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Platon

Timée Passage 63

Passage 47 sur 76

Référence canonique 63

Grec ancien

perseus-plato-timaeus-grc

ΤΙ. εἰ γάρ τι καὶ στερεὸν εἴη κατὰ μέσον τοῦ παντὸς ἰσοπαλές, εἰς οὐδὲν ἄν ποτε τῶν ἐσχάτων ἐνεχθείη διὰ τὴν πάντῃ ὁμοιότητα αὐτῶν· ἀλλʼ εἰ καὶ περὶ αὐτὸ πορεύοιτό τις ἐν κύκλῳ, πολλάκις ἂν στὰς ἀντίπους ταὐτὸν αὐτοῦ κάτω καὶ ἄνω προσείποι. τὸ μὲν γὰρ ὅλον, καθάπερ εἴρηται νυνδή, σφαιροειδὲς ὄν, τόπον τινὰ κάτω, τὸν δὲ ἄνω λέγειν ἔχειν οὐκ ἔμφρονος· ὅθεν δὲ ὠνομάσθη ταῦτα καὶ ἐν οἷς ὄντα εἰθίσμεθα διʼ ἐκεῖνα καὶ τὸν οὐρανὸν ὅλον οὕτω διαιρούμενοι λέγειν, ταῦτα διομολογητέον ὑποθεμένοις τάδε ἡμῖν. εἴ τις ἐν τῷ τοῦ παντὸς τόπῳ καθʼ ὃν ἡ τοῦ πυρὸς εἴληχε μάλιστα φύσις, οὗ καὶ πλεῖστον ἂν ἠθροισμένον εἴη πρὸς ὃ φέρεται, ἐπεμβὰς ἐπʼ ἐκεῖνο καὶ δύναμιν εἰς τοῦτο ἔχων, μέρη τοῦ πυρὸς ἀφαιρῶν ἱσταίη τιθεὶς εἰς πλάστιγγας, αἴρων τὸν ζυγὸν καὶ τὸ πῦρ ἕλκων εἰς ἀνόμοιον ἀέρα βιαζόμενος δῆλον ὡς τοὔλαττόν που τοῦ μείζονος ῥᾷον βιᾶται· ῥώμῃ γὰρ μιᾷ δυοῖν ἅμα μετεωριζομένοιν τὸ μὲν ἔλαττον μᾶλλον, τὸ δὲ πλέον ἧττον ἀνάγκη που κατατεινόμενον συνέπεσθαι τῇ βίᾳ, καὶ τὸ μὲν πολὺ βαρὺ καὶ κάτω φερόμενον κληθῆναι, τὸ δὲ σμικρὸν ἐλαφρὸν καὶ ἄνω. ταὐτὸν δὴ τοῦτο δεῖ φωρᾶσαι δρῶντας ἡμᾶς περὶ τόνδε τὸν τόπον. ἐπὶ γὰρ γῆς βεβῶτες γεώδη γένη διιστάμενοι, καὶ γῆν ἐνίοτε αὐτήν, ἕλκομεν εἰς ἀνόμοιον ἀέρα βίᾳ καὶ παρὰ φύσιν, ἀμφότερα τοῦ συγγενοῦς ἀντεχόμενα, τὸ δὲ σμικρότερον ῥᾷον τοῦ μείζονος βιαζομένοις εἰς τὸ ἀνόμοιον πρότερον συνέπεται· κοῦφον οὖν αὐτὸ προσειρήκαμεν, καὶ τὸν τόπον εἰς ὃν βιαζόμεθα, ἄνω, τὸ δʼ ἐναντίον τούτοις πάθος βαρὺ καὶ κάτω. ταῦτʼ οὖν δὴ διαφόρως ἔχειν αὐτὰ πρὸς αὑτὰ ἀνάγκη διὰ τὸ τὰ πλήθη τῶν γενῶν τόπον ἐναντίον ἄλλα ἄλλοις κατέχειν - τὸ γὰρ ἐν ἑτέρῳ κοῦφον ὂν τόπῳ τῷ κατὰ τὸν ἐναντίον τόπον ἐλαφρῷ καὶ τῷ βαρεῖ τὸ βαρὺ τῷ τε κάτω τὸ κάτω καὶ τὸ ἄνω τῷ ἄνω πάντʼ ἐναντία καὶ πλάγια καὶ πάντως διάφορα πρὸς ἄλληλα ἀνευρεθήσεται γιγνόμενα καὶ ὄντα - τόδε γε μὴν ἕν τι διανοητέον περὶ πάντων αὐτῶν, ὡς ἡ μὲν πρὸς τὸ συγγενὲς ὁδὸς ἑκάστοις οὖσα βαρὺ μὲν τὸ φερόμενον ποιεῖ, τὸν δὲ τόπον εἰς ὃν τὸ τοιοῦτον φέρεται, κάτω, τὰ δὲ τούτοις ἔχοντα ὡς ἑτέρως θάτερα. περὶ δὴ τούτων αὖ τῶν παθημάτων ταῦτα αἴτια εἰρήσθω.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-timaeus-en

Tim. For suppose there were a solid body evenly-balanced at the center of the universe, it would never be carried away to the extremities because of their uniformity in all respects; nay, even were a man to travel round it in a circle he would often call the same part of it both above and below, according as he stood now at one pole, now at the opposite. For seeing that the Whole is, as we said just now, spherical, the assertion that it has one region above and one below does not become a man of sense. Now the origin of these names and their true meaning which accounts for our habit of making these verbal distinctions even about the whole Heaven, we must determine on the basis of the following principles. Suppose that a man were to take his stand in that region of the Universe in which the substance of fire has its special abode, and where also that substance to which it flies is collected in largest bulk; and suppose that, having the power to do so, he were to separate portions of the fire and weigh them, putting them on scales and lifting the balance and pulling the fire by force into the dissimilar air, it is obvious that he will force the smaller mass more easily than the larger. For if two masses are lifted up simultaneously by a single effort, the smaller will necessarily yield more and the larger less, owing to its resistance, to the force exerted; and the large mass will be said to be heavy and moving down, the small light and moving up. Now this is just what we ought to detect ourselves doing in our region here. Standing on the earth and detaching various earthy substances, and sometimes pure earth, we pull them into the dissimilar air by force and against nature, since both these kinds cleave to their own kindred; and the smaller mass yields more easily, and follows first, as we force it into the dissimilar kind; wherefore we name it light, and the region to which we force it above ; and the conditions opposite thereto we name heavy and below. Thus, these must necessarily differ in their mutual relations, because the main masses of the Kinds occupy regions opposite to one another; for when we compare what is light in one region with what is light in the opposite region, and the heavy with the heavy, the below with the below, and the” above with the above, we shall discover that these all become and are opposite and oblique and in every way different in their mutual relations. There is, however, this one fact to be noticed about them all, that it is the passage of each kind to its kindred mass which makes the moving body heavy, and the region to which such a body moves below ; while the opposite conditions produce the contrary results. Let this, then, stand as our account of the causes of these conditions.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Tim. Supposez en effet qu'un corps solide se trouve en équilibre au centre de l'Univers : il ne serait jamais emporté vers les extrémités, en raison de leur uniformité à tous égards. Bien plus, même si un homme tournait autour de lui en cercle, il appellerait souvent la même partie de ce corps à la fois haut et bas, selon qu'il se tiendrait tantôt à un pôle, tantôt au pôle opposé. Puisque le Tout est, comme nous venons de le dire, sphérique, affirmer qu'il possède une région en haut et une autre en bas ne convient pas à un homme sensé. Nous devons maintenant déterminer l'origine de ces noms et leur véritable signification, qui explique notre habitude d'établir ces distinctions verbales même à propos du Ciel tout entier, en partant des principes suivants. Supposez qu'un homme prenne position dans cette région de l'Univers où la substance du feu possède sa demeure particulière et où se trouve aussi rassemblée en plus grande masse la substance vers laquelle elle s'envole. Supposez encore que, s'il en avait le pouvoir, il sépare des portions du feu et les pèse, les plaçant sur les plateaux d'une balance, soulevant la balance et tirant par force le feu dans l'air dissemblable. Il est évident qu'il forcera plus facilement la masse la plus petite que la plus grande. Car si deux masses sont soulevées simultanément par un seul effort, la plus petite cédera nécessairement davantage, et la plus grande moins, en raison de sa résistance à la force exercée. La grande masse sera dite lourde et se mouvant vers le bas, la petite légère et se mouvant vers le haut. Or c'est précisément ce que nous devons nous surprendre à faire dans notre région. Debout sur la terre, nous en détachons diverses substances terreuses, parfois même de la terre pure, et nous les tirons dans l'air dissemblable par force et contre nature, puisque ces deux espèces s'attachent à celles qui leur sont apparentées. La masse la plus petite cède plus facilement et suit la première lorsque nous la forçons à entrer dans l'espèce dissemblable. C'est pourquoi nous l'appelons légère, et la région vers laquelle nous la forçons, haut; les conditions opposées, nous les appelons lourd et bas. Ainsi, ces termes doivent nécessairement différer dans leurs relations mutuelles, parce que les masses principales des Espèces occupent des régions opposées les unes aux autres. Lorsque nous comparerons ce qui est léger dans une région avec ce qui est léger dans la région opposée, le lourd avec le lourd, le bas avec le bas, et le haut avec le haut, nous découvrirons que toutes ces choses deviennent et sont opposées, obliques et différentes de toutes les manières dans leurs relations mutuelles. Il est toutefois un fait unique à remarquer à propos de toutes : c'est le passage de chaque espèce vers la masse qui lui est apparentée qui rend lourd le corps en mouvement, et qui fait appeler bas la région vers laquelle un tel corps se meut; tandis que les conditions opposées produisent les résultats contraires. Que ceci demeure donc notre exposé des causes de ces conditions.

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