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Platon
Timée Passage 64
Passage 48 sur 76
Référence canonique 64
Grec ancien
perseus-plato-timaeus-grc
ΤΙ. λείου δʼ αὖ καὶ τραχέος παθήματος αἰτίαν πᾶς που κατιδὼν καὶ ἑτέρῳ δυνατὸς ἂν εἴη λέγειν· σκληρότης γὰρ ἀνωμαλότητι μειχθεῖσα, τὸ δʼ ὁμαλότης πυκνότητι παρέχεται. μέγιστον δὲ καὶ λοιπὸν τῶν κοινῶν περὶ ὅλον τὸ σῶμα παθημάτων τὸ τῶν ἡδέων καὶ τῶν ἀλγεινῶν αἴτιον ἐν οἷς διεληλύθαμεν, καὶ ὅσα διὰ τῶν τοῦ σώματος μορίων αἰσθήσεις κεκτημένα καὶ λύπας ἐν αὑτοῖς ἡδονάς θʼ ἅμα ἑπομένας ἔχει. ὧδʼ οὖν κατὰ παντὸς αἰσθητοῦ καὶ ἀναισθήτου παθήματος τὰς αἰτίας λαμβάνωμεν, ἀναμιμνῃσκόμενοι τὸ τῆς εὐκινήτου τε καὶ δυσκινήτου φύσεως ὅτι διειλόμεθα ἐν τοῖς πρόσθεν· ταύτῃ γὰρ δὴ μεταδιωκτέον πάντα ὅσα ἐπινοοῦμεν ἑλεῖν. τὸ μὲν γὰρ κατὰ φύσιν εὐκίνητον, ὅταν καὶ βραχὺ πάθος εἰς αὐτὸ ἐμπίπτῃ, διαδίδωσιν κύκλῳ μόρια ἕτερα ἑτέροις ταὐτὸν ἀπεργαζόμενα, μέχριπερ ἂν ἐπὶ τὸ φρόνιμον ἐλθόντα ἐξαγγείλῃ τοῦ ποιήσαντος τὴν δύναμιν· τὸ δʼ ἐναντίον ἑδραῖον ὂν κατʼ οὐδένα τε κύκλον ἰὸν πάσχει μόνον, ἄλλο δὲ οὐ κινεῖ τῶν πλησίον, ὥστε οὐ διαδιδόντων μορίων μορίοις ἄλλων ἄλλοις τὸ πρῶτον πάθος ἐν αὐτοῖς ἀκίνητον εἰς τὸ πᾶν ζῷον γενόμενον ἀναίσθητον παρέσχεν τὸ παθόν. ταῦτα δὲ περί τε ὀστᾶ καὶ τὰς τρίχας ἐστὶν καὶ ὅσʼ ἄλλα γήϊνα τὸ πλεῖστον ἔχομεν ἐν ἡμῖν μόρια· τὰ δὲ ἔμπροσθεν περὶ τὰ τῆς ὄψεως καὶ ἀκοῆς μάλιστα, διὰ τὸ πυρὸς ἀέρος τε ἐν αὐτοῖς δύναμιν ἐνεῖναι μεγίστην. τὸ δὴ τῆς ἡδονῆς καὶ λύπης ὧδε δεῖ διανοεῖσθαι· τὸ μὲν παρὰ φύσιν καὶ βίαιον γιγνόμενον ἁθρόον παρʼ ἡμῖν πάθος ἀλγεινόν, τὸ δʼ εἰς φύσιν ἀπιὸν πάλιν ἁθρόον ἡδύ, τὸ δὲ ἡρέμα καὶ κατὰ σμικρὸν ἀναίσθητον, τὸ δʼ ἐναντίον τούτοις ἐναντίως. τὸ δὲ μετʼ εὐπετείας γιγνόμενον ἅπαν αἰσθητὸν μὲν ὅτι μάλιστα, λύπης δὲ καὶ ἡδονῆς οὐ μετέχον, οἷον τὰ περὶ τὴν ὄψιν αὐτὴν παθήματα, ἣ δὴ σῶμα ἐν τοῖς πρόσθεν ἐρρήθη καθʼ ἡμέραν συμφυὲς ἡμῶν γίγνεσθαι. ταύτῃ γὰρ τομαὶ μὲν καὶ καύσεις καὶ ὅσα ἄλλα πάσχει λύπας οὐκ ἐμποιοῦσιν, οὐδὲ ἡδονὰς πάλιν ἐπὶ ταὐτὸν ἀπιούσης εἶδος, μέγισται δὲ αἰσθήσεις καὶ σαφέσταται καθʼ ὅτι τʼ ἂν πάθῃ καὶ ὅσων ἂν αὐτή πῃ προσβαλοῦσα ἐφάπτηται· βία γὰρ τὸ πάμπαν οὐκ ἔνι τῇ διακρίσει τε αὐτῆς καὶ συγκρίσει.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-timaeus-en
Tim. Of smoothness and roughness anyone might be able to discern the causes and explain them also to others. For the cause of the latter is hardness combined with irregularity, and of the former regularity combined with density. In respect of the affections common to the whole body a very important point, which still remains, is the cause of the pleasures and pains attaching to the sense-affections we have been discussing; and the cause also of those affections which have become perceptible by means of the bodily parts and involve in themselves concomitant pains and pleasures. Let us, then, try to grasp the causes in connection with every perceptible and imperceptible affection in the following way, bearing in mind the distinction we previously drew between mobile and immobile substances; for it is in this way that we must track down all those facts that we intend to grasp. Whenever what is naturally mobile is impressed by even a small affection, it transmits it in a circle, the particles passing on to one another this identical impression until they reach the organ of intelligence and announce the quality of the agent. But a substance of the opposite kind, being stable and having no circular movement, is only affected in itself and does not move any other adjacent particle; consequently, since the particles do not transmit to one another the original affection, it fails to act upon the living creature as a whole, and the result is that the affected body is non-percipient. This is the case with the bones and the hair and all our other parts that are mainly earthy whereas the former character belongs especially to the organs of sight and of hearing, owing to the fact that they contain a very large quantity of fire and air. Now the nature of pleasure and pain we must conceive of in this way. When an affection which is against nature and violent occurs within us with intensity it is painful, whereas the return back to the natural condition, when intense, is pleasant ; and an affection which is mild and gradual is imperceptible, while the converse is of a contrary character. And the affection which, in its entirety, takes place with ease is eminently perceptible, but it does not involve pain or pleasure; such, for example, are the affections of the visual stream itself, which, as we said before, becomes in the daylight a body substantially one with our own. For no pains are produced therein by cuttings or burnings or any other affections, nor does its reversion to its original form produce pleasures; but it has most intense and clear perceptions concerning every object that affects it, and every object also which it strikes against or touches; for force is wholly absent both from its dilation and from its contraction.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Tim. Quant à la douceur et à la rugosité, chacun pourrait sans doute en discerner les causes et les expliquer aussi à autrui. La cause de la seconde est la dureté jointe à l’irrégularité, celle de la première, la régularité jointe à la densité. Parmi les affections communes au corps tout entier, il reste un point très important: la cause des plaisirs et des douleurs attachées aux affections sensibles dont nous avons parlé, ainsi que celle des affections devenues perceptibles par l’intermédiaire des parties du corps et qui comportent en elles-mêmes des douleurs et des plaisirs concomitants. Essayons donc de saisir ainsi les causes de toute affection perceptible ou imperceptible, en gardant à l’esprit la distinction précédemment établie entre les substances mobiles et immobiles; car c’est ainsi que nous devons dépister tous les faits que nous nous proposons de saisir. Chaque fois que ce qui est naturellement mobile reçoit l’impression d’une affection, même légère, il la transmet en cercle, les particules se communiquant les unes aux autres cette même impression jusqu’à ce qu’elles atteignent l’organe de l’intelligence et annoncent la qualité de l’agent. Mais une substance du genre opposé, parce qu’elle est stable et dépourvue de mouvement circulaire, n’est affectée qu’en elle-même et ne meut aucune particule voisine; par conséquent, puisque les particules ne se transmettent pas l’affection initiale, celle-ci ne parvient pas à agir sur l’être vivant tout entier, et le corps affecté demeure insensible. Tel est le cas des os, des cheveux et de toutes les autres parties de nous qui sont principalement terreuses, tandis que le premier caractère appartient surtout aux organes de la vue et de l’ouïe, parce qu’ils contiennent une très grande quantité de feu et d’air.
Il faut maintenant concevoir ainsi la nature du plaisir et de la douleur. Lorsqu’une affection contraire à la nature et violente se produit en nous avec intensité, elle est douloureuse; quand le retour à l’état naturel est intense, il est agréable. Une affection douce et progressive est imperceptible, tandis que son contraire présente le caractère opposé. Quant à l’affection qui se produit tout entière avec facilité, elle est éminemment perceptible, mais ne comporte ni douleur ni plaisir; telles sont, par exemple, les affections du courant visuel lui-même qui, comme nous l’avons dit auparavant, devient à la lumière du jour un corps substantiellement uni au nôtre. En effet, les coupures, les brûlures et toutes les autres affections n’y produisent aucune douleur, et son retour à sa forme première ne produit aucun plaisir; mais ses perceptions sont très intenses et très nettes à l’égard de tout objet qui agit sur lui, comme de tout objet qu’il frappe ou touche. Car toute violence est absente aussi bien de sa dilatation que de sa contraction.
Concepts de ce passage
Affects
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Création
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Éducation
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Formes intelligibles
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Impressions et assentiment
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Messie
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Nature
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Éros philosophique
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Plaisir
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Raison
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Péché
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Substance
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Tranquillité
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