrate, puisqu’il existe aussi une opinion fausse. Mais l’opinion vraie est probablement connaissance. Que telle soit ma réponse. Car si la suite de notre examen prouve qu’elle est erronée, j’essaierai d’en donner une autre, comme j’ai donné celle-ci. SOC. Voilà la bonne manière de faire, Théétète. Mieux vaut parler hardiment que d’hésiter à répondre, comme tu le faisais d’abord. Car si nous agissons ainsi, l’une de ces deux choses se produira: ou bien nous trouverons ce que nous cherchons, ou bien nous serons moins enclins à croire que nous savons ce que nous ne savons absolument pas. Et même cela serait assurément une récompense qui ne mérite pas d’être méprisée. Eh bien, que dis-tu maintenant? En admettant qu’il existe deux sortes d’opinion, l’une vraie et l’autre fausse, définis-tu la connaissance comme l’opinion vraie? THÉÉT. Oui. Cela me paraît maintenant correct. SOC. Vaut-il donc encore la peine, à propos de l’opinion, de reprendre...? THÉÉT. Quel point veux-tu dire? SOC. Quelque chose me trouble maintenant et m’a souvent troublé auparavant, de sorte que j’ai été fort embarrassé dans mes propres réflexions comme dans mes conversations avec les autres, parce que je ne puis dire ce qu’est cette expérience que nous autres humains éprouvons, ni comment elle se produit. THÉÉT. Quelle expérience? SOC. Le fait que quelqu’un ait des opinions fausses. Aussi suis-je en train d’examiner, et je doute encore, s’il vaut mieux laisser cela de côté ou l’étudier par une autre méthode que celle que nous avons suivie tout à l’heure. THÉÉT. Pourquoi pas, Socrate, s’il semble que nous en ayons tant soit peu besoin? À l’instant, en parlant du loisir, Théodore et toi avez dit très justement qu’il n’y a aucune hâte dans des discussions de cette sorte. SOC. Tu fais bien de me le rappeler. C’est peut-être le bon moment pour revenir sur nos pas. Car mieux vaut mener à bien une petite tâche que d’en accomplir beaucoup imparfaitement. THÉÉT. Bien sûr. SOC. Comment allons-nous donc nous y prendre? Que disons-nous au juste? Disons-nous que, dans tous les cas où il y a opinion, il existe une opinion fausse, que l’un de nous a une opinion fausse et un autre une opinion vraie, parce que nous croyons qu’il est dans la nature des choses qu’il en soit ainsi? THÉÉT. Oui, nous le disons.
Concepts de ce passage
Aporie
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Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Foi
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Formes intelligibles
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Amitié
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Connaissance
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